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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 19:03

Samedi 5 Juillet 2008

Courir dans la vallée de la Clarée

 

Le jour se lève et la pression monte, c’est le grand jour ! Mon rendez-vous avec l’histoire...Oui, je veux inscrire mon nom au palmarès de cette course à laquelle je pense depuis tant d’années. Crapahut26 l’a déjà courue en 1998, et s’était classée à une excellente 4e place en V1. Ferai-je aussi bien ? Mieux ? Faut pas rêver ! Je suis une coureuse de 10 km et 21,100km me semblent un océan à traverser à la nage lestée d’une ceinture de plomb. Suis pas arrivée. C’est vrai, je me suis inscrite à cette épreuve il y a plus d’un mois, et j’aurais eu le temps de me préparer un peu plus sérieusement. Malheureusement, en ce qui me concerne, les conditions d’entraînement à cette période de l’année ne sont guère favorables : manque de temps (c’est le moment de mes Festivals de Théâtre), et chaleur (plus de 38° à l’ombre en juin, bien que cette année, le printemps a été particulièrement humide et frais). Bref, pas l’idéal comme prépa…


 

A 17 h nous sommes à pied d’œuvre sur le théâtre des opérations. Le village de Névache est envahi de coureurs et de militaires. Près de 800 participants aux maillots de toutes couleurs et origines trottinent dans les rues. Des Français, des Italiens, des Suisses, des Allemands, des Kenyans, des Éthiopiens,  des Burundais, ça parle dans toutes les langues, une vraie tour de Babel ! Névachais et touristes se pressent sur le bord des routes pour nous encourager.

 

 Les sentiers grouillent d’athlètes aux traits tendus. Oui, la pression monte. A Pierrelatte, je pensais pouvoir boucler ce semi en 1h30, mais au fil de mes rencontres avec des copains Kikous (membres de mon cyber club d’endurance Kikourou.net), je revois mes ambitions à la baisse et mon chrono final… à la hausse !

A Snoopy05, j’annonce 1h30/35, à Corsica38, 1h35/40, à Knix 05 : tu vises 1 h50 ? Euh, si je ne suis pas bien, je t’attends et on finit ensemble. Encore une rencontre et j’aurais avoué 2 h !

 

Trois quarts d’heure avant le départ, nous partons nous échauffer ; lentement serait un euphémisme. Nous n’avons de jambes ni l’une, ni l’autre. Pas de sensations, euh, si, des mauvaises...Je rassure ma coéquipière : tes jambes, c’est ta tête. Lorsque nous serons dans l’action, l’adrénaline nous propulsera aux avant-postes pour tenter de faire et un bon temps et une bonne place.

 

Il fait chaud et la fontaine devant l’office de tourisme est prise d’assaut par les futurs semi-marathoniens. Je me passe la tête sous l’eau dont la fraîcheur me saisit. Dieu qu’elle est froide. Faut dire qu’elle descend droit de la montagne ! Ca rafraîchit les idées...Le starter nous appelle, les choses sérieuses vont commencer.

 

18h30 : Crapahut 26 et moi nous sommes sous l’arche de départ avec les cadors qui, s’ils ne nous connaissent pas, nous laissent une place respectueuse parmi eux. Ils doivent penser que si nous nous installons là, c’est que nous avons des ambitions et surtout celle de ne pas nous faire piétiner après le top chrono...Ils ont raison. Je me retourne vers deux grands gaillards qui s’agitent derrière et leur lance :

 

· Vous ne me marchez pas dessus, hein ?

·  Vous inquiétez pas Mam’zelle, on n’a pas l’habitude de bousculer les filles.

· Vaut mieux les gars. C’est pas bien.

· Et puis, on sait pas, peut-être que vous courez plus vite que nous et vous pourriez nous rattraper pour vous venger !

· Soyez en sûrs…

 

Cette petite conversation est une agréable diversion pour oublier le stress de la situation : le starter est sur le côté, l’oreille  collée contre un talkie-walkie. Plus que 30 secondes, avertit-il, un peloton de 800 coureurs trépigne. 15 secondes. Je regarde mes lacets, oui, j’ai bien fait un double nœud. 10 secondes, bonne course Thierry (Icart), 5 secondes, bonne chance Chantal.

 

3, 2, 1, PARTEZ ! Le chrono s’enclenche, c’est parti…

 

Je tente de suivre mon poisson-pilote en me frayant un chemin à travers une forêt de bras et de jambes qui s’agitent en tous sens. Ca déborde de tous côtés ! Ils sont fous ces coureurs, certains oublient que nous devons rejoindre Briançon à plus de 21 km...Ils partent comme pour un cent mètres ! Bon, je parviens à recoller à Crapahut, nous passons devant le panneau annonçant le premier kilo en 3’41 pour elle, et 3’47 pour moi. Trop vite, mais le peloton est encore trop compact et pousse...Nous abordons la descente vers Plampinet et je prends mon rythme de croisière à 15,3 km/h de moyenne. Je suis actuellement à une incroyable 4e place. Oui, je sais, ça ne va pas durer.

 

Je regarde le paysage défiler sous mes yeux éblouis ; dieu que cette vallée est belle. Je veux profiter de cette course qui, je le sais, me laissera des souvenirs impérissables. Je traverse le pont qui enjambe la Clarée, et repense à la fois où j’avais fait de ce lieu un poste d’observation pour regarder 3 chamois prendre le frais un soir d’été, perchés sur de hauts rochers dominant la rivière.

 

Je ne cours pas 21 km, non, trop long. Dans ma tête, je me livre tranquillement, j’ai le temps, à des calculs d’apothicaire qui me permettront de fractionner mon effort. 21 km c’est 3 x 7 km; 2 x 10 km + 1 km-c’est-peu. C’est 4 x 5 km + 1 km-c’est-peu.

J’arrive au ravitaillement du 5e kilo, juste devant « la chèvrerie » à l’entrée de Plampinet. Bon, bien, 1 ère étape, je tiens le bon bout. J’arrache un gobelet d’eau de la table ainsi qu’une éponge mouillée des mains d’un soldat. Merci ! Je ne m’attarde pas. 19’ et quelques secondes. Toujours trop vite, mais c’est normal, le rythme va se calmer de lui-même, une longue ligne droite suivie de belles bosses vont ramener mes jambes à une vitesse plus raisonnable. Plus que 16 km…

 

Je cours seule, en « chasse-patate », c'est-à-dire entre deux groupes. Ceux qui sont devant vont trop vite pour moi, et je concèderais trop d’efforts pour revenir sur eux...et la route est encore longue. Ceux qui sont derrière vont trop lentement, je ne vais pas les attendre. Ceux qui me dépassent me proposent de « m’accrocher », mais s’ils me passent, c’est qu’ils sont plus rapides...Donc, je déroule ma solitude de coureur de fond la tête remplie d’images et de souvenirs.

 

Je regarde le sol, tous les kilomètres sont indiqués par une marque à la peinture verte. Vivement Val des Près. Tiens, une fille me passe, je suis désormais 5e. Je voudrais accrocher sa foulée et la suivre, mais c’est peine perdue. Je tente, crânement de résister, mais la gazelle s’éloigne, et je recule ! Elle terminera à la 4e place...et moi, pas à la 5e, je le crains.

Pour l’instant, tout va bien. Mes pieds ne semblent pas s’échauffer outre mesure, ma vitesse est de 15 km/h ce qui est fort honorable pour moi. Pourvu que ça dure.

 

Je suis en vue de Val des Près, et passe le 10e kilomètres en 40 minutes. Bigre, si je continue comme ça, ça va l’faire, je vais battre mon record sur la distance...Ne nous emballons pas, reste 11,1 km...Les plus difficiles car la route va devenir plus plate et il ne suffira pas de lever les pieds pour avancer.

 

Entrée dans Val des Près, le pont de la Draye, quelques touristes épars me sourient et m’applaudissent chaleureusement. « Bravo, vous êtes 5e femme ! » Je passe en trombe devant la Chambarde, le chalet de mon père ; au Café des Alpins, mes fans m’encouragent à grands cris : « Allez ! Elle est bien placée cette petite ! » dit Janine Vallier à son gérant épaté. Je continue ma chevauchée fantastique et vois sur le bas-côté la famille Prat qui bat des mains. Je regarde ma montre devant l’Eau Vive, le chalet de mes grands-parents : j’ai mis 48’ depuis l’office du tourisme.

Devant la maison, personne. Normal, mes cousins nous attendent avec la plus vive impatience à l’arrivée. Quel plaisir intense de courir au beau milieu de la route, sans le souci d’éviter les voitures qui, sur cette départementale étroite, nous frôlent dangereusement. Me voici au Serre, je longe le mur de la maison qui fut encore, il n’y a pas si longtemps, celle de ma grande tante. Deux enjambées plus loin, je suis devant la grille du cimetière; je ralentis et tourne la tête et le cœur vers le caveau familial. Il y a là mon grand-père Louis, ma grand-mère Yvonne et depuis lundi, ma tante Simone. Enfin, quand je dis qu’ils sont là, c’est une façon de parler, car je les vois sur le bord de la route qui me font signe et m’encouragent...Oui, j’espère que de là-haut, vous m’avez vue, car, courir ce semi, pour moi, est un hommage que j’ai voulu vous rendre. Une course-pèlerinage aux sources de l’enfance.

 

Je quitte mon village et direction Le Rosier. Une légère côte à la sortie de Val des Près me plombe les jambes.

 

Près de 14 km et me voilà devant la maison de la belle-mère de mon père « Les Fraches » Les volets sont fermés, il n’y a personne…

 

Bon, je tiens le bon bout, mais le plus dur n’a pas commencé. Une longue ligne droite nous attend ainsi que le 15e kilo, marqué par un ravitaillement/épongement sis devant le pont des Amoureux. La Vachette : je passe maintenant devant « le camping des Gentianes », puis la maison de ma « cousine » Nathalie. Elle non plus n’est pas là. Une voiture immatriculée dans le Bas-Rhin est stationnée dans l’allée. Si elle avait été là, elle serait en train de courir avec moi ! Une autre fois peut-être si la course est de nouveau organisée, ce qui n’est pas sûr; en effet, le CNAM pourrait quitter Briançon...Information à vérifier. Si c’est vrai, j’aurais participé sur le fil à la dernière édition.

Il y a du monde à La Vachette pour nous encourager; je connais bien ce village qui marque l’entrée (ou la sortie !) de la Vallée de la Clarée. C’est un carrefour important, puisqu’il ouvre la route du col de Montgenèvre et donc de l’Italie.

 

Les choses allaient trop bien. Sur un semi-marathon, les 15 premiers kilomètres ne sont qu’un prologue, c’est là que la course commence vraiment. En passant devant l’unique boulangerie de La Vachette, une douleur à l’aine me foudroie. C’est une souffrance désormais de lever la jambe gauche. Je serre les dents, reste quand même plus de 6 km. Va falloir tenir et courir. Ma vitesse, immédiatement, tombe à 14 km...Je vais devoir gérer et regarder sans pouvoir réagir, les filles me rattraper, me dépasser et me laisser sur place. J’enrage ! Ce qui était un plaisir devient une galère, et je ne cesse de regarder ma montre.

 

On descend sur le « Mallafosse », c’est l’entrée dans les gorges. Là, la circulation n’est pas neutralisée et des plots matérialisent le parcours que nous devons suivre à présent. A la faveur d’un virage j’aperçois les Potences ! Allez, courage...Tu vas le faire. Une autre fille me passe. Je ne le saurai qu’à l’arrivée, mais c’est elle qui me prend la place de 1ère V1…Une autre est sur ses talons, je vois très vite son dos sur lequel est écrit le nom de son club : Bourgoin-Jallieu, suivie comme son ombre par un garçon qui porte le même maillot et qui l’encourage. Oui, il l’encourage et moi, je rage. Je reste scotchée sans pouvoir suivre ces deux coureuses qui auront attendu l’entrée de Briançon pour me doubler.

 

Enfin, BRIANCON !

 

Bon, je suis désormais 8e et j’espère que l’hémorragie va s’arrêter.

Non, ce n’est pas une entrée triomphale que je m’offre dans la capitale des Escartons, non, mais, néanmoins je suis heureuse. Rien, je le sais maintenant, ne m’arrêtera et même s’il le faut, je finirai en marchant, mais rien, ni personne, ne m’empêchera de rallier l’arrivée. Je regarde autour de moi, serre les poings, allez, j’y suis presque : 19 km...Je tourne la tête à droite en arrivant au Champ de Mars pour voir l’hôtel-restaurant « Les 3 chamois », établissement que mes grands-parents ont tenu pendant de nombreuses années et qui est fermé en ce moment, les volets sont clos et la terrasse désertée. Mon cœur se serre, j’y ai tant de souvenirs...Je tourne la tête à gauche : les Potences. C’est là qu’une bonne partie de la famille, dont moi, a fait ses premiers pas à ski; premières descentes et premières chutes mémorables. En un instant, je me revois, enfant, à Noël ou en Février, dévalant la pente avec mon frère Philippe, traversant à pleine vitesse sans pouvoir s’arrêter le Champ de Mars ! Sur notre lancée, nous franchissions skis aux pieds la nationale, heureusement pour nous peu fréquentée, et ne stoppant notre élan que devant la terrasse des « 3 chamois » sous le regard inquiet et réprobateur de notre grand-mère...

Ca me donne du courage. Il reste 2 km, ma montre affiche 1 h23; nous poursuivons notre effort en pénétrant dans la magnifique cité Vauban par la porte de Pignerol. Au fronton, une devise me rappelle que « Le passé répond de l’avenir », promesse qui s’applique également à la course à pied…

 

Je souris à ces gens qui m’applaudissent tandis que je dégringole la Grande Gargouille à la vitesse d’une chute à peine contrôlée. Il ne faudrait pas que quelqu’un traverse inopinément la rue, sûr que je ne pourrais pas freiner suffisamment vite pour l’éviter, la percussion serait dramatique et le pavé s’en souviendrait...et nous aussi ! De plus le canal n’est pas bouché et il ne s’agirait pas de mettre un pied dans le caniveau, mouillage assuré et entorse certifiée conforme...et plus si affinités.

 

Je passe trop rapidement devant le magasin de mon copain kikou Snoopy05 pour saluer sa femme qui travaille avec lui « Au point de vue », négoce de photos, cadres et posters. C’est, d’ailleurs elle qui est aux commandes de l’affaire ce soir, tant que son galopeur de mari court le pavé, dossard sur la poitrine !

Un virage à droite, un virage à gauche à négocier prudemment et je suis à la porte d’Embrun. Un virage à gauche, sur les chapeaux de  roues, euh de baskets et c’est la vertigineuse descente de la Chaussée...Je soulève davantage les jambes, ce qui me permet de courir plus vite en retombant plus loin. Aie, un point de côté sous-claviculaire, plus fort que celui qui m’a transpercée dès le 2e kilo...Je serre le poing gauche et appuie très fort sous la clavicule, mais rien n’y fait, on dirait que j’ai reçu une flèche. Tant pis, la délivrance est bientôt là. Suis à la hauteur du lycée climatique « mi-Chaussée », puis du cinéma Eden. A la stupéfaction des spectateurs qui m’encouragent, et de mes voisins coureurs, j’écarte les bras et poursuis ma folle dégringolade jusqu’en bas : « Je vole  ! ». Tel l’aigle de Tolède, je fonds sur un concurrent scotché qui ne peut plus avancer. Il titube, je le double en le laissant sur place...Je regarde ma montre 1h29 ! Les 1h30 de prévues vont se réaliser si j’active encore le mouvement. Je souris intérieurement, je vais le faire. Je suis maintenant dans « le dur », en apnée complète, la route est en faux-plat montant pour rejoindre l’entrée principale du 15.9. Je résiste au retour d’un coureur qui ne veut pas finir derrière une fille. Non, je ne lui ferai pas de cadeau, s’il veut ma place, il va falloir qu’il vienne la chercher ! Le chrono tourne.



Soudain, près de la grille d’entrée du CNAM, j’aperçois Crapahut, elle me crie : « C’est bien, allez, tu es arrivée ! ». Je souris alors extérieurement : oui, je l’ai fait. Mes cousins me mitraillent alors que je pénètre dans l’enceinte de la caserne, foulant de mes pieds un immense tapis bleu qui me conduit sous l’arche d’arrivée sous les bravos de la foule. L’animateur, Patrick Michel, annonce mon nom et mon chrono au micro qui résonne de toutes parts : 1h30’00...Franchement, ça, c’est de la précision militaire.

 

Je tombe dans les bras de mes « fans », tout le monde m’embrasse. J’ai les larmes aux yeux, l’émotion me saisit, mais si le corps est fatigué, mon âme, elle, est apaisée.

Ce semi, ce n’était pas une course, non, c’était un pèlerinage aux sources de l’enfance. 

 

Très vite, les résultats sont affichés et surprise, je découvre que je suis 2e V1 (sur 73), et cela est synonyme de podium ! Chantal est 3e et 1ère V2 (sur 35); coup double. Les cousins sont aux anges, nous aussi.

 


Il est 21h lorsque Crapahut et moi sommes appelées pour la remise des prix. Ma récompense sera un magnifique trophée ainsi qu’un beau bouquet de fleurs que je m’empresse d’offrir à ma cousine.




Sur la 2e marche du podium, je suis rayonnante de joie et d’émotion. J’aurais bien voulu que mon père me voit là, dans l’enceinte du 15.9, où (presque) tous les hommes de la famille ont fait leur classe ou leur carrière de militaire…

 

Il est près de minuit lorsque j’éteins ma petite lampe de chevet au premier étage du chalet l’Eau Vive. Mon esprit continue de courir la montagne, je me remémore ce SMS reçu ce matin :

« Bon pèlerinage dans ta vallée, amicales pensées vers toi »

Ce texto m’a accompagnée tout le long de ces 21,1 km...Merci Lolarun pour ces mots simples qui me sont allés droit au cœur…

Tous les résultats sont là :

http://www.cs159ria-cnam.org/spip.php?article33

Toutes les photos sont là !

http://titifb26.spaces.live.com/photos/cns!1F8A9AEC094019D4!4688/?startingImageIndex=0&commentsExpand=0&addCommentExpand=0&addCommentFocus=0&pauseSlideshow=0

 

 

 

 

 

 

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commentaires

anjo zeven 24/07/2009 22:00

mooiste halve die ik heb gelopen. perfect!!!!!!!!!!!!!!

Martine 02/08/2008 15:47

Bonjour la belle,il m'a fallu tout ce temps pour lire ta description de Névache Briançon .Que tu as dû être heureuse de courir dans ton "pays"!Bravo pour ce chrono plus que bon et merci pour la photo.Plein de courage pour K22,l'ACEP de Valréas pense à toi!A bientôt sur nos routes.Martine.

gaucher patrick 01/08/2008 21:38

ca fait un petit bout de temps que je n'etais pas venu te rendre visite,cest toujours la super forme...un grand bravo à toi.c'est  un regal de lire tes CRs @+tinoy

Kecily 20/07/2008 13:02

Bravo à toi. Enfin une distance qui me parle (et le chrono aussi, car semblable au mien -_^), même si je pars beaucoup moins vite que toi et ne me mets pas dans le rouge à l'arrivée (il faut en garder sous le pied pour la semaine d'entrainement à venir)

lolarun 17/07/2008 21:32

je m'attendais à un récit personnel et tout en profondeur et émotion diffuse, et il l'est en effet!  le plus fort et le plus intime de cette journée là ne restera pourtant rien qu'à toi et ancré au plus profond de ton coeur. merci de nous avoir livré un peu du reste, un peu de cette foulée volante qui t'a faite planer sur le monde et les âmes en ce beau samedi de pelerinage. suis naturellement touchée par le clin d'oeil final. merci pour cela aussi. ;-)

titifb 17/07/2008 21:44


Merci encore Lolarun pour ton SMS. Oui, c'était un très beau samedi... 


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