Un peu d’histoire ?
Un castrum (camp fortifié à l’intérieur duquel cantonne une troupe) bâti par les romains servait alors de défense avancée d’Orange. C’est sur ses assises que furent construits les remparts du
Vieux Château.
Courthézon appartient à la Principauté d'Orange jusqu'à l'annexion de la Principauté par Louis XIV.
Au
XIIe
siècle, le château appartient au troubadour Rimbaud d'Orange et il s'y tient des
cours d'amour !!!
Je me demande bien ce que recouvraient ces « cours ». Seulement de la théorie ? Des exercices pratiques ? ! Des examens de
fin d’année suivis d’un diplôme ?
Heureux habitants de Courthézon qui, en plus, en 1302, grâce aux importantes franchises présentes sur la commune, sont dispensés d'impôts !
Quant aux armoiries de la ville, elles viendraient de Guillaume de Nassau. L'écu d'azur est accompagné de la devise : « Saevis tranquillus in undis » : tranquille au milieu des tempêtes…Euh, toute une philosophie que je vais devoir appliquer pour cette course des trois portes. sont déplacés pour la fête votive. Tant mieux, il y aura davantage de public pour nous encourager…
Au fait, pourquoi la course porte-t-elle cette dénomination ? Justement à cause des trois ouvertures. A l’origine, en fait, il y en avait quatre, mais seulement trois ont été conservées. Elles donnent accès à l'ancienne cité. Par elles, nous sommes invités à entrer au cœur du village : la Porte Aurouze (au nord, tire son nom de sa situation face au vent "Auro" le Mistral. Elle a encore des mâchicoulis mais a perdu ses créneaux), la Porte Belle Croix, (au sud, c'est la plus belle et la mieux conservée. En ogive et à pont-levis, elle a encore intacte sa couronne de mâchicoulis. Elle tire son nom d'une croix située alors à la place de l'actuelle fontaine. Sous sa voûte, on voit l'escalier qui conduisait les défenseurs jusqu'au sommet). La troisième, la Porte du Prince fut appelée ainsi par Guillaume de Nassau, chassé d'Orange, qui fut sauvé par le capitaine du Château et accueilli à cette porte par les habitants de Courthézon en 1604. (source Office du Tourisme).
La commune exploite un vignoble de 1600 hectares (Châteauneuf du Pape, -seulement à 6 km-, Côtes du Rhône, et vin de Pays). Nous ramènerons d’ailleurs 2 cartons de quelques célèbres appellations…
Ce qui est frappant, c’est le nombre de fontaines…En Provence, c’est plutôt rare ; je n’ai pas eu le temps de les compter, mais la ville s’enorgueillit d’en posséder 15. Durant l’échauffement, je ne me suis pas privée de mouiller mon éponge à ses vasques rafraîchissantes.
Crapahut26 et moi aurons l’occasion, lors du footing de récupération, de parcourir à (très) petite vitesse la cité parcourue par La rivière la
Seille.
Je ferai de nombreuses photos des remparts dont la construction remonte au
XIe
siècle.
Nous pourrons admirer la Tour de l'horloge surmontée d'un campanile en fer forgé classé monument historique. Nous nous arrêterons dans le superbe parc paysager du château de Val-Seille, construit
par Elie Dussaud au XVII et qui abrite aujourd'hui la mairie, ainsi que la Police Municipale ! Nous avions traversé cet espace de fraîcheur par deux fois lors de la course, mais, un peu vite
à notre goût. Cela mérite vraiment le détour.
Quant à la petite rivière "la Seille", elle traverse nonchalante la cité pendant que "l'Ouvèze" borde la commune en partie.
LA COURSE
Que de monde, ce matin à Courthézon. Outre les coureurs, la ville accueille également de nombreux visiteurs qui se sont déplacés pour la fête votive. Tant mieux, ça fera plus de public pour nous encourager !
Lors de l’inscription, nous saluons de nombreuses connaissances, ainsi que notre ami, animateur/speaker de la course, le célèbre Jocelyn Giraud !
9h30, sous le soleil déjà haut dont les ardeurs ne vont pas tarder à se manifester au fil des deux boucles que nous avons à effectuer, c’est le départ de cette 13e édition.
Pas de sommation, tout le monde est surpris par le coup de pistolet. C’est un peu l’affolement dans le peloton, chacun cherche sa montre pour appuyer dans l’urgence sur le bouton du chrono ! Panique à bord, c’est dur de se frayer un passage à travers un rideau de coudes bien écartés. Heureusement, Chantal et moi sommes bien placées, comme d’habitude aux avant-postes, ce qui est un sérieux avantage !
Le premier kilomètre est avalé presque sans y penser : 3’35. Dav26 et moi, côte à côte, filons derrière notre locomotive, elle-même poursuivie par Anne Rosati, la régionale de l’étape, venue
pour gagner. C’est bête pour elle, Crapahut26 est là, avec la même idée…Moi, la mienne, c’est le podium scratch et la victoire dans ma catégorie. Je n’ai pas d’autres ambitions aujourd’hui,
sachant qu’avec tout ce que nous avons fait cette semaine, plus la chaleur, et vu le fait que cette course n’a pas été préparée comme un objectif, le chrono ne sera pas fameux ! Qu’importe,
je suis venue
pour faire une séance de rythme, découvrir un village médiéval qui mérite la visite et éventuellement, ramener quelques flacons d’un précieux liquide pour nos futurs repas
« fins ».
Tout se passe fort bien, sur cette petite route goudronnée (dommage, peu ombragée…), jusqu’au 1,5 km. Pourquoi ? Parce que nous arrivons là au passage-clé de la course. En effet, et c’est
pourquoi cette épreuve n’a pas le label FFA, nous devons traverser un passage souterrain de quelques mètres. En soit, ça ne pose pas de problème, sauf lorsque le dit « tunnel » ne
présente qu’une hauteur de 1,70 m…Il faut donc se baisser (car avec le rebond de la foulée, le crâne est caressé dans le sens du poil !) Bref, en ce qui me concerne, ça passe à un cheveu…Je
me
place en file indienne pour voir le spectacle des coureurs me précédant, courber l’échine et rentrer la tête dans les épaules. Pi, c’est pas fini, car à la sortie, le virage est à angle droit en
montée, forcément. Et cette sympathique péripétie va se renouveler deux fois, bien sûr, vous l’aviez compris…
Une fois m’aurait suffi, euh, et même aucune je dois avouer, car, dès la sortie, Dav26 prend le large en relançant, ce que ma forme du jour, me rend incapable de faire. Je le vois s’éloigner, je sens qu’il est parti pour battre son record. Tant mieux. Toutefois, il n’est pas encore trop loin. Je suis en 4e position, à la poursuite d'une fille qui a décidé de me montrer son dos avant la fin du premier kilo. Heureusement, j’ai pu, avec un petit coup d’accélérateur, la ramener prestement à la raison. Non, le podium scratch, c’est pour moi, que cela soit bien clair, entre elle et moi. A la faveur d’un nouveau passage souterrain (franchement plus haut cette fois), je me retourne pour constater l’écart qui se creuse avec ma poursuivante, elle-même poursuivie !). Bon, tout va bien de ce côté-là, mais il ne me faudra pas faiblir, car elle ne me fera pas de cadeau…
4e kilomètre : nous traversons maintenant le parc du Château et je ne peux m’empêcher de l’admirer. Je sais que je reviendrai après la compétition. Un ravitaillement nous attend, il fait du bien, je me sens complètement déshydratée. David est toujours devant moi à quelques mètres. J’ai beau faire tous les efforts du monde, je ne parviens pas à revenir sur lui.
5 km : 19’ et quelques secondes, je tiens le bon bout, plus qu’une boucle…la dernière, la plus dure. Nouveau passage souterrain et je m’enfonce encore plus…A la sortie, David a pris la poudre d’escampette, c’est sûr maintenant, je ne reviens plus, c’est trop tard, le soleil tape trop fort, mon gosier est sec comme une source tarie, ma langue est collée au palais. Derrière, ma poursuivante a craqué et je ne la vois plus. C’est déjà ça. Cette course, je ne l’ai pas vue passer et pourtant, je l’ai trouvée longue.
RESULTATS
40’43 ! Ce sera mon chrono pour aujourd’hui, et je m’en satisfais. 14,736 km/k, 3e
scratch, 1ère
V1. Mon contrat (moral) est rempli. Autre satisfaction, David bat, comme prévu, son record sur la distance. Il lui faudra désormais faire mieux que les 39’34 réussies aujourd’hui. Petite
déception, en revanche, côté Crapa, qui laisse la victoire (38’13, temps national N3 tout de même !) à Anne Rosati pour 9 secondes…
J'offre la coupe gagnée aujourd'hui à Dav 26 pour fêter son record, de son côté, reconnaissant et surtout prévoyant, il sort une bouteille de LACRIMA DEL MORO de son sac de sport...
Retour au camp de base avec, dans le coffre, quelques bouteilles supplémentaires pour nos futurs OFF de Kikous, dont le prochain sera à Montgenèvre le week end du 2/3 Août.
TROIS KIKOUS QUI ONT PRIS LA PORTE
!
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