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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 16:37

Dimanche 3 Août 2008

Montgenèvre

 

K22 / CHABERTON MARATHON :

DES TRAILS POUR LES FORTS !

 

Je le sens, cette journée va faire date dans ma vie de coureuse à pied. Je me lance pour la première fois sur un trail de montagne. Dans ‘’mes’’ montagnes qui plus est...et sous le regard de ma famille. 7h45 et nous voilà sur la ligne de départ, Lucho 26, Nathalie (ma Kouzine), Crapahut 26, moi, Titifb, ainsi que 500 autres trailers arrivés des 4 coins de France et surtout d’Italie. D’ailleurs, dans le peloton, les conversations vont bon train dans la langue de Dante !


 
           Titifb, Kouzine Nat 05, Lucho 26, Crapahut26


C’est un parcours grandiose que les organisateurs et concepteurs de la course vont nous offrir …Un tracé historique avec la montée au Fort du Janus, une traversée de celui des Gondrans (toujours en activité, hiver comme été, grâce au C.N.A.M.), une visite du célèbre sentier géologique du Chenaillet, avec la découverte des restes de l’ancien océan alpin, la redescente à saute-frontière par le Collet Vert, le refuge Gimont, et enfin Clavière pour ceux qui en resteront avec la K22. Enfin, pour
les marathoniens aguerris aux trails de montagne et n’ayant pas peur des grosses dénivellations, le Chaberton accueillera  les coureurs du haut de ses 3131 m pour une vue fantastique à couper le souffle à 360° avant qu’une folle dégringolade de 19 km, permette à tous ces forçats de la pente de gagner Cezanne où sera jugée l’arrivée...

Une course, soit dit en passant, où les organisateurs ont vendu pour cette distance de 42,500 km et 2776 m+ tous les dossards. Une première édition, un coup d’essai, un coup de maître, déjà un succès… Cette épreuve, je le prédis, sera une classique incontournable dans le calendrier des courses de montagne et des trails. A noter que la date est bien choisie, puisqu’elle permet de servir de support d’entraînement pour la fameuse course Franco/Italienne de l’UTMB, course mythique, s’il en est, pour tout trailer qui se respecte, au départ de Chamonix.

 

Nous sommes attentifs au briefing où les conseils et consignes sur la course sont énoncés en Italien et en Français.

Je lève les yeux sur le Janus; imposante masse minérale dorée par les rayons d’un soleil dansant sur la crête de Château Jouan, il nous attend dans son habit de lumière. Il est plus facile à mon regard de le rejoindre qu’à mes jambes ! Ses 2459 m nous contemplent ! Serai-je à la hauteur ? Le réponse va venir bientôt lever le suspens…

 

8 H : C’est parti !

Dès le décompte, les coursiers prennent les choses en mains...je trouve que ça démarre très fort pour une épreuve si longue...La pente va en calmer certains.

Le début du parcours est très agréable puisqu’il se déroule dans le bois de Sestrières à l’abri du soleil grâce aux sapins et aux mélèzes. Tout doucement, le peloton s’étire et dès le 1er kilo (ma montre GPS me le signale, car seuls les 5, 10, 15, et 20 kilomètres seront indiqués par des panneaux), chacun prend son rythme de croisière. Je suis derrière Chantal et Alessandra Bianco, la championne de course de montagne transalpine. Je sens que ces deux-là ne vont pas se quitter de sitôt. C’est pas comme moi ! 3e kilomètre, les choses deviennent plus dures. Pourtant nous courons toujours (mais plus pour longtemps) sur une large piste qui monte régulièrement. J’ai déjà l’impression d’avoir les jambes lactiques.

Tant que nous sommes sur cette route en terre, tout va bien néanmoins, je suis en troisième position. Le problème arrive maintenant : nous abordons désormais le vif du sujet : la montée sur un sentier très raide et raviné sis à l’aplomb du « tire-fesses » du Barral. Là, c’est l’hémorragie. C’est comme si j’avais tiré le frein à main, un nombre impressionnant de coureurs me dépassent, par la droite, par la gauche, et s’ils pouvaient, entre les jambes. Il faut préciser que le sentier est étroit...Derrière moi, Nadine Maurizot reste bien dans mes pas...sûr, elle, elle est engagée sur le grand parcours qui doit la mener au sommet du Chaberton à 3131m...Ce n’est pas le moment qu’elle se ‘’grille’’. Elle me suit, car habituellement, nos niveaux sont assez équivalents, la suite nous prouvera que non...Pas aujourd’hui du moins !

 

Bien m’en a pris d’avoir calé le Camelback que j’ai gagné le mois dernier sur mes épaules, je peux ainsi, tout à loisir, me désaltérer sans attendre les ravitaillements (3 seulement sur les 22 km du parcours). J’ai les mains sur les cuisses, la sueur les fait glisser jusqu’aux genoux, et lorsque mon nez touche quasiment le sol, je me redresse, soulageant mes ischo-jambiers douloureux de cette extension peu naturelle. Dire que j’ai le souffle court serait un euphémisme. Je cherche l’air. Comment font tous ces coureurs qui marchent (aucun de mon groupe ne court), qui marchent, oui, mais beaucoup plus vite que moi !!!

Je lève la tête, le col se rapproche, le Janus et son fort nous attendent, les premiers y sont déjà, et nous crions pour les encourager.

Le paysage est magnifique...Je ne m’en lasse pas, oui, ici, c’est la beauté réinventée.

Je voudrais m’arrêter, respirer l’air transparent de ces sommets familiers, jouir du temps présent, mais, bien sûr c’est impossible. Si je stoppe mon effort, non seulement j’aurai du mal à repartir en plein pente, mais en plus, je me ferai piétiner par mes poursuivants. A ce propos, 3 filles viennent de me passer. La première en me soufflant un mot d’encouragement, les deux autres...en apnée ! Elles avancent, ces ragazze ! A mon corps défendant, je ne puis les suivre autrement qu’avec le regard. J’enrage. Pourquoi ne marchai-je pas plus vite ? Je suis déjà à fond.

Quant au duo de tête, Crapahut et Alessandra, elles sont loin maintenant, et je ne les reverrai, sauf accident, qu’à l’arrivée. Parvenue au col, j’ai la joie de voir une tête amie : il s’agit de Claude. Elle m’encourage à grands cris, me félicite et m’annonce que Crapahut est devant, (je m’en doutais !). Je lui assure que je n’en peux plus, les poumons prêts à éclater comme un ballon de baudruche à l’approche d’une aiguille. Elle me crie « courage ! » et je me lance alors dans une sente extrêmement pentue, ravinée, glissante où plusieurs fois, il me faudra mettre les mains au sol ou sur des pierres affleurant pour résister à la gravité qui nous jetterait en bas du Janus sans pitié. C’est l’aventure, ce trail ! Un vrai de vrai de montagne…

Soudain, à quelques lacets en contrebas, j’entends un souffle aussi fort que le ferait une forge. J’aperçois ma Kousine Nathalie qui marche à grands pas décidés ! Elle a une « caisse d’enfer » cette fille...et une sacrée volonté. Elle fait le forcing pour revenir sur moi. Je ne peux pas l’attendre. Je sais qu’elle avance plus vite que moi lorsque la pente est très sévère, mais je suis meilleure en descente, nous n’aurions pas le même rythme. Chacune doit faire sa course…

 

Bon, je suis sous le fort du Janus, dans le dernier lacet...et c’est là que dimanche, j’avais dû renoncer à franchir le fameux passage en diagonale qui permet de rejoindre le col...C’est là que les Athéniens s’atteignirent...Deux bénévoles signalent de  faire attention, je ne m’en priverai pas ! Je m‘engage à pas de fourmi sur les premiers mètres, mais très vite, je prends confiance, poussée par les coureurs derrière moi. L’adrénaline associée à la pensée (peut-être erronée) que le sentier technique et aérien à souhait a été réaménagé et sécurisé depuis dimanche dernier, a fait des miracles : je me surprends à courir ! Et vite encore, et même à rattraper des coureurs engagés avant moi dans le passage délicat. Malheureusement, impossible de doubler, ce serait du suicide ! Je piétine en attendant mon heure de dévaler l’éboulis qui se présente à nous, permettant de rejoindre le col. (Crapahut me dira plus tard, que c’est ici qu’un garçon s’est sérieusement blessé à la cheville). Là, je retrouve Claude qui m’encourage à nouveau ; vraiment, ça fait du bien. Elle court et me donne la main, je la garderais bien volontiers, mais, déjà la pente m’entraîne vers le Fort des Gondrans à 2340m. Il va nous falloir descendre...pour remonter ! Mais la visite, même rapide et partielle du site, vaut le coup d’œil :  le portail, tenu ouvert par un bénévole, nous plonge dans un univers de casernements, de  blockhaus qui ont tant servi lors des différents conflits ayant opposé l’Italie à la France...Des évènements qu’on espère tous ne jamais revivre, et cette course d’aujourd'hui, cette transfrontalière, réanimera, je l’espère chaque été, l’amitié entre deux peuples qui n’auraient jamais dû se faire la guerre…

Nous quittons le fort par un sentier qui serpente désormais sous les pylônes des télésièges des Gondrans, puis des Anges...Et Luc me passe. « Allez, Lucho, vas-y, pour moi, la route est encore longue, je me ménage ». C’est qu’il a progressé l’petit ! (Euh, va avoir quand même 28 ans c’garçon). Le maillot rose de son club universitaire de Toulouse me servira de repère pendant toute l’ascension du Chenaillet...

 

2315 m : Cabane des douaniers. La vue à droite s’ouvre superbement sur la vallée de la Cerveyrette, le Queyras, le Col de l’Izoard, la haute muraille du Lasseron (2702 m) et  le Grand Pic de Rochebrune, qui fièrement se découpe dans le ciel bleu, domine son monde de plus de 3000m. Je ne sais pas si beaucoup d’athlètes  ont eu l’idée et ou le temps, d’admirer ce panorama, car le deuxième sommet qui nous est proposé par les GO, les Gentils Organisateurs, est à nos pieds. A moins que ce ne soit l’inverse !

 

Eh, oui, c’est sûrement nous qui sommes au pied de ce monument d’histoire géologique. L’organisation nous a prévenus : aucun balisage n’est présent sur ce site classé, et il est interdit de couper les lacets.

 

Je me lance sur ce dernier « gros » morceau de la matinée...15’ plus tard, nous sommes presque au sommet de ce superbe et enrichissant sentier géologique d’un massif vieux de plus de 150 millions d’années ; sport et culture font bon ménage aujourd’hui. Bon, honnêtement, je dois avouer que je n’ai guère eu le temps (et même la force) de lire les précieuses indications révélées par les différents panneaux explicatifs qui jalonnent notre itinéraire. Quel plaisir néanmoins de suivre ce sentier géologique, à la découverte d'un océan disparu…Il y a 2500 ans, on aurait pu piquer une tête en haut du Chenaillet !

Heureusement, je suis déjà venue de nombreuses fois ici, et je peux donc me contenter de regarder sans perdre de temps, le long du parcours dessiné par les géologues, je le suppose,  les crêtes de basalte (en forme de coussins, pillow lavas), la péridotite, les roches magmatiques et métamorphiques. Je ne suis pas sûre que beaucoup de coureurs aient vu la même chose que moi, et la plupart ont dû se contenter de l’observation attentive du sol et de leurs genoux montant en cadence au rythme de leurs pas.

Au sommet, l’improbable se réalise. Nathalie m’a rejoint à 2650 m pour une étreinte emplie d’émotions...Nous basculons tous trois ensemble avec Lucho dans la descente vertigineuse qui mène au Collet vert. Comme je m’y attendais, je quitte mes compagnons pour un exercice que j’affectionne particulièrement...La descente schuss ! J’entends derrière et très vite au-dessus de moi...Nathalie me crier : « Déploie tes ailes, envole-toi ! ». C’est fait !

J’aborde maintenant une partie du parcours que je ne connais pas...Notre trace à suivre nous propose un sentier en balcon très agréable qui monte et descend au gré des vallonnements...Le troisième ravitaillement est là et un verre d’eau pure (j’ai du sirop dans mon Camelback) dans le gosier va me faire du bien, d’autant que je viens d’absorber un  « gel énergétique ». Je bois en marchant et lance mon gobelet en visant la poubelle ! Damned, un coup de vent espiègle expédie le verre volant dans la pente. Je repars en arrière pour aller le récupérer. Les bénévoles m’arrêtent alors en me criant de ne pas m’en faire, de continuer, qu’ils vont aller le récupérer...Merci à eux ! Je repars rassérénée. Il reste huit kilomètres d’après un signaleur. Coup d’œil à mon GPS, qui confirme ces propos…

Désormais, le compte à rebours est entamé...Et, la chasse est commencée pour tenter de rattraper les deux filles qui ont eu l’audace (et elles ont eu raison) de me doubler...Je me promets de les passer avant la ligne d’arrivée. A vue de nez, elles sont à deux cents mètres...J’ai l’impression qu’elles coincent un peu. Suis-je meilleure qu’elles à la montée ? A la descente ? L’avenir me le dira...très vite. Bon, maintenant, c’est moi qui cale dans ce faux plat montant. Mais, devant, mes « adversaires » marchent...c’est ma chance de les recoller, de les rejoindre. Je mets le turbo à en avoir le cœur au bord des lèvres, mes poumons sont en feu, mais ma motivation me pousse à me mettre dans le rouge. Mes jambes, qui l’instant d’avant me semblaient être en béton, s’allègent et me portent jusqu’à mes deux gazelles... Je sais que j’ai une chance de pointer à l’arrivée avant elles. Nous jouons à cache-cache dans les virages, nous rattrapant l’une l’autre à tour de rôle.

 

Nous voici au Refuge Gimont où nous sommes montés avec Lucho et Nathalie vendredi ! C’est tout bon, je connais chaque pouce du terrain qui nous attend, et je sais avec certitude où je vais placer mon attaque décisive. L’estocade finale. Je marque à la culotte mes coureuses pour contrôler et prévenir tout démarrage intempestif. Nous filons dans une descente large en terre très ravinée fort glissante, J’avais repéré justement ce passage et compris qu’il fallait préférer prendre dans l’herbe, quitte à faire quelques mètres de plus. Ce que je fais en m’économisant. En bas de cette pente, nous sommes toujours en file indienne, moi, en dernière position. Il reste moins de 1,5 km...La dernière descente large me sera favorable, je lâche les freins et rattrape enfin une fille. Elle est cuite et ne peut plus accélérer...Nous abordons le dernier kilo, c’est maintenant ou jamais pour aller chercher l’autre qui me ‘’nargue’’ depuis 15 km ! Heureusement que j’ai fait cette reconnaissance vendredi...

Nous sommes maintenant à l’entrée d’une sente très étroite, qui serpente le long du torrent de Gimont. La terre est gorgée d’eau, la boue m’éclabousse les chaussures jusqu’aux cuisses (et même le tee-shirt sera constellé de taches brunes), je « mets le paquet », en talonnant mon adversaire. Prise de panique à m’entendre revenir sur elle à cette vitesse, elle me demande en italien d’abord, en français ensuite si je veux passer. Je ne réponds que ‘’merci’’ et la double enfin...Je continue ma folle descente, sautant les racines, enjambant les troncs d’arbres, bref, effaçant un à un tous les obstacles du chemin. Je rattrape deux garçons qui ont la sagesse de me laisser passer ! Ca fera « bouchon » derrière moi pour les suiveuses !

 

Enfin, un dernier lacet à côté d’une fontaine, et je retrouve la route. Clavière est là, je vois l’église (magnifique), ainsi qu’une courte rampe qui mène à la place où est jugée l’arrivée. Mon père est là, sur le côté de la route, la caméra à la main. Je n’en peux plus, il m’encourage :  « Plus que 70 m, 60m ». Il court à mes côtés, moi...je marche ! « Papa, j’en peux plus, j’suis morte ! ». « Tu y es presque, allez, courage, plus que 50m ! ».

J’arrive à une volée de 3 marches, une place et enfin, un dernier effort, et je gravis deux à deux les ultimes marches d’un escalier de bois qui amène sous l’arche d’arrivée. La puce électronique accrochée à mon lacet sonne, le chrono s’arrête, mon temps est enregistré. Mes jambes ne me portent plus. Je suis arrivée. Je l’ai fait. Je m’écroule successivement dans les bras de mon cousin et de mon père. Ils me porteront quasiment jusqu’à une chaise où un secouriste affolé par mon état volera à mon secours. Je bois un litre de boissons diverses dont mes papilles anesthésiées n’ont pas réussi à identifier le goût…

 

Quelques minutes après, me voilà requinquée. Lucho arrive à son tour, et semble, comme moi tout à l’heure, à la dérive. Il s’assoit, prostré sur une chaise, le regard perdu dans le vague, un rictus de souffrance trahit sa détresse. Mais, comme moi, quelques instants de flottement et hop, ça repart ! Nathalie arrive à son tour. Quelle joie d’en avoir fini tous les trois. D’avoir couru cette épreuve à laquelle nous tenions tant... On l’a fait !

Nous sommes à Clavière et c’est vrai que c’est un grand jour pour nous...

 

Les résultats sont très vite affichés (bravo pour l’efficacité des bénévoles de l’informatique).  Crapahut 26 est en effet 15e au général, 2e femme et 1ère V2, en 2h22’45. Incroyable ! Je suis 42e au général, 5e femme, et 2e V1 en 2h42 ! Je vais donc m’offrir devant ma famille un podium inespéré...Lucho 26, quant à lui est 61e, 2h49’29, 30e Senior, et Nathalie rate de peu le podium en prenant une 5e place dans la catégorie des Séniors, 64e scratch, en 2h50’11.

Quand je pense que nous avons basculé ensemble, tous les trois en haut du Chenaillet...J’ai fait la différence, une fois de plus, en descente.

 

Nous partons, en compagnie de deux amis kikoureurs Denis (pseudo Paspeur) et Catherine, déjeuner dans un restaurant pour un repas offert par les organisateurs, qui, décidément, ont bien fait les choses ! En route, je rencontre un autre Kikou « Ross »…

 

La remise des récompenses se déroule sur la place du village de Clavière. Une remise des prix tout ce qu’il y a d’officiel, avec bannières, drapeaux, podium, édiles, maires des trois communes concernées par l’évènement, les organisateurs et même, tenez-vous bien, les hymnes nationaux qui vont résonner au gré des diverses nationalités des coureurs vainqueurs de leur catégorie…

 


Chez les femmes, c’est donc Alessandra Bianco qui l’emporte devant Crapahut ; la troisième est Daniela Bonnet, la quatrième Iris Vitillo (1ère V1). Je complète, pour ma plus grande fierté le podium scratch, sous un tonnerre d’applaudissements orchestré par mes amis de mon club Kikouroù.net. Venus en force depuis Cezanne ou Bardonecchia, exprès pour nous voir Crapahut26 et moi.



Chez les garçons, c’est Julien Rancon, de l’A.C.O. Firminy qui s’impose et permet à La Marseillaise de résonner sur la place de Clavière, qui, faut-il le rappeler, fut française ?

 

Après cette belle et émouvante cérémonie protocolaire, nous nous retrouvons tous avec les Kikous que je présente à mon père, autour de boissons rafraîchissantes (certains se sont même compromis devant des gelati énormes. J’ai les noms…). Puis, nous nous quittons, non sans que mon ami Rapace 74 m’ait offert un odorant Reblochon…

 

La nuit tombe sur le col du Montgenèvre, les sommets, un à un se sont éteints ; la journée a été si riche en émotions que, bien qu’ayant baissé le rideau sur le grand théâtre du monde, posé le masque, le costume bien rangé dans les coulisses dès 20 h, l’excitation m’a tenue en éveil. Chut, c’est un secret, j’ai recouru mon trail, revu les marathoniens partir à l’assaut du Chaberton pour un trail…Celui des forts ? Des très forts !


Merci les kikous pour votre présence...

Résultats : http://www.chabertonmarathon.eu/fr/clas_k22.pdf
http://www.chabertonmarathon.eu/fr/clas_forts.pdf

 
Un merci tout particulier à NICOLE TOSCAN

LES PHOTOS SONT LA /

http://titifb26.spaces.live.com/photos/cns!1F8A9AEC094019D4!4719/?startingImageIndex=1&commentsExpand=0&addCommentExpand=0&addCommentFocus=0&pauseSlideshow=0

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commentaires

P
super cr et super photo ..
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P
bonsoir,félicitation et bravo pour ton blog clair ,net,bien encadrer franchement un des meilleur que j'ai visité moi je suis sur skyblog un peu limité dommage ,peut etre un nouveau bientot
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P
Alors ça c'est pas gentil du tout !!! Parce que ton super récit et ben il me fait vachement regretter de ne pas avoir été là !!! Malgré totue la polémique autour du OFF de ce we.... ;-)Un immense bravo Titi !!!
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T

Tu as raison TU AS RATE QUELQUE CHOSE !!!! L'an prochain, faut être là...bises


E
Ah mais voila ta fameuse cousine qui sera aux cretes lol, elle sera a coup sur plus rapide que moi pour franchir la ligne d´arrivée. Dans la famille vous avez le talent de la course a pied.a+
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T

Merci Mickael pour ton com, bonne chance pour dimanche...


L
Titi trop fort ! ! ! mais quand est ce que tu gagnes une belle course de montagne ?     Peut etre au Arcs !gros bisous on est tous avec toi mais c'est toi qui cours
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T

Laurine et Max arrêtez de REVER !!!!


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  • : Le blog de Titifb, passionnée de montagne. 6e des championnats du monde Master de course en montagne 2006. Trails, 10 km, plans d'entraînement, conseils, récits de courses...Coach d'une équipe de coureurs Drômois.
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