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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 08:32
Nouvelle-image.JPGDES SEIGNEURS A L'ASSAUT DU CHÂTEAU DE CRUSSOL !

Dimanche 16 septembre à 10 h a eu lieu à Saint Péray la 6e édition de la ronde de Crussol, une course pédestre de 14,3 km, sur chemins et sentiers, comportant 600m de dénivelée. 236 coureurs avaient répondu présents à l'appel du club Macadam 07, 210 hommes et 26 femmes (l'an dernier, seules 7 féminines s'étaient alignées au départ !).

Crussol (
Cruciolo, en latin)
? Il s'agit d'un piton de roches calcaires dite "La montagne de Crussol" qui culmine à 400 m d'altitude et s'étend sur 3 kilomètres de crêtes. Une forteresse y a été construite au XIIe siècle.
C'est un des hauts-lieux du patrimoine ardéchois. Une pente quasiment verticale de 250 mètres assure à la forteresse une protection naturelle. L'ensemble des ruines regroupe, sur 3 hectares, le village à l'abri derrière un premier rempart et le château lui-même. Propriété de la famille d'Uzès, la demeure seigneuriale cessera d'être habitée au XVème siècle, au profit du Château d'Uzès jugé plus confortable.
Mais, les coureurs ne sont pas venus jusqu'ici pour faire du tourisme, fut-il culturel en ce week end des Journées du Patrimoine !
P1080384-copie-1.JPG
Un parcours magnifique a été proposé aux athlètes, qui permettait de rejoindre les ruines du Château de Crussol en pénétrant dans l'enceinte même par une ancienne porte dans les remparts. Un tracé sinueux qui donne accès à un
cheminement vertigineux sur les crêtes d'où une superbe vue sur la Vallée du Rhône récompense les courageux...A l'arrivée, le Sieur Valentinois Kamel Delaunay franchit la ligne en seigneur (1h00'25); la Dame Pierrelattine Chantal Baillon
se voit remettre de son côté les clés du château grâce à une superbe 22e place au scratch dans un temps qui laisse rêveur pour cette néoV2 : 1h09'31, les spécialistes apprécieront...
 

De nombreux podiums viennent récompenser les plus méritants qui repartiront avec de bonnes bouteilles de Saint Péray sous le bras; un excellent cru de la région...du Cornas ! Un vin royal pour un assaut de château !
 
KIKOUROU ENTRE DANS LA RONDE !
 
podium-1.JPG

A la fin de la remise des prix, les organisateurs ont appelé sur le podium un groupe d'une vingtaine de coureurs venus de partout (de Vendée, de Turin en Italie, de Paris, de Haute Savoie, de l'Ain, etc…). Il s'agit de "cybers sportifs" de Kikourou, un site communautaire de sportifs d'endurance (http://www.kikourou.net).
 
Kikouroù est un site gratuit de partage créé par le Webmaster Mathias en 2004, permettant d'organiser et de diffuser des informations (récits, photos, carnets d'entrainements, calendrier, annuaire de sites, avis et impressions sur les courses, etc.) autour des sports d'endurance : course à pied, ultra, course d'orientation, vélo, natation, triathlon, ski de fond, raids multisports, etc. Tous les membres y apportent leur contribution : chacun participant à la mise à jour du site, et en faisant profiter la communauté. Les maîtres mots sont : partager, communiquer, se rencontrer....Tout ce beau monde se retrouvait à Beauchastel pour le premier week end Off de rassemblement, et c'est tout naturellement qu'une partie des coureurs s'est inscrite à la Ronde, tandis que l'autre s'élançait à l'assaut des 3 becs.
La course du Macadam ayant fait l'unanimité, il semblerait que l'an prochain, les Kikoureurs soient de nouveau présents à Saint Péray au départ de la 7e édition.
RESULTATS :
Nb de résultats : 236 (210 hommes, 26 femmes)
 
1 DELAUNAY Kamel 1h00'25'' SEM / 73 R-A / 026 Asptt Valence 547228 1 14,2 226
2 DESPLAT Frederic 1h01'16'' SEM / 69 2 14,0 2
3 MONTAGNY Sylvain 1h03'14'' SEM / 80 3 13,6 205
4 MARCHAND David 1h03'45'' SEM / 73 4 13,5 186
5 GIL Mickael 1h04'30'' SEM / 72 PRO / 084 Foulee Orangeoise 153239 5 13,3 61
6 MATTRAS Sylvain 1h04'37'' SEM / 73 6 13,3 406
7 SIMONIN Jean-luc 1h04'53'' V1M / 63 R-A / 026 Ca Valence 333646 1 13,2 414
8 LACROIX Louis 1h05'21'' SEM / 81 7 13,1 206
9 CROUZET Lilian 1h06'27'' V1M / 67 2 12,9 436
10 PEYRARD Jack 1h06'30'' V1M / 67 3 12,9 1
 
22 BAILLON Chantal 1h09'31'' V2F / 58 1 12,3 390
54 PACAUD Stephanie 1h14'37'' SEF / 74 R-A / 026 Ea Romans-bourg De Peage 1032113 1 11,5 3
112 SOUBEYRAND Severine 1h22'52'' SEF / 73 2 10,4 201
117 RUIZ Laetitia 1h23'27'' SEF / 78 R-A / 026 Ca Valence 505586 3 10,3 253
135 DROGUE Chantal 1h25'13'' V1F / 64 Alp Pizancon 1 10,1 208
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 08:13

 

c100-2659.jpg

  Les Kikous d'abord

Non ce n'était pas un bivouac
Pour les yétis ou pour les yaks
Qu'on s' le dise au fond des vallées
Dise au fond des vallées
On a couru vraiment peinards
Sur la montagne du Khanard
On s'app'lait "Les Kikous d'abord"
Les Kikous d'abord
Nos vins et toute not' nourriture
Ce fut pas d'la litteratur',
N'en déplaise aux absents qui ont eu tort,
Oui qui ont eu tort
Khanardô et sa femme Pascale
A Beauchastel ce fut idéal
Pour un Off vraiment réussi
L'adresse c'est ici !
On n'était pas des amis de lux',
Y avait l'Castor mais sans Pollux
Mais des gens venus de partout
Venus de partout
Jérôme d'Italie arrivait
Oly de Cholet en Vendée
Sur le coeur ils se serrèrent fort,
Les Kikous d'abord.
Nous n' sommes pas des anges non plus,
Rapace et Thunder sont têtus
Mais on s'aimait tout's voil's dehors,
Tout's voil's dehors,
Nono, Béné, Mathias et compagnie,
C'était not' seule litanie
Not' Credo, notre Confitéor,
Chez l'Khanard d'abord.
Au moindre coup de cafard,
C'est l'amitié qui a pris l'quart,
C'est elle qui nous a montré le nord,
Nous a montré le nord.
 Personne ne fut en détresse,
Nul besoin d'un bon GPS
On se retrouvera encore,
Les Kikous d'abord.
Au prochain Off de Kikouroù
Y seront nombreux au rendez-vous
Si l'un d'entre nous manque alors,
C'est qu'il sera mort.
Oui, mais jamais, oui croyez-moi,
Son trou dans la montagne n'se refermera,
Cent ans après ce coup du sort !
Il manquera encor.
Des copains j'en ai eu beaucoup,
Mais les seuls qui'aient tenu le coup,
Qui n'aient jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Ils couraient en père peinard
Sur la montagne du Khanard,
Ils s'app'laient les Kikous d'abord
Les Kikous d'abord.
 
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 18:34
LA PARENTHESE ARDECHOISE 

Un CR complet verra bientôt le jour, mais d'ores et déjà, sachez que nous avons passé chez Mister K. pour ce premier WE Off Kikourou des moments exceptionnels, n'ayons pas peur des mots. Mais de celà, je crois que personne ne doutait.

Amitié, convivialité, sport (3 trails de proposés plus une participation à une course sur route), dégustation de grands crus, gâteaux en tous genres, fromages de nombreuses régions...Barbecue, salades variées énormes...Stop, oui, j'arrête ! Trop dur pour vous ? Je tiens de nouveau à dire à tous ceux qui se sont impliqués, tous ceux qui sont venus et parfois de fort loin : de TURIN ou de BRETAGNE, à nos hôtes Pascale et Khanardô (Mister K.), un immense merci pour ce week end passé hors du temps, pour cette parenthèse dans ma vie.

P1080225-copie-2.JPG

TOUTES LES PHOTOS DU WEEK END  
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 14:13

 A BEAUCHASTEL L'ARDECHE S'OFFRE AUX KIKOUROUS !

9-autocollant.jpg
Samedi 15 et Dimanche 16 Septembre aura lieu à Beauchastel en Ardèche le 1er rassemblement de Kikoureurs.
Kikoureurs ? Des cybers-coureurs du site Internet : Kikouroù

Khanardô notre généreux hôte sera le maître d'oeuvre avec Pascale, sa femme, de ce festival de courses à pied pour kikous ! Un nouveau Woodstock ?


Une trentaine de kikoureurs issue de toute la France sera ce week end sur les bords du Rhône à l'initiative d'un certain Khanardô, Alain dans le civil ! Ce sera pour tous l'occasion de se rencontrer dans la vraie vie (ah bon, il y en a donc une fausse ???), de partager des moments uniques de sport et de convivialité. Il va y avoir du crapahut dans les montagnes Drôme/Ardéchoises et du partage de bons produits du terroir. Chancun, en effet, aura à coeur de faire goûter aux autres les spécialités de sa région. De mon côté, j'assurerai la dégustation de côteaux du Tricastin, et autres bouteilles de Gigondas gagnées au fil de mes courses...Eh oui, soeur du meilleur sommelier du monde, j'ai un rang à tenir ! Proximité de Montélimar oblige, je ramènerai également du nougat. Je suis sûre qu'il y aura des amateurs ou des kikous qui se sacrifieront pour faire honneur à mes provisions de bouche. Puis au fond de mon panier garni...quelques autres surprises !
 
Demandez le programme : 

1 - Le samedi
Accueil des premiers arrivants pour midi (Pasta-party).

Vers 15h30 / 16h00 départ depuis la maison pour 28 km 700 D+
http://www.openrunner.com/index.php?id=17776
 

Balisage light au sol par les soins de notre hôte. Parcours faisable en VTT. Beau circuit très varié (plat, colline, troupeaux, forêt, château…), beaux panoramas (Vercors, Ardèche…)

Ou bien :
- la version écourtée, qui ne fait plus que 16 km pour 400 D+
http://www.openrunner.com/index.php?id=23798


Ou bien encore :
- la montée A/R au château de Pierregourde, plus courte, 8,5 km pour 360 D+
http://www.openrunner.com/index.php?id=1496


Retour à la maison-Khanardô entre 18h00 et 19h00. Douches, fin des installations dans les gîtes…, les tentes…

Apéro à partir de 19h00, préparation des barbecs… Soirée !
Quelques surprises !

2 - Le dimanche :
2 groupes.
-> 1er groupe : 15 km / 800 D+ à la
Ronde de Crussol


Lien ici :
http://macadam.07.free.fr/crussol1.htm

Très jolie course.

-> 2ème groupe : 32 km / 2000 D+ aux
Trois Becs
(Vercors Sud). Pas de balisage, chacun aura une carte 25000ème avec le tracé.
http://www.openrunner.com:80/index.php?id=18331
 

Fabuleux parcours, paysages, ambiance… Passage par les 3 sommets !

Durant l’après-midi du dimanche : possibilités : pêche à la truite en pisciculture (étang aménagé avec baignade), ramassage de mûres et confitures, balades, tourisme (châteaux, villages, cascades…).

Kikoureurs présents à Beauchastel. J'y serai bien sûr !

1 Baroudeuse
2 Béné
3 Coli
4 Debizej
5 DéfiFranck
6 Ema
7 Estive73
8 Françoise84, la frangine
9 Xavier le mari de la Françoise
10 Golum (2 mini kikous)
11 Josecoureur
12 L’Castor
13 LtBlueberry
14 Mathias
15 Moicélolo
16 Nono
17 Olycos (1 mini kikou, vraiment rikiki )
18 PtitJean
19 La compagne de le PtitJean
20 Rapace (2 mini kikous)
21 La compagne à le Rapace
22 Superstéf (4 mini kikous)
23 La compagne de le Superstéf
24 Thunder
25 Titifb
26 Totote
27 Khanardo (2 mini kikous)
28 Pascale


Un super week end de sport et d'amitié...comme je les aime ! Merci Mister K. pour votre générosité…
 pic-saint-michel.jpg
Khanardô, unArdéchois au coeur fidèle...
 
 
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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 06:19

Les montées Xpress de septembre : LE GRESIVAUDAN XPRESS

Il s'agit d'un petit challenge que l'on fait entre collègues où tout le monde est le
bienvenu pour se défier et se faire plaisir sur les pentes Iséroises.

Présentation

Après sept années d'existence pour la montée de la Roche du Guet et une première édition réussie des challenges Xpress autour de Grenoble en 2006, cette année marque un tournant pour les courses à pied 'underground' grenobloises.

Les bonnes volontés organisatrices de ces courses respectives s'allient pour créer sous la même entité un nouveau challenge regroupant les quatre courses : le Grésivaudan Xpress.

L'esprit reste le même bien sûr, pas question de changer un concept qui plaît, vous connaissez déjà les ingrédients, ce seront les mêmes : organisation minimale, bonne humeur maximale, spontanéité, convivialité.

Coté programme, 4 dates sont proposées s'échelonnant sur les mois de Septembre/ Octobre :

    - Mercredi 12 septembre : 2ème montée de Chamechaude
    - Mercredi 19 septembre : 8ème montée de la Roche du Guet
    - Mercredi 26 septembre : 2ème montée du Moucherotte
    - Mercredi 03 octobre : 2ème montée de la Croix de Chamrousse


   AVERTISSEMENT    

  Cette épreuve sportive n’est pas une compétition, mais un challenge entre amis. Chaque participant s’engage sous sa propre responsabilité, en connaissance de son niveau physique et de son entraînement du moment. Le classement est donné à titre indicatif, et ne donne pas lieu à l'attribution de lots ni de primes.

Nouveaux coureurs, si vous voulez faire partie de la liste de diffusion du Gresivaudan Xpress, envoyez un mail à : gresivaudanxpress@free.fr




Chamechaude ou Montée du Moose

Première des quatre montées du Grésivaudan Xpress, Chamechaude a été choisie pour sa proximité de Grenoble. C'est la classique des classiques pour les grenoblois, l'été à pied comme l'hiver à ski.
700m de D+ au départ du col de Porte sur un parcours raide et soutenu.
Christophe Constancias, sur ses 'terres' a remporté l'édition 2006 en 31'51''.

Roche du Guet

La plus ancienne de ces épreuves, la Roche du Guet fait figure de doyenne.
C'est la plus longue également : 960m de D+ avec un temps pour les meilleurs de l'ordre de 45'. Le parcours, fréquemment en sous bois est régulier et plus 'roulant'.
Depuis les débuts en 1996 une centaine de participants différents se sont déjà mesurés à cette montée, à ce jeu c'est Gérard Renoton lors de l'édition 1997 qui établissait le record absolu connu en 43'02''.

Moucherotte

Comme à Chamechaude c'est 700m de D+ qui attendent les coureurs pour cette montée, le parcours est cette fois ci moins soutenu, mais il offre des possibilités d'itinéraires multiples.
Conséquence la première édition a vu quelques concurrents s'égarer et d'autres au contraire dépasser leur prédécesseur par un choix plus judicieux. Les différences au classement général peuvent s'établir içi en fonction de la stratégie choisie !!

La Croix de Chamrousse

Finale du challenge Grésivaudan Xpress, la Croix de Chamrousse pour cette dernière épreuve offre le parcours le plus court avec 600m de D+ à travers les pistes du domaine skiable. Sur un parcours aussi court, l'effort des coureurs est intense et sans répit.
C'est Marc Buisson qui remporte la première édition en 24'18''. Après l'effort, nous vous proposons, pour ceux qui le souhaitent, de partager un bon moment autour d'un repas convivial au restaurant l'Ecureuil du Recoin.

Les rendez-vous proposés (voir également rubrique accès) sont les suivants :

    - Chamechaude : RDV 17H sur le parking de Carrefour Meylan près de la station essence, départ des voitures 17H15

    - Roche du Guet : RDV 16H45 au parking de Carrefour Meylan près de la station essence, départ des voitures 17H00

    - Moucherotte : RDV 17H sur le parking de la résidence à droite après le rond point au pied de la montée de St Nizier à Seyssinet, départ des voitures 17H15

    - Chamrousse : RDV 17H sur le parking de Routens à Gières (garer les voitures derrière le magasin), départ des voitures 17H15



http://gresivaudanxpress.free.fr/Presentation.php


Infos transmises Yvon-le-montagnard-d'en-haut !
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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 13:08

Après un été bien chargé en compétitions (9 en 2 mois...), je renonce ce dimanche 2 septembre à accrocher un dossard sur mon maillot. Aujourd'hui, point de stress, seul le plaisir de courir en montagne va m'animer. Le programme du jour sera une rando-course dans le massif du Vercors : Le  tour du Plateau d'Ambel par la Tête de la Dame.


P1080108.JPGLa Tête de la Dame est l'un des sommets les plus méridionaux du massif du Vercors. Elle constitue la bordure Sud de l'immense plateau d'Ambel dont le tour représente quand même 20 km et offre 805 m de dénivelée cumulée. Les randonneurs peuvent scinder leur sortie en deux journées grâce à la présence des refuges de Tubanet et d'Ambel, mais l'isolement de la région doit être gardé à l'esprit, particulièrement en cas de mauvais temps, car il serait aisé de tourner en rond au milieu des vastes alpages jusqu'à l'épuisement. Ce ne fut pas le cas dimanche, le ciel était parfaitement dégagé et aucun nuage n'a eu l'outrecuidance de venir perturber la fête. Quant à ma vitesse de déplacement en rando-course, celle-ci me met à l'abri de devoir en trouver un ! Bref, ce tour du plateau d'Ambel a été un fabuleux voyage aux portes de la Provence qui aura duré 2h11...A noter que le Plateau d’Ambel fut le 1er Maquis de France en 1942. 

Sérénité, lumière, solitude, et liberté au rendez-vous...

C'est un peu par hasard que j'ai choisi cette randonnée, et je ne le regrette pas ! C'est vraiment ce qu'on peut appeler un "spot" ! Pratiquement tout l'itinéraire peut se faire en courant. Seules quelques buttes ralentissent mes foulées, m'obligeant à marcher...Rien d'insurmontable, car au cœur d’un pli calcaire du Vercors, le plateau d’Ambel est constitué de vastes pelouses et d’une mosaïque de clairières et forêts. 

Le soleil se lève sur les préalpes, une lumière blonde illumine l'atmosphère irréelle qui règne ici à près de 1500m d'altitude. L'air est transparent, et seule une très lègère brise chante dans quelques hautes herbes qui dansent dans le souffle du vent. Je suspends ma foulée et m'arrête en haut d'une crête, mon regard embrasse le Diois en contrebas d'une immense falaise. Les battements de mon coeur se font plus calmes, l'instant m'appartient. Le sentiment de communier avec le nature à ce moment précis m'envahit et mon esprit s'évade...

Un rendez-vous de toute éternité m'attendait ici sans que je n'en susse rien.

Itinéraire :

Départ du col de la Bataille (1313m). Là, une large piste 4X4 permet de rejoindre le plateau d'Ambel. On d
écouvre alors émerveillé en parvenant au Pas du Gouillat (1328m) des prairies bordées de forêts coupées par un large chemin..Un décor de carte postale... C'est la bordure ouest du Plateau d’Ambel; à mes pieds s'étend la vallée de la Gervanne. 

Je continue mon voyage en  longeant le sud, une pente relativement régulière le long d'une clôture de pâturage pour arriver ébouriffée à la Tête de la Dame, point culminant de ma sortie (1506m). Un panorama somptueux me récompense de mes efforts : à l’est, les Hauts Plateaux du Vercors, la montagne de Glandasse, le Grand Veymont, la Grande Moucherolle, au loin l’Obiou, le Grand Ferrand, les Baronnies, les falaises d'Omblèze. Je prends le temps de souffler en plongeant mon regard sur ces horizons qui m'appellent en silence. Maintenant une belle descente m'attend jusqu'au Pas de Rouisse (1407m) et toujours en bordure du plateau, j'atteins la bergerie de St Julien en Quint (1402m). Le lieu est propice à une pause "réhydratation". 

P1080112.JPGMon sentier se perd alors dans une draye à travers les hautes herbes et se poursuit en une enfilade de crêtes jusqu'au Pas de la Ferrière (1456m). Là, un nouvel arrêt s'impose : un fruit et quelques noisettes me premettront de reprendre des forces avant de poursuivre mon chemin vers le nord, cette fois en direction du bois. J'emprunte le GR93 pour gagner le Pâturage de Tubanet et le refuge éponyme (1337m).

Là haut sur la montagne, y avait un vieux chalet...

 Il s'agit d'un chalet très spacieux (22 places), construit "en dur" sur trois niveaux, très propre et pratique. Propriété du Conseil Général de la Drôme, il est inspecté régulièrement pour vérifier la bonne tenue des lieux. D'ailleurs, j'y croiserai un garde forestier. En hiver il est très utilisé par les mushers.

Je reprends ma route en suivant maintenant un chemin assez boueux, qui s'enfonce davantage en forêt. Je débouche alors dans la belle prairie de la combe de Louvaterre d'où la vue sur le Roc de Toulau est superbe. Il me faut remonter désormais le versant d'en face, si je veux parvenir au refuge d'Ambel (1222 m). Je n'irai pas le visiter car des randonneurs sont dehors, attablés, l'opinel ouvert : c'est l'heure du déjeuner ? Le temps passe vite ! Moi aussi mon "midi" m'attend à ma titimobile !

Un dernier effort me permet de remonter le GR 93  qui me mène en une dizaine de minutes au Pas du Gouillat (1328 m). Là, je retrouve sur la large piste 4x4 que j'ai empruntée deux heures plus tôt. Ce chemin en balcon est très agréable et je déroule tranquillement ma foulée jusqu'au Col de la Bataille, il est un peu plus de midi lorsque je rejoins ma voiture.

Voici donc une randonnée à faire d'urgence et à refaire...
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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 12:28
Ca y est, c'est le jour J : nous sommes dans le département de la Loire à Saint Alban les Eaux, en ce dimanche 26 Août un grand rendez-vous nous attend : les championnats de France de course en montagne.

P1080010.JPG9 h : Je suis sur le théâtre des opérations avec mes coéquipières...la tension monte d'un cran !
Nous arrivons juste à temps pour voir le départ de la course des juniors filles et de l'Open. Deux Kikoureurs sont au départ et on ne veut pas rater ça : Chtigrincheux est tranquille comme un pape, l'œil guilleret, tout sourire à l'arrière du peloton ; il est heureux d'être là. Ca n'a pas l'air d'être contagieux, malheureusement ! Marie69 paraît stressée et, signe qui ne trompe pas, elle ne se met pas en première ligne avec ses adversaires. Mauvais point. Quand on veut jouer la gagne, la place, c'est devant. D'abord, on n'est pas gêné par les autres au départ, et on s'impose déjà mentalement aux autres concurrents : "je suis devant, j'suis l'patron !". Bon, on verra bien… 
Le coup de feu libère les coureurs, et nous partons nous échauffer. Au bout de 10' de footing je récupère Véronique, toujours assise qui regarde passer la course des Jeunes !

"Allez Véro, faut y aller".
"Je voulais voir l'arrivée de Marie" me dit-elle candidement…
"Véro, il faut t'échauffer, c'est pas une course de village aujourd'hui, c'est un France ! Allez, on y va". 
Ma camarade, qui est également mon "élève", me suit, obéissante ou résignée ! Mais je ne veux pas nous priver de l'arrivée de notre junior préférée : nous allons désormais effectuer des aller-retour sur les 500 derniers mètres de la course de Marie 69...

 

 .0708250012.JPG

39'06 après son départ, et 6,1 km plus loin, on voit arriver notre Marie, défaite, rouge, le visage fermé et le regard fixe...Oh, ça va mal. Devant elle, de très (trop) nombreuses concurrentes ont déjà franchi la ligne d'arrivée, la Marseillaise ne chantera pas pour elle...mais pour Adeline Leservoisier…Marie prend une 7e place chez les juniors…

Bon, à nous maintenant ; l'officiel annonce l'ouverture du sas pour les élites dont je ne fais pas partie cette année (j'ai manqué trop d'épreuves de la Coupe de France en début de saison). Dieu soit loué. Avec mon torticolis invalidant, je ne vais certainement pas me classer parmi les meilleures et je préfère franchir la ligne d'arrivée avec un dossard anonyme ! Chantal est devant, aux côtés de ses adversaires; quant à moi je suis avec notre coéquipière de la Section Loisirs Véronique Fijalek.   
Il est 9h55, à notre tour de rentrer dans l'arène ! 
10 h PAN, c'est parti, à fond comme pour un dix kilomètres ! Ouille, trop vite. C'est du bitume, ça monte, il fait chaud, va y avoir du déchet aujourd'hui. Bon, maintenant ça grimpe sec. Je me force à courir, c'est un National quand même et tout l'été, j'en ai avalé, des côtes! Au plus je monte, au plus l'acide me tétanise, je me crispe et mes cervicales menacent d'exploser sous la pression. Je renonce à toutes foulées et marche les mains sur les cuisses. Nous sommes en train de remonter ce qui semble être un mur de terre, très raviné, je suis à la limite de l'adhérence, euh, certaines reculent même ! Il n'y a pas un souffle d'air, on suffoque dans ce passage vertical sous un toit de végétation qui nous pompe l'oxygène. Je suis tendue comme un arc. J'ai mal au cou. Je serre les dents, j'ai envie de jeter l'éponge. Pourtant, je sais que je ne dois pas faire ça : pour une fois que nous sommes présentes en équipe, je ne peux pas lâcher l'affaire. C'est moi qui ai insisté pour que Véro soit là aujourd'hui alors que notre amie avait d'autres projets, notamment celui de fêter son anniversaire en famille…
Quant à Chantal, devant, ça ne doit pas être facile non plus pour elle. C'est une médaille qu'elle tente d'arracher à ses concurrentes venues avec la même idée ! Arrivées en haut de la côte, une belle descente nous attend. Ah, ça va aller mieux ! Je vais m'envoler et repasser plusieurs téméraires qui ont osé me défier à la montée. Je commence à dérouler sur une belle piste très pentue et malheur, j'ai les cervicales qui jouent des castagnettes en cadence avec mes foulées. La douleur me foudroie, et me transperce les oreilles. Ca, c'est très mauvais signe ! Tant pis, je lève le pied...Mince, un groupe de filles était en embuscade derrière moi et d'un coup, tout ce beau monde me laisse sur place. A peine le temps de regarder le nom de leur club sur leur maillot, que ces hirondelles qui ne feront pas mon printemps s'éloignent à tire d'aile...Inutile de dire que je ne les reverrai pas...Je m'arrête et m'écarte immédiatement pour ne pas me faire percuter. Je ne pourrai pas défendre une place honnête, et terminer dans le peloton en 30e position ne m'intéresse pas. Je vais me rendre utile en attendant Véro et en l'aidant à finir au mieux cette course, car la pôvre, elle doit en baver… 
Sous le regard stupéfait des bénévoles et des spectateurs, je m'arrête et reviens sur mes pas. J'encourage alors toutes les filles qui passent, pour leur plus grande surprise. Certains croient que j'abandonne et m'enjoignent de continuer. "Merci, je n'en ferai rien, j'attends une camarade". Je lis l'incrédulité absolue de celles qui furent il y a encore quelques minutes des adversaires que j'ai eu tant de mal à doubler ou à lâcher… 
Ca y est, j'aperçois le maillot de Véro en bas de la côte. "Allez Véro, tire sur tes bras, redresse-toi, allez, courage, tu es bientôt au ravitaillement". Véro lève la tête et me regarde, interdite, comme si elle rêvait. Elle se met à me déverser un flot de questions que j'interromps très vite : 
"Garde ta salive et économise ton souffle, allez, ma Véro, je t'amène, suis-moi !". 
Et c'est ainsi que ma coéquipière et moi, en duo improbable, nous finirons la course...Tout le long des 5 kilomètres restants, je m'époumonerai en conseils, encouragements ; morceaux choisis : 
"Allez Véro, lorsque ma montre sonnera, il ne restera que 3 kilo".
"Allez Véro, suis-moi et passe où je passe".
"C'est bien Véro, ça c'est une course dont tu te souviendras…". 
Deux gags ont émaillé notre périple :

 J'ai vu sur le plan qu'il y avait une rivière à traverser et qu'il était impossible de la sauter ni de la passer à pied sec en courant, à moins d'être Yann Domenech, notre champion Pierrelattin de saut en longueur, qui peut s'enorgueillir de franchir allègrement les 8 m ! Bref, je ne suis pas Yann et je vais donc devoir sacrifier une de mes chaussures...Peut-être pas. J'accélère la foulée et lâche Véro. J'arrive au passage délicat. Les organisateurs, au départ, avaient installé une grosse planche,
mais finalement, ils ont renoncé à leur funeste projet, car le remède était pire que le mal et la plupart de ceux qui prenaient cette frêle passerelle se retrouvaient les 4 fers en l'air dans l'eau froide, situation fort peu confortable, fut-elle thermale ! Bon, voyons l'affaire. De belles pierres moussues vont me servir de pont. Sous le regard éberlué des signaleurs et bénévoles placés à cet endroit stratégique (pour se rincer l'œil ?), j'attends mon amie et lui indique sur quelle pierre elle doit poser son pied et lui tends ma main pour la maintenir en équilibre et ...elle passe au sec ! Nous rions de cette situation à la Tati, et regrettons qu'aucun photographe n'ait immortalisé cet instant de solidarité. Je n'aiderai personne d'autre, car mon athlète, boostée par "l'effet Coach" a semé des camarades de galère ! Seule une certaine… Véro est encore avec nous, tantôt devant, tantôt derrière. En ce moment, elle est devant, mais pas pour longtemps. Ce qui est bien, c'est que du coup, en encourageant ma copine, je fais une pierre deux coups : "Allez Véro" et toutes les deux le prennent pour elles ! 
Ce parcours est une vraie montagne Russe : ça monte, ça descend tout le temps, sans répit. Le paysage est très beau, le tracé technique. Une course pour moi. Dommage.
Deuxième gag

A un moment, nous passons sur un chemin bordé de mûres mûres et je succombe au pêché de gourmandise sous le regard ahuri des spectateurs ! Je m'arrête à la table de ravitaillement toute proche :
 
"Délicieuses ces mûres ! A bientôt".
Ca les laisse sans voix, et moi, je suis hilare...

1
h02, ce sera notre temps à l'arrivée, main dans la main avec Véro. Mon GPS avoue 9,200 pour 600 m de dénivelée. Nous sommes 39e et 40e scratch, 36e et 37e françaises, 16e et 17e V1. Mon résultat n'a pas d'importance cette année.
 
Chantal m'apprend qu'elle n'est que 4e V1...elle échoue à 1 place de la médaille de bronze. Elle est battue logiquement dans sa catégorie par Isabelle Guillot et Michelle Leservoisier. La 3e aujourd'hui n'est autre que Christelle Védrine, une néo-vétéranne de Clermont Athlétisme Auvergne. 
Résultats :
Le titre de championne de France 2007 est revenu pour la 14e fois à Isabelle Guillot (Blagnac Sc); chez les hommes, victoire du régional de l'épreuve Julien Rancon (Ac Ondaine Firminy) qui prend une superbe revanche après sa déconvenue (relative) des Europe de Cauterets.
Les titres chez les juniors revenant à Benjamin Rouillon (Gap Hautes Alpes Athlétisme) et Adeline Leservoisier (Athlé St Julien 74).
Deux bonnes nouvelles viennent ensoleiller notre journée et atténuer les déceptions des unes et susciter l'enthousiasme des autres : tout d'abord, Véro est une des dernières athlètes classées en championnat de France (pour faire partie des élues du jour, il fallait faire moins de 150% du temps de la première, 1h05 était le temps limite). Ca me console, je n'ai pas fait un mauvais choix d'aider Véro. Grâce à mes vigoureux encouragements et choix d'itinéraires dans les descentes, elle a grappillé fille par fille, seconde par seconde un temps précieux qui lui permet maintenant de figurer au palmarès du championnat de France de course en montagne 2007. Et comme une bonne nouvelle, dit-on, ne vient jamais seule, nous découvrons à notre étonnement, que nous prenons une 4e place par équipe sur les 9 engagées et les 6 classées ! Nous voici parmi l'élite… P1070993.JPG

Sur l'instant, je suis partagée entre la joie de cette inespérée 4e position et le regret d'être peut-être passée à côté d'une médaille de bronze. Si j'avais pu courir à ma mesure, aurions-nous pu revenir avec ? Je culpabilise un peu, mais pas longtemps. D'abord, je n'aurais pas pu faire mieux, la messe est dite et puis, en étudiant de près les résultats, je me rends compte qu'il y un fossé infranchissable entre l'équipe de Roanne (3e) et nous.
1ères : Athlé Saint Julien (13 pts)
2e : Lille Métropole Athlétisme (53 pts)
3e : Club Athlétique Roannais (55 pts)
4e : Pierrelatte (87 pts) 
22 points à rattraper, la dernière de Roanne est 28e...Véro est 40e avec mon aide. Même si j'avais couru en étant à mon meilleur niveau, ça aura été trop juste. Par contre, nous aurions eu davantage de regrets car ça n'aurait pas passé loin...C'est bien comme ça, et 4e, c'est déjà très bien et beaucoup d'équipes se contenteraient de cette modeste 4e place. 
Bon, au tour de Défi Franck, maintenant de montrer ce qu'il sait faire sur 14,8 km et près de 1000 m de dénivelée, sous une chaleur caniculaire. Il est 11h15, et mon kikoureur va devoir relever un beau de défi. Pan, c'est parti pour lui pour deux heures de "galère" ! Nous nous dispersons sur le parcours pour l'encourager. Chtigrincheux s'est calé dans la forêt dans un endroit stratégique pour faire des photos : en pleine montée...Il transpire à grosses gouttes, notre ami...Heureusement, il fera toute la course avec Christian, une garçon avec qui Chantal a sympathisé hier et le Kikoureur Yoyoman. 
1h54'01 après, Franck rincé, exténué, vidé franchit la ligne d'arrivée. Il ne sera pas classé en Championnat de France, mais en Open...Il a pourtant mouillé le maillot, mais c'était mission impossible pour lui. Chtigrincheux termine avant dernier de l'Open, mais c'est anecdotique, il est surtout venu pour être avec nous et se faire plaisir et il a bien raison. Félicitations à notre Kikoureur Vial qui, avec un chrono d'1h34, fera partie du millésime 2007 !

 0708260094.JPG

Bon, place à l'after !
Vial part chercher le pique-nique chez sa mère qui habite le village. Il revient les bras chargés de victuailles dignes d'un festin Pantagruélique : du pain, des carottes râpées, des tomates, du riz, des pâtes fraîches, quantité de fromages du pays, sans compter une bouteille de Condrieu 1999 cuvée Belley ; c'est drôle qu'un petit village de moins de 4000 âmes ait un vin aussi célèbre !
Condrieu aurait été fondé en 59 av. J.C. par un chef romain. Les origines du village remontent bien à l’époque Gallo-romaine comme le prouve l’ancien nom de Condrieu " Condriacum " signifiant dans son étymologie, habitation sur l’eau.
A Condrieu, les sentiers dans les coteaux s’appellent des coursières. Ils servaient d’accès aux vignes qui étaient entourées de murs munis de portes fermant à clé ! Ils portent tous des noms : la Patrouilleuse, la Roncharde, Corbéry etc… et offrent tous de très beaux points de vue.
Vous ne connaissez pas Condrieu ? C'est à une cinquantaine de kilomètres au sud de Lyon et contiguë à l’appellation Côte-Rotie. Le Condrieu est un vin blanc sec, parfumé et charpenté, issu du cépage Viogner, bien connu également chez nous dans la Drôme/Ardèche. Les vignes de cette appellation ont été plantées sur des versants très pentus, généralement granitiques. La production de vin est faible. C'est donc un produit rare et très parfumé et très cher !
Vial l'avait gardé au frais, et moi je sors mon verre à dégustation, à l'étonnement des autres convives qui devront, eux, se contenter de boire le divin breuvage dans un gobelet en plastique ! Quel regard de convoitise me jettent-ils en cet instant! Je suis chargée, bien sûr, en tant que sœur du meilleur-sommelier-du-monde-on-le-saura, de goûter le vin qui est un peu froid, défaut qui allait en s'améliorant, vue la température cet après-midi, même à l'ombre...Il paraît que Stendhal en était un consommateur régulier (il avait les moyens de ses goûts !).

Cours de dégustation, je goûte d'abord avec la vue : il a une belle robe d’or pâle avec des reflets dorés.

Puis, place au nez : bouquet puissant, florales, il rappelle la violette, l'iris et l'abricot. En bouche, il est d'une bonne longueur, moelleux, onctueux. Bref, une fraîcheur d’ensemble tout à fait agréable. Il aurait été le compagnon idéal d'un poisson cuisiné ou même d'un foie gras. Vous pouvez servir ! Vial, c'est un garçon très bien !

De mon côté, j'ai amené un Gigondas, cuvée de Prestige. Pas mal pour un pique-nique, non ? C'est pour quand le prochain ?
Mais, les meilleures choses ont une fin, il nous faut rentrer chez nous; l'autoroute est nettement plus fluide qu'hier et en nous partageant le volant avec Chantal, nous regagnons Pierrelatte vers 18h30; voilà un sacré week end qui s'achève.
 
Dommage de n'avoir pas revu certains Kikoureurs pour partager un moment de notre After : Rouchier, Arno38, Yoyoman…

Merci à Vial et Bravo à tous les Kikoureurs... 

 

 

 

 
  
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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 21:07
 
Les championnats de France de Course en Montagne se sont déroulés dimanche 26 août à St Alban les Eaux (R-A). Le titre de championne de France 2007 est revenu pour la 14e fois à Isabelle Guillot (Blagnac Sc), chez les hommes, victoire du régional de l'épreuve Julien Rancon (Ac Ondaine Firminy) qui prend une superbe revanche après sa déconvenue (relative) des Europe de Cauterets. 
Les titres chez les juniors revenants à
Benjamin Rouillon (Gap Hautes Alpes Athlétisme) et Adeline Leservoisier (Athlé St Julien 74).
  P1080015-copie-1.JPG
P1080027-copie-1.JPG
Tous les résultats


Résultats en ce qui concerne notre équipe composée de Chantal Baillon Sylvie Faure-Brac et Véronique Fijalek....4e !!! Pas mal, non ? Quant à Chantal elle rentre de nouveau dans le top TEN en prenant une 8e place au scratch et une...4e en V1. 
CR à suivre, ainsi que les résultats de Défi Franck et de Chtigrincheux !
 
P1070993.JPG

Photo 1 : Isabelle Guillot Valérie Galland Aline Comboulives
Photo 2 : Julien Rancon Emmanuel Meyssat Gilles Ségris
Photo 3 : Chantal Véro titifb 

Toutes les photos sont là :
http://titifb26.spaces.live.com/default.aspx
 
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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 08:03
Saint-Alban-les-Eaux accueillera dimanche 26 août les championnats de France de courses en montagne. Cette manifestation est qualificative pour les championnats du monde qui se dérouleront en septembre 2007 en Suisse.

 Les 3 épreuves (jeunes, féminines et masculins) seront tracées sur une combinaison de deux boucles de 5.8 et 2.7km avec respectivement 380m et 185m de dénivelé positif et négatif, entre 410 et 660m d'altitude, dans le très beau cadre des Gorges du Désert.

Horaires :  9h (5,8 kms) une course mixte, à 10h (9,2kms) une course réservée aux féminines et à 11h15 (14,3kms) une course masculine.

Renseignements: 04 77 72 11 32


Site Club Athlétique du Roannais

Les meilleurs vont devoir se montrer à la hauteur ! J'y serai en équipe avec Chantal BAILLON, et Véronique Fijalek. Franck DELANNOY sera le seul représentant masculin du club.

367
, c'est le nombre d'engagés actuel pour le championnat national de course en montagne ...

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 07:14

Mercredi 15 Août

Bourg Saint Maurice/Les Arcs 1600
Soleil et quelques nuages l'après-midi
 
 
 
Et allez, une fois de plus, nous allons nous mettre la pression en épinglant un nouveau dossard sur notre tee shirt. Je crois que c'est la 3e fois que je participe à cette course qui fut en 1998 le support des Championnats de France de Montagne et longtemps labélisée FFA. Aujourd'hui, elle n'est plus qu'une course sur le calendrier des compétitions hors stade. Mais, elle n'en est pas moins dure : 12,5 km et 800 m de dénivelée. 

 
9 h, le soleil est déjà haut dans le ciel qui sourit. Il nous tiendra compagnie toute la journée, c'est sûr...Dès le tour du propriétaire, l'échauffement s'entend, nous rencontrons nos adversaires du jour. Bon, aujourd'hui, comme hier, et comme demain, il va falloir être à la hauteur, voilà notre postulat, l'axiome de tous les coureurs de montagne d'ailleurs !

Michèle Leservoisier, notre "vieille" connaissance est là, et d'après moi, elle a course gagnée. Patricia Serda, elle non plus n'est pas une inconnue, mais Chantal est capable de l'accrocher. Autre prétendante Magali Jacquemoud, la kiné-traileuse de Séez qui va courir sur ses terres. Voilà, le podium est là ; après, dans quel ordre...A vos baskets, mesdames et que les meilleures soient devant, comme il se doit. En ce qui me concerne, je ne me fais aucune illusion. Je suis venue pour en baver et..Je vais en baver...

 

10 h, coup d'envoi au pistolet. Le décompte retentit sur la place du Soleil. 10, 9, etc…PAN ! C'est parti ! Heureusement que nous ne sommes pas nombreux car le départ se fait à l'entrée d'un tunnel de 10 m fort étroit, et à l'issue de celui-ci, une borne métallique, bien qu'abaissée, est néanmoins un obstacle sur lequel il vaut mieux ne pas poser le pied ! L'itinéraire ne comporte que très peu de bitume. Le temps de quitter le parking des ARCS 1600 que le peloton s'étire déjà

Nous suivons désormais une large piste qui doit nous mener au col des Frêtes à près de 2400 m d'altitude. Parfois, nous abandonnons
ce tracé pour quelques raccourcis, non seulement autorisés, mais en plus obligatoires ! C'est assez boueux, il faut dire que la saison estivale a été particulièrement arrosée. Mes Salomon Trail comp, usées jusqu'à la corde, font merveille, mais ne sont pas équipées, et je le déplore sans détour, d'un moteur qui m'aurait permis de me joindre au quatuor de tête qui a pris la poudre d'escampette dès le coup de feu du starter. Que se passe-t-il devant ? Il est presque 11h, et en regardant ma montre, je songe que le premier, sans doute Arnaud
Fourdin, vainqueur pour la 5e ou 6e fois est certainement arrivé.

Et chez les femmes ? Qui remportera cette 23e édition ? 

Pas moi en tout cas, qui respire comme un poisson hors de l'eau. Je cours, je marche, je cours, je marche. Je lève la tête et aperçois le col des Frêtes. Bientôt, bientôt j'y serai. De nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Je revois Cathy Bonnet et ses bâtons de rando qui avait "couru" avec nous en 2000, ainsi que Luc Way... Je suis à la trace Roland Gaconnet, un copain VH2 qui m'a encouragée dès le "Mur du Golet", une piste
noire que nous avons remontée entre le 3e et le 4e kilomètre. Gentiment, il m'a proposé sa gourde d'eau sucrée en pleine pente à 45%. Je devais avoir une sale
tête : l'eau sucrée pour un coureur, c'est limite l'extrême onction. J'avais décliné sa rédemptrice proposition, lui assurant que je survivrais jusqu'au prochain ravitaillement. Ce que j'ai fait : j'ai survécu ! En le suivant. Sauf qu'en prenant sa foulée élastique, nous étions toujours décalés : lui courait quand je marchais, et vice-versa ! A l'arrivée, je n'ai pas réussi à combler les 30 secondes qu'il m'a mis dans la descente...Oui, car cette course ne comporte pas que de la montée ! Les 3 derniers kilomètres se dégringolent sur une piste 4X4, boueuse et gravillonneuse, si je puis dire !

Heureusement, juste avant d'arriver au col des Frêtes, dans le dernier virage en épingle, la vision du Mont-Blanc se détachant sur le ciel azuréen vaut- que dis-je ?- mérite à lui seul les souffrances infligées par cette terrible montée. Souffrance, et rédemption. Voilà ce que je viens chercher en montagne ? Non, mais la beauté de ce décor fabuleux sublime mes interrogations et me donne le courage de ne rien lâcher quelle que soit la position que j'occupe au classement d'une course de montagne.
 
Je dévale à fond de train la descente qui doit m'emmener à ce nouveau village...Ca sent le caoutchouc brûlé ! Attention, j'ai plus de frein ! J'enrhume de nombreux randonneurs qui courent, sentant l'écurie proche ! Deux coureurs sont à l'agonie et restent scotchés dans la pente. Je n'ai malheureusement pas le temps de leur dire un mot d'encouragement, mais la délivrance est proche. 

Ma montre s'arrête sur 1h18. Ce sera le chrono dont je devrai me contenter. Je termine 6e et 3e V1. Ca ira bien pour mon compte aujourd'hui. Je n'aurais pas pu faire mieux je pense. La 5e, je ne l'ai jamais vu. Il s'agit de Stéphanie Duc qui, elle, a franchi la ligne 9 minutes avant moi...Y a des écarts en montagne totalement hallucinants.
Chantal, qui m'a tiré le portrait dans les 200 derniers mètres, me rejoint. Elle est un peu désabusée. Elle a pris une 4e place derrière un trio de tête composé de Michèle Leservoisier, 1 h 03, Patricia Serda, la serveuse du Refuge du Bouc Blanc de la Tania, 1 h 06'34, et Magali Jacquemoud, 1h07'37; Chantal avec un temps de 1h08'32 est à moins d'une minute…

Allez, nous voici de nouveau sur les podiums au scrach et par catégorie (les 10 premiers hommes et femmes au scratch s'y retrouveront). Et une coupe de plus pour la collection paternelle. Je me verrai offrir également une PAIRE DE SKIS PARABOLIQUES !!! Cool pour cet hiver...

 
 
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Michèle Leservoisier et ses dauphines
 
P1070843.JPG
Titifb devra-t-elle rentrer chez elle en ski ?
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