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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 15:55
  
Brouillard, neige, pluie et fraîcheur : belle météo pour un été !

A 9 h, à la Plagne, en ce Jeudi 9 Août. En "stage montagne" dans le cadre de notre préparation aux Championnats de FRANCE de la discipline, nous voici à la station de Aime 2000, devant le restaurant "La Terrasse". Nous devons participer à une course pédestre de 10 km sur la "Route Balcon".La météo fait des siennes, ça ne nous gêne pas ; les athlètes que nous croisons dans les couloirs de la résidence paraissent aussi fanatiques que nous que rien n'arrête et surtout pas le mauvais temps.On est venues pour courir, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, peu importe
!
 
Christelle, l'organisatrice, (la cheville ouvrière de l'Astragale !) à la suite d'une longue délibération au téléphone avec les commissaires dévolus à la sécurité, donne enfin son feu-vert : oui, la course aura bien lieu. La tenue de rigueur sera : manches longues, et gants...un 9 Août ! Prix de l'inscription ? 2 € ! Pour ce tarif-là qu'allons-nous avoir ? 
Y aura-t-il un ravitaillement sur la course ? Non, seulement à l'arrivée. Tant pis, il ne fait pas chaud. Par contre, pas de boissons chaudes à l'arrivée, que de l'eau ou du Coca...

10 h : Nous ne sommes pas nombreux à prendre le départ et seule une trentaine de garçons et de filles de tout âge sont sous la banderole de départ, massés les uns contre les autres pour avoir moins froid.. D'ailleurs, pour l'organisation, il n'y a que 3 catégories : 14-18 ans, 18-31 ans et 32 et +. Il y aura même dans le peloton une petite concurrente de 9 ans. La pauvrette n'ira d'ailleurs pas jusqu'au bout et fera demi-tour en pleurant. Son père, qui courait bien loin devant elle, ne s'est rendu compte de rien ! Peuff...
5, 4, 3, 2, 1, go ! 
Le peloton s'élance dans le brouillard tranquillement. Je prends la foulée de Chantal. Tout va bien, nous sommes en descente. Mais, ça ne durera pas longtemps. Notre itinéraire emprunte "La Route Balcon" qui mène à Dou du Praz avec un aller-retour sur Aime 2000 à flanc de montagne, soit 10 km. On pourrait donc croire que le parcours est plat, mais il n'en est rien, une vraie escroquerie cette Astragale ! Ca ne fait que monter et descendre; de plus, avec cette météo, inutile de dire que la boue et les flaques sont bien là pour transformer cette aimable promenade en
un cross country bien délicat et … salissant ! Bref, dès la première montée, un trio de tête se détache que je ne reverrai pas. Chantal est en 5e position et moi en 8e ! C'est rare...Dans la partie la plus plate, je réussis au prix de beaucoup (trop ?) d'efforts à revenir sur ma coéquipière. Wahou 6e ! 
Damned, une côte de 500 m...J'ai beau faire tous les efforts du monde, je ne peux plus courir et vois tous mes espoirs de finir avec Chantal s'éloigner. Deux coureurs en profitent lâchement pour me passer, dont le père de la petite coureuse...Aaaarch,
si je pouvais l'accrocher, mais j'ai le souffle court, les jambes molles qui menacent de me laisser en plan...Je me penche, les mains sur les cuisses, et tente de grimper cette côte le plus vite possible. Mes poumons crient "Au feu !" Soudain, nous quittons la grande piste pour remonter un champ enneigé : c'est magique, quand même.... 
Au sommet, un contrôleur me pointe en m'encourageant :"Allez madame, demi-tour, c'est l'retour, bravo, vous êtes deuxième". Ouf, j'en peux plus, je regarde ma montre: 23', le plus dur est fait ! Ca
, c'est ce que je crois. Et qui va se révéler faux...
Le retour sur la station d'Aime sera mon chemin de croix. Hypoglycémie ? Fatigue ? Altitude ? C'est vrai que l'épreuve se déroule entièrement à plus de 2100 m...Ce qui est sûr, c'est que je n'ai plus de jus. Les piles sont à plat, la jauge à zéro. La piste n'en finit plus. La moindre montée m'est fatale et j'en suis réduite à marcher dès le plus petit faux-plat. Heureusement, personne n'est derrière moi et il y a si peu de public que je peux marcher sans honte ! Dans les courses de montagne, les écarts entre les coureurs sont
souvent très importants. Comme nous avons fait demi-tour, nous revenons forcément sur ceux qui n'ont pas encore rallié le point de contrôle de Praz du Dou. Une fille, qui prendra d'ailleurs la 3e place,  m'encourage et me félicite au moment où nous nous croisons, j'ai à peine le temps de la remercier qu'elle disparaît de mon champ de vision. Elle a l'air de forcer...et elle est pas arrivée ! Elle a au moins 1 kilomètre de retard sur moi. Je continue en apnée mon petit bonhomme de chemin et arrive enfin, trempée et heureuse d'en avoir fini, dans la derrière ligne droite, en côte, évidemment. Si ça n'était pas l'ultime montée, je crois que je me mettrais à marcher. Heureusement, je n'en fais rien. Pourquoi ? Parce que la Famille Aygon de Pierrelatte est là pour nous accueillir sur la ligne d'arrivée ! Surprise ! Marius, le fils de Philippe,  l'œil sur l'écran de l'appareil photo paternel, ne perd rien de mon dernier effort. Je suis bien obligée de faire bonne figure, et d'avoir l'air "facile". Style : "Cette course ? Peuf, tranquille !". Il est très content et un grand sourire étire ses lèvres jusqu'aux oreilles. Tous seront ravis de nous voir sur le podium !
Nous avons le temps de remonter chez nous, de prendre une douche, de nous changer, de faire des étirements et de discuter avant que les deux dernières participantes ne parviennent à franchir la ligne d'arrivée où un courageux bénévole transi les attendait sous une pluie glaciale.
Nous sommes appelées sur le podium scratch où seule Chantal reçoit une coupe (je ne m'en plains pas !). Les dieux (du stade ?) sont avec nous car nous sommes toutes les deux récompensées au tirage au sort. D'abord Chantal qui remporte un lot comprenant un tee-shirt, une casquette, un bidon de cycliste très technique. Quant à moi, je me vois offrir un magnifique sac à dos…

La course de l'Astragale : ça Plagne pour moi !

P1070721.JPG 
 
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19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 10:14

LES OUTSIDERS VIRENT EN TETE !

 
Week end sportif à Courchevel ces 4 et 5 Août où 300 coureurs se sont donné rendez-vous pour avaler de la dénivelée…Au programme : Trails de 30 et 50 km, une course de 9 km, une montée de tremplin, et une course FFA de 15 km : à Courchevel, le choix ne manquait pas !
 
Les premiers à ouvrir le bal le samedi sont les trailers du 30 km, les grimpeurs de tremplins, ainsi que les amateurs de petites distances qui se sont affrontés sur 9 km.
Dimanche, les choses sérieuses ont débuté dès potron-minet avec le départ du trail de 50 km, suivi dès 9 h30 de la Courch’à pied, ultime épreuve du Challenge National de course en montagne. Le parcours, labélisé FFA, a été tracé sur 15 km et près de 900 m de dénivellation. 110 athlètes venus de toute la France se sont élancés sur un circuit fort bucolique, et très typé « montagne », comme l’a voulu l’organisateur Jean-Claude Simon, de l’Usgor. Les sentiers étroits, techniques, et fort raides ont servi de juges de paix aux prétendants à la victoire finale. En l’absence de Julien Rancon et d’Isabelle Guillot, leaders du challenge, les outsiders ont su saisir leur chance pour prendre la tête du classement provisoire.
 
LES SECONDS SERONT LES PREMIERS !P1070676.JPG
 
Chez les garçons, confirmation du talent de l’Ardéchois de l’ACO Firminy Emmanuel Meyssat qui s’impose devant le Clermontois Gilles Ségris avec une cinquantaine de secondes d’avance. Le Gapençais Pascal Bertrand complète le podium scratch.
 
Suspense jusqu’au bout dans la course des féminines, où, en l’absence d’Isabelle Guillot, la course était très ouverte. Michelle Leservoisier, Valérie Galland et Chantal Baillon avaient décidé d’en découdre.
Mais la savoyarde de l’Athlé Saint Julien Michelle Leservoisier n’a rien laissé au hasard pour bâtir sa victoire. La veille de l’épreuve, elle a repéré le parcours (en courant !) sans y laisser des forces apparemment. Elle eut néanmoins fort à faire pour se débarrasser de la Berrichonne Valérie Galland qui parvint à passer Michelle dans la descente, mais cédait 30’’ dans les petites buttes finales des derniers kilomètres. Victime d’un coup de fatigue, l’Ardéchoise de l’AC Bourg Pierrelatte Chantal Baillon n’a pas pu jouer les trouble-fêtes dans le duo. Elle bascule au sommet avec un retard d’1’30 sur les premières et se retire de la lutte dans la descente où elle préfère assurer sa 3e place.
 
SCRATCH HOMMES :
1er Emmanuel Meyssat ACO FIRMINY
2e Gilles Ségris Stade Clermontois
3e Pascal Bertrand UA Gap
4e Paul-Henri Valour ACO FIRMINY
5e Maxime Rancon ACO FIRMINY
 P1070655.JPG

SCRATCH FEMMES :
1ere Michelle Leservoisier Athlé Saint Julien (11e au classement général)
2e Valérie Galland Châteauroux (12e au classement général)
3e Chantal Baillon AC Bourg Pierrelatte (19e au classement général)
4e Djamila Bengheche (29e au classement général)
5e Olivia Saadia (31e au classement général)
6e Sylvie Faure-Brac
 
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 17:51

P1070882.JPGEt oui les meilleures choses ont une fin...me voici de retour avec une foule de news sur la course en montagne (épreuves de la Coupe de France et autres).

- LA COURCH'A PIED (à Courchevel)
- L'ASTRAGALE (à La Plagne)
- LE TROPHEE CACCIATORE (Aux Arcs)

Sans compter les randos-courses en SAVOIE :
- LE MONT JOVET par LE BECOIN
- LA MONTEE AU REFUGE ROBERT BLANC

Et dimanche prochain, le 26 Août, les CHAMPIONNATS DE FRANCE DE COURSE EN MONTAGNE...Toutes les infos pour vous inscrire, il n'est pas encore trop tard !

A très bientôt !

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 21:16

SOUS LE REGARD DE LA MARQUISE...

 

En ce dernier dimanche de Juillet, le petit village de Grignan a accueilli la 17e édition des "Foulées de la Marquise". Il s'agit d'une course pédestre de 10,8 km vallonnée qui a réuni cette année 230 coureurs venus de 10 départements ! Des joggeurs, des touristes, des bons régionaux et des élites, spécialistes de la montagne.

L'âme de Madame de Sévigné veille sûrement sur ce village qui sent bon la Provence avec son ciel bleu, sa lavande, ses champs de vigne à perte d'horizon, et son circuit de roses anciennes...Du haut de son Château Renaissance (classé), construit sur un piton rocheux, elle a sans doute regardé avec bienveillance un peloton coloré qui s'est élancé dans le vent dès 9h30. Les premiers, venus pour la gagne, n'ont pas pris le temps d'admirer ni les anciennes maisons gothiques ni les voûtes du 12ème et 14ème siècle bordant les ruelles pittoresques de cette citadelle du moyen-âge. On ne peut pas le leur reprocher ! Tant pis, ils devront revenir un autre jour s'ils veulent visiter la collégiale St-Sauveur du 16ème siècle qui abrite le tombeau de la Marquise de Sévigné, ou se rafraîchir au lavoir monumental qui trône sur la place du Mail. La tour carrée et la Maison du Bailli attendront aussi ! Un peu d'histoire ? La Marquise de Sévigné a vécu au siècle de Louis XIV, tout en n'étant pas une femme de Cour. Au travers de sa correspondance on peut trouver la description des hommes et des choses de son époque. On peut dire d'elle, je crois, qu'elle fut chroniqueur de son temps...Ce sont ses lettres échangées avec sa fille Françoise Marguerite Comtesse de Grignan qui, publiées après son décès, la rendirent célèbre. Elle s'installa dans ce petit village en 1694 et y mourut en 1696. C'est alors qu'elle passa à la postérité !

Vu de l'intérieur !

 La fatigue est là; une nuit blanche, 2 courses majeures en 2 semaines dans les Pyrénées, des randos toniques, faut pas s'étonner. Les jambes sont lourdes et le souffle est court. Je serais plus en forme pour profiter du Festival de la Correspondance organisé tous les ans pour célébrer le tricentenaire de la mort de la Marquise, ou bien pour assister aux Fêtes Nocturnes où de nombreux comédiens costumés font revivre le château de Grignan comme au temps de Madame de Sévigné. C'est dans ce cadre exceptionnel, que plusieurs spectacles sont donnés en soirée, dans les jardins et sur les terrasses. En cet été 2007, ce sera la pièce de Théâtre de de Shakespeare "Mesure pour Mesure" mis en scène par Adel Hakim…

La course ! 

P7290001.JPG

9 h 35, le décompte libère les coureurs, et ça part vite, autant chez les filles que chez les garçons. Chantal Baillon prend les commandes, suivie de près par Amandine Ferrato et...par moi ! Euh pas très longtemps en ce qui me concerne. Je vois les deux adversaires du jour qui vont devoir se départager sans mon intervention. Je pense que la victoire reviendra à la Montilienne, car Chantal est dans le même cas que moi, elle a accumulé pas mal d'efforts, et il serait fort étonnant, voire stupéfiant (sic !) qu'elle dépose sa rivale aujourd'hui. De toute façon, Chantal ne se mettra pas dans le rouge pour une course du Challenge Drôme/Ardèche, évidemment, elle a d'autres ambitions et réserve ses forces pour les diverses manches de la Coupe de France de montagne, ainsi que pour les Championnats de la spécialité le 26 Août. Il s'agit de ne pas se tromper d'objectif. Quant à moi, je n'ai pas d'autres motivations que de rallier l'arrivée dans les meilleures conditions, vu ma forme du moment. Je me suis mise "minable" il y a 2 semaines à La Crémaillère", ça suffit pour mon compte ! Je prends mon train de sénateur et profite de l'ambiance de la course, du panorama somptueux qui s'offre à mes yeux émerveillés...Trop beau la Drôme Provençale !

Notre parcours nous entraîne à travers les vignes, et sur des petites routes, parfois ombragées, parfois...non, malheureusement, surtout lorsque la pente s'accentue ! Je suis 3e de la course, tout va très bien, Madame la Marquise. Position fort confortable, ma foi. Je ne reviendrai jamais sur les premières, sauf si je trouve une moto de cross sur le parcours ! L'écrémage se fait à chaque kilomètre et ceux qui étaient partis en surrégime sont en perdition. Euh, je vais être écrémée moi aussi ? Eh oui, entre le 7e et le 8e kilo, je ralentis malgré moi sur une partie assez technique (pierres, sable, mono-traces creusées en rigole). Derrière, un souffle féminin. Oh, je n'ai pas besoin de me retourner pour vérifier. Je les reconnais entre mille, les yeux fermés ! Mince ! Ma 3e place sur le podium chancèle ! Le sentier s'élargit et hop, je suis doublée. Par une fille ? Non, par deux !!! Le première, Marjorie Gombert de Pont Saint Esprit, je ne la connais pas, mais je l'avais remarquée pendant mon footing d'échauffement et je m'étais dit : "Jolie foulée…". La seconde n'est pas une inconnue pour moi, c'est Sophie Simonin, une très bonne athlète du CA Valence, vainqueur notamment du semi-marathon de Lyon l'an dernier.

Vais-je m'accrocher à leur foulée ? Non. Je n'essaye même pas. Je suis déjà à mon maximum et ma punition me suffit. Je regarde, songeuse, le podium scratch s'éloigner...Tant pis, aujourd'hui je devrais me contenter de celui qui récompense les catégories; je ne ferai pas la fine bouche, mais se faire rattraper à 3 km de l'arrivée, c'est rageant, mais c'est la course ! Je ne veux pas (ni ne peux sans doute !) me mettre dans le rouge. Beh, oui, je ne suis pas en forme tous les week end. Certains et certaines y arrivent, moi, je ne sais pas comment ils (elles) font ! Moi, j'ai besoin parfois de récupérer. Heureusement, l'hémorragie s'arrête, et plus aucune fille ne me doublera sur les derniers kilomètres. J'accélère dans la dernière descente pour rattraper quelques garçons, il faut bien que je me venge, non ? La course se termine dans un champ; je franchis l'arrivée main dans la main avec mon copain Raymond de l'ASPTT Valence. Nous avons fait une bonne partie du parcours ensemble, nous encourageant mutuellement. Dès que l'un faiblissait, l'autre le relançait. Je me refuse donc de disputer le sprint d'arrivée avec lui, me retourne, lui tends ma main et nous coupons la ligne sous des applaudissements nourris. Une embrassade mouillée de sueur nous réconforte dès notre passage dans les barrières...La course, c'est ça aussi !

Bilan des courses :

 

 Podium scratch femmes et hommes

Chantal prend comme je l'avais pronostiqué une deuxième place à moins d'une minute de l'athlète montilienne, la senior Amandine Ferrato. 3e Marjorie Gombert (espoir), Sophie Simonin 4e (senior) et après..., moi ! Je prends une deuxième place chez les V1. Mais, lors de la remise des récompenses, les organisateurs ayant défalqué les vainqueurs du scratch, je monterai comme 1ère V1 !

 

  Podium V1 femmes et hommes

Et une coupe de plus et...encore plus intéressant pour mes amis, et notamment pour les kikous amateurs de fins breuvages, un carton de bons Côtes de Rhône rouge, bien de chez nous ! Chez les garçons la bagarre a fait rage également et l'Ardéchois Nicolas Pasquion, qui fut en équipe de France de Montagne, n'est pas descendu de ses montagnes pour faire un footing figuratif ! Il aura fort à faire pour se débarrasser de son poursuivant, l'excellent Rachid Touaf, de l'EA Grenoble, d'ailleurs, ils finiront main dans la main, dans un magnifique geste d'amitié.

 

Portrait de Nicolas Pasquion :

Vainqueur de la Coupe de France FFA 2004. Vice champion de France en 2004 (Annemasse 74 - montée du Salève) Vice champion de France en 1998 (Satillieu-Lalouvesc 07) Vice champion de France junior 1991 de course en montagne (Villard de Lans 38). Bref, un spécialiste de la montagne… Le 3e Jérôme Lafitte, de Tournon, le 4e Yassine Bakaria du CA Valence et le 5e Paul Schlitz de Crest est le 1er V1. 

 

A noter également que les organisateurs offrent à tous les participants l'entrée à la piscine, sis au pied du Château...Royal pour le décor et la récupération ! Tout ce petit monde se retrouve pour un repas convivial autour de plateaux généreusement garnis et servis par des bénévoles aux petits soins.

Le speaker Jocelyn Giraud assurera l'animation de la remise des prix avec le dynamisme et le talent qu'on lui connaît. Tous les lauréats du jour repartiront avec des cartons de vin, des fleurs, des tee-shirts, etc...

Qu'il me soit donné ici, la possibilité de remercier chaleureusement Denis Vigne ainsi que toute son équipe d'organisation. Voilà des courses de village, et ce n'est pas péjoratif, loin de là, qui permettent de réunir des coureurs de tout horizon qui ne vont pas se déchirer pour prendre une prime et puis repartir tout aussi vite dans leurs contrées respectives ! Ces épreuves conviviales viennent animer les ruelles de nos villages qui pourraient s'alanguir sous le soleil d'un dimanche de Juillet. 
 

Du haut de son château, en un dialogue surréaliste, la Marquise aurait pu demander à Denis, l'organisateur heureux de cette course pédestre, s'il était satisfait de sa matinée. Et l'infatigable cheville ouvrière des Foulées aurait répondu :

"Oh, c'est beaucoup de travail d'organiser tout ça, mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !"

 

 

Quid de la Section Loisir ? Arrivée à Grignan à 8 h15, j'ai la joie de retrouver quelques uns de mes athlètes : Franck Delannoy, Véronique Fijalek (5e V1) qui rentre de vacances en Bretagne (elle m'offre, à ma grande surprise un superbe tee shirt : Le Bout du Monde que je mettrai d'ailleurs dès ce matin pour aller à la piscine), Nuria Bretheau, Christophe Fluck et Luc Way, le neveu de Chantal qui reprend le chemin des courses : il y a 3 mois, Luc s'est blessé au genou pendant un match de foot…

Résultats complets très vite !!
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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 19:07

 

          UNE RANDONNEE DE REVE...SERVIE SUR UN PLATEAU !

Dimanche 22 Juillet, dans le cadre de ma préparation pour les championnats de France de course de montagne, je m’offre la
Traversée du Grand Veymont par l'arête Sud Est. 

Accompagnée par le Kikoureur Défi Franck ainsi que par Chantal, nous quittons Pierrelatte dès potron-minet direction tout d'abord le
Col du Rousset


P1070416.JPGSitué à 1254 m c’est un des rares points de passage, avec le col de la Bataille permettant d'accéder au Sud-Vercors. Il relie précisément Die au sud à Vassieux au nord-ouest, par le biais d'un tunnel percé en 1979, d'une longueur de 769 m. Il remplace un précédent ouvrage datant de 1866 et parallèle à celui-ci. Le véritable col, au sommet de la crête surplombant le tunnel, se trouve pour sa part à 1367 m et est accessible à pied. Je l'ai d'ailleurs gravi en courant il y a quelques années à l'occasion
d'une course pédestre : Le Challenge des Stations de la Drôme, épreuve remportée par Chantal Baillon, soit dit en passant ! Il accueille également une petite station de ski familiale, et est le départ de la Grande traversée du Vercors qui mène à Villard-de-Lans, en ski de fond l'hiver et en VTT l'été.


UNE JOURNEE DANS LE VERCORS


Nous basculons alors vers Saint Agnan, et à un kilomètre de la grotte de la Luire, tristement célèbre, nous empruntons l’étroite route forestière de la Coche que nous suivons sur 7 km.
Petit rappel historique, car comment parler du Vercors sans faire allusion à la guerre et à la Résistance ? La Grotte de la Luire a servi d’hôpital improvisé pour le maquis. Le 27 juillet 1944, sans doute à cause d’une dénonciation, elle se retrouve cernée par les troupes de l’armée allemande. Les blessés intransportables sont fusillés sur place, l’équipe sanitaire et les malades sont conduits au hameau de Rousset, puis à Grenoble où les médecins et l’aumônier seront fusillés. 7 infirmières seront déportées. Les autres blessés seront exécutés dans un champ près du village...C'est vrai, on ne peut pas oublier que l'été 1944 a mis le feu au massif du Vercors, qui fut un bastion de la Résistance en France. Encerclé par les nazis et les miliciens, il devint un piège mortel pour les maquisards et les habitants. Plusieurs villages furent entièrement détruits et le Vercors en garde des traces indélébiles.
 

UNE RANDONNEE AU PAS DE COURSE !


Mais, revenons à notre randonnée ! Nous avons donc quitté la maison forestière de la Coche à 1365 m pour accéder au superbe plateau du Parc Régional Naturel du Vercors, site classé depuis plus de 30 ans. Quant à la Réserve Naturelle des Hauts Plateaux avec ses 17 000 hectares, créée en 1985, elle demeure actuellement la plus grande de France. P1070433.JPGSituée au pied du
Grand Veymont (point culminant du Vercors : 2341m), elle abrite de nombreuses espèces remarquables que nous avons d’ailleurs remarqué ! Après 10 km de plat, fort heureusement à l'ombre de la forêt, nous parvenons enfin au pied du Grand Veymont. Le sentier est escarpé, et..."Dré dans l'pentu" ! Par moment, la pente est si raide que nous sommes obligé d’y mettre les mains ! L’itinéraire louvoie entre d’énormes rochers que nous escaladons, mais rien d’insurmontable, personne parmi nous ne souffrant du vertige. Une longue crête ventée nous mène alors au sommet. Franck qui monte ici pour la première fois découvre un paysage sublimé par des bouquetins qui se baladent tranquillement accrochés à la pente et nous regardent passer l’air circonspect. Le brouillard nous cache un panorama de toute beauté. Par temps clair, on peut apercevoir le Mont Blanc. Heureusement, pendant que nous nous restaurerons à l’abri d’un muret de pierre opportunément dressé, il se dissipera peu à peu, nous offrant une vue à 360° à couper le souffle. Emergeant lentement des limbes de la brume, le Mont-Aiguille apparaît ! 

LE MONT AIGUILLE DANS LES NUAGES

P1070450.JPG

Situé en Dauphiné, c'est un bastion avancé de la falaise orientale du Vercors, auquel il appartient géologiquement. Antoine de Ville en réalise la première ascension en juin 1492.
L'alpinisme est donc né dans le Mont-Aiguille au XVe siècle...Les uns découvrent l’Amérique, les autres, les joies (et les difficultés) de la montagne. Après le réconfort d’un pique-nique 3 étoiles, nous nous lançons dans une descente extrêmement technique jusqu'au Pas de la Ville. Le sentier est délité, patiné par de très nombreux passages, et raviné par les pluies. D'ailleurs, nous porterons secours à une randonneuse qui chuta juste devant nous...

L'ALPINISME EST NE DANS LE VERCORS !


Le 
Pas de la Ville avec ses 1925 m peut être en soi un but de balade. Ce col est un haut lieu de la Résistance, et de nombreuses plaques, portant les noms des courageux qui se sont battus et ont péri ici, sont là pour nous inviter à nous souvenir. Nous retraversons le plateau au pas de course, c’est le cas de le dire, car nous nous mettons à courir…Pour le plaisir ! Au bilan de cette sortie dominicale : 5h20 de marche, près de 24 km, un dénivelé de plus de 1000m positif et négatif. 

Au bilan de cette sortie dominicale : 5h20 de marche, près de 24 km, un
dénivelé de plus de 1000m positif et négatif. Franck-le-Chti qui n'a eu pour tout horizon vertical que les terrils du Nord avant d’arriver dans la Drôme, découvre, émerveillé, le Vercors. 

UN TOPO TOP !

Cette randonnée vous intéresse ? Vous avez raison ! Voici quelques indications pour suivre nos traces :
Le grand Veymont par un itinéraire alpin, en partie hors sentier. Altitude arrivée : 2341 m Altitude de départ : 1365 m. Accès voiture : St Agnan en Vercors, (ou Col du Rousset depuis Die), puis suivre la route forestière du Pas de la Coche sur 7 kilomètres. Départ à la maison forestière de Pré Grandu. 

Description de la rando : La Grande Cabane, puis le Pas des Chattons. De là, aller au col (2067m) situé entre le Grand Veymont et le Petit Veymont (ou l’aiguillette). Plus de sentier, mais évident : tout droit ! Eviter néanmoins les rochers en utilisant les zones les moins
exposées. Attention : pentes d’herbes raides, à éviter par temps humide. 1 ou 2 passages faciles avec les mains. La proximité des falaises situées sous le sommet du Grand Veymont peut impressionner les personnes ayant le vertige. On rejoint la crête à environ 150m au sud du sommet. On y retrouve le chemin de l’arête Sud, facile. Descente par le Pas de la ville et la nouvelle Jasse de la Chau.
 
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 18:30

 UNE EPREUVE EPROUVANTE !

titi-arrive-cremaillere.jpg 

Luchon, Pyrénées.

Aujourd'hui, en ce chaud dimanche 15 Juillet, je m'aligne sur une épreuve originale : La Crémaillère, course bénéficiant du Label FFA, et comptant pour la Coupe de France de montagne. Pour ceux qui ont lu mon récit de l'an dernier, il n'y a guère de différence au sujet du compte-rendu sur le parcours magnifique de cet original tracé. Pour ceux qui ne l'ont pas lu, voici donc mon CR d'aujourd'hui.

Isabelle Guillot, détentrice du record de l'épreuve, est là. En forme. La semaine dernière, l'athlète française la plus capée en course de montagne prenait une 6e place sur le plan européen, mais terminait 1ère des tricolores. Elle n'est pas venue à Luchon pour prendre les eaux, mais pour ravir la victoire à Chantal Baillon qui s'en était emparée l'an dernier, en l'absence de la championne. J'ai dit à mon athlète :

Titifb : "Ok, la victoire, c'est pas d'actualité, mais pour une deuxième place, tu as toutes tes chances. Ne te laisse pas impressionner par l'adversité. Ne t'occupe pas de l'Anglaise engagée dans l'épreuve. Tu es meilleure (d'où je tiens ça ? Intuition !), ta réussite aujourd'hui, ce sera la deuxième marche du podium."

Chantal : "Je ferai de mon mieux, je ne me sens pas trop mal, malgré une nuit quasiment blanche…"

Je pense que ses futures adversaires devront se montrer très fortes pour espérer lui prendre cette place que je lui promets. Quant à Isabelle, je suis sûre qu'elle va dominer de la tête et des épaules bon nombre de garçons (et des aguerris en plus…!) 

L'ECHAUFFEMENT !

 8 h 30 : Nous faisons notre footing, dans le parc des Quinconces, en compagnie de Gilles, et de Toto, mon copain Kikoureur que j'ai enfin la joie de connaître.Toto est le kikou qui m'a offert son dossard pour me permettre de courir une des plus belles courses de ma vie : Le Viaduc de Millau... Le cadre est très agréable, c'est même le lieu favori de promenade des Luchonnais et des curistes, qui, comme nous, apprécient l'ombre fraîche des marronniers et des tilleuls. Il est encore tôt, mais la chaleur est déjà bien présente. J'emmène Toto repérer le sentier que nous emprunterons tout à l'heure. C'est encore plus raide que dans mes souvenirs ! Toto est impressionné. Je le rassure : sur une compétition telle que celle-là, seuls les meilleurs courent. Vivement qu'on parte, car vivement qu'on arrive ! Cette course, elle est pas pour moi : trop dure car ne comportant QUE de la montée, mais j'y participe parce que mon athlète la fait...Je suis là, alors autant courir, euh...marcher ! 

DEPART !

 9 h 30 : 218 coureurs qui attendaient sagement le coup de révolver du starter devant le restaurant "Les délices d'Etigny", sont libérés. Les premiers partent pied au plancher, mais où vont-ils à cette vitesse ? Ont ils bien étudié le tracé avant de courir bille en tête ? Enfin, certains seront vite ramenés à la raison par une dénivellation impitoyable...qui rendra à beaucoup l'humilité de l'homme face à la nature ! Qu'annonce le dépliant de l'épreuve concoctée par Maurice Sanson ? Départ de Luchon, 630 m, arrivée à Superbagnères à 1800 m, soit 1170 m de dénivelé pour...5,3 km par l'ancienne voie du petit train à crémaillère qui permettait aux curistes de monter à la station de 1912 à 1966. La pente moyenne sera donc de 21% avec des passages à 28 %...Ca laisse rêveur...Moi, rien qu'à lire ça, je cauchemarde.

 

 

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UN PARCOURS QUI EN DIT LONG !

Je reproduis ici le texte que j'ai écrit l'an dernier à propos de l'histoire de ce tracé historique.
"Cette course est un pèlerinage pour certains vétérans du peloton qui connurent le petit train de Superbagnères, qui a assuré la liaison Luchon-Superbagnères, soit 5,6 km à la vitesse honorable de 8 km/h. En 45 minutes les curistes, touristes et Luchonnais se retrouvaient sur le plateau en plein hiver à 1800 m d'altitude pour skier. Super est une des plus anciennes stations de ski et pouvait rivaliser avec celles des Alpes : pistes de bobsleigh, patinoires; les premières remontées mécaniques datent des années 1928-1929. L'été, pour les randonneurs, c'est le point de départ de nombreuses excursions. Y en a-t-il des témoins de ce passé, parmi ces vétérans qui ont voyagé dans ces voitures lorsqu'ils étaient enfants ? En courant, ici aujourd'hui sont-ils bercés par le lancinant tac tac tac de la crémaillère ? Dans l'évitement de la Soulane entendent-ils encore les cris et les gémissements des 30 blessés de la voiture N°4 ? Ce terrible accident du 28 février 1954 laissa 9 personnes au fond du ravin qui ne se relèveront plus. En 1960 une route fut tracée dans la montagne qui signa l'arrêt de mort du petit train. Il n'est pas un Luchonnais qui n'en ait gardé la nostalgie, comme un petit coin d'enfance au fond de sa mémoire." 

EN BONNE VOIE !

De ce magnifique parcours (Luchon est candidate à l'organisation des France 2009 et il semblerait qu'elle ait toutes ses chances), je ne vais pas perdre un mètre. Je vais ouvrir les yeux pour en profiter un maximum, d'autant que cette année, je cours en terrain connu ! Après un départ prudent de ma part, j'aborde la montée avec fatalité…Les 100 m de la partie plate sont derrière ; un virage à gauche, et la pente est là ! Le sentier est une large piste forestière. Du coup, nous serons à l'abri du soleil pendant un bon moment. C'est déjà ça. Je cours pendant 1'22 ! Waouh record battu : en 2006 j'avais couru 1' ! Trop forte Titifb ! Que de progrès...Maintenant la pente est beaucoup trop forte pour mes quadriceps de pissenlit. A mon corps défendant, je suis obligée de marcher. Plus un mot dans les rangs. Les coureurs autour de moi se sont transformés en marcheurs, eux-aussi. On n'entend sous les arbres que des bruits de soufflerie ! Les locomotives fantômes du petit train. De temps en temps, à la faveur d'un léger faux-plat, c'est à dire que la pente n'est plus qu'à 15%, je tente quelques foulées. 

MON CHEMIN DE CROIX !

- "Bon, tu la vois cette pancarte qui annonce le dénivelé ? Tu cours jusque là."

- "Trop loin, je ne vais jamais y arriver !"

- "Essaye, tu peux le faire. Tu peux. Au plus tu marches, au plus tu te persuades que tu ne peux pas courir. Allez !"

Je me mets en branle, comme un train au démarrage et qui doit emmener de nombreux wagons. Je cours, oui, ça y est, je cours ! Je dépasse à présent le groupe de garçons avec qui je fraye depuis le départ. Ils me regardent, incrédules, les passer les uns après les autres. Un athlète du Stade Toulousain emboite ma foulée que je voudrais légère. Je cherche dans le paysage un dérivatif à mon effort. La pancarte se rapproche, je n'en peux plus. 20 mètres, 18, 15, 10, stop, je n'irai pas plus loin en courant. Je m'en veux et me fais cette réflexion terrible : "Même si ma vie en dépendait, je ne pourrais pas aller plus vite…" Je marche. Je jette un œil à mon GPS qui affiche sans état d'âme ma vitesse : 5,1 km/h. Eh beh, c'est pas en allant à cette allure que je vais inquiéter Isabelle et Chantal ! Les prétendantes à la victoire finale sont déjà loin, peut-être déjà arrivées ! Je rends les armes et reprends mon rythme. Mince, une fille me passe !

-" Bien fait, t'as qu'à aller plus vite !"

-" Mais je suis à fond !"

- "Tu vas pas te laisser faire ! Tu vas prendre son pas et tu ne la lâches pas, compris ?"

- Je vais faire de mon mieux, mais elle a l'air facile cette fille (euh, j'ai pas voulu insinuer que c'était une fille facile…) "

-" C'est pas parce qu'elle est devant qu'elle est mieux que toi ! Accroche, il faut y croire. "

Alors, oui, je m'accroche. Mon adversaire dépasse plusieurs garçons, je fais pareil. Ma respiration la renseigne aussi sûrement que si elle se retournait pour voir si je la suivais. Je m'accroche bec et ongles à son dos. Non, je te laisserai pas partir.

- "Bon, qu'est-ce que tu attends pour la doubler ? Hein, qu'elle s'arrête et te dise : "Je vous en prie, passez ?"

Je fais l'effort, là, sur ce léger faux-plat qui mène à un ravitaillement. Je prends un gobelet et m'en verse la moitié dans le gosier, et l'autre sur la tête et repars le plus vite possible pour éviter à cette fille de s'accrocher à moi. Psychologiquement, je marque un point ! Une fois devant, j'ai le feu, je ne veux pas qu'elle me redouble, j'en remets donc une autre couche, je serre les dents, mais pas trop longtemps, car c'est plus dur pour respirer ! Je poursuis mon effort sans me retourner, le buste penché en avant, les mains sur les cuisses, j'essaye d'appuyer sur mes cuisses de toutes mes forces pour faire piston, malheureusement, conséquence de ma chute au pic du trail Saint Michel, j'ai toujours mal aux deux mains et ne peux guère forcer sans avoir mal aux doigts.

- "J'aurais dû me strapper les mains avant de partir ce matin".

-"Trop tard pour le regretter maintenant ! Fais piston, et en avant ! Hardie montagnarde !"

La pente est si raide par endroit que j'aperçois des fourmis à l'ouvrage... Ce sont sûrement les descendantes de la génération de celles dont j'avais fait la connaissance l'an dernier ! Le bon côté des choses, c'est que, vu ma vitesse de déplacement, j'ai le temps de profiter du paysage. Il me semble que la forêt est mieux entretenue cette année, et du coup, elle permet aux coureurs curieux d'observer de magnifiques panoramas sur Luchon et sa vallée. Malgré tout, de nombreuses clairières le long de la voie qui offraient naguère des belvédères ont disparu faute de coupe. Il me faut plus d'une demi-heure pour me retrouver à l'ancienne station de Mi Sahage, à mi-parcours, reconnaissable à ses quelques ruines sur la droite du chemin. Une halte rafraîchissante. Je prends mon temps, mon adversaire a définitivement lâché l'affaire : elle a craqué (elle arrivera plusieurs minutes après moi....). Je repars les jambes lourdes. C'est pas mon jour,  j'suis pas en jambes ! Je regarde ma montre, les minutes défilent…. 

AU COURAGE...

 Peu après, la piste traverse un ravin que nous franchissons grâce à l'historique viaduc en pierres du Mailh Tronquet (1298 m). Sa longueur est de 88 m, sa hauteur de 20 m. Sa largeur : 2,40 m. Cette année, la traversée est bien plus impressionnante car la végétation a été coupée. Du coup, attention au vertige, mais quel superbe passage ! Ce parcours, décidément, est de toute beauté, mais trop dur pour moi ! Ce meilleur entretien de cette forêt nous offre la possibilité d'admirer ses 8 arches majestueuses. Nous voyons bien, du moins pour ceux qui lèvent la tête de leurs genoux, les poteaux en treillis métallique de la caténaire qui peuvent intriguer ceux qui n'ont pas pris la peine de lire le dépliant de l'épreuve. Enfin, me voici à la Halte de Fontaine Broucas, dernier ravitaillement avant Super. Je regarde ma montre, j'suis pas dans l'coup,  je ne risque pas de faire mieux qu'en 2006 ! Je bois un ultime gobelet d'eau et poursuis mon chemin vers le sommet. Nous sommes sortis de la forêt, le soleil me terrasse, le vent me freine, et la déclivité est à son maximum. 800 m à 28%...

-" J'en peux plus, j'suis au bout du rouleau ! Si je m'écoutais, je me coucherais par terre." - "Allez, encore un effort ! Regarde, on aperçoit Superbagnères. Tu y es presque !"

 Tu parles, aujourd'hui je sais quelle surprise nous ont réservée les organisateurs : une belle pente herbeuse à souhait de 350 m et oui, nous devons remonter une piste de ski à près de 30%...

 

 

L'ARRIVEE : LA DELIVRANCE...

 Le public, très nombreux à cet endroit, nous encourage à grands cris."Bravo" ! Soudain, j'aperçois Chantal à genoux, appareil de photo à la main ! Je sais qu'elle va faire des clichés de moi en plein effort. Je voudrais avoir l'air facile, la foulée aérienne, mais il n'en sera rien. C'est un visage défait par la souffrance de l'effort, et le corps plié en deux qu'elle m'immortalisera à l'insu de mon plein gré ! Je franchis la ligne sise sur le parvis de l'Aneto après 1h 07'02 (contre 1 h 04'18 en 2006). Nous sommes à proximité de la gare d'arrivée du petit train à crémaillère qui a fini vendu au poids à la Rhûne.

 Mon chrono n'est pas brillant, mais, je ne pouvais pas faire mieux. J'étais très bien la semaine dernière et avais pulvérisé mon record au Chalenge du Lys. Peut-être n'ai-je pas suffisamment récupéré. Surtout que j'ai eu énormément de courbatures après ma séance de mardi avec Jean-Pierre. Il faut savoir récupérer entre deux compétitions, surtout de cette importance. Tant pis pour moi. Isabelle a gagné dans le temps incroyable de 48'50, mais, surtout elle a battu, que dis-je battu, pulvérisé d'une minute le record de l'épreuve qu'elle détenait depuis 3 ans (50'01) Cette excellente performance lui permet entre autre de prendre une affolante 8e place au scratch….Chantal s'empare de la 2e place dans un temps très proche de celui qu'elle s'était accordé lors de la précédente édition. Aux premières, la prime, à moi la déprime ! La crémaillère, je préfère la pendre que la courir !!!

 Gilles Ségris l'emporte en 42'35, son poursuivant le britannique Matt Whitfield arrive en 45'03, Georges Burrier prend la 3e place en 46'06. Heureux Gilles ! Il est parti tranquille, en 4e position, ne s'est pas affolé. Il est revenu sur ses adversaires qu'il a remontré au train...Ca se justifie pleinement pour une course comme la Crémaillère ! Dès le premier ravitaillement, il est seul en tête pour ouvrir la voie...Personne ne le reverra avant l'arrivée. Tranquille comme Gilles ! Il réalise le 3e meilleur temps...Le record étant détenu par Gilles Icart en 41'32...

 

 

C'EST L'HISTOIRE DE TOTO QUI :

Toto, mon copain Kikoureur, arrive à son tour. Chantal a réussi à faire des photos de lui dans la montée finale. Il a l'air mieux que moi au même endroit…Mais je le soupçonne d'avoir moins tiré sur la corde que moi ! Il termine son périple en 1h13'02 à la 114e place. Heureux comme un pape. Il est là, en vacances avec sa femme, tout va bien ! 

 

 

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Un ravitaillement conséquent nous attend (gâteaux, fruits secs, fruits frais, pain d'épices, sandwiches au fromage…). Je n'ai pas très faim et ne fais guère honneur à ce buffet... La descente se fait grâce au funiculaire qui plonge dans la vallée et ramène en 8 minutes tout notre petit groupe en plein centre ville. J'embarque avec Toto et sa femme Tina. Donc Titi Toto Tina sont dans une télécabine ! Gag !Après un footing de décrassage d'un quart d'heure, je file prendre une douche bienvenue aux thermes, où je rencontre la jeune fille qui a fait de la résistance avec moi dans "La Crémaillère". Nous discutons un moment, et elle m'avoue avoir fini dans la douleur. Qu'elle se rassure, moi aussi ! La course à pied, c'est un sport de maso ! Propre et fraîche, je prends place devant le kiosque du Parc des Quinconces où a lieu la remise des récompenses. Chantal monte sur le podium accompagnée d'Isabelle Guillot, de Patricia Althape-Arhondo, de l'anglaise Bev Whitfield. Muriel Betrand (victorieuse de cette épreuve de nombreuses fois) complète le scratch. J'ai fait un chrono pas terrible, mais je termine à la même place que l'an dernier: 6e. Je m'offre la plus haute marche du podium vétéran hors scratch. Mais celà ne me console pas de ma contre-performance...Mes dauphines sont : Françoise Galibert et Anne-Marie Pauget-Laclau. J'ai néanmoins la joie de recevoir deux livres, un sur les montagnes des Pyrénées et un autre : "L'enterrement de la montagne" de Marcellin Bérot, plus une nouvelle coupe pour une collection qui prend des proportions inquiétantes chez moi ! 

 

 

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Mon podium (est-ce que je le mérite vraiment ? Hum) Avec Maurice Sanson et le maire de Luchon

REMERCIEMENTS :

 Je tiens ici à remercier chaleureusement l'équipe d'organisation de cette superbe course, et tout particulièrement Maurice Sanson qui en est la cheville ouvrière ainsi que l'âme. Grâce à son travail, à sa ténacité, il fait revivre, à sa façon, tous les ans son petit train à Crémaillère, si cher à son coeur et permet à des centaines de coureurs venus de toute la France de découvrir ce parcours historique. Et moi, grâce à lui, sur cette course si difficile, je touche mes limites; et cette souffrance, j'en suis sûre, me rend meilleure... 

 

 

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  Toto en compagnie des vainqueurs !
 
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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 18:33
Cauterets, Pyrénées :
                       
                      Le rendez-vous des grands d'Europe
!
 
 
 
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8 juillet 2007 ! Une date historique pour la ville de Cauterets, dans les hautes Pyrénées, la France a accueilli son premier Championnat d’Europe officiel de course en montagne 
Un rendez-vous majeur pour les 200 athlètes de 23 nations européennes adeptes d'une discipline de l'athlétisme encore confidentielle. Le club du Vignemale, organisateur de l'événement, a  réussi son pari : faire de Cauterets la capitale de l'Europe des coureurs de montagne.

Les Rosine Bécat, Alain Larroudé, Sophie Bernat-Salles, Johan Dubourdieu peuvent se réjouir aujourd'hui : organiser une telle manifestation au coeur des Pyrénées, relève du défi. Beaucoup de travail, de soucis, d'obstacles, de nuits blanches, de réunions...et beaucoup de soulagement et de satisfaction finalement, lorsque le rideau retombe, dimanche soir, sur les podiums. 

LES COURSES

C'est une course relativement difficile qui attendait les athlètes. Cette année le parcours était uniquement en montée. Au menu pour les hommes : 12,820 km avec un dénivelé positif de 1570m, pour les femmes, 8,5 km avec 1080 m de dénivelé. Les juniors hommes ont eu droit au même parcours que les féminines ; les juniors filles, de leur côté, se sont expliquées sur 4,2km dont 566m de dénivelé. Une course difficile, technique (surtout pour les hommes) usante, mais rapide ! La pente régulière permettait de prendre du dénivelé sans à-coup en l'absence de côtes raides. Les plus forts, bien sûr, ont trouvé le tracé à leur goût...

Une course technique pour les séniors hommes :

Un petit tour et puis s'en vont : les garçons ont effectué une boucle en ville sur le bitume, puis les montagnards ont commencé leur explication sur  un chemin de randonnée pierreux et instable à souhait. Une partie assez délicate à négocier en bord de falaise. Heureusement les conditions météo  se sont révélées  idéales. Lors des ultimes kilomètres, ils ont poursuivi leur effort le long d'un single track  pour parvenir enfin sur une longue ligne droite d’arrivée de 280 m qui permettait aux meilleurs de sprinter pour gagner une place précieuse...Les Crêtes du Lys à 2360 mètres d’altitude attendaient les coureurs pour leur offrir un panorama splendide sur les sommets environnants suspendus au-dessus d'une mer de nuages.

Un petit tour et puis s'en vont : 
Les garçons ont effectué une boucle en ville sur le bitume, puis les montagnards ont commencé leur explication sur  un chemin de randonnée pierreux et instable à souhait. Une partie assez délicate à négocier en bord de falaise. Heureusement les conditions météo  se sont révélées  idéales. Lors des ultimes kilomètres, ils ont poursuivi leur effort le long d'un single track  pour parvenir enfin sur une longue ligne droite d’arrivée de 280 m qui permettait aux meilleurs de sprinter pour gagner une place précieuse...Les Crêtes du Lys à 2360 mètres d’altitude attendaient les coureurs pour leur offrir un panorama splendide sur les sommets environnants suspendus au-dessus d'une mer de nuages.

La rélève se révèle !


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9h 15, les 20 juniors filles lancent la première course des 6e championnats d'Europe.
C'est la slovène Lucija Krkroc enlève le titre. Nos trois tricolores, Manon Charabot (13e), Laura Arnould (15e) et Marie Ligier (16e) arrivent groupées, mais sont malheureusement à plus de 4 minutes derrière la Slovène. Elles prennent la 6ème place par équipe. 
Loin du podium ? Il faut dire aussi qu'il y a des juniors 1ère année et d'autres 2e année, et à cet âge-là, c'est important. Et puis, pour nos 3 bleuettes, c'était quasiment la première course de montagne ! Et dernier facteur seules les deux premières coureuses étaient prises en compte pour le classement par équipe. Sur 3 athlètes la donne aurait été changée...Allez, c'est le métier qui rentre. L'EXPERIENCE. Bravo à elles. Il fallait être là et elles ont répondu "présent" !
 

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Les turcs font parler la poudre ! 

P1070125.JPGDans la course des juniors hommes, ce sont les turcs qui se sont payé nos têtes ! C'est un triplé turc qui franchit la ligne d'arrivée, au nez et à la barbe de leurs adversaires et notamment des allemands dont on attendait mieux...
 Mehmet Akkoyun, 17 ans devient le grand d'Europe. Benjamin Rouillon, est le  premier français (16e sur 36) et l'équipe prend la 8ème place...(photo Alexandre Jodidio, Pays Bas, 28e)

Les séniors tricolores, courant à domicile, avaient à coeur de briller ! C'est donc entre espoir et confiance qu'on attendait notre équipe de France. On avait espéré 4 médailles dans l'escarcelle des bleus (2 par équipe, 2 individuelles avec Raymond Fontaine ou Julien Rancon, et chez les filles, Isabelle Guillot qui nous avait habitués à revenir des grandes compétitions avec des titres et des médailles, 4 fois championne du monde tout de même !)

Finalement seule une médaille d’argent sera ramenée par l’équipe de France masculine...Une médaille d'argent qui n'a pas fait le bonheur de tous...Le niveau des athlètes en Europe a très sérieusement augmenté...

La reine d'Europe est norvégienne !

Les seniors femmes ont emprunté le même parcours que les juniors hommes (ainsi que la course OPEN. Les françaises emmenées par leur chef de file Isabelle Guillot (28 sélections en équipe de France) se classent 4e. Isabelle peut être déçue, car c'est une formidable compétitrice qui l'an dernier encore s'offrait le podium au trophée mondial. C'est d'autant rageant que les Bleues passent à un point du podium... Michelle Leservoisier 13e, Aline Comboulives 14e et Patricia Farget 31e repartent avec la cuillère en bois, dixit René Jourdan déçu. La nouvelle Championne d’Europe, est norvégienne, il s'agit d'Anita Eversten.

Le roi est Turc...

C'est la course des séniors hommes qui clôture ces championnats d'Europe; il est 10h15 et les bleus s'élancent. Les français ont déjà raflé l'argent, ils espèrent l'or cette année devant un public tout acquis à leur cause. Malheureusement Raymond Fontaine ne peut faire mieux que 6e, Jean-Christophe  Dupont 12ème et Julien Rancon 13ème. Gilles Ségris prend une 21e place. Ca n'aura pas suffit :  les tricolores devront se contenter de la deuxième marche du podium. Enfin, ne soyons pas trop déçus, c'est une médaille tout de même et malgré la déception sur le moment, les garçons seront souriants sur le podium quelques heures plus tard. C'est de nouveau la Turquie qui s'impose en la personne d'Ahmet Arslan (21 ans)  qui permet à son pays de régner sans partage sur la course en montagne. L’Italie remporte le titre par équipe. 

Le prochain rendez-vous majeur pour les tricolores :  le Trophée mondial de montagne, en septembre à Ovronaz en Suisse.
 

L'Open des Europes : le Challenge du Lys :

Mais les premiers à s'élancer sur ce parcours difficile dès 8h du matin, c'étaient les coureurs de "l'Open". Il s'agissait de la deuxième édition du "challenge du Lys" remportée en 2006 par Said Jandari et Chantal Baillon. 150 concurrents étaient décidés à en découdre, surtout pour ceux qui avaient raté la course de sélection pour les Europe...

Tous les résultats  
cliquez ici.

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                                  Ma course à moi : l'OPEN DES EUROPE...

5 h Paris s'éveille, nous aussi !
 
7 h : devant l'office du Tourisme, nous débutons notre échauffement.

7 h 30 : nous prenons la navette qui doit nous mener au Cambasque, lieu de départ de notre course. Peaufinage de l'échauffement, place aux éducatifs et aux accélérations sous l'œil de la caméra de télévision qui nous suit à la trace. 

8 h : le temps de se souhaiter mutuellement bonne chance et le starter annonce d'une voix de stentor un surprenant :" A vos marques ! Prêts ? Partez !" Il se croit en plein meeting sur une piste d'athlétisme au départ d'un 1500 mètres. 

C'est parti et directement en côte. Très rapidement la hiérarchie s'installe et Chantal impose son rythme aux filles qui prétendaient lui montrer leur dos : Fatima Hajjami et Nawal Pinna. Moi, je me garderais bien d'énerver Chantal  sur une course de montagne ! La première de ses poursuivantes, Fatima Hajjami, licenciée au Coquelicot 42 Saint Etienne, fut championne de France de 10 km route, la seconde, la jeune Nawal du Stade Toulousain est une spécialiste du 1500 m. Aujourd'hui, les 1500 m, il va les lui falloir courir à la verticale ! Je prends la 4e position du peloton et derrière moi, Anne-Marie Duran de la Section Athlétisme Toulousaine. Très vite je me mets à marcher...trop dur pour moi. Pourtant la pente n'a pas un gros pourcentage, mais néanmoins, l'effort est usant, et je ne peux plus courir. Je regarde ma montre Garmin GPS, il m'indique la vitesse supersonique de 5,2 km/h ! Eh, beh, c'est pas en allant à cette allure que je vais rattraper Chantal, que je vois au loin galoper sans effort et bondir, voire rebondir, comme une gazelle sous la cascade d'Ilhéou. De toute façon, ça n'est pas mon ambition, je suis réaliste, mon objectif pour cette course : arriver le plus vite possible et maintenir ma poursuivante à distance.


J'arrive au premier ravitaillement et en profite non seulement pour boire mais aussi pour prendre la mesure de la concurrence. Pour l'instant j'ai 50 mètres d'avance. Il va falloir me sortir les tripes pour résister au retour d'Anne-Marie Duran. Elle a l'air d'en vouloir. Ca tombe bien, moi aussi ! Ca va également me permettre de me bouger un peu ! Devant moi, les deux dauphines de Chantal marchent...et Chantal court...et s'éloigne. Personne ne la rattrapera avant l'arrivée, me voici rassurée pour la victoire (Yes ! J'avais raison !!!). Ah, j'aperçois le refuge du lac Ilhéou...Le fait de connaître l'itinéraire me permet d'anticiper les passages difficiles et les parties roulantes où je sais pouvoir récupérer. Je suis plus rapide que mon adversaire directe sur le plat. 
Arrivée au ravitaillement du refuge, je prends le temps de boire et de m'arroser. Il fait beaucoup moins chaud que l'an dernier, mais ça ne fait rien, quand je fais débauche d'efforts, je suis toujours en hyperthermie.

Ah, enfin une partie plate et même légèrement descendante...sauf que c'est un secteur particulièrement délicat et technique. Des cordes sont d'ailleurs installées à plusieurs endroits. Oh là ! Il ne s'agit pas de tomber, ici, sinon chute garantie sur fractures ! Coton...Je me retourne car je n'entends plus la respiration de  forcenée de ma poursuivante. Rien, personne ! Chouette, je l'ai semée ! Super-titifb a mis le turbo ! J'le savais que j'arriverais à lui faire lâcher prise ! Je n'ai même pas l'idée de me dire, à ce moment-là, qu'elle pouvait être tombée ! Je ne relâche pas mon effort, mais je sens que je tiens le bon bout. 
Mince ! Je viens de mettre le pied gauche dans un ruisseau. Je ne pouvais guère faire autrement, sinon il aurait fallu que soit je mesure 1,80m ou soit je sois championne de saut en longueur. Chantal m'avouera le même incident. Comme quoi !En arrivant au col j'aperçois le sélectionneur de l'équipe de France, il me lance au passage :"Ton athlète est passée en tête devant nous". J'le savais. Mais, ça me remplit de contentement, et je respire mieux.

Il reste un kilomètre. Je mets le paquet. Personne ne doit me rattraper maintenant. Ce serait trop bête après 7,5 km et plus de 1000 m de dénivelée. La dernière côte me mène à l'arrivée, j'suis 4e (j'étais 6e en 2006), j'suis trop fière ! 
Que de monde là-haut pour encourager les athlètes ! J'ai accéléré, je veux en finir maintenant, j'ai le cœur qui va sortir de ma poitrine ! Les cuisses en feu, j'essaie de résister à l'appel de la marche. Non je ne marcherai pas, non, je ne marcherai pas, non, je ne...L'acide lactique envahit tous mes membres. Je vais arriver en courant, pas comme l'an dernier où je m'étais traînée lamentablement au ralenti en m'écroulant à genou sur la ligne d'arrivée sans la moindre dignité ! Ca y est, je vois Chantal. Elle m'encourage et dégaine l'appareil photo pour immortaliser l'instant. J'ai le sourire. Contrat rempli : Chantal l'emporte pour la deuxième année consécutive, et je décroche une 4e place. Bon, c'est pas encore le podium scratch, y a du boulot ! Mais mon chrono de 1h11 me convient. La vainqueur ne m'a collé que 10'..!

Deux minutes après, Anne-Marie Duran franchit à son tour la ligne d'arrivée. Elle a le genou en sang. Dans la partie technique où il ne fallait pas tomber...elle est tombée ! Nous discutons 5 minutes ensemble et elle me dit que ma présence devant elle l'a stimulée (ah bon, je suis stimulante ? A la vitesse où je cours en montagne je  me croyais plutôt stimu-lente !). Elle sous-entend qu'elle allait revenir sur moi. Bon, je lui laisse ses illusions ! Elle est blessée, je ne vais pas lui tourner le couteau dans la plaie.

Euh, je vais garder moi aussi mes illusions, c'est plus prudent ! On se retrouvera peut-être la semaine prochaine à La Crémaillère à Luchon. La vengeance est un plat qui se mange froid. Bon, sauf qu'à Luchon, je n'aurai pas le moindre mètre de plat à mettre entre elle et moi...Hum, ça sent l'embrouille ! 

Le ravitaillement est à la hauteur de l'altitude ! A manger, à boire, et même de la bière...Pas pour moi, je n'ai pas envie de tomber raide. Nous rencontrons Claude, la femme de Jean-Pierre Florence; une femme absolument charmante qui nous convie, Chantal et moi à nous changer dans un Algeco (cabine de chantier prévue pour le contrôle anti-dopage). Bien au chaud.  Retour au ravitaillement, il y a de plus en plus de monde. 
 
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Les 4 premières de l'Open
 
Les hommes de la course open commencent à arriver. On les encourage ! Doublé victorieux pour Paul-Henri Valour et Lauent Vincent de l'ACO Firminy. Les juniors garçons arrivent à leur tour, je redescends dans la dernière côte pour essayer d'apercevoir mon copain Kikoureur Alexdesuisse, le seul représentant du Plat-Pays. Son maillot orange flotte autour de son corps d'adolescent. Il marche les mains sur les genoux. "Allez Alex ! Courage ! Allez, 150 m, c'est fini !".    
Les Juniors filles arrivent à leur tour ! Je crie, je m'époumone pour encourager les bleuettes ! Surtout Marie ! "Allez Marie ! Pour l'équipe, donne tout ce qu'il te reste !". Elles arrivent en tir groupé ! Nos petites jeunes s'écroulent littéralement dès la ligne d'arrivée ! Elles n'en peuvent plus. Trop dure la course en montagne. Surtout pour des débutantes...Mais les jeunes ont cette faculté de récupérer très vite et à la déception qui se lisait sur leur visage marqué par l'effort s'ensuivent bientôt de francs sourires ! Elles sont toutes les trois très sympathiques, et enthousiastes ! 
 
 
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Le sourire revient...timide !
 

Allez, les photos s'enchaînent et de minute en minute les visages s'épanouissent. Maintenant ce sont les femmes qui arrivent.….Bredouilles les filles en bleu.  Soudain l'équipe Turque pousse des cris de joie ! Le champion d'Europe est leur compatriote ! Déjà que les Turcs ont trusté les 3 premières places en juniors ! Et 1 et 2 et 3 ! Chapeau… 

Le froid et la fatigue commencent à se faire sentir et nous prenons le télésiège puis la télécabine pour revenir sans effort à Cauterets. Là, les organisateurs ayant bien fait les choses, ils nous offrent une remise en forme aux Thermes César à deux pas de notre Gîte. Arrêt obligatoire pour un moment intense de détente. Merci ! C'est royal.  

Un grand coup de chapeau en effet à l'organisation, assurée par le club du Vignemale notamment. L'an dernier, ça nous avait déjà bluffées, mais, là, il s'agissait d'un challenge majeur : d'un côté la course des Crêtes du Lys au label FFA, mais en plus les Championnats d'Europe. Avec tout ce que ça comporte comme contraintes ! Il faut loger, nourrir, transporter, etc... plusieurs centaines de personnes…
 

 
 
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Avec Marie69 la veille lors de la présentation des équipes

 
 
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Gilles Ségris, porte-drapeau des bleus
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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 09:03

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LE PODIUM SCRATCH DE L'OPEN DES CHAMPIONNATS D'EUROPE DE COURSE EN MONTAGNE
A CAUTERETS 8 JUILLET 2007

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LA CREMAILLERE A LUCHON
UNE PHOTO QUI EN DIT LONG SUR LA DIFFICULTE...

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 16:23
Salut à tous !
Les nouvelles vont bientôt pleuvoir...
Dès demain...
Titifb
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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 15:36
CHAMPIONNATS D'EUROPE 
DE COURSE EN MONTAGNE A CAUTERETS
: JOUR J -3

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Pour tous les passionnés de montagne, de courses, de dénivelés, de Pyrénées, ce rendez-vous est pour vous. Et pour moi !

La station de thermale de Cauterets va accueillir le 8 Juillet 2007, les 6e Championnats d'Europe de Montagne. Pour mémoire :
 

1er Championnats d'Europe de Course en Montagne  - Madeira / POR, 2 Juillet 2002

 

2è Championnats d'Europe de Course en Montagne - Trento / ITA, 6 Juillet 2003

 

3è Championnats d'Europe de Course en Montagne - Korbielov / POL, 4 Juillet 2004

 

4è  Championnats d'Europe de Course en Montagne - Keiligenblut / AUS, 10 Juillet 2005

 

5è Championnats d'Europe de Course en Montagne - Upice / CZE, 9 Juillet 2006

 


On peut faire confiance au Comité d'organisation pour nous concocter de magnifiques championnats :
 
Compétence, dynamisme, disponibilité, seront au service de tous. On se souvient de la magnifique organisation du Challenge Mondial de montagne de longue distance en 2005 sur le parcours de la fameuse course du Vignemale.
 
Trouvé sur le site de la FFA l'interview d'Isabelle Maréchal :

http://www.athle.com/asp.net/main.news/news.aspx?newsid=6093
Cauterets accueillera, dimanche 8 juillet 2007, les championnats d'Europe de course de Montagne, uniquement en montée cette année, avec plus de 1500m de dénivellé. Isabelle Maréchal, de la Direction des compétitions de la FFA, nous présente ce grand événement à quelques heures maintenant du départ des 4 courses majeures.

Athle.com : Comment la ville de Cauterets s’est-elle portée candidate pour organiser cette compétition ?
Isabelle Maréchal : Comme pour toute compétition, c’est la municipalité qui dépose sa candidature à la Fédération Française d’Athlétisme. Ensuite, il revient à la FFA de proposer cette candidature à l’Association Européenne d’Athlétisme (AEA). Dans le cas de Cauterets, la FFA a retenu son dossier car la ville avait déjà organisé le Trophée longue distance l’année précédente. Cette compétition avait pour but de tester l’organisation locale.

Justement, comment s’organise-t-on au niveau local ?
C’est Sophie Bernat Salle qui s’occupe quotidiennement de l’organisation. Et cela depuis le mois d’avril. Elle est aidée de quatre bénévoles. Mais le jour de la compétition, dimanche, ils seront près de 80. Il ne faut pas oublier aussi les membres de la Fédération qui leur viennent en aide pour les gros dossiers, comme l’hébergement, le transport ou l’accueil. Car les organisateurs locaux ne sont pas habitués à une telle manifestation.

Parlez-nous du parcours de Cauterets…
Nous nous sommes énormément appuyés sur l’expérience de René Jourdan, l’ancien responsable national de la discipline, pour réaliser ce parcours.  L’année dernière, une première répétition a eu lieu, en vue de ces championnats d’Europe. Bien sûr, René Jourdan était présent pour étudier le parcours. Un délégué technique de l’AEA est aussi intervenu pour le repérage et la validation du tracé, au mois de novembre, juste avant les premières neiges.

Quelles sont les spécificités du site de Cauterets ?
Cette année, le parcours est fait uniquement de montées. Et c’est ainsi une année sur deux, c'est-à-dire en alternance avec le Trophée mondial. C’est d’ailleurs sur ce parcours que les sélections françaises ont eu lieu.

Quels sont les grands favoris ?
L’Italie est l’une des meilleures nations au monde. Elle devrait encore dominer les courses à Cauterets. Mais sans être trop chauvin, on peut dire que la France a de réelles chances de médailles.

Quels sont les Français à suivre ?
Ils sont tous très motivés. L’équipe de France a à cœur de bien faire sur ses terres. Chez les filles, Isabelle Guillot figure parmi les grandes favorites car elle était sur le podium l’année dernière. A ses côtes, il faudra suivre Patricia Farget, Aline Camboulives et Michelle Leservoisier. Chez les hommes, Raymond Fontaine, qui a été champion du monde junior, est aussi  très attendu. Jean Christophe Dupont, Julien Rancon et Gilles Segris feront tout pour réussir devant leur public.

Les juniors participent également aux championnats d’Europe ?
Oui, mais pour eux, le contexte est un peu différent. Cette compétition constitue un test en vue de devenir un championnat à part entière. Ils ont donc un statut d’invités.

Propos recueillis par Thomas Héteau pour athle.com

Listes des Juniors Jilles  français qualifiées :

FRA ARNOULD LAURA 16.11.88

307 FRA CHARABOT MANON 01.09.89

308 FRA LIGIER MARIE 22.04.88

309 GBR BATESON HANNAH 11.05.90

 
Si vous n'êtes pas qualifiés, ne désespérez pas ! Oui, vous allez quand même pouvoir courir ! En effet, une épreuve OPEN est prévue ! Et lorsque vous serez à la Crête du Lys à 2360m, vous pourrez applaudir les Grands d'Europe qui seront au sommet...de leur gloire ! Si vous ne courez pas, venez tout de même, la ville de Cauterets vaut le déplacement à elle toute seule (les thermes vous y attendent pour vous remettre en forme !), et la station village saura vous accueillir au mieux pour que vous puissiez encourager notre équipe de France qui aura à coeur de briller sur les pentes Pyrénéennes...
 

Horaires

Course

Départ

Arrivée

8h00

Course Open H Hôtel de Ville de Cauterets - 925 m Crête du Lys - 2360 m
    Open H




   Open F
Distance : 12,8 kms - Dénivelé positif : 1570 m - Dénivelé négatif : 130 m 

Station Cambasque - 1357 
Distance : 8,5 kms - Dénivelé positif : 1010 m - Dénivelé négatif : 10 m

10h00

Junior Femmes Téléski du Lys - 1737 m Crête du Lys - 2360 m
    Distance : 4 kms - Dénivelé positif : 450 m  

10h00

Junior Hommes Station Cambasque - 1357 m Crête du Lys - 2360 m
    Distance : 8,5 kms - Dénivelé positif : 1010 m - Dénivelé négatif : 10 m

10h45

Femmes

Station Cambasque - 1357 m

Crête du Lys - 2360 m
    Distance : 8,5 kms - Dénivelé positif : 1010 m - Dénivelé négatif : 10 m

11h30

Hommes Hôtel de Ville Cauterets - 925 m Crête du Lys - 2360 m
    Distance : 12,8 kms - Dénivelé positif : 1570 m - Dénivelé négatif : 130 m

17h00 : Remise des médailles sur le parvis de l’hôtel de ville
19h30 : Banquet de clôture

 
Pour lire le récit de ma course de l'an dernier sur ce parcours :
 
 
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  • : Courir Plus Haut
  • : Le blog de Titifb, passionnée de montagne. 6e des championnats du monde Master de course en montagne 2006. Trails, 10 km, plans d'entraînement, conseils, récits de courses...Coach d'une équipe de coureurs Drômois.
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