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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 17:55
 En ce dimanche 20 Juillet, trois kikous en goguette se rendent à Courthézon, charmante petite ville du Vaucluse pour participer à une épreuve de 10 km de course à pied : « LES TROIS PORTES ». Pas de jaloux, chacun aura la sienne  !

Il est à peine 8 h 15 lorsque nous arrivons
sur la commune de Courthézon qui fut le plus ancien site néolithique découvert en France ; il remonterait au Ve millénaire.

Un peu d’histoire ?

Un castrum (camp fortifié à l’intérieur duquel cantonne une troupe) bâti par les romains servait alors de défense avancée d’Orange. C’est sur ses assises que furent construits les remparts du Vieux Château. Courthézon appartient à la Principauté d'Orange jusqu'à l'annexion de la Principauté par Louis XIV.


Au
XIIe siècle, le château appartient au troubadour Rimbaud d'Orange et il s'y tient des cours d'amour !!! Je me demande bien ce que recouvraient ces « cours ». Seulement de la théorie ? Des  exercices pratiques ? ! Des examens de fin d’année  suivis d’un diplôme ?

Heureux habitants de Courthézon qui, en plus, en 1302, grâce aux importantes franchises présentes sur la commune, sont dispensés d'impôts !

Quant aux armoiries de la ville, elles viendraient de Guillaume de Nassau. L'écu d'azur est accompagné de la devise : « Saevis tranquillus in undis » : tranquille au milieu des tempêtes…Euh, toute une philosophie que je vais devoir appliquer pour cette course des trois portes.  sont déplacés pour la fête votive. Tant mieux, il y aura davantage de public pour nous encourager…

Au fait, pourquoi la course porte-t-elle cette dénomination ? Justement à cause des trois ouvertures. A l’origine, en fait, il y en avait quatre, mais seulement trois ont été conservées. Elles donnent accès à l'ancienne cité. Par elles, nous sommes invités à entrer au cœur du village : la Porte Aurouze (au nord, tire son nom de sa situation face au vent "Auro" le Mistral. Elle a encore des mâchicoulis mais a perdu ses créneaux), la Porte Belle Croix, (au sud, c'est la plus belle et la mieux conservée. En ogive et à pont-levis, elle a encore intacte sa couronne de mâchicoulis. Elle tire son nom d'une croix située alors à la place de l'actuelle fontaine. Sous sa voûte, on voit l'escalier qui conduisait les défenseurs jusqu'au sommet). La troisième, la Porte du Prince fut appelée ainsi par Guillaume de Nassau, chassé d'Orange, qui fut sauvé par le capitaine du Château et accueilli à cette porte par les habitants de Courthézon en 1604. (source Office du Tourisme).

La commune exploite un vignoble de 1600 hectares (Châteauneuf du Pape, -seulement à 6 km-, Côtes du Rhône, et vin de Pays). Nous ramènerons d’ailleurs 2 cartons de quelques célèbres appellations…

Ce qui est frappant, c’est le nombre de fontaines…En Provence, c’est plutôt rare ; je n’ai pas eu le temps de les compter, mais la ville s’enorgueillit d’en posséder 15. Durant l’échauffement, je ne me suis pas privée de mouiller mon éponge à ses vasques rafraîchissantes.

Crapahut26 et moi aurons l’occasion, lors du footing de récupération, de parcourir à (très) petite vitesse la cité parcourue par La rivière la Seille. Je ferai de nombreuses photos des remparts dont la construction remonte au XIe siècle.


Nous pourrons admirer la Tour de l'horloge surmontée d'un campanile en fer forgé classé monument historique. Nous nous arrêterons dans le superbe parc paysager du château de Val-Seille, construit par Elie Dussaud au XVII et qui abrite aujourd'hui la mairie, ainsi que la Police Municipale ! Nous avions traversé cet espace de fraîcheur par deux fois lors de la course, mais, un peu vite à notre goût. Cela mérite vraiment le détour.

Quant à la petite rivière "la Seille", elle traverse nonchalante la cité pendant que "l'Ouvèze" borde la commune en partie.

LA COURSE

Que de monde, ce matin à Courthézon. Outre les coureurs, la ville accueille également de nombreux visiteurs qui se sont déplacés pour la fête votive. Tant mieux, ça fera plus de public pour nous encourager !

Lors de l’inscription, nous saluons de nombreuses connaissances, ainsi que notre ami, animateur/speaker de la course, le célèbre Jocelyn Giraud !

9h30, sous le soleil déjà haut dont les ardeurs ne vont pas tarder à se manifester au fil des deux boucles que nous avons à effectuer, c’est le départ de cette 13e édition.

Pas de sommation, tout le monde est surpris par le coup de pistolet. C’est un peu l’affolement dans le peloton, chacun cherche sa montre pour appuyer dans l’urgence sur le bouton du chrono ! Panique à bord, c’est dur de se frayer un passage à travers un rideau de coudes bien écartés. Heureusement, Chantal et moi sommes bien placées, comme d’habitude aux avant-postes, ce qui est un sérieux avantage !

Le premier kilomètre est avalé presque sans y penser : 3’35. Dav26 et moi, côte à côte, filons derrière notre locomotive, elle-même poursuivie par Anne Rosati, la régionale de l’étape, venue pour gagner. C’est bête pour elle, Crapahut26 est là, avec la même idée…Moi, la mienne, c’est le podium scratch et la victoire dans ma catégorie. Je n’ai pas d’autres ambitions aujourd’hui, sachant qu’avec tout ce que nous avons fait cette semaine, plus la chaleur, et vu le fait que cette course n’a pas été préparée comme un objectif, le chrono ne sera pas fameux ! Qu’importe, je suis venue pour faire une séance de rythme, découvrir un village médiéval qui mérite la visite et éventuellement, ramener quelques flacons d’un précieux liquide pour nos futurs repas « fins ».

Tout se passe fort bien, sur cette petite route goudronnée (dommage, peu ombragée…), jusqu’au 1,5 km. Pourquoi ? Parce que nous arrivons là au passage-clé de la course. En effet, et c’est pourquoi cette épreuve n’a pas le label FFA, nous devons traverser un passage souterrain de quelques mètres. En soit, ça ne pose pas de problème, sauf lorsque le dit « tunnel » ne présente qu’une hauteur de 1,70 m…Il faut donc se baisser (car avec le rebond de la foulée, le crâne est caressé dans le sens du poil !) Bref, en ce qui me concerne, ça passe à un cheveu…Je me
place en file indienne pour voir le spectacle des coureurs me précédant, courber l’échine et rentrer la tête dans les épaules. Pi, c’est pas fini, car à la sortie, le virage est à angle droit en montée, forcément. Et cette sympathique péripétie va se renouveler deux fois, bien sûr, vous l’aviez compris…

Une fois m’aurait suffi, euh, et même aucune je dois avouer, car, dès la sortie, Dav26 prend le large en relançant, ce que ma forme du jour, me rend incapable de faire. Je le vois s’éloigner, je sens qu’il est parti pour battre son record. Tant mieux. Toutefois, il n’est pas encore trop loin. Je suis en 4e position, à la poursuite d'une fille qui  a décidé de me montrer son dos avant la fin du premier kilo. Heureusement, j’ai pu, avec un petit coup d’accélérateur, la ramener prestement à la raison. Non, le podium scratch, c’est pour moi, que cela soit bien clair, entre elle et moi. A la faveur d’un nouveau passage souterrain (franchement plus haut cette fois), je me retourne pour constater l’écart qui se creuse avec ma poursuivante, elle-même poursuivie !). Bon, tout va bien de ce côté-là, mais il ne me faudra pas faiblir, car elle ne me fera pas de cadeau…

4e kilomètre : nous traversons maintenant le parc du Château et je ne peux m’empêcher de l’admirer. Je sais que je reviendrai après la compétition. Un ravitaillement nous attend, il fait du bien, je me sens complètement déshydratée. David est toujours devant moi à quelques mètres. J’ai beau faire tous les efforts du monde, je ne parviens pas à revenir sur lui.

5 km : 19’ et quelques secondes, je tiens le bon bout, plus qu’une boucle…la dernière, la plus dure. Nouveau passage souterrain et je m’enfonce encore plus…A la sortie, David a pris la poudre d’escampette, c’est sûr maintenant, je ne reviens plus, c’est trop tard, le soleil tape trop fort, mon gosier est sec comme une source tarie, ma langue est collée au palais. Derrière, ma poursuivante a craqué et je ne la vois plus. C’est déjà ça. Cette course, je ne l’ai pas vue passer et pourtant, je l’ai trouvée longue.

RESULTATS

40’43 ! Ce sera mon chrono pour aujourd’hui, et je m’en satisfais. 14,736 km/k, 3e scratch, 1ère V1. Mon contrat (moral) est rempli. Autre satisfaction, David bat, comme prévu, son record sur la distance. Il lui faudra désormais faire mieux que les 39’34 réussies aujourd’hui. Petite déception, en revanche, côté Crapa, qui laisse la victoire (38’13, temps national N3 tout de même !) à Anne Rosati pour 9 secondes…

 


J'offre la coupe gagnée aujourd'hui à Dav 26 pour fêter son record, de son côté, reconnaissant et surtout prévoyant, il sort une bouteille de LACRIMA DEL MORO de son sac de sport...


Retour au camp de base avec, dans le coffre, quelques bouteilles supplémentaires pour nos futurs OFF de Kikous, dont le prochain sera à Montgenèvre le week end du 2/3 Août.

 
                       TROIS KIKOUS QUI ONT PRIS LA PORTE !        


 

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 19:03

Samedi 5 Juillet 2008

Courir dans la vallée de la Clarée

 

Le jour se lève et la pression monte, c’est le grand jour ! Mon rendez-vous avec l’histoire...Oui, je veux inscrire mon nom au palmarès de cette course à laquelle je pense depuis tant d’années. Crapahut26 l’a déjà courue en 1998, et s’était classée à une excellente 4e place en V1. Ferai-je aussi bien ? Mieux ? Faut pas rêver ! Je suis une coureuse de 10 km et 21,100km me semblent un océan à traverser à la nage lestée d’une ceinture de plomb. Suis pas arrivée. C’est vrai, je me suis inscrite à cette épreuve il y a plus d’un mois, et j’aurais eu le temps de me préparer un peu plus sérieusement. Malheureusement, en ce qui me concerne, les conditions d’entraînement à cette période de l’année ne sont guère favorables : manque de temps (c’est le moment de mes Festivals de Théâtre), et chaleur (plus de 38° à l’ombre en juin, bien que cette année, le printemps a été particulièrement humide et frais). Bref, pas l’idéal comme prépa…


 

A 17 h nous sommes à pied d’œuvre sur le théâtre des opérations. Le village de Névache est envahi de coureurs et de militaires. Près de 800 participants aux maillots de toutes couleurs et origines trottinent dans les rues. Des Français, des Italiens, des Suisses, des Allemands, des Kenyans, des Éthiopiens,  des Burundais, ça parle dans toutes les langues, une vraie tour de Babel ! Névachais et touristes se pressent sur le bord des routes pour nous encourager.

 

 Les sentiers grouillent d’athlètes aux traits tendus. Oui, la pression monte. A Pierrelatte, je pensais pouvoir boucler ce semi en 1h30, mais au fil de mes rencontres avec des copains Kikous (membres de mon cyber club d’endurance Kikourou.net), je revois mes ambitions à la baisse et mon chrono final… à la hausse !

A Snoopy05, j’annonce 1h30/35, à Corsica38, 1h35/40, à Knix 05 : tu vises 1 h50 ? Euh, si je ne suis pas bien, je t’attends et on finit ensemble. Encore une rencontre et j’aurais avoué 2 h !

 

Trois quarts d’heure avant le départ, nous partons nous échauffer ; lentement serait un euphémisme. Nous n’avons de jambes ni l’une, ni l’autre. Pas de sensations, euh, si, des mauvaises...Je rassure ma coéquipière : tes jambes, c’est ta tête. Lorsque nous serons dans l’action, l’adrénaline nous propulsera aux avant-postes pour tenter de faire et un bon temps et une bonne place.

 

Il fait chaud et la fontaine devant l’office de tourisme est prise d’assaut par les futurs semi-marathoniens. Je me passe la tête sous l’eau dont la fraîcheur me saisit. Dieu qu’elle est froide. Faut dire qu’elle descend droit de la montagne ! Ca rafraîchit les idées...Le starter nous appelle, les choses sérieuses vont commencer.

 

18h30 : Crapahut 26 et moi nous sommes sous l’arche de départ avec les cadors qui, s’ils ne nous connaissent pas, nous laissent une place respectueuse parmi eux. Ils doivent penser que si nous nous installons là, c’est que nous avons des ambitions et surtout celle de ne pas nous faire piétiner après le top chrono...Ils ont raison. Je me retourne vers deux grands gaillards qui s’agitent derrière et leur lance :

 

· Vous ne me marchez pas dessus, hein ?

·  Vous inquiétez pas Mam’zelle, on n’a pas l’habitude de bousculer les filles.

· Vaut mieux les gars. C’est pas bien.

· Et puis, on sait pas, peut-être que vous courez plus vite que nous et vous pourriez nous rattraper pour vous venger !

· Soyez en sûrs…

 

Cette petite conversation est une agréable diversion pour oublier le stress de la situation : le starter est sur le côté, l’oreille  collée contre un talkie-walkie. Plus que 30 secondes, avertit-il, un peloton de 800 coureurs trépigne. 15 secondes. Je regarde mes lacets, oui, j’ai bien fait un double nœud. 10 secondes, bonne course Thierry (Icart), 5 secondes, bonne chance Chantal.

 

3, 2, 1, PARTEZ ! Le chrono s’enclenche, c’est parti…

 

Je tente de suivre mon poisson-pilote en me frayant un chemin à travers une forêt de bras et de jambes qui s’agitent en tous sens. Ca déborde de tous côtés ! Ils sont fous ces coureurs, certains oublient que nous devons rejoindre Briançon à plus de 21 km...Ils partent comme pour un cent mètres ! Bon, je parviens à recoller à Crapahut, nous passons devant le panneau annonçant le premier kilo en 3’41 pour elle, et 3’47 pour moi. Trop vite, mais le peloton est encore trop compact et pousse...Nous abordons la descente vers Plampinet et je prends mon rythme de croisière à 15,3 km/h de moyenne. Je suis actuellement à une incroyable 4e place. Oui, je sais, ça ne va pas durer.

 

Je regarde le paysage défiler sous mes yeux éblouis ; dieu que cette vallée est belle. Je veux profiter de cette course qui, je le sais, me laissera des souvenirs impérissables. Je traverse le pont qui enjambe la Clarée, et repense à la fois où j’avais fait de ce lieu un poste d’observation pour regarder 3 chamois prendre le frais un soir d’été, perchés sur de hauts rochers dominant la rivière.

 

Je ne cours pas 21 km, non, trop long. Dans ma tête, je me livre tranquillement, j’ai le temps, à des calculs d’apothicaire qui me permettront de fractionner mon effort. 21 km c’est 3 x 7 km; 2 x 10 km + 1 km-c’est-peu. C’est 4 x 5 km + 1 km-c’est-peu.

J’arrive au ravitaillement du 5e kilo, juste devant « la chèvrerie » à l’entrée de Plampinet. Bon, bien, 1 ère étape, je tiens le bon bout. J’arrache un gobelet d’eau de la table ainsi qu’une éponge mouillée des mains d’un soldat. Merci ! Je ne m’attarde pas. 19’ et quelques secondes. Toujours trop vite, mais c’est normal, le rythme va se calmer de lui-même, une longue ligne droite suivie de belles bosses vont ramener mes jambes à une vitesse plus raisonnable. Plus que 16 km…

 

Je cours seule, en « chasse-patate », c'est-à-dire entre deux groupes. Ceux qui sont devant vont trop vite pour moi, et je concèderais trop d’efforts pour revenir sur eux...et la route est encore longue. Ceux qui sont derrière vont trop lentement, je ne vais pas les attendre. Ceux qui me dépassent me proposent de « m’accrocher », mais s’ils me passent, c’est qu’ils sont plus rapides...Donc, je déroule ma solitude de coureur de fond la tête remplie d’images et de souvenirs.

 

Je regarde le sol, tous les kilomètres sont indiqués par une marque à la peinture verte. Vivement Val des Près. Tiens, une fille me passe, je suis désormais 5e. Je voudrais accrocher sa foulée et la suivre, mais c’est peine perdue. Je tente, crânement de résister, mais la gazelle s’éloigne, et je recule ! Elle terminera à la 4e place...et moi, pas à la 5e, je le crains.

Pour l’instant, tout va bien. Mes pieds ne semblent pas s’échauffer outre mesure, ma vitesse est de 15 km/h ce qui est fort honorable pour moi. Pourvu que ça dure.

 

Je suis en vue de Val des Près, et passe le 10e kilomètres en 40 minutes. Bigre, si je continue comme ça, ça va l’faire, je vais battre mon record sur la distance...Ne nous emballons pas, reste 11,1 km...Les plus difficiles car la route va devenir plus plate et il ne suffira pas de lever les pieds pour avancer.

 

Entrée dans Val des Près, le pont de la Draye, quelques touristes épars me sourient et m’applaudissent chaleureusement. « Bravo, vous êtes 5e femme ! » Je passe en trombe devant la Chambarde, le chalet de mon père ; au Café des Alpins, mes fans m’encouragent à grands cris : « Allez ! Elle est bien placée cette petite ! » dit Janine Vallier à son gérant épaté. Je continue ma chevauchée fantastique et vois sur le bas-côté la famille Prat qui bat des mains. Je regarde ma montre devant l’Eau Vive, le chalet de mes grands-parents : j’ai mis 48’ depuis l’office du tourisme.

Devant la maison, personne. Normal, mes cousins nous attendent avec la plus vive impatience à l’arrivée. Quel plaisir intense de courir au beau milieu de la route, sans le souci d’éviter les voitures qui, sur cette départementale étroite, nous frôlent dangereusement. Me voici au Serre, je longe le mur de la maison qui fut encore, il n’y a pas si longtemps, celle de ma grande tante. Deux enjambées plus loin, je suis devant la grille du cimetière; je ralentis et tourne la tête et le cœur vers le caveau familial. Il y a là mon grand-père Louis, ma grand-mère Yvonne et depuis lundi, ma tante Simone. Enfin, quand je dis qu’ils sont là, c’est une façon de parler, car je les vois sur le bord de la route qui me font signe et m’encouragent...Oui, j’espère que de là-haut, vous m’avez vue, car, courir ce semi, pour moi, est un hommage que j’ai voulu vous rendre. Une course-pèlerinage aux sources de l’enfance.

 

Je quitte mon village et direction Le Rosier. Une légère côte à la sortie de Val des Près me plombe les jambes.

 

Près de 14 km et me voilà devant la maison de la belle-mère de mon père « Les Fraches » Les volets sont fermés, il n’y a personne…

 

Bon, je tiens le bon bout, mais le plus dur n’a pas commencé. Une longue ligne droite nous attend ainsi que le 15e kilo, marqué par un ravitaillement/épongement sis devant le pont des Amoureux. La Vachette : je passe maintenant devant « le camping des Gentianes », puis la maison de ma « cousine » Nathalie. Elle non plus n’est pas là. Une voiture immatriculée dans le Bas-Rhin est stationnée dans l’allée. Si elle avait été là, elle serait en train de courir avec moi ! Une autre fois peut-être si la course est de nouveau organisée, ce qui n’est pas sûr; en effet, le CNAM pourrait quitter Briançon...Information à vérifier. Si c’est vrai, j’aurais participé sur le fil à la dernière édition.

Il y a du monde à La Vachette pour nous encourager; je connais bien ce village qui marque l’entrée (ou la sortie !) de la Vallée de la Clarée. C’est un carrefour important, puisqu’il ouvre la route du col de Montgenèvre et donc de l’Italie.

 

Les choses allaient trop bien. Sur un semi-marathon, les 15 premiers kilomètres ne sont qu’un prologue, c’est là que la course commence vraiment. En passant devant l’unique boulangerie de La Vachette, une douleur à l’aine me foudroie. C’est une souffrance désormais de lever la jambe gauche. Je serre les dents, reste quand même plus de 6 km. Va falloir tenir et courir. Ma vitesse, immédiatement, tombe à 14 km...Je vais devoir gérer et regarder sans pouvoir réagir, les filles me rattraper, me dépasser et me laisser sur place. J’enrage ! Ce qui était un plaisir devient une galère, et je ne cesse de regarder ma montre.

 

On descend sur le « Mallafosse », c’est l’entrée dans les gorges. Là, la circulation n’est pas neutralisée et des plots matérialisent le parcours que nous devons suivre à présent. A la faveur d’un virage j’aperçois les Potences ! Allez, courage...Tu vas le faire. Une autre fille me passe. Je ne le saurai qu’à l’arrivée, mais c’est elle qui me prend la place de 1ère V1…Une autre est sur ses talons, je vois très vite son dos sur lequel est écrit le nom de son club : Bourgoin-Jallieu, suivie comme son ombre par un garçon qui porte le même maillot et qui l’encourage. Oui, il l’encourage et moi, je rage. Je reste scotchée sans pouvoir suivre ces deux coureuses qui auront attendu l’entrée de Briançon pour me doubler.

 

Enfin, BRIANCON !

 

Bon, je suis désormais 8e et j’espère que l’hémorragie va s’arrêter.

Non, ce n’est pas une entrée triomphale que je m’offre dans la capitale des Escartons, non, mais, néanmoins je suis heureuse. Rien, je le sais maintenant, ne m’arrêtera et même s’il le faut, je finirai en marchant, mais rien, ni personne, ne m’empêchera de rallier l’arrivée. Je regarde autour de moi, serre les poings, allez, j’y suis presque : 19 km...Je tourne la tête à droite en arrivant au Champ de Mars pour voir l’hôtel-restaurant « Les 3 chamois », établissement que mes grands-parents ont tenu pendant de nombreuses années et qui est fermé en ce moment, les volets sont clos et la terrasse désertée. Mon cœur se serre, j’y ai tant de souvenirs...Je tourne la tête à gauche : les Potences. C’est là qu’une bonne partie de la famille, dont moi, a fait ses premiers pas à ski; premières descentes et premières chutes mémorables. En un instant, je me revois, enfant, à Noël ou en Février, dévalant la pente avec mon frère Philippe, traversant à pleine vitesse sans pouvoir s’arrêter le Champ de Mars ! Sur notre lancée, nous franchissions skis aux pieds la nationale, heureusement pour nous peu fréquentée, et ne stoppant notre élan que devant la terrasse des « 3 chamois » sous le regard inquiet et réprobateur de notre grand-mère...

Ca me donne du courage. Il reste 2 km, ma montre affiche 1 h23; nous poursuivons notre effort en pénétrant dans la magnifique cité Vauban par la porte de Pignerol. Au fronton, une devise me rappelle que « Le passé répond de l’avenir », promesse qui s’applique également à la course à pied…

 

Je souris à ces gens qui m’applaudissent tandis que je dégringole la Grande Gargouille à la vitesse d’une chute à peine contrôlée. Il ne faudrait pas que quelqu’un traverse inopinément la rue, sûr que je ne pourrais pas freiner suffisamment vite pour l’éviter, la percussion serait dramatique et le pavé s’en souviendrait...et nous aussi ! De plus le canal n’est pas bouché et il ne s’agirait pas de mettre un pied dans le caniveau, mouillage assuré et entorse certifiée conforme...et plus si affinités.

 

Je passe trop rapidement devant le magasin de mon copain kikou Snoopy05 pour saluer sa femme qui travaille avec lui « Au point de vue », négoce de photos, cadres et posters. C’est, d’ailleurs elle qui est aux commandes de l’affaire ce soir, tant que son galopeur de mari court le pavé, dossard sur la poitrine !

Un virage à droite, un virage à gauche à négocier prudemment et je suis à la porte d’Embrun. Un virage à gauche, sur les chapeaux de  roues, euh de baskets et c’est la vertigineuse descente de la Chaussée...Je soulève davantage les jambes, ce qui me permet de courir plus vite en retombant plus loin. Aie, un point de côté sous-claviculaire, plus fort que celui qui m’a transpercée dès le 2e kilo...Je serre le poing gauche et appuie très fort sous la clavicule, mais rien n’y fait, on dirait que j’ai reçu une flèche. Tant pis, la délivrance est bientôt là. Suis à la hauteur du lycée climatique « mi-Chaussée », puis du cinéma Eden. A la stupéfaction des spectateurs qui m’encouragent, et de mes voisins coureurs, j’écarte les bras et poursuis ma folle dégringolade jusqu’en bas : « Je vole  ! ». Tel l’aigle de Tolède, je fonds sur un concurrent scotché qui ne peut plus avancer. Il titube, je le double en le laissant sur place...Je regarde ma montre 1h29 ! Les 1h30 de prévues vont se réaliser si j’active encore le mouvement. Je souris intérieurement, je vais le faire. Je suis maintenant dans « le dur », en apnée complète, la route est en faux-plat montant pour rejoindre l’entrée principale du 15.9. Je résiste au retour d’un coureur qui ne veut pas finir derrière une fille. Non, je ne lui ferai pas de cadeau, s’il veut ma place, il va falloir qu’il vienne la chercher ! Le chrono tourne.



Soudain, près de la grille d’entrée du CNAM, j’aperçois Crapahut, elle me crie : « C’est bien, allez, tu es arrivée ! ». Je souris alors extérieurement : oui, je l’ai fait. Mes cousins me mitraillent alors que je pénètre dans l’enceinte de la caserne, foulant de mes pieds un immense tapis bleu qui me conduit sous l’arche d’arrivée sous les bravos de la foule. L’animateur, Patrick Michel, annonce mon nom et mon chrono au micro qui résonne de toutes parts : 1h30’00...Franchement, ça, c’est de la précision militaire.

 

Je tombe dans les bras de mes « fans », tout le monde m’embrasse. J’ai les larmes aux yeux, l’émotion me saisit, mais si le corps est fatigué, mon âme, elle, est apaisée.

Ce semi, ce n’était pas une course, non, c’était un pèlerinage aux sources de l’enfance. 

 

Très vite, les résultats sont affichés et surprise, je découvre que je suis 2e V1 (sur 73), et cela est synonyme de podium ! Chantal est 3e et 1ère V2 (sur 35); coup double. Les cousins sont aux anges, nous aussi.

 


Il est 21h lorsque Crapahut et moi sommes appelées pour la remise des prix. Ma récompense sera un magnifique trophée ainsi qu’un beau bouquet de fleurs que je m’empresse d’offrir à ma cousine.




Sur la 2e marche du podium, je suis rayonnante de joie et d’émotion. J’aurais bien voulu que mon père me voit là, dans l’enceinte du 15.9, où (presque) tous les hommes de la famille ont fait leur classe ou leur carrière de militaire…

 

Il est près de minuit lorsque j’éteins ma petite lampe de chevet au premier étage du chalet l’Eau Vive. Mon esprit continue de courir la montagne, je me remémore ce SMS reçu ce matin :

« Bon pèlerinage dans ta vallée, amicales pensées vers toi »

Ce texto m’a accompagnée tout le long de ces 21,1 km...Merci Lolarun pour ces mots simples qui me sont allés droit au cœur…

Tous les résultats sont là :

http://www.cs159ria-cnam.org/spip.php?article33

Toutes les photos sont là !

http://titifb26.spaces.live.com/photos/cns!1F8A9AEC094019D4!4688/?startingImageIndex=0&commentsExpand=0&addCommentExpand=0&addCommentFocus=0&pauseSlideshow=0

 

 

 

 

 

 

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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 17:37


BROUZET LES ALES, A L'ASSAUT  DU MONT BOUQUET



Les montagnes environnantes résonnent encore de l'écho des fanfares, des bals, et des concerts de la Fête de la musique qui a eu lieu hier soir lors du solstice d'été. Dans un petit village Gardois, blotti au pied du Mont Bouquet, vaste promontoire calcaire encerclé d'une garrigue odorante, Brouzet les Alès se réveille lentement dans la chaleur de ce premier matin d'été dominical. Le thermomètre, au moral en berne depuis plusieurs semaines, nous annonce, optimiste, plus de 30°. 


Au coeur de ce village de moins de 450 âmes, les nombreux bénévoles Brouzetains ont mis les petits plats dans les grands pour recevoir des coureurs qui s'apprêtent à gravir les flancs du Bouquet qui culmine à 633 m d'altitude avec, pour les plus ambitieux, le vif espoir de parvenir à son sommet au plus vite !

Il est 10 heures et un peloton joyeux de 80 coureurs va partir à l'assaut de la colline d'où les parapentistes s'élancent de la falaise abrupte qui surplombe le versant Est.  

Non, il ne s'agit pas pour tous ces athlètes de faire un pèlerinage à la vierge "Mater Admirabilis". Il faudra pour rallier la ligne d'arrivée avaler les 5 km et surtout les 437 m de dénivellation positive. Là, s'offrira au regard émerveillé du coureur méritant, un panorama grandiose sur les Cévennes, le bassin Alésien, le Ventoux et la vallée du Rhône.

"Ca n'fait que monter ?" demande anxieusement un coureur à un autre ? "Oui et non", répond énigmatiquement son interlocuteur ; "Quand tu es là-haut, faudra bien qu'tu r'descendes : pas de téléphérique, ni d'ascenseur !"

Le décompte commence, le peloton trépigne, le doigt sur le bouton déclencheur du chrono. TOP ! C'est parti !
Les premiers filent à toute vitesse à travers la rue qui borde le parc municipal. Un virage à gauche, un virage à droite, les choses sérieuses commencent. Un panneau nous annonce le Mont Bouquet à 5 kilomètres. Il s'agit d'une course de côte sur route. Heureusement pour moi : c'est plus roulant que par sentiers...Chantal est déjà devant, bien décidée à rester maître de la situation ! Va, Chantal, aujourd'hui, personne ne viendra te contester une victoire acquise, d'après ce que j'ai vu de ses adversaires dès le départ !
Je la vois accrochée aux basques des garçons qui font la course en tête. 26'48 : c'est le temps qu'il lui faudra pour accéder au faîte du Mont Bouquet. Elle prend une incroyable 9e place au scratch...Le vainqueur, chez les hommes, n'est qu'à 2 minutes. C'est Mickael Armand du SCAC (24'48). Le junior d'Alès CA, Guilhem Prax, prend une très belle deuxième place à 5'' du 1er (24'53). Le 3e sera Cliff Sooben de l'ACN Anduze (25'15).

Quant à moi, je ne suis pas aussi mal que mes médiocres performances montagnardes pouvaient le laisser craindre. 4e V1 à la Crémaillère, il y a 15 jours (bon, c'est vrai, c'était une épreuve de la Coupe de France de la discipline et forcément, le niveau était fort relevé...pour moi !).
Dès l'entame de la côte, Françoise Dumas, l'Alésien de l'ACA tente un débordement par la gauche. Un oeil dans le rétro; ah, oui, Françoise Dumas...Mais, nous avons un contentieux elle et moi. Elle m'a battue à Anduze sur la course de la Pentecôte cette année. La vengeance est un plat qui se mange froid. Je vais laver l'affront aujourd'hui. Je me sens "en jambe", ce qui est fort rare chez moi, dès que mon horizon devient vertical. Un coup d'accélérateur, et hop adieu Françoise, on se retrouvera à l'arrivée. Aujourd'hui, c'est toi qui vas voir mon dos !!! Bon, en même temps, la route est encore longue avant le sommet, faudra pas mollir et relâcher la pression. Je me doute que mon adversaire (je parle pas de Chantal qui à l'heure où je passe le 4e kilo est déjà arrivée...), est tapie dans l'ombre (euh, dans le soleil, car de l'ombre, j'en ai pas vu...), et attend son heure pour revenir sur moi et me faire payer mon impudence !
Jusqu'à la ligne tracée sur le sol du Mont Bouquet, je regarderai dans mon rétroviseur les vélléités de Françoise de venir me disputer une deuxième place convoitée derrière Chantal Baillon, Master de la Montagne. Des tentatives, s'il y en eut, n'ont pas réussi à me décrocher du doublé que je comptais offrir à mon club La Foulée Lagardienne. Je me jette, en apnée sur la ligne d'arrivée, avec l'énergie de... l'espoir ! Yes...Bon, ça, c'est fait ! 2e et la victoire en V1.

Je suis vraiment ravie : Chantal gagne, mon ami et athlète David Brès que je coache depuis le début de la saison continue sa progression en m'infligeant plus d'une minute dans la vue (l'aurait plus faire mieux, ce zèbre, mais il est parti un peu vite, et ça, ça se paye cash...ah, l'expérience !) : 18e en 28'32, 10e V1.

De là-haut, la vue est à couper le souffle. Des voiles multicolores étoilent un ciel sans nuage. Je donnerais cher pour redescendre ainsi, accrochée à un parapente.

Mais, pas le temps de me projeter sur des rêves improbables, la suite de la séance nous attend tous les 3, Chantal, David et moi. En effet, après un échauffement de 5 km, la course de 5 km, nous allons nous offrir un bol d'air dans un fractionné sympathique : 8 X 1 minute vite (euh, très vite en fait, la peau de mon talon me le confirmera bien avant la fin de la descente...), récupération 30 secondes. Parvenus à Brouzet les Alès, nous entamerons un footing cool de 2 kilomètres pour faire bonne mesure. Bref, une sortie estivale avec dénivelé de 17 km (un peu plus pour Chantal). Pour préparer le semi de montagne Névache/Briançon, c'est une bonne séance...

Perfidement, j'invite Françoise Dumas qui vient d'arriver à se joindre à notre petite réjouissance prévue, mais, étrangement, elle refuse...et prétexte une légère fatigue pour décliner mon offre honnête qui aurait dû lui faire plaisir. Elle cache sa joie, c'est sûr !
En moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire (euh, n'exagérons rien !), nous sommes en bas.

 

Le temps de prendre une douche bienfaitrice et de faire divers étirements, les coureurs reviennent du Guidon du Bouquet.


La remise des récompenses a sonné. Les élus sont là,en compagnie des organisateurs, des sponsors et de notre ami le célèbre et sympathique animateur de courses René Reboul. Vous ne connaissez pas René Reboul ? Pas grave, lui, il vous connaît déjà !

Chantal se voit remettre un bon pour une matinée de remise en forme "Valvital" aux Thermes de Fumades les Bains (lieu fréquenté par Jules César en son temps). Bon, une remise en forme pour Chantal ? C'est un investissement pour rien. La forme, croyez-moi, elle l'a ! C'est plutôt à nous, les battues du jour qu'il aurait fallu offrir un tel soin...

Je monte sur le podium scratch (et remporte un Camelbak HydroBak 1.5 L) avec Chantal et Françoise que j'embrasse de (très) bon coeur, car, mais vous l'aviez compris, j'ai le plus grand respect pour mes adversaires qui ne le sont qu'en course...Mes propos ci-dessus, n'étaient évidemment que de l'humour. Françoise, si tu me lis...je crains le pire pour notre prochaine confrontation !



Au moment de quitter ce petit coin de paradis gardois, l'organisateur nous invite à partager le repas des bénévoles. Inutile de nous le proposer deux fois ! C'est le meilleur de la journée qui nous attend : un repas copieux, diététique (si si), et surtout convivial, à l'image de la course, et de l'accueil reçu. Nous savourons des crudités bien fraîches, du gigot, diverses variétés de salades, et des Pélardons du pays délicieux à la fragrance subtile.


Je déguste un café avec Jacques Boudet (maire actuel de Brouzet) et Pierre Redares (ancien maire). Discussion passionnante avec ces élus portés par le souci du bien être de leur prochain en cette paisible cité Languedocienne. 

Nous parlons des turbulences religieuses : répressions et révoltes (Eglise Réformée, Camisards) qui vont plonger Brouzet dans le chaos des représailles sans fin.

Il est 15 h30 lorsque nous quittons nos hôtes. A regret. Nous avons passé une excellente journée. Les Drômois rentrent au bercail.

Venir courir l'an prochain à Brouzet les Alès ! La course ? le panorama au sommet ?  Nous, on aime : un peu, beaucoup, passionnément, à la folie...Et avec l'accueil que vous y recevez, c'est le bouquet final !

Toutes les photos sont là :
http://titifb26.spaces.live.com/photos/cns!1F8A9AEC094019D4!4648/?startingImageIndex=1&commentsExpand=0&addCommentExpand=0&addCommentFocus=0&pauseSlideshow=0 

 

Tous les résultats sur : http://www.cevennes-sports.fr/Manifestations/Touslesrésultats/Année2008/tabid/411/language/fr-FR/Default.aspx
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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 06:54


PHOTO SERGE MORO

C'est une course bien difficile qui m'attend ce dimanche 8 Juin à Luchon dans les Pyrénées. Il s'agit d'une course pédestre de 5,3 km comportant près de 1200 m de dénivelé...

 

Les photos sont là...la suite du com arrive !



http://titifb26.spaces.live.com/photos/cns!1F8A9AEC094019D4!4599/?startingImageIndex=1&commentsExpand=0&addCommentExpand=0&addComment
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Les résultats sont là

http://bases.athle.com/asp.net/liste.aspx?frmbase=resultats&frmmode=1&frmespace=0&frmcompetition=025331

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 18:55

LA MONTILIENNE A MONTEUX

_____________________________________________________________________

En ce dimanche 1er Juin, sous un ciel plus que menaçant, je me retrouve à Monteux, petite commune du Vaucluse, à 4 kilomètres de Carpentras, au cœur du Comtat Venaissin. Il est 9 h 30, et je vais m’élancer pour une course pédestre de 12 km.

Rien d’extraordinaire jusque-là. Sauf qu’aujourd’hui, j’aurais dû dérouler mes foulées à Saint Martin, sur le Trail des Gorges de l’Ardèche ; soit 20 km et 700 m de dénivelé…Mais voilà qu’une invitation, reçue samedi, a modifié mon programme bien établi. Elle émane de Maurice Sanson, organisateur de la Crémaillère à Luchon (Pyrénées), course comptant pour la Coupe de France de Montagne. Si vous n’avez pas lu mon CR de l’édition 2007 de cette épreuve d’anthologie, cliquez ici et accrochez-vous : http://courirplushaut.over-blog.fr/article-11398820.html

En acceptant cette invitation pour moi-même et pour Chantal Baillon, je dois renoncer ainsi que ma coéquipière de la Foulée Lagardienne à notre semi Ardéchois…D’autant qu’avec les fortes pluies de ces derniers jours, la célèbre rivière s’est montrée très capricieuse et a eu un certain mal à regagner son lit au fond des gorges…Le parcours a été modifié et est passé à 25 km…sans parler du dénivelé !

Voilà donc le pourquoi de notre participation improvisée à cette course. En fait, Chantal va s’aligner sur un providentiel 5 km, distance qui suffira amplement à son bonheur ce matin.

Quant à moi, accompagnée de David et Luc, c’est la « course des As », pardonnez-moi du peu, qui nous attend.

Nous partons nous échauffer dans les rues de Monteux. Ah, dommage que le temps nous soit compté aujourd’hui…


Car en franchissant la Porte d'Avignon, nous aurions pu découvrir au gré d’une balade touristique et culturelle la très belle Tour Clémentine qui, du haut de ses 28 mètres veille sur la cité. Oui, si nous avions eu le temps, nous aurions en effet flâné jusque sur la Place St Gens du nom du Saint Patron de la ville.

Mais voilà, nous sommes venus pour courir ! Pour le tourisme, ça sera pour une autre fois, mais ce village de Monteux de 10000 âmes, étendu sous le regard du Mont Ventoux où les habitants se nomment les Montiliens (comme ceux de Montélimar), vaut la visite, n’en doutez pas !

Au fil de notre footing d’échauffement, nous rencontrons de nombreux coureurs qui nous connaissent et nous saluent. Plusieurs m’avouent lire régulièrement les CR sur mon blog : Courir plus haut. Ca fait plaisir ! Dommage qu’ils ne me laissent pas davantage de messages me signalant leur passage sur mon modeste site ! Je les encourage à le faire à leur prochaine visite…

 

9h30 C’est parti !

Après un décompte de René Richard, le célèbre animateur, un peloton de 320 coureurs est lâché dans les rues de la cité Vauclusienne.


Le ciel est gris, pas de vent, pas de pluie, bref, de très bonnes conditions pour courir. Les athlètes disputant le 5 km font vite exploser la tête de course. Sur la petite distance, c’est Sylvain Goulesque qui prendra le meilleur en 16’07 sur Moustapha Kariiket et Karim Taiebi ; chez les féminines, c’est, une fois de plus, notre amie Chantal Baillon qui l’emporte en 18’32  devant, la vainqueur de la précédente édition Nadia Khatimi et Nathalie Baudoin toutes deux de l’ATSCAF Saint Victor.



Quant à notre trio
, il galope dans la campagne par les routes et les chemins parsemés de grosses flaques qu’il nous faut soit contourner, soit sauter soit…traverser !

 Luc a pris son rythme de croisière, légèrement derrière nous (53'14 à l'arrivée); David et moi faisons course commune jusqu’au 9e kilomètre. A la faveur d’une courte montée sablonneuse, mon athlète, décidément bien en forme, me distance de quelques mètres que je ne comblerai pas. Mon jambier antérieur gauche me l’interdit formellement, sous peine de grosse colère ! Devant moi, j’aperçois Florence Blanc et son maillot noir. Elle est à portée de voix, mais je ne peux l’accrocher. David terminera juste derrière elle (48’36), à moins de 10’’, en signant une jolie performance, lui qui a débuté la course à pied cette saison. La première n’est pas une inconnue pour moi (et pour d’autres !). Il s’agit d’Anne Rosati qui s’impose en 47’53 ; notre dernière confrontation avait déjà tourné à son avantage à Gigondas l’an dernier…Bon, je ne m’avoue pas vaincue pour autant. Attendez les filles que je retrouve mes jambes et mon souffle !!! Quoi ? Les années passent ? Elles passent pour tout le monde… !  Je prends donc une troisième place scratch en 49’06 derrière Florence (48’29), et l’emporte néanmoins dans ma catégorie des V1.




Chez les hommes
c’est Abdelkader Yacoubi du team Endurance Shop qui décroche une victoire facile en solitaire, coupant la ligne en 40’04, loin devant Jimmy Drider de l’USPA (42’23) et Frédéric Desplat (42’43). La bagarre fut surtout pour la deuxième place…

Le ravitaillement ravit tous les athlètes affamés : fruits secs, fruits frais (melon de Cavaillon, bananes, oranges, pommes), compotes,  chocolat, gâteaux, sandwiches, soda noir, vin rouge (coteaux du Ventoux). Bref, on ne se moque pas des coureurs question reconstitution de réserves énergétiques !

 

La remise des recompenses se passe vite (coupes pour le 5 km aux premiers des catégories). Pour la course des AS, coupes pour les 3 premiers du scratch hommes, plus fleurs pour les 3 premières femmes, et coupes pour les 3 premiers des catégories. Un tirage au sort rapide offre des bons d’achat de 20€ ainsi que deux dossards pour le marathon du Médoc. Chantal se voit remettre un BA. Dieu soit loué, je ne gagne pas de dossard pour un marathon, manquerait plus que ça !

L'ALBUM PHOTOS est là, merci à Dominique CROUZIER !

LES QUATRE MOUSQUETAIRES PIERRELATTINS


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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 11:21


LE RENDEZ-VOUS DE MAI

 

LES 10 KM DES VANNADES (Lac de Manosque, Alpes de haute Provence)

Voici un rendez-vous fixé sans doute, de toute éternité. C’était écrit…Parmi les nombreuses raisons qui m’ont poussée à me rendre au pays de Giono et de Magnan, 3 ont été déterminantes.

Tout a commencé, en fait, il y a plusieurs années : ma cousine habitant Manosque (50 km d’Aix, entre le parc naturel du Lubéron et celui du Verdon, en Val Durance), elle m’invite régulièrement pour ce fameux week end de la fête de la course à pied Manosquine. Malheureusement, cela ne s’est jamais fait ! D’autres engagements à cette date m’avaient tenue éloignée de cette épreuve de 10 km. Mais en cette année 2008, les dates du 17/18 Mai ont été cochées sur mon calendrier depuis longtemps…Avec, néanmoins, un point d’interrogation.

 

IL N’Y A PAS DE HASARD, RIEN QUE DES RENDEZ-VOUS


Deuxième raison de ma participation à cette course : mon ami Kikoureur Caliméro (adhérent au cyber-club de sportifs d’endurance sur la toile :
http://kikourou.net) m’a offert une invitation…

Et, troisième raison et non des moindres, un kikou Gdraid, que je rêve de rencontrer depuis fort longtemps, fera pour moi ( !), si je viens, le déplacement de Milly-la-Forêt (sud de l’Essonne, 717 km) à Manosque ! Bref, c’est clair, je l’annonce à qui veut l’entendre :
 «  Ne me cherchez pas au départ d’une autre course, je serai aux Vannades dimanche 18 mai » 

Un rendez-vous incontournable.

 

UN DELUGE SUR LE VAL DURANCE

 

Samedi après-midi, Crapahut 26 et moi quittons la vallée du Rhône sous le soleil…Jusqu’à Aix en Provence ! Là, un déluge s’abat sur la Titimobile qui manque de se noyer sous la violence de ce déferlement. Les essuie-glaces balaient le pare-brise à un rythme effréné, sans parvenir à chasser suffisamment d’eau pour libérer la vue sur la route. Nous sommes sur l’A51, deux voies seulement, impossible de s’arrêter. Galère !

Arrivées à Manosque, nous constatons que le bas de la ville est inondé et que des plaques d’égouts sont parties surfer plus loin. Heureusement, nous sommes accueillies chaleureusement par mes cousins, aussi ravis que nous de ce week end ensemble. Une légère éclaircie nous permet de nous rendre sur le site du lac des Vannades (4 km), pour retirer nos précieux dossards. Pas de kikous à l’horizon. D’ailleurs, en fait, personne n’est à l’horizon ! Seuls des bénévoles mouillés et frigorifiés sont là, fidèles à leur poste, pataugeant dans l’eau et la boue qui collent aux baskets. Ca promet pour demain. La course est sur route, même le tour du lac final est bitumé, mais par contre, l’aire d’arrivée a lieu dans l’herbe et la terre battue…Cette partie du parcours va ressembler à un cross dans les labours !

 

DIMANCHE 18 MAI 2008 : UNE JOURNEE PARTICULIERE

 

Une date que je vais désormais retenir, c’est sûr.
En ce dimanche matin, le ciel nous offre un contraste de nuages où le gris le dispute au blanc. Le soleil devrait être de la partie aujourd’hui. La fête n’en sera que plus belle.

 

Je gare la Titimobile sur le parking désert du lac. Désert ? Et oui, il est 7 heures du matin et les courses ne débutent qu’à 10 h ! En fait, dans peu de temps le site sera envahi de voitures, de navettes, de vélos, de poussettes et autres piétons. Je ne m’attarde pas et reviens avec la voiture de ma cousine à Manosque. A propos, il semblerait que le nom de cette commune de Haute-Provence soit d’origine celto-ligure : « man » : montagne/colline et « asq » : peuple habitant le lieu. Bon, refermons cette parenthèse culturelle et plongeons-nous dans le compte-rendu de cette journée que je sais d’avance marquée pour longtemps avec une pierre blanche.

 

9 HEURES, RETOUR AUX VANNADES

 

Dans moins d’une heure le départ du 10 km sera donné à un peloton féminin tout d’orange vêtu. Les organisateurs (et les sponsors !) nous ont offert un tee-shirt « Kalenji » de cette couleur en nous incitant à le porter pour l’épreuve. Une déferlante de filles courant en peloton fera dire à certains : « Un peloton d’oranges pressées » Pas faux pour les premières !

 

J’erre sur l’aire d’arrivée, sur les parkings, dans la tente de remise des dossards, scrute chaque visage, me retourne vers tout coureur habillé de rouge ou buffé ! Je suis à la recherche de kikous ; ma chasse au trésor !

 

Là, oui, je vois rouge : il s’agit du Solitaire, accompagné (sic !) de sa p’tite famille de mini-kikous.

 

- Salut, j’suis le Solitaire !

- Euh, on dirait pas ! Moi, c’est…

- Titifb ! J’te reconnais ! Et voici Kéké 013, et Epilobe. Nous serons sur le semi. 

 

 

Et puis, le grand moment arrive. Gdraid, him self s’avance vers nous, vers moi, presque timidement. J’ai du mal à le reconnaitre sans sa barbe. Je voudrais lui sauter au cou, mais je n’ose pas, pourtant, mon cœur menace de sortir de ma poitrine. Depuis le temps que j’attends ce moment…

 

 

Que de mails, de MP avons-nous échangés depuis que je sévis sur Kikouroù. Je languissais cet instant que je savais inoubliable. Jean-Claude me tend sa joue glabre  et j’y dépose un baiser sobre, à l’inverse  de celui que j’aurais voulu lui offrir…

Nous échangeons quelques mots et puis, Crapahut 26 et moi partons pour nous échauffer. Un 10 km, ça part vite, et nous ne sommes pas venues de la Drôme pour faire de la figuration. Et puis, j’ose à peine me l’avouer, mais j’aimerais bien offrir un podium à Gdraid qui vient de nous révéler que c’était son jour d’anniversaire…Comble, c’est lui qui vient de m’offrir une bouteille de mon vin préféré : un Gigondas ! Bon, il faut que je fasse honneur à mes supporters, à mes fans dirai-je : les kikous et mes cousins…

 

9 h 55 LE DEPART COMMUN POUR LES FILLES DU 10 KM ET DU SEMI : LA DEFERLANTE ORANGE

 

Le doigt sur le chrono, Crapahut 26 et moi attendons le départ des « handisport » qui ouvrent la course 1 minute avant les « valides ». Derrière nous, un peloton orangé de près de 300  femmes, dont plus de 180 inscrites sur le 10 ! Incroyable…Les garçons  seront lâchés 5 minutes après nous, et les meilleurs d’entre eux nous rattraperont…

 

PAN ! C’est parti…Je ne me mets pas dans le rouge et suis le peloton de tête emmené par Bénédicte Molle (future vainqueur du 10) et sa collègue Lisel Dissler (future vainqueur du semi). Je passe au 1er kilo en 3’41, le 2e en 7’30, le 3e en 11’15 ; Crapahut 26 (finalement 2e) et Laurence Vivier (3e) sont à portée de main. Je suis en 4e position, et le resterai jusqu’à l’arche d’arrivée…Impossible pour moi d’inquiéter Laurence aujourd’hui. J’suis pas dans l’rouge, mais j’ai l’impression néanmoins de ne pas pouvoir aller plus vite. Le parcours ne me favorise pas : il s’agit d’une succession de faux-plats montants, descendants avec soit pas mal de relances, soit de grandes lignes droites qui « endorment ». Sans compter une jolie côte entre le 5e et le 6e kilomètre qui m’a ôté mes dernières illusions de rattraper Laurence Vivier.

Peu m’importe, je suis 4e et cette place me vaudra ce fameux podium que je veux offrir à ma famille et à Gdraid ! Un dernier effort nous attend en revenant sur le site des Vannades, le tour du lac, soit environ 2 kilomètres. Une foule immense est là pour nous encourager et nous réserver une haie d’honneur. C’est sous des applaudissements nourris que je franchis la ligne d’arrivée. Heureuse.



Crapahut est là, dans l’aire d’arrivée en compagnie de ma cousine qui nous mitraille avec son APN ! Elle est aussi contente que nous…

 

QUE DU BONHEUR !

 

Le temps de me changer, je reviens attendre Gdraid…que je rate ! Damned, moi qui voulais immortaliser son arrivée sur un 10 km !!! Petit à petit, les coureurs en finissent, ceux du 10 ainsi que ceux du semi…Les visages sont parfois crispés, mais la joie est sur tous les visages.

 

Enfin, les kikous sont de nouveau réunis…Place au meilleur maintenant : nous pouvons discuter, nous promener dans les divers stands de produits pour nous restaurer ! Remarquable, à ce sujet, ceux de SOJASUN ! Des milliers de « Yaourts » à tous les parfums ont été distribués aux athlètes affamés…Quelle générosité, j’ai rarement vu ça. Et grâce aux bons de réductions distribués, j'ai pu dévaliser mon magasin préféré...
Nous dégustons également des cafés délicieux au stand « LAVAZZA », et des cosmétiques de la marque L’OCCITANE, partenaire du Challenge Féminin, sont remis à toutes les féminines. (Je les ai essayés : excellents, je vous les conseille !).

Bref, les organisateurs ont bien fait les choses et de nombreuses animations permettent d’attendre la remise des récompenses (spa, démonstration d’arts martiaux, vélo, courses enfants, etc.…).

 

13 h 30 REMISE DES PRIX : 2 PODIUMS POUR LA GARDE ADHEMAR !

 

C’est Défi Franck, le président kikou de La Foulée Lagardienne qui serait fier s’il avait été là ! Deux de ses athlètes sur un podium. Paraît-il, il ne s’en lasse pas…nous non plus…

Ma joie est grande de monter sur cette estrade et de me voir remettre mes récompenses par le maire de Manosque ainsi que par les autres notables de la région. Les flashs crépitent de toutes parts. Je suis plus émue que si j’avais gagné…

 

Secrètement (euh, ce n’est plus un secret du coup !) je dédie ce podium (4e et 3’ V1, les 3 premières ayant été récompensées dans le scratch), à Jean-Claude pour son anniversaire (une bouteille sera pour lui…), à ma cousine Maryse et à mon cousin Christian, et à Philippe/Caliméro.

 

Nous nous quittons bien trop tôt (chacun a de la route à faire avant de regagner son fief…). Les bises claquent enfin avec plus d’intensité que le matin…Je ne suis pas prête d’oublier ce 18 Mai. Je vous conseille à tous de venir à Manosque l’an prochain ! Viendez, vous ne le regretterez pas, j’en suis sûre.

 

Merci pour cette journée hors du temps, pour ce bonheur d’avoir partagé ces précieuses heures avec vous. Saint Exupéry nous affirme que « l’essentiel est invisible pour les yeux », mais pour celui qui a su regarder dans les miens, il y a bien vu où était mon essentiel

 

 

Voici le blason de Manosque qui résume la destinée de l’homme dont la devise est : « Omnia in manu dei sunt », soit : « Tout est dans la main de Dieu… »

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 20:55

Bientôt le CR sur les 10 km des VANNADES (MANOSQUE)


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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 18:35

LA COURSE DE LA PENTECOTE !

COTE JARDIN :

 

Créée en 1990  par l'ACN Anduze, la COURSE DE LA PENTECOTE à Anduze fête ses 18 ans ce samedi 10 Mai 2008 …

Avec 400 participants sur la course des AS (15 km) et 230 enfants, c’est un anniversaire dignement célébré qui a eu lieu dans cette petite ville Gardoise, au riche patrimoine architectural… 


Oui, Claudy Benoit, le président du club, peut se satisfaire, ainsi que son équipe de bénévoles. Les coureurs sont venus de loin pour s’aligner sur cette épreuve qui figure en bonne place sur le calendrier des courses hors stade du 30 : une fidélité qui tient sans doute à un parcours superbe à travers la campagne sur des petites routes et chemins roulants, à une convivialité à souligner, ainsi qu’à des récompenses qui valent le déplacement.

 

Tout d’abord, les compétiteurs reçoivent dès l’inscription un petit vase d'Anduze ainsi qu’une bouteille de jus de raisin Bio. Quant aux meilleurs, ils sont récompensés par des poteries superbes, remplies de produits régionaux.

 

L’ambiance est bon enfant, Claude Razon est au micro, et cet intarissable speaker sait tout ou presque sur les athlètes qui participent à ce 15 km…La fête se termine par un lunch offert à tous, bref, que du bonheur.

Bon, mais avant cela, il faut courir ! et en ce samedi après-midi, la chaleur est là, et près de 30° vont chauffer les esprits, autant que les corps. Et oui, les années se suivent et ne se ressemblent pas. En 2007, c’est la pluie qui avait rafraîchi les coureurs…Ce qui, au fond, pour courir, est loin d’être désagréable !


COTE "COURS !"

RESULTATS :

Côté compétition, c’est le coureur local Kévin Paulsen, qui sort vainqueur de son duel avec son copain de l'ACA (Alès Cévennes Athlétisme) Gilles Manse.


Podium HOMMES 2008

Chez les féminines, Chantal Baillon réitère son exploit de l’an dernier. En remportant pour la 2e fois consécutive cette course en 2 participations, la Drômoise de la Foulée Lagardienne annonce « Jamais deux sans trois ». Que ces futures adversaires se le tiennent pour dit !

 


Elle coupe le fil en 59’47 devant Jana Lelut (équipe de Tchéquie de Montagne), Françoise Dumas (6e du marathon de Lyon) et moi-même, 4e.

 


L’an dernier, je prenais une 3e place ; mais cette 18e édition fut pour moi un calvaire : victime d’un laryngée suffocante depuis la semaine dernière, j’ai suffoqué pendant toute l’épreuve, qui, croyez-le, en fut bien une pour moi ! Mon arrivée en apnée en a effrayé plus d’un.

Mais 5 minutes après, le sourire revenait avec une meilleure respiration ! Je monte sur le podium puisque à Anduze, les organisateurs ne lésinent pas et récompensent les dix premiers du scratch avec une totale parité, à souligner…

Pour la première fois, une équipe de filles de la Foulée Lagardienne était au départ. Outre Chantal Baillon, vainqueur donc de cette édition 2008, et moi-même, 4e, (2e V1), Magali Massaudet prend une très belle 9eplace, et Véronique Fijalek est 17e femme et 10e V1.


               Photo de PASCAL BENOIT : LE PODIUM FEMININ 2008

Des KIKOUREURS nombreux à
ANDUZE
 !

Crapahut 26, Titifb, Véro26, 3 J, Yanoun, MacFly, Bourg 34, Zakkarri (spectateur-photographe-vidéaste-supporter) et ??? Lespseudos m’échappent, mais
nous étions un joli p’tit groupe. Ah, les buffs, casquettes et tee-shirts ont du bon pour se reconnaitre !

Résultats complets et photos seront disponibles dès que possible
.
Merci à Zakkarri et à Pascal BENOIT pour les photos.. 

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 20:41

La 12e édition de cette course pédestre devenue une classique au fil des éditions, a tenu ses promesses ! A 9 h 45, sous le soleil, 390 coureurs venus de toute la région (certains par cars entiers !), sont partis à l'assaut de la "Roche Rude", la bien nommée ! Les 12,6 km vallonnés, sur chemins forestiers, petites routes, à travers bois et vignes, ont offert aux participants ravis un parcours toujours aussi magnifique. Une fois de plus, on peut adresser des félicitations  aux bénévoles qui ont organisé de main de maître cette manifestation sportive, en faisant bien les choses !


A Rochegude, tout commence par un excellent accueil qui attend chaque coureur ainsi que de nombreux cadeaux : vin, tee shirt en micro fibre et produits cosmétiques.

Quel plaisir de courir dans le cadre somptueux de la campagne provençale, sous le regard du château de Rochegude perché sur une butte qui domine une vaste plaine de vignobles. Il fait bon flâner dans ce paisible village verdoyant le long d’allées ombragées de platanes, se reposer dans la fraîcheur de deux lavoirs couverts ; aller par les ruelles pittoresques à la rencontre de vieilles bâtisses restaurées. On passe devant un porche voûté ici,  sous d’imposantes murailles… En quelques pas, on parvient à l’entrée du château de Rochegude, aujourd’hui transformé en hôtel de luxe. Certaines de ses parties les plus anciennes remontent au 13ème siècle.

RESULTATS DE LA COURSE : LES FILLES

Sylvie Faure-Brac (47e en 52'39) remporte la victoire en V1 en prenant une 2e place au scratch féminin. Vainqueur en 2003 et 2005, la  pierrelattine s'est inclinée face à Amandine Ferrato. Sur la troisième marche du podium, Karine Moreau (57e 53'48), devance Muriel Ciavatti (81e 55'54).


RESULTATS DE LA COURSE : LES GARCONS

Cavalier seul pour Ludovic Junique qui s’impose avec près de 2’ d’avance sur Stéphane Alézot et Mickael Gil.

CLASSEMENT PAR EQUIPE

Chez les filles, on retrouve le club de l’ASPTT Montélimar sur la plus haute marche, suivi de la Foulée Orangeoise. La Foulée Lagardienne, troisième, complète le podium !

RESULTATS DES AUTRES COUREURS LAGARDIENS

Jean-Claude Goumarre : 113e 58’23  Véronique Fijalek : 150e  1h01’22 Guy Masson : 171e  1h02’44  Marc Nicolas : 273e  1h13’48 Christine Nicolas : 220e  1h07’59

A noter qu'un chèque de 470€ a été offert à une association de diabétiques à l'occasion de cette 12e édition (1€ reversé sur le prix des dossards)

MA COURSE, VUE DE L'INTERIEUR

Je suis arrivée à Rochegude ce dimanche 4 Mai, avec pour toute ambition, de participer ! En effet, rentrant d'un voyage scolaire d'une semaine en Corse avec 40 enfants dans mes bagages, je ne pensais pas finir aussi bien, finalement...D'autant qu'un sérieux mal de gorge me faisait souffrir depuis le réveil ! Au footing d'échauffement : pas de jambes, ça promet. J'arrive à peine à suivre le rythme de ma coéquipière Véronique. Heureusement, mon mental est là pour pallier à mon manque d'entraînement, à ma fatigue, ainsi qu'aux microbes accrochés illicitement à mes amygdales !


9 h45

Je me mets sur la ligne de départ avec les cadors qui me font une place parmi eux...Dès le coup de feu, je pars fort, comme d'habitude. Le premier kilo est en faux plat descendant : 3'31 ! Je suis au coude à coude avec mon adversaire du jour Amandine. Malheureusement, dès le commencement de la côte (pourquoi ça s'appelle la Roche Rude, hein ?), elle me lâche, je ne reviendrai pas sur elle. Je suis dans le rouge et mon fidèle point de côté arrive au galop pour m'opposer une fin de non-recevoir ! 3e kilo, Karine me remonte, je la vois dans mon rétroviseur. "Lâche pas l'affaire" me dis-je, cette deuxième place est pour toi, bats-toi ! Je mets le turbo, Karine n'insiste pas. Tant mieux, j'avais pas d'autre cartouche...La course, vallonnée est une véritable épreuve pour mes jambes tétanisées. Mon souffle d'asthmatique fait tourner la tête des coureurs que je remonte ou qui me dépassent. "Ca va pas ?" s'inquiètent-ils. "Non, tout va bien, je respire TOUJOURS comme ça. Ca hésite entre un bruit de forge et une locomotive d'avant-guerre...


Je franchis la ligne d'arrivée en apnée et il me faudra une bonne minute pour retrouver mon souffle et le sourire. Finalement, deuxième aujourd'hui, c'est pas si mal. Je récupère très vite, file à la voiture pour me changer et prendre mon appareil photo. Mes copains vont arriver : ceux de la Foulée Lagardienne et ceux de mon club de kikoureurs (certains sont les mêmes !).

RENCONTRE DE KIKOUS

Il y a là : Françoise 84, Lima, Xahvié, Véro 26, Crapahut 26 (venue en spectatrice après son semi de jeudi à Nîmes)

 

Prochains rendez-vous pour les athlètes Lagardiens au mois de mai : la course de la Pentecôte à Anduze (15 km), la  Foulée Tricastine à Saint Paul 3 châteaux, les 10 km des Vannades à Manosque...

Tous les résultats dès que possible !

Les photos sont là 
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 17:38


En ce dimanche 27 Avril, 226 coureurs se sont donné rendez-vous à Montélimar, capitale mondiale du nougat, pour disputer la 12e édition de leur course des 10 km FFA. Du soleil, de la chaleur et peu de vent, bref, de bonnes conditions. La Foulée Lagardienne était présente dans le peloton !



Mon chrono de ce matin ne restera pas dans les annales : 40'45 ! Ma dernière prestation sur la distance dans cette ville Drômoise, bien connue pour son théâtre municipal (que je vous recommande de visiter...) : 37'41, il y a deux ou trois ans; je dois me contenter de ce modeste temps (pour moi) ainsi que d'une 4e place au scratch. Je me console en l'emportant néanmoins dans ma catégorie (1ère V1).

Mais que s'est-il donc passé ???
En fait, je n'avais pas prévu de m'aligner sur cette course qualificative hier. Et oui, samedi matin, j'ai fait une séance de seuil avec ma coéquipière kikou Crapahut 26. Séance déroulée assez vite, je dois le dire !!! Un point de côté étant, d'ailleurs, venu saluer ma performance du jour...

A la fin de la-dite séance, j'annonce gaillardement :
"Finalement, demain, je vais courir à Montélimar". Stupéfaction légitime de la partenaire :
"Euh, coach, t'es sûre que c'était la bonne séance à faire aujourd'hui ?" NON ! Je suis bien placée pour le savoir; mais lundi je pars en déplacement -en Corse- pour une semaine et ne sais pas si et quand je vais pouvoir m'entraîner...Alors voilà...Je profiterai donc de mon voyage dans l'Ile de Beauté pour récupérer !

10 H LE DEPART : DES KIKOUREURS DECHAINES !

Comme je devais m'y attendre les jambes sont lourdes mais le premier kilo est avalé en 3'40; le 3e arrive en 11'27...Les autres ? J'suis en roue libre...les filles me passent les unes après les autres. J'ai de nombreux supporters qui m'encouragent et s'étonnent de me voir dans cette position de 4e et dans un chrono inhabituel. Sympa les kikous qui s'époumonnent : "ALLEZ TITI, ALLEZ KIKOU !" Il y a là Ema, Kikidrome, et Crapahut 26. Ca mitraille tous azimuts ! Je franchis donc la ligne d'arrivée tranquillement et SANS POINT DE COTE. Faut dire que "je n'ai pas tapé dedans" ! C'est pas mal de courir cool, en discutant avec des coureurs, en tapant dans la main des supporters...Ca change de mon mantra habituel :" Arf Arf, Arf, Arf" !!! 


4e ? La médaille en chocolat ?
A Montélimar, d'abord la médaille est en nougat ! (Euh, d'ailleurs, dommage qu'on n'en offre pas au ravitaillement !). Eh bien, non ! Les organisateurs, merci et bravo à eux, récompensent les 5 premièrs et les 5 premières au scratch, et à parité s'il vous plait. C'est suffisament rare pour être signalé. Voilà une épreuve qui respecte les athlètes !

Quid de la Foulée Lagardienne ?
Patrice et Nuria Bretheau ont PULVERISE leur record. Champagne !


Résultats :
Roland Venoux : 43'29
Patrice Bretheau : 46'01
Colette Canac (4e V2) : 53'02
Nuria Bretheau : 53'50

Autres résultats :

http://acbp.free.fr/Resultats/10km_montelimar_2008.pdf

Ma famille-Kikou : un clin d'oeil aux DALTONNETTES (manque Joelarun...)

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  • : Courir Plus Haut
  • : Le blog de Titifb, passionnée de montagne. 6e des championnats du monde Master de course en montagne 2006. Trails, 10 km, plans d'entraînement, conseils, récits de courses...Coach d'une équipe de coureurs Drômois.
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