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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 13:01
beaumes-de-venise.jpgLe village de Beaumes de Venise (Vaucluse), situé au pied du plateau du Courens, doit son nom aux nombreuses grottes (ou baumes) creusées dans la colline. Il se niche au pied des fameuses Dentelles de Montmirail qui le protègent contre les fréquentes colères du Mistral. Le qualificatif "de Venise" (corruption de Venisse issu certainement de Venaissin) a été ajouté pour éviter la confusion avec Baumes-de-Transit dans la Drôme toute proche.


Pour les amateurs de bons vins
, c’est une bonne adresse ! 

Les gastronomes peuvent se rendre dans le caveau de dégustation du célèbre vin de Muscat de Beaumes de Venise. Sa réputation va bien au-delà du Comtat Venaissin. Je vous recommande, notamment, la cuvée «Tradition» qui s'accordera en été à merveille avec le melon, mais aussi avec les desserts ainsi que bien frais, à l’apéritif…La cuvée du «Bois Doré» sera parfaite avec un foie gras poêlé (pensez-y pour Noël ou pour votre repas du jour de l’an....). Le célèbre Muscat ne doit pourtant pas faire oublier l’excellent Côte du Rhône village rouge ! Vous ne connaissez pas ? A découvrir d’urgence, alors !

Pour les amateurs d’art et de balade culturelle, c’est une bonne adresse !

De l'autre côté du village, sur la route de Vacqueyras se trouve la chapelle de Notre Dame d'Aubune, dont le clocher est un joyau de l'art roman du IXe siècle et le prieuré classé monument historique. La balade y est superbe. On peut visiter les grottes ou baumes préhistoriques d'Ambrosi et de Rocalinaud, qui ont donné leur nom au village. Construites à même la colline, elles ont servi jadis de refuge à bien des familles…

Pour les amateurs de courses à pied, c’est une bonne adresse !

En effet, la Foulée Balméenne y organise pour la 6ème année consécutive, la Ronde du Terroir, course à pied sur une boucle de 13km au cœur des Dentelles de Montmirail. Le départ est donné à 9h30 sur la place du marché. Le parcours, constitué de 60% de route et 40% de chemin, a permis à près de 550 coureurs l’an dernier de visiter ce site magnifique.
En 2006, la victoire était revenue chez les filles à Nadine Maurizot qui s’était imposée en 56’27 devant Stéphanie Roux et Louisa Drif. Chez les hommes, c’est Adbelaziz Baquas qui avait pris le meilleur sur ses adversaires.
 
LA COURSE : LA RONDE DU TERROIR

8H30 Ca commence bien ! Dès l’inscription, 9 €, une bouteille de vin est offerte à chaque coureur.

9H30
Le départ ! 378 coureurs sautillent dans l’aire de départ pour se réchauffer. La pluie de la nuit et du matin a bien refroidi l’atmosphère et il fait 9° sous un ciel encore chargé, mais les nuages commencent à se déchirer, laissant apparaître, ici et là, quelques taches bleues au milieu d’un camaïeu de gris. Je me renseigne auprès de mon copain Guy sur le terrain que nous allons rencontrer :

« Du bitume et des chemins ! Et avec toute la pluie qu’il est tombé, crois-moi, ça va être bien gras, bien boueux ! »

Merci ! Ravie de l’apprendre ! J’aime pas la boue : ça ralentit, ça alourdit les chaussures, ça glisse, ça salit !!! Dire qu’il y en a qui paie pour prendre des bains de boue…Enfin, bon en même temps, c’est vrai, c’est bien pour la peau. Certains concurrents vont en faire l’expérience, vu leur tenue à l’arrivée !

10, 9, 8 …Partez ! 
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Les fous !!! Les premiers s’élancent à toute allure ! Mince, personne ne leur a dit que cette course faisait 13 km ??? Ils sprintent comme pour un 100 m ! Oups, je me refuse à embrayer sur ce rythme. Je ne suis pas suicidaire, moi et reste bien calée derrière Chantal Baillon. Bon, c’est vrai, pas longtemps…Nous passons au premier kilo en …3’34 ! Non ??? A mon avis, le panneau n’était pas à sa place…surtout qu’au deuxième, mon chrono affiche 8’. Euh, bizarre ! Pendant ce temps, bien cachée dans le peloton de tête, Chantal s’est éloignée de mon regard et en profite pour prendre la poudre d’escampette. Moi, toujours aussi peu véloce dès que mon horizon se fait vertical, je me fais doubler par Stéphanie Roux (2e l’an dernier et qui tient, légitimement, à sa revanche) dans une côte pourtant peu sévère. Ah ! Une descente, ma spécialité ! Tiens, à mon tour de revenir sur une fille ! J’l’avais pas vue celle-là ! Elle a dû partir comme une bille, alors ? Elle est équipée comme une trailleuse, ceinture porte-bidons autour des hanches. Il s’agit de la locale Sandra Martin, de la Foulée Balméenne. A mon avis, elle est partie un peu vite. Chantal me dira plus tard, que dans la première côte, elle lui a mis 50 mètres dans la vue…Ce départ ultra-rapide a dû lui coûter cher, car à l’arrivée, bien que détentrice de la 4e place, elle terminera 4’ derrière moi…et à 7’ de la vainqueur du jour, Chantal Baillon, bien sûr, sans rivale à sa hauteur ! 
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Oh ! La gadoue, la gadoue, la gadoue ! 
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La gadoue promise par mon coéquipier est bien au rendez-vous : entre le 3e et le 4e kilomètre, c’est un cross qui nous attend. Nous remontons des chemins argileux et mes chaussures (les DS TRAINER) font ventouse. Je suis en excédent de bagages à chaque pied ! C’est pas possible, je ne peux pas continuer comme ça. Nous arrivons sur une partie bitumée, je n’y tiens plus, et je dois m’arrêter pour décharger mes semelles devenues de plomb. Ce n’est pas sans regret que je vois s’éloigner le maillot immaculé de Stéphanie Roux, d’autant qu’elle n’avait, à ce moment-là de la course, que quelques mètres d’avance sur moi…Tant pis, je n’ai pas le choix : je gratte, je frotte, je fais glisser mes pieds sur le sol. 
Un coureur me lance : 
« Les organisateurs auraient dû prévoir des paillassons ! » 
T’as raison, mon gars ! Rigole, dans 5’ j’te repasse ! Allez, ça repart ! Maintenant le parcours devient vraiment vallonné, et il le restera longtemps. Je voudrais profiter du paysage somptueux des Dentelles de Montmirail, malheureusement, le brouillard les recouvre pudiquement… 
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Ca monte, ça monte et ça descend ! 
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Ah…Le premier ravitaillement, nous sommes au 6e kilomètre à peu près. Les ennuis continuent et ralentissent ma course en avant : je tente avec mes gants de sortir le « Sporténine » que j’ai dans la poche arrière de mon cuissard. Impossible d’ouvrir cette maudite fermeture éclair. La réfractaire se refuse à toute coopération !
Je dois de nouveau m’arrêter…Dans l’ordre : enlever les gants, prendre ma clé de voiture, soulever mon mouchoir en papier, et trouver ce petit comprimé anti-crampes, bien caché tout au fond de ma poche ! Puis, dans l’ordre inverse : remettre le mouchoir, la clé sans la faire tomber, refermer, et réenfiler les gants. Ah, j’oubliais : boire un gobelet d’eau ! Car, même s’il ne fait pas chaud, il faut se méfier de la déshydratation due à une hyperventilation. Surtout chez moi, avec mon asthme…

Bon, ça repart ! Mon adversaire, elle, ne s’est pas arrêtée pour m’attendre. Il reste 7 kilomètres, je n’ai pas dit mon dernier mot. Dur ! Me voici au petit trot dans cette côte qui serpente dans les bois. J’entends un souffle rauque dans mon dos ? Une féminine ? Non, je me retourne…c’est un coureur de Barbantanne. Il a la pêche pour un V3 ! Nous allons finir quasiment ensemble, et je ne parviendrai à le passer définitivement, après plusieurs tentatives infructueuses, qu’à moins de 400 m de l’arrivée. 7 secondes seulement nous séparent…Renseignement pris, il s’agissait de Jean-Pierre Moncorgé. Ah, ces V3 ! Le premier de cette catégorie, Gilbert Giniez, termine devant Chantal Baillon : en fait, il la sprinte sur la ligne d’arrivée. Y a plus de respect !

Bon, deuxième et dernier ravitaillement, et …nouvel arrêt !
« Vous avez du sucre ? Oui, à droite ! J’y vais ! Où ??? Euh, non, en fait, c’est là-bas à gauche ! Bon, tant pis, je m’en passerai ! »
Je bois coup sur coup deux verres d’eau et hop, je repars…Mon maillot blanc a disparu de mon champ de vision…

L’arrivée !

P1080821.JPGMaintenant, la route se transforme en toboggan pour nous ramener à Beaumes de Venise. Ca descend raide-raide-raide ! Je fonce, penchée en avant, pour essayer de rattraper mon retard et je lâche les freins ! Mais vous connaissez tous la célèbre fable de la Fontaine : Le lièvre et la tortue ? J’aurai beau prendre tous les risques, serrer les dents sur un point de côté que j’ai traîné depuis le deuxième kilomètre, rien n’y fera : l’athlète de l’U.A.Carpentras franchira la ligne d’arrivée avec 20 secondes d’avance sur moi en 57’19. Chantal Baillon, évidemment est déjà arrivée ! Elle s’est emparée de la victoire dans le temps de 54’34. Un parcours bien vallonné, qui lui convient très bien. 57’39, et c’est à mon tour d’arriver, sous les bravos d’un public nombreux et chaleureux, installé devant la très belle bâtisse de la Mairie.


Jocelyne Giraud, le célèbre animateur de course en région provençale, me félicite et m’encourage à le rejoindre pour une longue interview. Ce que je ferai après être allée me restaurer, me changer, et avoir remonté le dernier kilo pour faire quelques photos sur le vif (notamment de Françoise84 de mon club de cyber-coureurs Kikouroù.net). C’est bête, j’ai raté le passage de mes coéquipiers Lagardiens, grrrrrrr !


RESULTATS DE LA FOULEE LAGARDIENNE 

P1080831.JPG

Nous n’étions que 5 au départ de l’épreuve Vauclusienne, mais la victoire chez les filles tombe dans l’escarcelle du Club grâce à Chantal 24e scratch. Je termine sur la 3e marche du podium, 2e V1, 47e scratch et Véronique Fijalek (1h06’48), 11e féminine, qui prend une belle 7e place chez les V1, 139e scratch.

Chez les garçons Christophe Reynaud (59’04), assure, malgré une défaillance à mi-course, une 25e place en Senior, 56e au scratch. Le coach, Guy Masson, boucle son parcours en 1h03’33, 14e V2, 109e scratch.

 
Résultats de deux des Kikoureurs :

P1080830.JPG
 
73 94 DESPRINGRE Xavier 01:01:02 31 Vétéran 1 H U.A. Bollene 12,98 km/
200 93 DESPRINGRE Françoise 01:13:06 13 Vétéran 1 F U.A. Bollene 10,83 km/h
  
Résultats complets sur : www.nikrome.com    http://www.nikrome.com/pdf/Beaumes.pdf
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 05:08
P1080797.JPGAujourd'hui, en ce très froid dimanche 18 Novembre, DéfiFranck, Crapahut26 et Titifb, Christophe Reynaud et Roland Venoux de LA FOULEE LAGARDIENNE se sont  rendus à ROCHEFORT DU GARD pour disputer la 8e édition de "La Ronde de Castelas", une course sur route de 10,5 km dans une ambiance de folie !

RECORD DE PARTICIPATION

Plus de 1400 athlètes ont déferlé dans les rues de ce petit village typique dont le départ a été donné devant la cave des vignerons de Rochefort. Comme d'habitude les nombreux coureurs déguisés, ainsi qu'un public bien fourni, ont assuré ambiance et animation !
Musique, buffet à volonté, 150 bénévoles aux petits soins, des récompenses de qualité, un animateur maîtrisant son sujet (Jocelyn Giraud), des osthéo pour vous remettre d'aplomb dès la ligne d'arrivée franchie, une organisation très bien rodée ...Voilà la recette idéale pour réunir autant de coureurs satisfaits qui viennent et reviennent encore depuis toutes ces années !
Et encore, la convivialité est présente dès l'entrée dans le gymnase : on offre tee-shirt, verre à dégustation, canette de Perrier (on est dans le Gard !), médaille, bouteille de Primeur, et rose pour les dames !
9 H Dans la grande salle du Gymnase, les bénévoles préparent un gigantesque buffet pour les affamés qui viendront se restaurer après la course...
 
RESULTATS :

Je n'ai pas encore les résultats officiels, ils seront sur le site de La Ronde prochainement, mais d'hors et déjà, je peux annoncer :
Chantal Baillon 2e scratch, 1ère V2, Sylvie Faure-Brac 3e scratch, 1ère V1.
Christophe, Roland, et Franck...sont bien arrivés !!!
Dès que je saurai leur temps et leur place, j'actualiserai l'article.

Hier, à LA BACCHANNALE, à Vaison La Romaine, deux autres athlètes de La Foulée Lagardienne se sont illustrées : Magali Massaudet et Véronique Fijalek qui se sont offert le podium V1 !
P1080759.JPG
"Un bon week end "d'après Franck Delannoy, le Président de la FL : "4 podiums en deux jours, c'est satisfaisant..."

PHOTOS sont là. LesRESULTATS aussi !




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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 19:12
ON N'A PAS TOUS LES JOURS 20 ANS...

UN ANNIVERSAIRE  DIGNEMENT FETE     


En ce 11 novembre où l'on commémore en France la signature de l'Armistice de 1918, les meilleurs coureurs de la région du Languedoc Roussillon et d'ailleurs se sont donné rendez-vous à Alès dans le Gard pour souffler, avec les organisateurs, les 20 bougies de cette épreuve...phare ! Le vent, qui s'est invité, les a bien aidés !!!
 
ON A LIVRE BATAILLE !


850 athlètes de tout poil (euh, on fête bien les poilus aujourd'hui ?!) ont déroulé leurs foulées le long des quais du Gardon sur un circuit connu pour sa rapidité. A noter que la circulation automobile est supprimée pendant la durée de l'épreuve. Attention fort appréciée par les sportifs qui doivent, parfois, sur certaines courses slalomer entre les voitures !


SUR ET RAPIDE !


Ce 10km se déroule en majorité sur deux boucles entre le pont Neuf et le pont de Resca. Beaucoup viennent à Alès pour tenter de faire leur meilleur chrono de la saison. Ce ne sera pas le cas aujourd'hui. Manque d'opposition pour les meilleurs et vent qui semble toujours contraire pour les autres ! Néanmoins l'ambiance est excellente et un nombreux public (courses enfants obligent) est là pour encourager du geste et de la voix les coureurs qui produisent leur effort. 

Jean-Pierre Buix, le célèbre animateur, commente la course avec entrain et compétence. Présent sur tous les parcours de France du cross aux courses sur route, le maire de Buis les Baronnies connaît bien son affaire et le palmarès de la plupart des athlètes.

L'ACA : LA VICTOIRE EN CADEAU !


C'est le club d'Alès qui prendra la plus grosse part du gâteau :
Chez les garçons, El Hassan Lasshini l'emporte en 29'32 avec près d'une minute d'avance sur son dauphin Ludovic Pagès. 4 Alésiens dans les 5 premiers...
Chez les filles, ce sont trois Alésiennes également qui se présentent ensemble sur la ligne d'arrivée...Christine Bardelle emmenant le trio en 37'50. La victoire en chantant...


LA COURSE VUE DE L'INTERIEUR !

En rentrant d'un "stage d'altitude" dans les Alpes du Sud avec plusieurs milliers de mètres de dénivelé et une motivation bien émoussée par la sensation d'en avoir plein les jambes dès le footing, je décide néanmoins de courir (euh poussée par mon fan club, je dois avouer), j'ai pris place dans le sas de départ réservé à l'élite. Une place d'usurpatrice aujourd'hui ! J'ai un peu honte de moi, je dois dire...Je me sens si lasse que si je m'écoutais, je retournerais à ma voiture et me coucherais sur la banquette arrière !

Le starter siffle le départ, et la galère commence. Ah, quand on est bien, comme tout semble facile. Tiens, je ne me rappelais pas que les kilomètres étaient si longs à Alès. 1er kilo : 3'48. Dans la douleur. J'tiendrai pas à ce rythme, c'est sûr. Je m'écarte, monte sur le trottoir au niveau du premier pont et basta ! Je vais attendre mon copain Kikoureur Bigout 66 (secrètement, c'est surtout pour rencontrer mes cybers-Kikous que je suis venue ce matin...) Quelques secondes passent et hop, j'aperçois sa casquette blanche, je saute sur la route et lui emboîte le pas à son étonnement ! Nous faisons course commune pendant un bon kilomètre. Mais, ça ne va toujours pas : je suis essoufflée à 15 km/heure...Bon, le vent, l'asthme, la lassitude, tout cela ne me convient pas. 

"Salut Bigout, je vais attendre une de mes copines du club de la Foulée Lagardienne. A tout à l'heure".


Plutôt que d'abandonner, je vais essayer de rendre service. Au deuxième pont j'attends Magali...je ne la vois pas et commence à enlever mon dossard. J'ai déjà la première épingle à la main quand je l'aperçois. 

"Allez, Mag ! Viens je t'emmène !" 

Je me place à côté d'elle, puis devant, pour lui couper le vent, lui tends une bouteille au ravitaillement du 5e kilomètre. Nous courons à 14 km environ...
Rien à faire, je ne peux pas continuer et après 2 kilomètres, à mon grand regret, je dois la laisser partir 

"Allez, Mag, courage, c'est bien ça ! A tout à l'heure !"


Je rentre en rebroussant chemin sous le regard étonné des coureurs que je croise...Le dossard à la main et le bracelet-puce à la cheville, j'encourage tous ceux qui ont encore une boucle à effectuer pour terminer leur 10 km. 
El Hassan arrive à ce moment-là ! Il n'a pas traîné, moins d'une demi-heure ! Ca laisse rêveur de courir à plus de 20 km/h aujourd'hui...

Je cours (sic !) vers ma voiture pour récupérer mon appareil photo et me couvrir. Il fait froid à l'ombre dans le vent. 
Le temps de faire l'aller-retour, mon copain Manu Jimenez est passé...10e et 1er V1; c'était relevé en senior...et en espoir !

Les 3 premières filles arrivent en 37'50, pas de Chantal Baillon. Le temps s'écoule. 4e (une anglaise que je ne connais pas), 5e (Joëlle Filaire), 6e (Sylvie Fourdrinier) , 7e (Corinne Gayraud). Mais où est Chantal ? Aurait-elle abandonné ? J'espère que non !!!!

Ouf la voici. Elle est 8e en 39'56...Elle n'était pas bien, elle non plus, d'autant qu'avant la montagne, elle a eu la crève pendant 15 jours. Elle est surprise de me voir déjà à l'arrivée ! Quoi ? Je l'aurais doublée ?!  Je lui raconte ma course de galérien-du-tout ; elle pense que j'aurais dû continuer...même si je faisais un chrono décevant. Moi, je n'ai pas pu. Bon, en discutant avec Claudy Benoit, l'organisateur de l'excellente course des 15 km d'Anduze, j'ai raté le passage des Kikous Cèdre et Bigout ! Damned...

La remise des récompenses s'étire malheureusement trop en longueur (trop de lots à choisir par les coureurs qui eux ne s'en plaignent pas).
Chantal, bien que 8e, monte sur le podium des V2 en 3e position...Nous ne resterons pas pour le tirage au sort. Tant pis ! Nous quittons le stade Pibarot à 13h. La remise des prix a débuté à 11 h 30...trop long ; de nombreux coureurs font comme nous, surtout ceux qui ont de la route pour rentrer.

Le bilan de cette journée est mitigée et je suis partagée entre la joie d'avoir enfin rencontré deux de mes copains de mon site de coureurs Kikourous, et la déception de n'avoir pas pu rallier l'arrivée, ni avec Bigout, ni avec Magali que j'aurais pu davantage aider. Chantal, de son côté, fait la part des choses et prend les événements avec sagesse : l'an dernier, elle était 2e derrière Christelle Bardelle en 37'48, bon. C'est pas grave, je vais relancer la machine, je n'ai pas dit mon dernier mot. Moi non plus !

Combien d'épreuves peuvent se targuer de souffler autant de bougies ? Combien de courses que l'on crée aujourd'hui perdureront suffisamment pour rivaliser avec ces compétitions qui ont acquis leurs lettres de noblesse au fil de tant d'éditions?
Allez, Alès, sans rancune et bon anniversaire : on n'a pas tous les jours 20 ans...
 
Photo des 4 Kikoureurs !

Toutes les photos dans la rubrique MES INDISPENSABLES

Résultats
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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 18:21

P1080642.JPGC'EST UN BEAU ROMANS, C'EST UNE BELLE HISTOIRE !

Les 10 km de Romans se sont déroulés ce dimanche 14 octobre 2007 à 10h. Il s'agit d'une course à label régional, classante et qualificative au championnat de France. Elle est organisée (très bien d'ailleurs !) par le club E.A.R.P et encadrée par près de 150 bénévoles.
 
Ces 10 km de Romans représentent une épreuve fort attractive pour les coureurs désirant se tester avant de tâter les cross ; le parcours, plat et roulant, attire en effet plus de 600 concurrents venus des 4 coins de la région Rhône-Alpes (et même d'ailleurs, bonne réputation oblige). Des bons d’achat, coupes et divers lots viennent récompenser le classement scratch masculin et féminin ainsi que les 3 premiers de chaque catégorie. De plus un tee-shirt est remis avec le dossard ainsi que des biscuits, spécialité de Romans. Pour 7€ !

En ce dimanche, les conditions météo sont excellentes
: température fraîche, pas de vent. Bref, les perfs seront au rendez-vous ? Les records vont-ils tomber  ? Mais le parcours a changé et cela va peut-être perturber certains qui avaient des repères précis.

LA COURSE DES FEMININES

Le suspense est grand chez les filles qui vont devoir se battre au coude à coude pour aller cueillir des lauriers ! La vainqueur sortant, Chantal Baillon, néo-Lagardienne, est là, et malgré son récent passage dans la catégorie des V2, elle a encore faim de victoires. La jeune Pierrelattine Aurélie Paul escompte un bon chrono et la triathlète Maryline de La Garde, du Team  Endurance Shop de Valence ne s'est pas déplacée pour faire de la figuration dans la capitale de la chaussure de luxe !

37'23 après, la première franchit la ligne d'arrivée, le sourire aux lèvres : non seulement elle l'emporte au nez et à la barbe de ses adversaires, mais en plus, elle pulvérise son record ! Chapeau...

Derrière, la lutte fait encore rage et un mano à mano orchestré par les deux pierrelattines tient le public en haleine. L'affaire va se régler au srpint, au bénéfice de la sénior sur la vétéran...qui cède néanmoins avec les honneurs : 38'03 contre 38' pour Aurélie. Beaucoup de V2 aimerait en faire autant (surtout avec une angine, doublée d'une rhume-non soignés bien sûr !) ! 
L'an dernier la pierrelattine remportait l'épreuve en 36'48 (record perso).

SUSPENSE CHEZ LES GARCONS
 
La course a également tenu toutes ses promesses ! Les premiers ont dû se départager "au couteau" : à ce petit jeu, c'est Mickaêl Reynaud qui enlève la partie en 31'18, suivi de près par Ludovic Pelle 31'22 et Julien Calandreau 31'30. Les 4 premiers sont en moins de 32'.

Tous les résultats sont là

 P1080607-copie-1.JPG
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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 17:57
Dimanche 7 Octobre, le soleil est là, accompagné par un petit mistral qui rafraîchira bien les 282 participants qui s'élancent à 10 h sur l'avenue Pierre de Coubertin. Il s'agit d'une course pédestre de 10 km à label régional FFA organisés par l'US Le Pontet. L'épreuve est donc classante et qualifiante pour les championnats de France de la spécialité.

P1080564.JPGC'est un nouveau parcours qui attend les coureurs. Donné pour être plus roulant que l'ancien, il reste néanmoins assez difficile avec quelques relances délicates, notament un aller-retour derrière un panneau de signalisation ! D'ailleurs un concurrent a chuté, manquant de peu de faire tomber une des favorites...

Ce "10 km" s'est terminé sur l'anneau de la piste du stade du Pontet et les spectateurs ont pu assister à la victoire de l'espoir marocain du CASA Mounir El-Hilali en 34'19, devant son coéquipier Jean-Michel Lauvergeon en 34'27. 

Chez les féminines, venues en nombre (61),  le suspens n'aura pas tenu longtemps. Chantal Baillon, la Pierrelattine de la Foulée Lagardienne, Anne-Rosati de la Foulée Orangeoise, et Magalie Chiappetta étaient annoncées favorites de l'épreuve. Sylvie Faure-Brac, coéquipère et coach de Chantal Baillon, s'étant retirée de la compétition pour cause d'angine, fit la course sans dossard en regardant de loin les débats ! (Elle lévera le pied et se retirera du peloton au moment de pénétrer dans le stade. Elle était 4e...!). L'athlète Lagardienne, après un départ prudent, prit le meilleur sur Anne Rosati peu après le passage du 5e kilomètre. Elle termine en contrôlant ses adversaires du jour et franchit la ligne d'arrivée dans le temps de 38'30 (temps N3). Elle est loin de son record (36'48), mais Chantal signe néanmoins une belle victoire pour une reprise de la saison des "10 km". Prochain rendez-vous pour elle : les 10 km de Romans le 14 Octobre, course qu'elle a remportée en 2006 avec un record personnel à la clé.

A noter que les 4 premières dames sont de 4 catégories différentes !
 
LE CLASSEMENT SCRATCH FEMMES :


MsgAttente()
35 BAILLON CHANTAL 381 00:38:30 V2F 1 FOULEE LAGARD 1 15.58
38 ROSATI ANNE 402 00:39:01 SEF 1 FOULEE ORANGEOISE 2 15.38
48 CHIAPPETTA MAGALIE 276 00:39:23 V1F 1 SCO STE MARGUERITE 3 15.23
75 GRABINSKI INES 69 00:41:04 JUF 1   4 14.61
80 BLANC FLORENCE 156 00:41:33 SEF 2 AS CAVAILLON 5 14.44
92 LAMOURET CATHERINE 89 00:42:18 V1F 2 COURRIR A MORIERES 6 14.18
95 LECOMPTE ANNE 164 00:42:30 V1F 3   7 14.12
97 CHABERT SARAH 138 00:42:40 JUF 2 CASA 8 14.06
109 GILET CECILE 394 00:43:34 SEF 3 BCI ATHLE 9 13.77
126 FAYOLLE JOSIANE 393 00:44:33 V1F 4 TRI LE PONTET 10 13.47

LE CLASSEMENT SCRATCH HOMMES :

MsgAttente()
1 EL-HILALI MOUNIR 170 00:34:19 ESM 1 CASA 1 17.48
2 LAUVERGEON JEAN-MICHEL 90 00:34:27 V1M 1 CASAVIGNON 2 17.42
3 CAMPS CHRISTOPHE 25 00:34:47 SEM 1 BCI 3 17.25
4 DE-ZANET MICHAEL 415 00:35:22 SEM 2   4 16.97
5 KERANDEL ARNAUD 83 00:36:15 SEM 3 TOULON ETUDIANT CLUB 5 16.55
6 LECUIROT MARC 396 00:36:24 SEM 4 BCT 6 16.48
7 GHERASLGOUM ABDEL 66 00:36:29 V1M 2 SO ARLES* 7 16.45
8 JOOS CHRISTIAN 266 00:36:33 V1M 3 ASPTT AIX EN PROVENCE 8 16.42
9 VILELA JEROME 131 00:36:38 SEM 5   9 16.38
10 ERARD SERGE 383 00:36:44 V1M 4 USPA LE PONTET 10 16.33

Ce matin avait lieu à Allan (drôme) La Transclavienne. Une délagation de la Foulée Largardienne est présente; les résultats sont là : http://www.course-pedestre.com/resultats.html
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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 06:34
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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 17:50

Doublé victorieux pour Chantal Baillon et Sylvie Faure-Brac
 pour la 10e édition de Courir en Suquée !

podium.JPG

Le pittoresque petit village perché de Chantemerle lès Grignan au cœur de la Drôme Provençale, a célébré à sa façon la Saint Maurice au cours de sa traditionnelle fête votive. Mais les 200 coureurs qui ont arpenté les sentiers du Suquée n'étaient pas venus pour un concours de pétanque ou le bal populaire ; non, ils ont fêté dignement cette 10ème édition et ont offert à l'organisateur un record de participation ! Les Pierrelattins ont brillé, surtout...les Pierrelattines !
2 courses de 7,5 et 15 kms ainsi qu'une marche de 7 kms dans la campagne Chantemerloise étaient proposées en ce dimanche 23 Septembre. Un rendez très prisé par les coureurs locaux venus en voisins (à noter une participation massive du CLET). Frédéric Artaud et son équipe de bénévoles peuvent être satisfaits.



Sur la course des AS (15 km) doublé Pierrelattin :
Le départ des deux courses a été donné en même temps à dix heures sur la place du village à proximité de la magnifique fontaine surmontée d'un bas-relief antique où figure une colombe...Les coureurs partis au coup de fusil n'ont guère eu le temps de visiter ce site d'occupation préhistorique ! Les Pierrelattines, Chantal Baillon et Sylvie Faure-Brac (la Foulée Lagardienne) n'ont laissé à personne le soin de mener cette course. Chantal prend le meilleur sur sa coéquipière en s'adjugeant une nouvelle victoire après celle de la Ronde de Crussol dimanche dernier. Frédéric Desplat, d'Aoust sur Sye, l'emporte chez les garçons.
Sur la populaire, victoire Pierrelattine :
Chez les féminines, les lauriers sont revenus à Béatrice Delarocque (ACBP), chez les hommes, c'est André Place qui s'impose.
La Foulée Lagardienne, le club de la Garde Adhémar de course nature dont le nouveau président est Franck Delannoy, peut être fier pour cette première sortie. 8 de ses athlètes l'ont accompagné et 3 d'entre eux ont grimpé sur le podium de la course des As !
Résultats : Chantal Baillon 1ère scratch (1ère V2), Sylvie Faure-Brac 2e scratch (1ère V1), Véronique Fijalek (4e V1) Franck Delannoy (14e S), Marie Angélique Simonin (12eV1), Christine Nicolas (13e V1), Colette Canac (8eV2), et Nuria Bretheau (14e V1). Thierry Bussot est 19e S.
Il ne fallait pas être ensuqué pour s'imposer à Courir en Suquée !
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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 08:32
Nouvelle-image.JPGDES SEIGNEURS A L'ASSAUT DU CHÂTEAU DE CRUSSOL !

Dimanche 16 septembre à 10 h a eu lieu à Saint Péray la 6e édition de la ronde de Crussol, une course pédestre de 14,3 km, sur chemins et sentiers, comportant 600m de dénivelée. 236 coureurs avaient répondu présents à l'appel du club Macadam 07, 210 hommes et 26 femmes (l'an dernier, seules 7 féminines s'étaient alignées au départ !).

Crussol (
Cruciolo, en latin)
? Il s'agit d'un piton de roches calcaires dite "La montagne de Crussol" qui culmine à 400 m d'altitude et s'étend sur 3 kilomètres de crêtes. Une forteresse y a été construite au XIIe siècle.
C'est un des hauts-lieux du patrimoine ardéchois. Une pente quasiment verticale de 250 mètres assure à la forteresse une protection naturelle. L'ensemble des ruines regroupe, sur 3 hectares, le village à l'abri derrière un premier rempart et le château lui-même. Propriété de la famille d'Uzès, la demeure seigneuriale cessera d'être habitée au XVème siècle, au profit du Château d'Uzès jugé plus confortable.
Mais, les coureurs ne sont pas venus jusqu'ici pour faire du tourisme, fut-il culturel en ce week end des Journées du Patrimoine !
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Un parcours magnifique a été proposé aux athlètes, qui permettait de rejoindre les ruines du Château de Crussol en pénétrant dans l'enceinte même par une ancienne porte dans les remparts. Un tracé sinueux qui donne accès à un
cheminement vertigineux sur les crêtes d'où une superbe vue sur la Vallée du Rhône récompense les courageux...A l'arrivée, le Sieur Valentinois Kamel Delaunay franchit la ligne en seigneur (1h00'25); la Dame Pierrelattine Chantal Baillon
se voit remettre de son côté les clés du château grâce à une superbe 22e place au scratch dans un temps qui laisse rêveur pour cette néoV2 : 1h09'31, les spécialistes apprécieront...
 

De nombreux podiums viennent récompenser les plus méritants qui repartiront avec de bonnes bouteilles de Saint Péray sous le bras; un excellent cru de la région...du Cornas ! Un vin royal pour un assaut de château !
 
KIKOUROU ENTRE DANS LA RONDE !
 
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A la fin de la remise des prix, les organisateurs ont appelé sur le podium un groupe d'une vingtaine de coureurs venus de partout (de Vendée, de Turin en Italie, de Paris, de Haute Savoie, de l'Ain, etc…). Il s'agit de "cybers sportifs" de Kikourou, un site communautaire de sportifs d'endurance (http://www.kikourou.net).
 
Kikouroù est un site gratuit de partage créé par le Webmaster Mathias en 2004, permettant d'organiser et de diffuser des informations (récits, photos, carnets d'entrainements, calendrier, annuaire de sites, avis et impressions sur les courses, etc.) autour des sports d'endurance : course à pied, ultra, course d'orientation, vélo, natation, triathlon, ski de fond, raids multisports, etc. Tous les membres y apportent leur contribution : chacun participant à la mise à jour du site, et en faisant profiter la communauté. Les maîtres mots sont : partager, communiquer, se rencontrer....Tout ce beau monde se retrouvait à Beauchastel pour le premier week end Off de rassemblement, et c'est tout naturellement qu'une partie des coureurs s'est inscrite à la Ronde, tandis que l'autre s'élançait à l'assaut des 3 becs.
La course du Macadam ayant fait l'unanimité, il semblerait que l'an prochain, les Kikoureurs soient de nouveau présents à Saint Péray au départ de la 7e édition.
RESULTATS :
Nb de résultats : 236 (210 hommes, 26 femmes)
 
1 DELAUNAY Kamel 1h00'25'' SEM / 73 R-A / 026 Asptt Valence 547228 1 14,2 226
2 DESPLAT Frederic 1h01'16'' SEM / 69 2 14,0 2
3 MONTAGNY Sylvain 1h03'14'' SEM / 80 3 13,6 205
4 MARCHAND David 1h03'45'' SEM / 73 4 13,5 186
5 GIL Mickael 1h04'30'' SEM / 72 PRO / 084 Foulee Orangeoise 153239 5 13,3 61
6 MATTRAS Sylvain 1h04'37'' SEM / 73 6 13,3 406
7 SIMONIN Jean-luc 1h04'53'' V1M / 63 R-A / 026 Ca Valence 333646 1 13,2 414
8 LACROIX Louis 1h05'21'' SEM / 81 7 13,1 206
9 CROUZET Lilian 1h06'27'' V1M / 67 2 12,9 436
10 PEYRARD Jack 1h06'30'' V1M / 67 3 12,9 1
 
22 BAILLON Chantal 1h09'31'' V2F / 58 1 12,3 390
54 PACAUD Stephanie 1h14'37'' SEF / 74 R-A / 026 Ea Romans-bourg De Peage 1032113 1 11,5 3
112 SOUBEYRAND Severine 1h22'52'' SEF / 73 2 10,4 201
117 RUIZ Laetitia 1h23'27'' SEF / 78 R-A / 026 Ca Valence 505586 3 10,3 253
135 DROGUE Chantal 1h25'13'' V1F / 64 Alp Pizancon 1 10,1 208
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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 12:28
Ca y est, c'est le jour J : nous sommes dans le département de la Loire à Saint Alban les Eaux, en ce dimanche 26 Août un grand rendez-vous nous attend : les championnats de France de course en montagne.

P1080010.JPG9 h : Je suis sur le théâtre des opérations avec mes coéquipières...la tension monte d'un cran !
Nous arrivons juste à temps pour voir le départ de la course des juniors filles et de l'Open. Deux Kikoureurs sont au départ et on ne veut pas rater ça : Chtigrincheux est tranquille comme un pape, l'œil guilleret, tout sourire à l'arrière du peloton ; il est heureux d'être là. Ca n'a pas l'air d'être contagieux, malheureusement ! Marie69 paraît stressée et, signe qui ne trompe pas, elle ne se met pas en première ligne avec ses adversaires. Mauvais point. Quand on veut jouer la gagne, la place, c'est devant. D'abord, on n'est pas gêné par les autres au départ, et on s'impose déjà mentalement aux autres concurrents : "je suis devant, j'suis l'patron !". Bon, on verra bien… 
Le coup de feu libère les coureurs, et nous partons nous échauffer. Au bout de 10' de footing je récupère Véronique, toujours assise qui regarde passer la course des Jeunes !

"Allez Véro, faut y aller".
"Je voulais voir l'arrivée de Marie" me dit-elle candidement…
"Véro, il faut t'échauffer, c'est pas une course de village aujourd'hui, c'est un France ! Allez, on y va". 
Ma camarade, qui est également mon "élève", me suit, obéissante ou résignée ! Mais je ne veux pas nous priver de l'arrivée de notre junior préférée : nous allons désormais effectuer des aller-retour sur les 500 derniers mètres de la course de Marie 69...

 

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39'06 après son départ, et 6,1 km plus loin, on voit arriver notre Marie, défaite, rouge, le visage fermé et le regard fixe...Oh, ça va mal. Devant elle, de très (trop) nombreuses concurrentes ont déjà franchi la ligne d'arrivée, la Marseillaise ne chantera pas pour elle...mais pour Adeline Leservoisier…Marie prend une 7e place chez les juniors…

Bon, à nous maintenant ; l'officiel annonce l'ouverture du sas pour les élites dont je ne fais pas partie cette année (j'ai manqué trop d'épreuves de la Coupe de France en début de saison). Dieu soit loué. Avec mon torticolis invalidant, je ne vais certainement pas me classer parmi les meilleures et je préfère franchir la ligne d'arrivée avec un dossard anonyme ! Chantal est devant, aux côtés de ses adversaires; quant à moi je suis avec notre coéquipière de la Section Loisirs Véronique Fijalek.   
Il est 9h55, à notre tour de rentrer dans l'arène ! 
10 h PAN, c'est parti, à fond comme pour un dix kilomètres ! Ouille, trop vite. C'est du bitume, ça monte, il fait chaud, va y avoir du déchet aujourd'hui. Bon, maintenant ça grimpe sec. Je me force à courir, c'est un National quand même et tout l'été, j'en ai avalé, des côtes! Au plus je monte, au plus l'acide me tétanise, je me crispe et mes cervicales menacent d'exploser sous la pression. Je renonce à toutes foulées et marche les mains sur les cuisses. Nous sommes en train de remonter ce qui semble être un mur de terre, très raviné, je suis à la limite de l'adhérence, euh, certaines reculent même ! Il n'y a pas un souffle d'air, on suffoque dans ce passage vertical sous un toit de végétation qui nous pompe l'oxygène. Je suis tendue comme un arc. J'ai mal au cou. Je serre les dents, j'ai envie de jeter l'éponge. Pourtant, je sais que je ne dois pas faire ça : pour une fois que nous sommes présentes en équipe, je ne peux pas lâcher l'affaire. C'est moi qui ai insisté pour que Véro soit là aujourd'hui alors que notre amie avait d'autres projets, notamment celui de fêter son anniversaire en famille…
Quant à Chantal, devant, ça ne doit pas être facile non plus pour elle. C'est une médaille qu'elle tente d'arracher à ses concurrentes venues avec la même idée ! Arrivées en haut de la côte, une belle descente nous attend. Ah, ça va aller mieux ! Je vais m'envoler et repasser plusieurs téméraires qui ont osé me défier à la montée. Je commence à dérouler sur une belle piste très pentue et malheur, j'ai les cervicales qui jouent des castagnettes en cadence avec mes foulées. La douleur me foudroie, et me transperce les oreilles. Ca, c'est très mauvais signe ! Tant pis, je lève le pied...Mince, un groupe de filles était en embuscade derrière moi et d'un coup, tout ce beau monde me laisse sur place. A peine le temps de regarder le nom de leur club sur leur maillot, que ces hirondelles qui ne feront pas mon printemps s'éloignent à tire d'aile...Inutile de dire que je ne les reverrai pas...Je m'arrête et m'écarte immédiatement pour ne pas me faire percuter. Je ne pourrai pas défendre une place honnête, et terminer dans le peloton en 30e position ne m'intéresse pas. Je vais me rendre utile en attendant Véro et en l'aidant à finir au mieux cette course, car la pôvre, elle doit en baver… 
Sous le regard stupéfait des bénévoles et des spectateurs, je m'arrête et reviens sur mes pas. J'encourage alors toutes les filles qui passent, pour leur plus grande surprise. Certains croient que j'abandonne et m'enjoignent de continuer. "Merci, je n'en ferai rien, j'attends une camarade". Je lis l'incrédulité absolue de celles qui furent il y a encore quelques minutes des adversaires que j'ai eu tant de mal à doubler ou à lâcher… 
Ca y est, j'aperçois le maillot de Véro en bas de la côte. "Allez Véro, tire sur tes bras, redresse-toi, allez, courage, tu es bientôt au ravitaillement". Véro lève la tête et me regarde, interdite, comme si elle rêvait. Elle se met à me déverser un flot de questions que j'interromps très vite : 
"Garde ta salive et économise ton souffle, allez, ma Véro, je t'amène, suis-moi !". 
Et c'est ainsi que ma coéquipière et moi, en duo improbable, nous finirons la course...Tout le long des 5 kilomètres restants, je m'époumonerai en conseils, encouragements ; morceaux choisis : 
"Allez Véro, lorsque ma montre sonnera, il ne restera que 3 kilo".
"Allez Véro, suis-moi et passe où je passe".
"C'est bien Véro, ça c'est une course dont tu te souviendras…". 
Deux gags ont émaillé notre périple :

 J'ai vu sur le plan qu'il y avait une rivière à traverser et qu'il était impossible de la sauter ni de la passer à pied sec en courant, à moins d'être Yann Domenech, notre champion Pierrelattin de saut en longueur, qui peut s'enorgueillir de franchir allègrement les 8 m ! Bref, je ne suis pas Yann et je vais donc devoir sacrifier une de mes chaussures...Peut-être pas. J'accélère la foulée et lâche Véro. J'arrive au passage délicat. Les organisateurs, au départ, avaient installé une grosse planche,
mais finalement, ils ont renoncé à leur funeste projet, car le remède était pire que le mal et la plupart de ceux qui prenaient cette frêle passerelle se retrouvaient les 4 fers en l'air dans l'eau froide, situation fort peu confortable, fut-elle thermale ! Bon, voyons l'affaire. De belles pierres moussues vont me servir de pont. Sous le regard éberlué des signaleurs et bénévoles placés à cet endroit stratégique (pour se rincer l'œil ?), j'attends mon amie et lui indique sur quelle pierre elle doit poser son pied et lui tends ma main pour la maintenir en équilibre et ...elle passe au sec ! Nous rions de cette situation à la Tati, et regrettons qu'aucun photographe n'ait immortalisé cet instant de solidarité. Je n'aiderai personne d'autre, car mon athlète, boostée par "l'effet Coach" a semé des camarades de galère ! Seule une certaine… Véro est encore avec nous, tantôt devant, tantôt derrière. En ce moment, elle est devant, mais pas pour longtemps. Ce qui est bien, c'est que du coup, en encourageant ma copine, je fais une pierre deux coups : "Allez Véro" et toutes les deux le prennent pour elles ! 
Ce parcours est une vraie montagne Russe : ça monte, ça descend tout le temps, sans répit. Le paysage est très beau, le tracé technique. Une course pour moi. Dommage.
Deuxième gag

A un moment, nous passons sur un chemin bordé de mûres mûres et je succombe au pêché de gourmandise sous le regard ahuri des spectateurs ! Je m'arrête à la table de ravitaillement toute proche :
 
"Délicieuses ces mûres ! A bientôt".
Ca les laisse sans voix, et moi, je suis hilare...

1
h02, ce sera notre temps à l'arrivée, main dans la main avec Véro. Mon GPS avoue 9,200 pour 600 m de dénivelée. Nous sommes 39e et 40e scratch, 36e et 37e françaises, 16e et 17e V1. Mon résultat n'a pas d'importance cette année.
 
Chantal m'apprend qu'elle n'est que 4e V1...elle échoue à 1 place de la médaille de bronze. Elle est battue logiquement dans sa catégorie par Isabelle Guillot et Michelle Leservoisier. La 3e aujourd'hui n'est autre que Christelle Védrine, une néo-vétéranne de Clermont Athlétisme Auvergne. 
Résultats :
Le titre de championne de France 2007 est revenu pour la 14e fois à Isabelle Guillot (Blagnac Sc); chez les hommes, victoire du régional de l'épreuve Julien Rancon (Ac Ondaine Firminy) qui prend une superbe revanche après sa déconvenue (relative) des Europe de Cauterets.
Les titres chez les juniors revenant à Benjamin Rouillon (Gap Hautes Alpes Athlétisme) et Adeline Leservoisier (Athlé St Julien 74).
Deux bonnes nouvelles viennent ensoleiller notre journée et atténuer les déceptions des unes et susciter l'enthousiasme des autres : tout d'abord, Véro est une des dernières athlètes classées en championnat de France (pour faire partie des élues du jour, il fallait faire moins de 150% du temps de la première, 1h05 était le temps limite). Ca me console, je n'ai pas fait un mauvais choix d'aider Véro. Grâce à mes vigoureux encouragements et choix d'itinéraires dans les descentes, elle a grappillé fille par fille, seconde par seconde un temps précieux qui lui permet maintenant de figurer au palmarès du championnat de France de course en montagne 2007. Et comme une bonne nouvelle, dit-on, ne vient jamais seule, nous découvrons à notre étonnement, que nous prenons une 4e place par équipe sur les 9 engagées et les 6 classées ! Nous voici parmi l'élite… P1070993.JPG

Sur l'instant, je suis partagée entre la joie de cette inespérée 4e position et le regret d'être peut-être passée à côté d'une médaille de bronze. Si j'avais pu courir à ma mesure, aurions-nous pu revenir avec ? Je culpabilise un peu, mais pas longtemps. D'abord, je n'aurais pas pu faire mieux, la messe est dite et puis, en étudiant de près les résultats, je me rends compte qu'il y un fossé infranchissable entre l'équipe de Roanne (3e) et nous.
1ères : Athlé Saint Julien (13 pts)
2e : Lille Métropole Athlétisme (53 pts)
3e : Club Athlétique Roannais (55 pts)
4e : Pierrelatte (87 pts) 
22 points à rattraper, la dernière de Roanne est 28e...Véro est 40e avec mon aide. Même si j'avais couru en étant à mon meilleur niveau, ça aura été trop juste. Par contre, nous aurions eu davantage de regrets car ça n'aurait pas passé loin...C'est bien comme ça, et 4e, c'est déjà très bien et beaucoup d'équipes se contenteraient de cette modeste 4e place. 
Bon, au tour de Défi Franck, maintenant de montrer ce qu'il sait faire sur 14,8 km et près de 1000 m de dénivelée, sous une chaleur caniculaire. Il est 11h15, et mon kikoureur va devoir relever un beau de défi. Pan, c'est parti pour lui pour deux heures de "galère" ! Nous nous dispersons sur le parcours pour l'encourager. Chtigrincheux s'est calé dans la forêt dans un endroit stratégique pour faire des photos : en pleine montée...Il transpire à grosses gouttes, notre ami...Heureusement, il fera toute la course avec Christian, une garçon avec qui Chantal a sympathisé hier et le Kikoureur Yoyoman. 
1h54'01 après, Franck rincé, exténué, vidé franchit la ligne d'arrivée. Il ne sera pas classé en Championnat de France, mais en Open...Il a pourtant mouillé le maillot, mais c'était mission impossible pour lui. Chtigrincheux termine avant dernier de l'Open, mais c'est anecdotique, il est surtout venu pour être avec nous et se faire plaisir et il a bien raison. Félicitations à notre Kikoureur Vial qui, avec un chrono d'1h34, fera partie du millésime 2007 !

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Bon, place à l'after !
Vial part chercher le pique-nique chez sa mère qui habite le village. Il revient les bras chargés de victuailles dignes d'un festin Pantagruélique : du pain, des carottes râpées, des tomates, du riz, des pâtes fraîches, quantité de fromages du pays, sans compter une bouteille de Condrieu 1999 cuvée Belley ; c'est drôle qu'un petit village de moins de 4000 âmes ait un vin aussi célèbre !
Condrieu aurait été fondé en 59 av. J.C. par un chef romain. Les origines du village remontent bien à l’époque Gallo-romaine comme le prouve l’ancien nom de Condrieu " Condriacum " signifiant dans son étymologie, habitation sur l’eau.
A Condrieu, les sentiers dans les coteaux s’appellent des coursières. Ils servaient d’accès aux vignes qui étaient entourées de murs munis de portes fermant à clé ! Ils portent tous des noms : la Patrouilleuse, la Roncharde, Corbéry etc… et offrent tous de très beaux points de vue.
Vous ne connaissez pas Condrieu ? C'est à une cinquantaine de kilomètres au sud de Lyon et contiguë à l’appellation Côte-Rotie. Le Condrieu est un vin blanc sec, parfumé et charpenté, issu du cépage Viogner, bien connu également chez nous dans la Drôme/Ardèche. Les vignes de cette appellation ont été plantées sur des versants très pentus, généralement granitiques. La production de vin est faible. C'est donc un produit rare et très parfumé et très cher !
Vial l'avait gardé au frais, et moi je sors mon verre à dégustation, à l'étonnement des autres convives qui devront, eux, se contenter de boire le divin breuvage dans un gobelet en plastique ! Quel regard de convoitise me jettent-ils en cet instant! Je suis chargée, bien sûr, en tant que sœur du meilleur-sommelier-du-monde-on-le-saura, de goûter le vin qui est un peu froid, défaut qui allait en s'améliorant, vue la température cet après-midi, même à l'ombre...Il paraît que Stendhal en était un consommateur régulier (il avait les moyens de ses goûts !).

Cours de dégustation, je goûte d'abord avec la vue : il a une belle robe d’or pâle avec des reflets dorés.

Puis, place au nez : bouquet puissant, florales, il rappelle la violette, l'iris et l'abricot. En bouche, il est d'une bonne longueur, moelleux, onctueux. Bref, une fraîcheur d’ensemble tout à fait agréable. Il aurait été le compagnon idéal d'un poisson cuisiné ou même d'un foie gras. Vous pouvez servir ! Vial, c'est un garçon très bien !

De mon côté, j'ai amené un Gigondas, cuvée de Prestige. Pas mal pour un pique-nique, non ? C'est pour quand le prochain ?
Mais, les meilleures choses ont une fin, il nous faut rentrer chez nous; l'autoroute est nettement plus fluide qu'hier et en nous partageant le volant avec Chantal, nous regagnons Pierrelatte vers 18h30; voilà un sacré week end qui s'achève.
 
Dommage de n'avoir pas revu certains Kikoureurs pour partager un moment de notre After : Rouchier, Arno38, Yoyoman…

Merci à Vial et Bravo à tous les Kikoureurs... 

 

 

 

 
  
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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 07:14

Mercredi 15 Août

Bourg Saint Maurice/Les Arcs 1600
Soleil et quelques nuages l'après-midi
 
 
 
Et allez, une fois de plus, nous allons nous mettre la pression en épinglant un nouveau dossard sur notre tee shirt. Je crois que c'est la 3e fois que je participe à cette course qui fut en 1998 le support des Championnats de France de Montagne et longtemps labélisée FFA. Aujourd'hui, elle n'est plus qu'une course sur le calendrier des compétitions hors stade. Mais, elle n'en est pas moins dure : 12,5 km et 800 m de dénivelée. 

 
9 h, le soleil est déjà haut dans le ciel qui sourit. Il nous tiendra compagnie toute la journée, c'est sûr...Dès le tour du propriétaire, l'échauffement s'entend, nous rencontrons nos adversaires du jour. Bon, aujourd'hui, comme hier, et comme demain, il va falloir être à la hauteur, voilà notre postulat, l'axiome de tous les coureurs de montagne d'ailleurs !

Michèle Leservoisier, notre "vieille" connaissance est là, et d'après moi, elle a course gagnée. Patricia Serda, elle non plus n'est pas une inconnue, mais Chantal est capable de l'accrocher. Autre prétendante Magali Jacquemoud, la kiné-traileuse de Séez qui va courir sur ses terres. Voilà, le podium est là ; après, dans quel ordre...A vos baskets, mesdames et que les meilleures soient devant, comme il se doit. En ce qui me concerne, je ne me fais aucune illusion. Je suis venue pour en baver et..Je vais en baver...

 

10 h, coup d'envoi au pistolet. Le décompte retentit sur la place du Soleil. 10, 9, etc…PAN ! C'est parti ! Heureusement que nous ne sommes pas nombreux car le départ se fait à l'entrée d'un tunnel de 10 m fort étroit, et à l'issue de celui-ci, une borne métallique, bien qu'abaissée, est néanmoins un obstacle sur lequel il vaut mieux ne pas poser le pied ! L'itinéraire ne comporte que très peu de bitume. Le temps de quitter le parking des ARCS 1600 que le peloton s'étire déjà

Nous suivons désormais une large piste qui doit nous mener au col des Frêtes à près de 2400 m d'altitude. Parfois, nous abandonnons
ce tracé pour quelques raccourcis, non seulement autorisés, mais en plus obligatoires ! C'est assez boueux, il faut dire que la saison estivale a été particulièrement arrosée. Mes Salomon Trail comp, usées jusqu'à la corde, font merveille, mais ne sont pas équipées, et je le déplore sans détour, d'un moteur qui m'aurait permis de me joindre au quatuor de tête qui a pris la poudre d'escampette dès le coup de feu du starter. Que se passe-t-il devant ? Il est presque 11h, et en regardant ma montre, je songe que le premier, sans doute Arnaud
Fourdin, vainqueur pour la 5e ou 6e fois est certainement arrivé.

Et chez les femmes ? Qui remportera cette 23e édition ? 

Pas moi en tout cas, qui respire comme un poisson hors de l'eau. Je cours, je marche, je cours, je marche. Je lève la tête et aperçois le col des Frêtes. Bientôt, bientôt j'y serai. De nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Je revois Cathy Bonnet et ses bâtons de rando qui avait "couru" avec nous en 2000, ainsi que Luc Way... Je suis à la trace Roland Gaconnet, un copain VH2 qui m'a encouragée dès le "Mur du Golet", une piste
noire que nous avons remontée entre le 3e et le 4e kilomètre. Gentiment, il m'a proposé sa gourde d'eau sucrée en pleine pente à 45%. Je devais avoir une sale
tête : l'eau sucrée pour un coureur, c'est limite l'extrême onction. J'avais décliné sa rédemptrice proposition, lui assurant que je survivrais jusqu'au prochain ravitaillement. Ce que j'ai fait : j'ai survécu ! En le suivant. Sauf qu'en prenant sa foulée élastique, nous étions toujours décalés : lui courait quand je marchais, et vice-versa ! A l'arrivée, je n'ai pas réussi à combler les 30 secondes qu'il m'a mis dans la descente...Oui, car cette course ne comporte pas que de la montée ! Les 3 derniers kilomètres se dégringolent sur une piste 4X4, boueuse et gravillonneuse, si je puis dire !

Heureusement, juste avant d'arriver au col des Frêtes, dans le dernier virage en épingle, la vision du Mont-Blanc se détachant sur le ciel azuréen vaut- que dis-je ?- mérite à lui seul les souffrances infligées par cette terrible montée. Souffrance, et rédemption. Voilà ce que je viens chercher en montagne ? Non, mais la beauté de ce décor fabuleux sublime mes interrogations et me donne le courage de ne rien lâcher quelle que soit la position que j'occupe au classement d'une course de montagne.
 
Je dévale à fond de train la descente qui doit m'emmener à ce nouveau village...Ca sent le caoutchouc brûlé ! Attention, j'ai plus de frein ! J'enrhume de nombreux randonneurs qui courent, sentant l'écurie proche ! Deux coureurs sont à l'agonie et restent scotchés dans la pente. Je n'ai malheureusement pas le temps de leur dire un mot d'encouragement, mais la délivrance est proche. 

Ma montre s'arrête sur 1h18. Ce sera le chrono dont je devrai me contenter. Je termine 6e et 3e V1. Ca ira bien pour mon compte aujourd'hui. Je n'aurais pas pu faire mieux je pense. La 5e, je ne l'ai jamais vu. Il s'agit de Stéphanie Duc qui, elle, a franchi la ligne 9 minutes avant moi...Y a des écarts en montagne totalement hallucinants.
Chantal, qui m'a tiré le portrait dans les 200 derniers mètres, me rejoint. Elle est un peu désabusée. Elle a pris une 4e place derrière un trio de tête composé de Michèle Leservoisier, 1 h 03, Patricia Serda, la serveuse du Refuge du Bouc Blanc de la Tania, 1 h 06'34, et Magali Jacquemoud, 1h07'37; Chantal avec un temps de 1h08'32 est à moins d'une minute…

Allez, nous voici de nouveau sur les podiums au scrach et par catégorie (les 10 premiers hommes et femmes au scratch s'y retrouveront). Et une coupe de plus pour la collection paternelle. Je me verrai offrir également une PAIRE DE SKIS PARABOLIQUES !!! Cool pour cet hiver...

 
 
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Michèle Leservoisier et ses dauphines
 
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Titifb devra-t-elle rentrer chez elle en ski ?
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  • : Le blog de Titifb, passionnée de montagne. 6e des championnats du monde Master de course en montagne 2006. Trails, 10 km, plans d'entraînement, conseils, récits de courses...Coach d'une équipe de coureurs Drômois.
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