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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 15:55
  
Brouillard, neige, pluie et fraîcheur : belle météo pour un été !

A 9 h, à la Plagne, en ce Jeudi 9 Août. En "stage montagne" dans le cadre de notre préparation aux Championnats de FRANCE de la discipline, nous voici à la station de Aime 2000, devant le restaurant "La Terrasse". Nous devons participer à une course pédestre de 10 km sur la "Route Balcon".La météo fait des siennes, ça ne nous gêne pas ; les athlètes que nous croisons dans les couloirs de la résidence paraissent aussi fanatiques que nous que rien n'arrête et surtout pas le mauvais temps.On est venues pour courir, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, peu importe
!
 
Christelle, l'organisatrice, (la cheville ouvrière de l'Astragale !) à la suite d'une longue délibération au téléphone avec les commissaires dévolus à la sécurité, donne enfin son feu-vert : oui, la course aura bien lieu. La tenue de rigueur sera : manches longues, et gants...un 9 Août ! Prix de l'inscription ? 2 € ! Pour ce tarif-là qu'allons-nous avoir ? 
Y aura-t-il un ravitaillement sur la course ? Non, seulement à l'arrivée. Tant pis, il ne fait pas chaud. Par contre, pas de boissons chaudes à l'arrivée, que de l'eau ou du Coca...

10 h : Nous ne sommes pas nombreux à prendre le départ et seule une trentaine de garçons et de filles de tout âge sont sous la banderole de départ, massés les uns contre les autres pour avoir moins froid.. D'ailleurs, pour l'organisation, il n'y a que 3 catégories : 14-18 ans, 18-31 ans et 32 et +. Il y aura même dans le peloton une petite concurrente de 9 ans. La pauvrette n'ira d'ailleurs pas jusqu'au bout et fera demi-tour en pleurant. Son père, qui courait bien loin devant elle, ne s'est rendu compte de rien ! Peuff...
5, 4, 3, 2, 1, go ! 
Le peloton s'élance dans le brouillard tranquillement. Je prends la foulée de Chantal. Tout va bien, nous sommes en descente. Mais, ça ne durera pas longtemps. Notre itinéraire emprunte "La Route Balcon" qui mène à Dou du Praz avec un aller-retour sur Aime 2000 à flanc de montagne, soit 10 km. On pourrait donc croire que le parcours est plat, mais il n'en est rien, une vraie escroquerie cette Astragale ! Ca ne fait que monter et descendre; de plus, avec cette météo, inutile de dire que la boue et les flaques sont bien là pour transformer cette aimable promenade en
un cross country bien délicat et … salissant ! Bref, dès la première montée, un trio de tête se détache que je ne reverrai pas. Chantal est en 5e position et moi en 8e ! C'est rare...Dans la partie la plus plate, je réussis au prix de beaucoup (trop ?) d'efforts à revenir sur ma coéquipière. Wahou 6e ! 
Damned, une côte de 500 m...J'ai beau faire tous les efforts du monde, je ne peux plus courir et vois tous mes espoirs de finir avec Chantal s'éloigner. Deux coureurs en profitent lâchement pour me passer, dont le père de la petite coureuse...Aaaarch,
si je pouvais l'accrocher, mais j'ai le souffle court, les jambes molles qui menacent de me laisser en plan...Je me penche, les mains sur les cuisses, et tente de grimper cette côte le plus vite possible. Mes poumons crient "Au feu !" Soudain, nous quittons la grande piste pour remonter un champ enneigé : c'est magique, quand même.... 
Au sommet, un contrôleur me pointe en m'encourageant :"Allez madame, demi-tour, c'est l'retour, bravo, vous êtes deuxième". Ouf, j'en peux plus, je regarde ma montre: 23', le plus dur est fait ! Ca
, c'est ce que je crois. Et qui va se révéler faux...
Le retour sur la station d'Aime sera mon chemin de croix. Hypoglycémie ? Fatigue ? Altitude ? C'est vrai que l'épreuve se déroule entièrement à plus de 2100 m...Ce qui est sûr, c'est que je n'ai plus de jus. Les piles sont à plat, la jauge à zéro. La piste n'en finit plus. La moindre montée m'est fatale et j'en suis réduite à marcher dès le plus petit faux-plat. Heureusement, personne n'est derrière moi et il y a si peu de public que je peux marcher sans honte ! Dans les courses de montagne, les écarts entre les coureurs sont
souvent très importants. Comme nous avons fait demi-tour, nous revenons forcément sur ceux qui n'ont pas encore rallié le point de contrôle de Praz du Dou. Une fille, qui prendra d'ailleurs la 3e place,  m'encourage et me félicite au moment où nous nous croisons, j'ai à peine le temps de la remercier qu'elle disparaît de mon champ de vision. Elle a l'air de forcer...et elle est pas arrivée ! Elle a au moins 1 kilomètre de retard sur moi. Je continue en apnée mon petit bonhomme de chemin et arrive enfin, trempée et heureuse d'en avoir fini, dans la derrière ligne droite, en côte, évidemment. Si ça n'était pas l'ultime montée, je crois que je me mettrais à marcher. Heureusement, je n'en fais rien. Pourquoi ? Parce que la Famille Aygon de Pierrelatte est là pour nous accueillir sur la ligne d'arrivée ! Surprise ! Marius, le fils de Philippe,  l'œil sur l'écran de l'appareil photo paternel, ne perd rien de mon dernier effort. Je suis bien obligée de faire bonne figure, et d'avoir l'air "facile". Style : "Cette course ? Peuf, tranquille !". Il est très content et un grand sourire étire ses lèvres jusqu'aux oreilles. Tous seront ravis de nous voir sur le podium !
Nous avons le temps de remonter chez nous, de prendre une douche, de nous changer, de faire des étirements et de discuter avant que les deux dernières participantes ne parviennent à franchir la ligne d'arrivée où un courageux bénévole transi les attendait sous une pluie glaciale.
Nous sommes appelées sur le podium scratch où seule Chantal reçoit une coupe (je ne m'en plains pas !). Les dieux (du stade ?) sont avec nous car nous sommes toutes les deux récompensées au tirage au sort. D'abord Chantal qui remporte un lot comprenant un tee-shirt, une casquette, un bidon de cycliste très technique. Quant à moi, je me vois offrir un magnifique sac à dos…

La course de l'Astragale : ça Plagne pour moi !

P1070721.JPG 
 
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19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 10:14

LES OUTSIDERS VIRENT EN TETE !

 
Week end sportif à Courchevel ces 4 et 5 Août où 300 coureurs se sont donné rendez-vous pour avaler de la dénivelée…Au programme : Trails de 30 et 50 km, une course de 9 km, une montée de tremplin, et une course FFA de 15 km : à Courchevel, le choix ne manquait pas !
 
Les premiers à ouvrir le bal le samedi sont les trailers du 30 km, les grimpeurs de tremplins, ainsi que les amateurs de petites distances qui se sont affrontés sur 9 km.
Dimanche, les choses sérieuses ont débuté dès potron-minet avec le départ du trail de 50 km, suivi dès 9 h30 de la Courch’à pied, ultime épreuve du Challenge National de course en montagne. Le parcours, labélisé FFA, a été tracé sur 15 km et près de 900 m de dénivellation. 110 athlètes venus de toute la France se sont élancés sur un circuit fort bucolique, et très typé « montagne », comme l’a voulu l’organisateur Jean-Claude Simon, de l’Usgor. Les sentiers étroits, techniques, et fort raides ont servi de juges de paix aux prétendants à la victoire finale. En l’absence de Julien Rancon et d’Isabelle Guillot, leaders du challenge, les outsiders ont su saisir leur chance pour prendre la tête du classement provisoire.
 
LES SECONDS SERONT LES PREMIERS !P1070676.JPG
 
Chez les garçons, confirmation du talent de l’Ardéchois de l’ACO Firminy Emmanuel Meyssat qui s’impose devant le Clermontois Gilles Ségris avec une cinquantaine de secondes d’avance. Le Gapençais Pascal Bertrand complète le podium scratch.
 
Suspense jusqu’au bout dans la course des féminines, où, en l’absence d’Isabelle Guillot, la course était très ouverte. Michelle Leservoisier, Valérie Galland et Chantal Baillon avaient décidé d’en découdre.
Mais la savoyarde de l’Athlé Saint Julien Michelle Leservoisier n’a rien laissé au hasard pour bâtir sa victoire. La veille de l’épreuve, elle a repéré le parcours (en courant !) sans y laisser des forces apparemment. Elle eut néanmoins fort à faire pour se débarrasser de la Berrichonne Valérie Galland qui parvint à passer Michelle dans la descente, mais cédait 30’’ dans les petites buttes finales des derniers kilomètres. Victime d’un coup de fatigue, l’Ardéchoise de l’AC Bourg Pierrelatte Chantal Baillon n’a pas pu jouer les trouble-fêtes dans le duo. Elle bascule au sommet avec un retard d’1’30 sur les premières et se retire de la lutte dans la descente où elle préfère assurer sa 3e place.
 
SCRATCH HOMMES :
1er Emmanuel Meyssat ACO FIRMINY
2e Gilles Ségris Stade Clermontois
3e Pascal Bertrand UA Gap
4e Paul-Henri Valour ACO FIRMINY
5e Maxime Rancon ACO FIRMINY
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SCRATCH FEMMES :
1ere Michelle Leservoisier Athlé Saint Julien (11e au classement général)
2e Valérie Galland Châteauroux (12e au classement général)
3e Chantal Baillon AC Bourg Pierrelatte (19e au classement général)
4e Djamila Bengheche (29e au classement général)
5e Olivia Saadia (31e au classement général)
6e Sylvie Faure-Brac
 
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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 21:16

SOUS LE REGARD DE LA MARQUISE...

 

En ce dernier dimanche de Juillet, le petit village de Grignan a accueilli la 17e édition des "Foulées de la Marquise". Il s'agit d'une course pédestre de 10,8 km vallonnée qui a réuni cette année 230 coureurs venus de 10 départements ! Des joggeurs, des touristes, des bons régionaux et des élites, spécialistes de la montagne.

L'âme de Madame de Sévigné veille sûrement sur ce village qui sent bon la Provence avec son ciel bleu, sa lavande, ses champs de vigne à perte d'horizon, et son circuit de roses anciennes...Du haut de son Château Renaissance (classé), construit sur un piton rocheux, elle a sans doute regardé avec bienveillance un peloton coloré qui s'est élancé dans le vent dès 9h30. Les premiers, venus pour la gagne, n'ont pas pris le temps d'admirer ni les anciennes maisons gothiques ni les voûtes du 12ème et 14ème siècle bordant les ruelles pittoresques de cette citadelle du moyen-âge. On ne peut pas le leur reprocher ! Tant pis, ils devront revenir un autre jour s'ils veulent visiter la collégiale St-Sauveur du 16ème siècle qui abrite le tombeau de la Marquise de Sévigné, ou se rafraîchir au lavoir monumental qui trône sur la place du Mail. La tour carrée et la Maison du Bailli attendront aussi ! Un peu d'histoire ? La Marquise de Sévigné a vécu au siècle de Louis XIV, tout en n'étant pas une femme de Cour. Au travers de sa correspondance on peut trouver la description des hommes et des choses de son époque. On peut dire d'elle, je crois, qu'elle fut chroniqueur de son temps...Ce sont ses lettres échangées avec sa fille Françoise Marguerite Comtesse de Grignan qui, publiées après son décès, la rendirent célèbre. Elle s'installa dans ce petit village en 1694 et y mourut en 1696. C'est alors qu'elle passa à la postérité !

Vu de l'intérieur !

 La fatigue est là; une nuit blanche, 2 courses majeures en 2 semaines dans les Pyrénées, des randos toniques, faut pas s'étonner. Les jambes sont lourdes et le souffle est court. Je serais plus en forme pour profiter du Festival de la Correspondance organisé tous les ans pour célébrer le tricentenaire de la mort de la Marquise, ou bien pour assister aux Fêtes Nocturnes où de nombreux comédiens costumés font revivre le château de Grignan comme au temps de Madame de Sévigné. C'est dans ce cadre exceptionnel, que plusieurs spectacles sont donnés en soirée, dans les jardins et sur les terrasses. En cet été 2007, ce sera la pièce de Théâtre de de Shakespeare "Mesure pour Mesure" mis en scène par Adel Hakim…

La course ! 

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9 h 35, le décompte libère les coureurs, et ça part vite, autant chez les filles que chez les garçons. Chantal Baillon prend les commandes, suivie de près par Amandine Ferrato et...par moi ! Euh pas très longtemps en ce qui me concerne. Je vois les deux adversaires du jour qui vont devoir se départager sans mon intervention. Je pense que la victoire reviendra à la Montilienne, car Chantal est dans le même cas que moi, elle a accumulé pas mal d'efforts, et il serait fort étonnant, voire stupéfiant (sic !) qu'elle dépose sa rivale aujourd'hui. De toute façon, Chantal ne se mettra pas dans le rouge pour une course du Challenge Drôme/Ardèche, évidemment, elle a d'autres ambitions et réserve ses forces pour les diverses manches de la Coupe de France de montagne, ainsi que pour les Championnats de la spécialité le 26 Août. Il s'agit de ne pas se tromper d'objectif. Quant à moi, je n'ai pas d'autres motivations que de rallier l'arrivée dans les meilleures conditions, vu ma forme du moment. Je me suis mise "minable" il y a 2 semaines à La Crémaillère", ça suffit pour mon compte ! Je prends mon train de sénateur et profite de l'ambiance de la course, du panorama somptueux qui s'offre à mes yeux émerveillés...Trop beau la Drôme Provençale !

Notre parcours nous entraîne à travers les vignes, et sur des petites routes, parfois ombragées, parfois...non, malheureusement, surtout lorsque la pente s'accentue ! Je suis 3e de la course, tout va très bien, Madame la Marquise. Position fort confortable, ma foi. Je ne reviendrai jamais sur les premières, sauf si je trouve une moto de cross sur le parcours ! L'écrémage se fait à chaque kilomètre et ceux qui étaient partis en surrégime sont en perdition. Euh, je vais être écrémée moi aussi ? Eh oui, entre le 7e et le 8e kilo, je ralentis malgré moi sur une partie assez technique (pierres, sable, mono-traces creusées en rigole). Derrière, un souffle féminin. Oh, je n'ai pas besoin de me retourner pour vérifier. Je les reconnais entre mille, les yeux fermés ! Mince ! Ma 3e place sur le podium chancèle ! Le sentier s'élargit et hop, je suis doublée. Par une fille ? Non, par deux !!! Le première, Marjorie Gombert de Pont Saint Esprit, je ne la connais pas, mais je l'avais remarquée pendant mon footing d'échauffement et je m'étais dit : "Jolie foulée…". La seconde n'est pas une inconnue pour moi, c'est Sophie Simonin, une très bonne athlète du CA Valence, vainqueur notamment du semi-marathon de Lyon l'an dernier.

Vais-je m'accrocher à leur foulée ? Non. Je n'essaye même pas. Je suis déjà à mon maximum et ma punition me suffit. Je regarde, songeuse, le podium scratch s'éloigner...Tant pis, aujourd'hui je devrais me contenter de celui qui récompense les catégories; je ne ferai pas la fine bouche, mais se faire rattraper à 3 km de l'arrivée, c'est rageant, mais c'est la course ! Je ne veux pas (ni ne peux sans doute !) me mettre dans le rouge. Beh, oui, je ne suis pas en forme tous les week end. Certains et certaines y arrivent, moi, je ne sais pas comment ils (elles) font ! Moi, j'ai besoin parfois de récupérer. Heureusement, l'hémorragie s'arrête, et plus aucune fille ne me doublera sur les derniers kilomètres. J'accélère dans la dernière descente pour rattraper quelques garçons, il faut bien que je me venge, non ? La course se termine dans un champ; je franchis l'arrivée main dans la main avec mon copain Raymond de l'ASPTT Valence. Nous avons fait une bonne partie du parcours ensemble, nous encourageant mutuellement. Dès que l'un faiblissait, l'autre le relançait. Je me refuse donc de disputer le sprint d'arrivée avec lui, me retourne, lui tends ma main et nous coupons la ligne sous des applaudissements nourris. Une embrassade mouillée de sueur nous réconforte dès notre passage dans les barrières...La course, c'est ça aussi !

Bilan des courses :

 

 Podium scratch femmes et hommes

Chantal prend comme je l'avais pronostiqué une deuxième place à moins d'une minute de l'athlète montilienne, la senior Amandine Ferrato. 3e Marjorie Gombert (espoir), Sophie Simonin 4e (senior) et après..., moi ! Je prends une deuxième place chez les V1. Mais, lors de la remise des récompenses, les organisateurs ayant défalqué les vainqueurs du scratch, je monterai comme 1ère V1 !

 

  Podium V1 femmes et hommes

Et une coupe de plus et...encore plus intéressant pour mes amis, et notamment pour les kikous amateurs de fins breuvages, un carton de bons Côtes de Rhône rouge, bien de chez nous ! Chez les garçons la bagarre a fait rage également et l'Ardéchois Nicolas Pasquion, qui fut en équipe de France de Montagne, n'est pas descendu de ses montagnes pour faire un footing figuratif ! Il aura fort à faire pour se débarrasser de son poursuivant, l'excellent Rachid Touaf, de l'EA Grenoble, d'ailleurs, ils finiront main dans la main, dans un magnifique geste d'amitié.

 

Portrait de Nicolas Pasquion :

Vainqueur de la Coupe de France FFA 2004. Vice champion de France en 2004 (Annemasse 74 - montée du Salève) Vice champion de France en 1998 (Satillieu-Lalouvesc 07) Vice champion de France junior 1991 de course en montagne (Villard de Lans 38). Bref, un spécialiste de la montagne… Le 3e Jérôme Lafitte, de Tournon, le 4e Yassine Bakaria du CA Valence et le 5e Paul Schlitz de Crest est le 1er V1. 

 

A noter également que les organisateurs offrent à tous les participants l'entrée à la piscine, sis au pied du Château...Royal pour le décor et la récupération ! Tout ce petit monde se retrouve pour un repas convivial autour de plateaux généreusement garnis et servis par des bénévoles aux petits soins.

Le speaker Jocelyn Giraud assurera l'animation de la remise des prix avec le dynamisme et le talent qu'on lui connaît. Tous les lauréats du jour repartiront avec des cartons de vin, des fleurs, des tee-shirts, etc...

Qu'il me soit donné ici, la possibilité de remercier chaleureusement Denis Vigne ainsi que toute son équipe d'organisation. Voilà des courses de village, et ce n'est pas péjoratif, loin de là, qui permettent de réunir des coureurs de tout horizon qui ne vont pas se déchirer pour prendre une prime et puis repartir tout aussi vite dans leurs contrées respectives ! Ces épreuves conviviales viennent animer les ruelles de nos villages qui pourraient s'alanguir sous le soleil d'un dimanche de Juillet. 
 

Du haut de son château, en un dialogue surréaliste, la Marquise aurait pu demander à Denis, l'organisateur heureux de cette course pédestre, s'il était satisfait de sa matinée. Et l'infatigable cheville ouvrière des Foulées aurait répondu :

"Oh, c'est beaucoup de travail d'organiser tout ça, mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !"

 

 

Quid de la Section Loisir ? Arrivée à Grignan à 8 h15, j'ai la joie de retrouver quelques uns de mes athlètes : Franck Delannoy, Véronique Fijalek (5e V1) qui rentre de vacances en Bretagne (elle m'offre, à ma grande surprise un superbe tee shirt : Le Bout du Monde que je mettrai d'ailleurs dès ce matin pour aller à la piscine), Nuria Bretheau, Christophe Fluck et Luc Way, le neveu de Chantal qui reprend le chemin des courses : il y a 3 mois, Luc s'est blessé au genou pendant un match de foot…

Résultats complets très vite !!
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 18:30

 UNE EPREUVE EPROUVANTE !

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Luchon, Pyrénées.

Aujourd'hui, en ce chaud dimanche 15 Juillet, je m'aligne sur une épreuve originale : La Crémaillère, course bénéficiant du Label FFA, et comptant pour la Coupe de France de montagne. Pour ceux qui ont lu mon récit de l'an dernier, il n'y a guère de différence au sujet du compte-rendu sur le parcours magnifique de cet original tracé. Pour ceux qui ne l'ont pas lu, voici donc mon CR d'aujourd'hui.

Isabelle Guillot, détentrice du record de l'épreuve, est là. En forme. La semaine dernière, l'athlète française la plus capée en course de montagne prenait une 6e place sur le plan européen, mais terminait 1ère des tricolores. Elle n'est pas venue à Luchon pour prendre les eaux, mais pour ravir la victoire à Chantal Baillon qui s'en était emparée l'an dernier, en l'absence de la championne. J'ai dit à mon athlète :

Titifb : "Ok, la victoire, c'est pas d'actualité, mais pour une deuxième place, tu as toutes tes chances. Ne te laisse pas impressionner par l'adversité. Ne t'occupe pas de l'Anglaise engagée dans l'épreuve. Tu es meilleure (d'où je tiens ça ? Intuition !), ta réussite aujourd'hui, ce sera la deuxième marche du podium."

Chantal : "Je ferai de mon mieux, je ne me sens pas trop mal, malgré une nuit quasiment blanche…"

Je pense que ses futures adversaires devront se montrer très fortes pour espérer lui prendre cette place que je lui promets. Quant à Isabelle, je suis sûre qu'elle va dominer de la tête et des épaules bon nombre de garçons (et des aguerris en plus…!) 

L'ECHAUFFEMENT !

 8 h 30 : Nous faisons notre footing, dans le parc des Quinconces, en compagnie de Gilles, et de Toto, mon copain Kikoureur que j'ai enfin la joie de connaître.Toto est le kikou qui m'a offert son dossard pour me permettre de courir une des plus belles courses de ma vie : Le Viaduc de Millau... Le cadre est très agréable, c'est même le lieu favori de promenade des Luchonnais et des curistes, qui, comme nous, apprécient l'ombre fraîche des marronniers et des tilleuls. Il est encore tôt, mais la chaleur est déjà bien présente. J'emmène Toto repérer le sentier que nous emprunterons tout à l'heure. C'est encore plus raide que dans mes souvenirs ! Toto est impressionné. Je le rassure : sur une compétition telle que celle-là, seuls les meilleurs courent. Vivement qu'on parte, car vivement qu'on arrive ! Cette course, elle est pas pour moi : trop dure car ne comportant QUE de la montée, mais j'y participe parce que mon athlète la fait...Je suis là, alors autant courir, euh...marcher ! 

DEPART !

 9 h 30 : 218 coureurs qui attendaient sagement le coup de révolver du starter devant le restaurant "Les délices d'Etigny", sont libérés. Les premiers partent pied au plancher, mais où vont-ils à cette vitesse ? Ont ils bien étudié le tracé avant de courir bille en tête ? Enfin, certains seront vite ramenés à la raison par une dénivellation impitoyable...qui rendra à beaucoup l'humilité de l'homme face à la nature ! Qu'annonce le dépliant de l'épreuve concoctée par Maurice Sanson ? Départ de Luchon, 630 m, arrivée à Superbagnères à 1800 m, soit 1170 m de dénivelé pour...5,3 km par l'ancienne voie du petit train à crémaillère qui permettait aux curistes de monter à la station de 1912 à 1966. La pente moyenne sera donc de 21% avec des passages à 28 %...Ca laisse rêveur...Moi, rien qu'à lire ça, je cauchemarde.

 

 

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UN PARCOURS QUI EN DIT LONG !

Je reproduis ici le texte que j'ai écrit l'an dernier à propos de l'histoire de ce tracé historique.
"Cette course est un pèlerinage pour certains vétérans du peloton qui connurent le petit train de Superbagnères, qui a assuré la liaison Luchon-Superbagnères, soit 5,6 km à la vitesse honorable de 8 km/h. En 45 minutes les curistes, touristes et Luchonnais se retrouvaient sur le plateau en plein hiver à 1800 m d'altitude pour skier. Super est une des plus anciennes stations de ski et pouvait rivaliser avec celles des Alpes : pistes de bobsleigh, patinoires; les premières remontées mécaniques datent des années 1928-1929. L'été, pour les randonneurs, c'est le point de départ de nombreuses excursions. Y en a-t-il des témoins de ce passé, parmi ces vétérans qui ont voyagé dans ces voitures lorsqu'ils étaient enfants ? En courant, ici aujourd'hui sont-ils bercés par le lancinant tac tac tac de la crémaillère ? Dans l'évitement de la Soulane entendent-ils encore les cris et les gémissements des 30 blessés de la voiture N°4 ? Ce terrible accident du 28 février 1954 laissa 9 personnes au fond du ravin qui ne se relèveront plus. En 1960 une route fut tracée dans la montagne qui signa l'arrêt de mort du petit train. Il n'est pas un Luchonnais qui n'en ait gardé la nostalgie, comme un petit coin d'enfance au fond de sa mémoire." 

EN BONNE VOIE !

De ce magnifique parcours (Luchon est candidate à l'organisation des France 2009 et il semblerait qu'elle ait toutes ses chances), je ne vais pas perdre un mètre. Je vais ouvrir les yeux pour en profiter un maximum, d'autant que cette année, je cours en terrain connu ! Après un départ prudent de ma part, j'aborde la montée avec fatalité…Les 100 m de la partie plate sont derrière ; un virage à gauche, et la pente est là ! Le sentier est une large piste forestière. Du coup, nous serons à l'abri du soleil pendant un bon moment. C'est déjà ça. Je cours pendant 1'22 ! Waouh record battu : en 2006 j'avais couru 1' ! Trop forte Titifb ! Que de progrès...Maintenant la pente est beaucoup trop forte pour mes quadriceps de pissenlit. A mon corps défendant, je suis obligée de marcher. Plus un mot dans les rangs. Les coureurs autour de moi se sont transformés en marcheurs, eux-aussi. On n'entend sous les arbres que des bruits de soufflerie ! Les locomotives fantômes du petit train. De temps en temps, à la faveur d'un léger faux-plat, c'est à dire que la pente n'est plus qu'à 15%, je tente quelques foulées. 

MON CHEMIN DE CROIX !

- "Bon, tu la vois cette pancarte qui annonce le dénivelé ? Tu cours jusque là."

- "Trop loin, je ne vais jamais y arriver !"

- "Essaye, tu peux le faire. Tu peux. Au plus tu marches, au plus tu te persuades que tu ne peux pas courir. Allez !"

Je me mets en branle, comme un train au démarrage et qui doit emmener de nombreux wagons. Je cours, oui, ça y est, je cours ! Je dépasse à présent le groupe de garçons avec qui je fraye depuis le départ. Ils me regardent, incrédules, les passer les uns après les autres. Un athlète du Stade Toulousain emboite ma foulée que je voudrais légère. Je cherche dans le paysage un dérivatif à mon effort. La pancarte se rapproche, je n'en peux plus. 20 mètres, 18, 15, 10, stop, je n'irai pas plus loin en courant. Je m'en veux et me fais cette réflexion terrible : "Même si ma vie en dépendait, je ne pourrais pas aller plus vite…" Je marche. Je jette un œil à mon GPS qui affiche sans état d'âme ma vitesse : 5,1 km/h. Eh beh, c'est pas en allant à cette allure que je vais inquiéter Isabelle et Chantal ! Les prétendantes à la victoire finale sont déjà loin, peut-être déjà arrivées ! Je rends les armes et reprends mon rythme. Mince, une fille me passe !

-" Bien fait, t'as qu'à aller plus vite !"

-" Mais je suis à fond !"

- "Tu vas pas te laisser faire ! Tu vas prendre son pas et tu ne la lâches pas, compris ?"

- Je vais faire de mon mieux, mais elle a l'air facile cette fille (euh, j'ai pas voulu insinuer que c'était une fille facile…) "

-" C'est pas parce qu'elle est devant qu'elle est mieux que toi ! Accroche, il faut y croire. "

Alors, oui, je m'accroche. Mon adversaire dépasse plusieurs garçons, je fais pareil. Ma respiration la renseigne aussi sûrement que si elle se retournait pour voir si je la suivais. Je m'accroche bec et ongles à son dos. Non, je te laisserai pas partir.

- "Bon, qu'est-ce que tu attends pour la doubler ? Hein, qu'elle s'arrête et te dise : "Je vous en prie, passez ?"

Je fais l'effort, là, sur ce léger faux-plat qui mène à un ravitaillement. Je prends un gobelet et m'en verse la moitié dans le gosier, et l'autre sur la tête et repars le plus vite possible pour éviter à cette fille de s'accrocher à moi. Psychologiquement, je marque un point ! Une fois devant, j'ai le feu, je ne veux pas qu'elle me redouble, j'en remets donc une autre couche, je serre les dents, mais pas trop longtemps, car c'est plus dur pour respirer ! Je poursuis mon effort sans me retourner, le buste penché en avant, les mains sur les cuisses, j'essaye d'appuyer sur mes cuisses de toutes mes forces pour faire piston, malheureusement, conséquence de ma chute au pic du trail Saint Michel, j'ai toujours mal aux deux mains et ne peux guère forcer sans avoir mal aux doigts.

- "J'aurais dû me strapper les mains avant de partir ce matin".

-"Trop tard pour le regretter maintenant ! Fais piston, et en avant ! Hardie montagnarde !"

La pente est si raide par endroit que j'aperçois des fourmis à l'ouvrage... Ce sont sûrement les descendantes de la génération de celles dont j'avais fait la connaissance l'an dernier ! Le bon côté des choses, c'est que, vu ma vitesse de déplacement, j'ai le temps de profiter du paysage. Il me semble que la forêt est mieux entretenue cette année, et du coup, elle permet aux coureurs curieux d'observer de magnifiques panoramas sur Luchon et sa vallée. Malgré tout, de nombreuses clairières le long de la voie qui offraient naguère des belvédères ont disparu faute de coupe. Il me faut plus d'une demi-heure pour me retrouver à l'ancienne station de Mi Sahage, à mi-parcours, reconnaissable à ses quelques ruines sur la droite du chemin. Une halte rafraîchissante. Je prends mon temps, mon adversaire a définitivement lâché l'affaire : elle a craqué (elle arrivera plusieurs minutes après moi....). Je repars les jambes lourdes. C'est pas mon jour,  j'suis pas en jambes ! Je regarde ma montre, les minutes défilent…. 

AU COURAGE...

 Peu après, la piste traverse un ravin que nous franchissons grâce à l'historique viaduc en pierres du Mailh Tronquet (1298 m). Sa longueur est de 88 m, sa hauteur de 20 m. Sa largeur : 2,40 m. Cette année, la traversée est bien plus impressionnante car la végétation a été coupée. Du coup, attention au vertige, mais quel superbe passage ! Ce parcours, décidément, est de toute beauté, mais trop dur pour moi ! Ce meilleur entretien de cette forêt nous offre la possibilité d'admirer ses 8 arches majestueuses. Nous voyons bien, du moins pour ceux qui lèvent la tête de leurs genoux, les poteaux en treillis métallique de la caténaire qui peuvent intriguer ceux qui n'ont pas pris la peine de lire le dépliant de l'épreuve. Enfin, me voici à la Halte de Fontaine Broucas, dernier ravitaillement avant Super. Je regarde ma montre, j'suis pas dans l'coup,  je ne risque pas de faire mieux qu'en 2006 ! Je bois un ultime gobelet d'eau et poursuis mon chemin vers le sommet. Nous sommes sortis de la forêt, le soleil me terrasse, le vent me freine, et la déclivité est à son maximum. 800 m à 28%...

-" J'en peux plus, j'suis au bout du rouleau ! Si je m'écoutais, je me coucherais par terre." - "Allez, encore un effort ! Regarde, on aperçoit Superbagnères. Tu y es presque !"

 Tu parles, aujourd'hui je sais quelle surprise nous ont réservée les organisateurs : une belle pente herbeuse à souhait de 350 m et oui, nous devons remonter une piste de ski à près de 30%...

 

 

L'ARRIVEE : LA DELIVRANCE...

 Le public, très nombreux à cet endroit, nous encourage à grands cris."Bravo" ! Soudain, j'aperçois Chantal à genoux, appareil de photo à la main ! Je sais qu'elle va faire des clichés de moi en plein effort. Je voudrais avoir l'air facile, la foulée aérienne, mais il n'en sera rien. C'est un visage défait par la souffrance de l'effort, et le corps plié en deux qu'elle m'immortalisera à l'insu de mon plein gré ! Je franchis la ligne sise sur le parvis de l'Aneto après 1h 07'02 (contre 1 h 04'18 en 2006). Nous sommes à proximité de la gare d'arrivée du petit train à crémaillère qui a fini vendu au poids à la Rhûne.

 Mon chrono n'est pas brillant, mais, je ne pouvais pas faire mieux. J'étais très bien la semaine dernière et avais pulvérisé mon record au Chalenge du Lys. Peut-être n'ai-je pas suffisamment récupéré. Surtout que j'ai eu énormément de courbatures après ma séance de mardi avec Jean-Pierre. Il faut savoir récupérer entre deux compétitions, surtout de cette importance. Tant pis pour moi. Isabelle a gagné dans le temps incroyable de 48'50, mais, surtout elle a battu, que dis-je battu, pulvérisé d'une minute le record de l'épreuve qu'elle détenait depuis 3 ans (50'01) Cette excellente performance lui permet entre autre de prendre une affolante 8e place au scratch….Chantal s'empare de la 2e place dans un temps très proche de celui qu'elle s'était accordé lors de la précédente édition. Aux premières, la prime, à moi la déprime ! La crémaillère, je préfère la pendre que la courir !!!

 Gilles Ségris l'emporte en 42'35, son poursuivant le britannique Matt Whitfield arrive en 45'03, Georges Burrier prend la 3e place en 46'06. Heureux Gilles ! Il est parti tranquille, en 4e position, ne s'est pas affolé. Il est revenu sur ses adversaires qu'il a remontré au train...Ca se justifie pleinement pour une course comme la Crémaillère ! Dès le premier ravitaillement, il est seul en tête pour ouvrir la voie...Personne ne le reverra avant l'arrivée. Tranquille comme Gilles ! Il réalise le 3e meilleur temps...Le record étant détenu par Gilles Icart en 41'32...

 

 

C'EST L'HISTOIRE DE TOTO QUI :

Toto, mon copain Kikoureur, arrive à son tour. Chantal a réussi à faire des photos de lui dans la montée finale. Il a l'air mieux que moi au même endroit…Mais je le soupçonne d'avoir moins tiré sur la corde que moi ! Il termine son périple en 1h13'02 à la 114e place. Heureux comme un pape. Il est là, en vacances avec sa femme, tout va bien ! 

 

 

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Un ravitaillement conséquent nous attend (gâteaux, fruits secs, fruits frais, pain d'épices, sandwiches au fromage…). Je n'ai pas très faim et ne fais guère honneur à ce buffet... La descente se fait grâce au funiculaire qui plonge dans la vallée et ramène en 8 minutes tout notre petit groupe en plein centre ville. J'embarque avec Toto et sa femme Tina. Donc Titi Toto Tina sont dans une télécabine ! Gag !Après un footing de décrassage d'un quart d'heure, je file prendre une douche bienvenue aux thermes, où je rencontre la jeune fille qui a fait de la résistance avec moi dans "La Crémaillère". Nous discutons un moment, et elle m'avoue avoir fini dans la douleur. Qu'elle se rassure, moi aussi ! La course à pied, c'est un sport de maso ! Propre et fraîche, je prends place devant le kiosque du Parc des Quinconces où a lieu la remise des récompenses. Chantal monte sur le podium accompagnée d'Isabelle Guillot, de Patricia Althape-Arhondo, de l'anglaise Bev Whitfield. Muriel Betrand (victorieuse de cette épreuve de nombreuses fois) complète le scratch. J'ai fait un chrono pas terrible, mais je termine à la même place que l'an dernier: 6e. Je m'offre la plus haute marche du podium vétéran hors scratch. Mais celà ne me console pas de ma contre-performance...Mes dauphines sont : Françoise Galibert et Anne-Marie Pauget-Laclau. J'ai néanmoins la joie de recevoir deux livres, un sur les montagnes des Pyrénées et un autre : "L'enterrement de la montagne" de Marcellin Bérot, plus une nouvelle coupe pour une collection qui prend des proportions inquiétantes chez moi ! 

 

 

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Mon podium (est-ce que je le mérite vraiment ? Hum) Avec Maurice Sanson et le maire de Luchon

REMERCIEMENTS :

 Je tiens ici à remercier chaleureusement l'équipe d'organisation de cette superbe course, et tout particulièrement Maurice Sanson qui en est la cheville ouvrière ainsi que l'âme. Grâce à son travail, à sa ténacité, il fait revivre, à sa façon, tous les ans son petit train à Crémaillère, si cher à son coeur et permet à des centaines de coureurs venus de toute la France de découvrir ce parcours historique. Et moi, grâce à lui, sur cette course si difficile, je touche mes limites; et cette souffrance, j'en suis sûre, me rend meilleure... 

 

 

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  Toto en compagnie des vainqueurs !
 
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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 18:33
Cauterets, Pyrénées :
                       
                      Le rendez-vous des grands d'Europe
!
 
 
 
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8 juillet 2007 ! Une date historique pour la ville de Cauterets, dans les hautes Pyrénées, la France a accueilli son premier Championnat d’Europe officiel de course en montagne 
Un rendez-vous majeur pour les 200 athlètes de 23 nations européennes adeptes d'une discipline de l'athlétisme encore confidentielle. Le club du Vignemale, organisateur de l'événement, a  réussi son pari : faire de Cauterets la capitale de l'Europe des coureurs de montagne.

Les Rosine Bécat, Alain Larroudé, Sophie Bernat-Salles, Johan Dubourdieu peuvent se réjouir aujourd'hui : organiser une telle manifestation au coeur des Pyrénées, relève du défi. Beaucoup de travail, de soucis, d'obstacles, de nuits blanches, de réunions...et beaucoup de soulagement et de satisfaction finalement, lorsque le rideau retombe, dimanche soir, sur les podiums. 

LES COURSES

C'est une course relativement difficile qui attendait les athlètes. Cette année le parcours était uniquement en montée. Au menu pour les hommes : 12,820 km avec un dénivelé positif de 1570m, pour les femmes, 8,5 km avec 1080 m de dénivelé. Les juniors hommes ont eu droit au même parcours que les féminines ; les juniors filles, de leur côté, se sont expliquées sur 4,2km dont 566m de dénivelé. Une course difficile, technique (surtout pour les hommes) usante, mais rapide ! La pente régulière permettait de prendre du dénivelé sans à-coup en l'absence de côtes raides. Les plus forts, bien sûr, ont trouvé le tracé à leur goût...

Une course technique pour les séniors hommes :

Un petit tour et puis s'en vont : les garçons ont effectué une boucle en ville sur le bitume, puis les montagnards ont commencé leur explication sur  un chemin de randonnée pierreux et instable à souhait. Une partie assez délicate à négocier en bord de falaise. Heureusement les conditions météo  se sont révélées  idéales. Lors des ultimes kilomètres, ils ont poursuivi leur effort le long d'un single track  pour parvenir enfin sur une longue ligne droite d’arrivée de 280 m qui permettait aux meilleurs de sprinter pour gagner une place précieuse...Les Crêtes du Lys à 2360 mètres d’altitude attendaient les coureurs pour leur offrir un panorama splendide sur les sommets environnants suspendus au-dessus d'une mer de nuages.

Un petit tour et puis s'en vont : 
Les garçons ont effectué une boucle en ville sur le bitume, puis les montagnards ont commencé leur explication sur  un chemin de randonnée pierreux et instable à souhait. Une partie assez délicate à négocier en bord de falaise. Heureusement les conditions météo  se sont révélées  idéales. Lors des ultimes kilomètres, ils ont poursuivi leur effort le long d'un single track  pour parvenir enfin sur une longue ligne droite d’arrivée de 280 m qui permettait aux meilleurs de sprinter pour gagner une place précieuse...Les Crêtes du Lys à 2360 mètres d’altitude attendaient les coureurs pour leur offrir un panorama splendide sur les sommets environnants suspendus au-dessus d'une mer de nuages.

La rélève se révèle !


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9h 15, les 20 juniors filles lancent la première course des 6e championnats d'Europe.
C'est la slovène Lucija Krkroc enlève le titre. Nos trois tricolores, Manon Charabot (13e), Laura Arnould (15e) et Marie Ligier (16e) arrivent groupées, mais sont malheureusement à plus de 4 minutes derrière la Slovène. Elles prennent la 6ème place par équipe. 
Loin du podium ? Il faut dire aussi qu'il y a des juniors 1ère année et d'autres 2e année, et à cet âge-là, c'est important. Et puis, pour nos 3 bleuettes, c'était quasiment la première course de montagne ! Et dernier facteur seules les deux premières coureuses étaient prises en compte pour le classement par équipe. Sur 3 athlètes la donne aurait été changée...Allez, c'est le métier qui rentre. L'EXPERIENCE. Bravo à elles. Il fallait être là et elles ont répondu "présent" !
 

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Les turcs font parler la poudre ! 

P1070125.JPGDans la course des juniors hommes, ce sont les turcs qui se sont payé nos têtes ! C'est un triplé turc qui franchit la ligne d'arrivée, au nez et à la barbe de leurs adversaires et notamment des allemands dont on attendait mieux...
 Mehmet Akkoyun, 17 ans devient le grand d'Europe. Benjamin Rouillon, est le  premier français (16e sur 36) et l'équipe prend la 8ème place...(photo Alexandre Jodidio, Pays Bas, 28e)

Les séniors tricolores, courant à domicile, avaient à coeur de briller ! C'est donc entre espoir et confiance qu'on attendait notre équipe de France. On avait espéré 4 médailles dans l'escarcelle des bleus (2 par équipe, 2 individuelles avec Raymond Fontaine ou Julien Rancon, et chez les filles, Isabelle Guillot qui nous avait habitués à revenir des grandes compétitions avec des titres et des médailles, 4 fois championne du monde tout de même !)

Finalement seule une médaille d’argent sera ramenée par l’équipe de France masculine...Une médaille d'argent qui n'a pas fait le bonheur de tous...Le niveau des athlètes en Europe a très sérieusement augmenté...

La reine d'Europe est norvégienne !

Les seniors femmes ont emprunté le même parcours que les juniors hommes (ainsi que la course OPEN. Les françaises emmenées par leur chef de file Isabelle Guillot (28 sélections en équipe de France) se classent 4e. Isabelle peut être déçue, car c'est une formidable compétitrice qui l'an dernier encore s'offrait le podium au trophée mondial. C'est d'autant rageant que les Bleues passent à un point du podium... Michelle Leservoisier 13e, Aline Comboulives 14e et Patricia Farget 31e repartent avec la cuillère en bois, dixit René Jourdan déçu. La nouvelle Championne d’Europe, est norvégienne, il s'agit d'Anita Eversten.

Le roi est Turc...

C'est la course des séniors hommes qui clôture ces championnats d'Europe; il est 10h15 et les bleus s'élancent. Les français ont déjà raflé l'argent, ils espèrent l'or cette année devant un public tout acquis à leur cause. Malheureusement Raymond Fontaine ne peut faire mieux que 6e, Jean-Christophe  Dupont 12ème et Julien Rancon 13ème. Gilles Ségris prend une 21e place. Ca n'aura pas suffit :  les tricolores devront se contenter de la deuxième marche du podium. Enfin, ne soyons pas trop déçus, c'est une médaille tout de même et malgré la déception sur le moment, les garçons seront souriants sur le podium quelques heures plus tard. C'est de nouveau la Turquie qui s'impose en la personne d'Ahmet Arslan (21 ans)  qui permet à son pays de régner sans partage sur la course en montagne. L’Italie remporte le titre par équipe. 

Le prochain rendez-vous majeur pour les tricolores :  le Trophée mondial de montagne, en septembre à Ovronaz en Suisse.
 

L'Open des Europes : le Challenge du Lys :

Mais les premiers à s'élancer sur ce parcours difficile dès 8h du matin, c'étaient les coureurs de "l'Open". Il s'agissait de la deuxième édition du "challenge du Lys" remportée en 2006 par Said Jandari et Chantal Baillon. 150 concurrents étaient décidés à en découdre, surtout pour ceux qui avaient raté la course de sélection pour les Europe...

Tous les résultats  
cliquez ici.

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                                  Ma course à moi : l'OPEN DES EUROPE...

5 h Paris s'éveille, nous aussi !
 
7 h : devant l'office du Tourisme, nous débutons notre échauffement.

7 h 30 : nous prenons la navette qui doit nous mener au Cambasque, lieu de départ de notre course. Peaufinage de l'échauffement, place aux éducatifs et aux accélérations sous l'œil de la caméra de télévision qui nous suit à la trace. 

8 h : le temps de se souhaiter mutuellement bonne chance et le starter annonce d'une voix de stentor un surprenant :" A vos marques ! Prêts ? Partez !" Il se croit en plein meeting sur une piste d'athlétisme au départ d'un 1500 mètres. 

C'est parti et directement en côte. Très rapidement la hiérarchie s'installe et Chantal impose son rythme aux filles qui prétendaient lui montrer leur dos : Fatima Hajjami et Nawal Pinna. Moi, je me garderais bien d'énerver Chantal  sur une course de montagne ! La première de ses poursuivantes, Fatima Hajjami, licenciée au Coquelicot 42 Saint Etienne, fut championne de France de 10 km route, la seconde, la jeune Nawal du Stade Toulousain est une spécialiste du 1500 m. Aujourd'hui, les 1500 m, il va les lui falloir courir à la verticale ! Je prends la 4e position du peloton et derrière moi, Anne-Marie Duran de la Section Athlétisme Toulousaine. Très vite je me mets à marcher...trop dur pour moi. Pourtant la pente n'a pas un gros pourcentage, mais néanmoins, l'effort est usant, et je ne peux plus courir. Je regarde ma montre Garmin GPS, il m'indique la vitesse supersonique de 5,2 km/h ! Eh, beh, c'est pas en allant à cette allure que je vais rattraper Chantal, que je vois au loin galoper sans effort et bondir, voire rebondir, comme une gazelle sous la cascade d'Ilhéou. De toute façon, ça n'est pas mon ambition, je suis réaliste, mon objectif pour cette course : arriver le plus vite possible et maintenir ma poursuivante à distance.


J'arrive au premier ravitaillement et en profite non seulement pour boire mais aussi pour prendre la mesure de la concurrence. Pour l'instant j'ai 50 mètres d'avance. Il va falloir me sortir les tripes pour résister au retour d'Anne-Marie Duran. Elle a l'air d'en vouloir. Ca tombe bien, moi aussi ! Ca va également me permettre de me bouger un peu ! Devant moi, les deux dauphines de Chantal marchent...et Chantal court...et s'éloigne. Personne ne la rattrapera avant l'arrivée, me voici rassurée pour la victoire (Yes ! J'avais raison !!!). Ah, j'aperçois le refuge du lac Ilhéou...Le fait de connaître l'itinéraire me permet d'anticiper les passages difficiles et les parties roulantes où je sais pouvoir récupérer. Je suis plus rapide que mon adversaire directe sur le plat. 
Arrivée au ravitaillement du refuge, je prends le temps de boire et de m'arroser. Il fait beaucoup moins chaud que l'an dernier, mais ça ne fait rien, quand je fais débauche d'efforts, je suis toujours en hyperthermie.

Ah, enfin une partie plate et même légèrement descendante...sauf que c'est un secteur particulièrement délicat et technique. Des cordes sont d'ailleurs installées à plusieurs endroits. Oh là ! Il ne s'agit pas de tomber, ici, sinon chute garantie sur fractures ! Coton...Je me retourne car je n'entends plus la respiration de  forcenée de ma poursuivante. Rien, personne ! Chouette, je l'ai semée ! Super-titifb a mis le turbo ! J'le savais que j'arriverais à lui faire lâcher prise ! Je n'ai même pas l'idée de me dire, à ce moment-là, qu'elle pouvait être tombée ! Je ne relâche pas mon effort, mais je sens que je tiens le bon bout. 
Mince ! Je viens de mettre le pied gauche dans un ruisseau. Je ne pouvais guère faire autrement, sinon il aurait fallu que soit je mesure 1,80m ou soit je sois championne de saut en longueur. Chantal m'avouera le même incident. Comme quoi !En arrivant au col j'aperçois le sélectionneur de l'équipe de France, il me lance au passage :"Ton athlète est passée en tête devant nous". J'le savais. Mais, ça me remplit de contentement, et je respire mieux.

Il reste un kilomètre. Je mets le paquet. Personne ne doit me rattraper maintenant. Ce serait trop bête après 7,5 km et plus de 1000 m de dénivelée. La dernière côte me mène à l'arrivée, j'suis 4e (j'étais 6e en 2006), j'suis trop fière ! 
Que de monde là-haut pour encourager les athlètes ! J'ai accéléré, je veux en finir maintenant, j'ai le cœur qui va sortir de ma poitrine ! Les cuisses en feu, j'essaie de résister à l'appel de la marche. Non je ne marcherai pas, non, je ne marcherai pas, non, je ne...L'acide lactique envahit tous mes membres. Je vais arriver en courant, pas comme l'an dernier où je m'étais traînée lamentablement au ralenti en m'écroulant à genou sur la ligne d'arrivée sans la moindre dignité ! Ca y est, je vois Chantal. Elle m'encourage et dégaine l'appareil photo pour immortaliser l'instant. J'ai le sourire. Contrat rempli : Chantal l'emporte pour la deuxième année consécutive, et je décroche une 4e place. Bon, c'est pas encore le podium scratch, y a du boulot ! Mais mon chrono de 1h11 me convient. La vainqueur ne m'a collé que 10'..!

Deux minutes après, Anne-Marie Duran franchit à son tour la ligne d'arrivée. Elle a le genou en sang. Dans la partie technique où il ne fallait pas tomber...elle est tombée ! Nous discutons 5 minutes ensemble et elle me dit que ma présence devant elle l'a stimulée (ah bon, je suis stimulante ? A la vitesse où je cours en montagne je  me croyais plutôt stimu-lente !). Elle sous-entend qu'elle allait revenir sur moi. Bon, je lui laisse ses illusions ! Elle est blessée, je ne vais pas lui tourner le couteau dans la plaie.

Euh, je vais garder moi aussi mes illusions, c'est plus prudent ! On se retrouvera peut-être la semaine prochaine à La Crémaillère à Luchon. La vengeance est un plat qui se mange froid. Bon, sauf qu'à Luchon, je n'aurai pas le moindre mètre de plat à mettre entre elle et moi...Hum, ça sent l'embrouille ! 

Le ravitaillement est à la hauteur de l'altitude ! A manger, à boire, et même de la bière...Pas pour moi, je n'ai pas envie de tomber raide. Nous rencontrons Claude, la femme de Jean-Pierre Florence; une femme absolument charmante qui nous convie, Chantal et moi à nous changer dans un Algeco (cabine de chantier prévue pour le contrôle anti-dopage). Bien au chaud.  Retour au ravitaillement, il y a de plus en plus de monde. 
 
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Les 4 premières de l'Open
 
Les hommes de la course open commencent à arriver. On les encourage ! Doublé victorieux pour Paul-Henri Valour et Lauent Vincent de l'ACO Firminy. Les juniors garçons arrivent à leur tour, je redescends dans la dernière côte pour essayer d'apercevoir mon copain Kikoureur Alexdesuisse, le seul représentant du Plat-Pays. Son maillot orange flotte autour de son corps d'adolescent. Il marche les mains sur les genoux. "Allez Alex ! Courage ! Allez, 150 m, c'est fini !".    
Les Juniors filles arrivent à leur tour ! Je crie, je m'époumone pour encourager les bleuettes ! Surtout Marie ! "Allez Marie ! Pour l'équipe, donne tout ce qu'il te reste !". Elles arrivent en tir groupé ! Nos petites jeunes s'écroulent littéralement dès la ligne d'arrivée ! Elles n'en peuvent plus. Trop dure la course en montagne. Surtout pour des débutantes...Mais les jeunes ont cette faculté de récupérer très vite et à la déception qui se lisait sur leur visage marqué par l'effort s'ensuivent bientôt de francs sourires ! Elles sont toutes les trois très sympathiques, et enthousiastes ! 
 
 
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Le sourire revient...timide !
 

Allez, les photos s'enchaînent et de minute en minute les visages s'épanouissent. Maintenant ce sont les femmes qui arrivent.….Bredouilles les filles en bleu.  Soudain l'équipe Turque pousse des cris de joie ! Le champion d'Europe est leur compatriote ! Déjà que les Turcs ont trusté les 3 premières places en juniors ! Et 1 et 2 et 3 ! Chapeau… 

Le froid et la fatigue commencent à se faire sentir et nous prenons le télésiège puis la télécabine pour revenir sans effort à Cauterets. Là, les organisateurs ayant bien fait les choses, ils nous offrent une remise en forme aux Thermes César à deux pas de notre Gîte. Arrêt obligatoire pour un moment intense de détente. Merci ! C'est royal.  

Un grand coup de chapeau en effet à l'organisation, assurée par le club du Vignemale notamment. L'an dernier, ça nous avait déjà bluffées, mais, là, il s'agissait d'un challenge majeur : d'un côté la course des Crêtes du Lys au label FFA, mais en plus les Championnats d'Europe. Avec tout ce que ça comporte comme contraintes ! Il faut loger, nourrir, transporter, etc... plusieurs centaines de personnes…
 

 
 
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Avec Marie69 la veille lors de la présentation des équipes

 
 
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Gilles Ségris, porte-drapeau des bleus
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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 09:03

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LE PODIUM SCRATCH DE L'OPEN DES CHAMPIONNATS D'EUROPE DE COURSE EN MONTAGNE
A CAUTERETS 8 JUILLET 2007

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LA CREMAILLERE A LUCHON
UNE PHOTO QUI EN DIT LONG SUR LA DIFFICULTE...

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 15:14

                          
                                           ENTREZ DANS LA RONDE ARDECHOISE  !


P1060836.JPG"Combien de luttes a dû mener l'humanité pour rendre l'homme plus humain ? 

Quoi ? De la philosophie en préambule à un article sur les 10 km d'Alba la Romaine ? Non, je m'arrêterai seulement à cette citation de Marek Halter, inspirée par l'inscription qui se trouvait en haut des dossards de la course ardéchoise...En voyant certains arborer "L'HUMANITE" sur la poitrine, je n'irai pas jusqu'à dire que c'était bien la première fois qu'ils étaient empreints d'humanité...! Loin de moi cette pensée. Mais alors, que vient faire l'Humanité dans cette histoire ? 

JOUR DE FETE !

C'est qu'en ce premier dimanche de Juillet (ça fleure bon les vacances), le Parti Communiste Français a organisé sa 16e édition de La Ronde d'Alba la Romaine. Il s'agit d'une boucle vallonnée d'une dizaine de kilomètres qui traverse le magnifique village médiéval et emmène les coureurs dans les collines environnantes par des petites routes campagnardes et des sentiers champêtres. Didier Ferrand et son équipe ont bien fait les choses, comme d'habitude. Ils nous invitent à visiter, grâce à leur épreuve (comptant pour le Challenge Drôme/Ardèche) Alba la Romaine : un des plus beaux villages de France qui vaut à lui seul le détour par son riche passé historique :

Alba et son histoire

De nombreux vestiges ont été découverts sur plusieurs sites témoignant du passé romain du village d'Alba. La cité fut la capitale de l'Helvie du 1er siècle avant Jésus-Christ au quatrième de notre ère. Il s'agissait d'une ville ouverte, sans remparts. La culture de la vigne y occupait déjà une grande place...

Parmi les vestiges d'époque romaine ont notamment été découverts :alba-2.jpg

  • le théâtre antique,
  • les termes,
  • le centre monumental et son forum,
  • la nécropole de St-Philippe,
  • et des vestiges de toute sorte découverts en travaillant la terre sur une grande étendue autour du village.

À la chute de l'empire Romain, Alba fut détruite par les barbares et dépossédée du titre de capitale au profit de Viviers. La seigneurie d'Aps donna son nom à la ville jusqu'en 1903. Date à laquelle la commune reprit son nom antique, auquel fut ajouté « la Romaine » en 1986.

Le village moderne s'est constitué pendant la période moyenâgeuse sur un escarpement rocheux jouxtant la rivière l'Escoutay, au-dessus du site gallo-Romain. Du haut de cet escarpement, le château surplombe toute la vallée.

Plateau masculin :

P1060894.JPGCeux qui pensaient que Mohamed Lantri était en vacances en sont pour leurs frais ! L'inusable Momo, vétéran 1 en septembre 2007, a toujours aussi faim de victoires et cette 16e édition fait désormais partie de son palmarès. Une fois de plus, le Valentinois n'a laissé aucune chance à ses adversaires. 
Mohamed s'impose en 34'40' devant le Caviste Yassine Bakaria (35'27) et Alain Pastion  (36'47) des Vendanges d'Octobre; le 4e à s'offrir le podium scratch est le local Michel Riffard du Team Alba et la dernière marche est pour Aurélien Bernard du club Allan26.

Plateau féminin :

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Il est 9 h 15 lorsque le starter libère les coureurs qui trépignent depuis un quart d'heure à proximité de la ligne de départ. Un peu de retard ? Rien de grave, mais les organisateurs ont été victimes du succès de leur course : 122 clients à satisfaire en ce 1er Juillet ! C'est un record de participation...personne ne s'en plaindra : plus on est de coureurs...euh plus le peloton est...grand ! Le départ se fait du camping sur une piste étroite en terre défoncée. 

3, 2, 1 : partez !

Personne ne se le fait dire deux fois ! Je me suis placée sur la ligne de départ, avec les Cadors qui partent au taquet. Je fais comme eux un départ canon. Il vaut mieux, derrière ça pousse et si on ne veut pas se faire marcher dessus, il vaut mieux ne pas traîner et faire la sourde oreille au starter ! Néanmoins, dès la première côte dans le village que l'on traverse en ce dimanche de marché (j'ai oublié mon panier, c'est bête !), je lève le pied. Amandine Ferrato en profite aussitôt pour me passer. Je ne tenterai rien pour m'accrocher à sa foulée. Aujourd'hui, sur cette Ronde d'Alba, je viens faire ma séance d'entraînement ! Je ne suis pas là pour me mettre dans le rouge. N'y voyez ni connotation politique, ni prosélitisme !!! J'irai donc de mon train de sénateur (hum, encore de la politique ?!), contrôlant la course à mon rythme. Je me contenterai volontiers d'une deuxième place au scratch et d'une victoire dans ma catégorie...Si personne bien sûr n'a les mêmes ambitions que moi. Je suis vigilante. Le parcours nous mène sur une petite route en plein cagnard, le peloton est déjà bien étiré. Dès le 2e kilomètre une jolie côte de 600 m s'offre à nos baskets affamées ! De nombreux randonneurs et spectateurs nous encouragent. Ca fait du bien. En haut de la colline, un premier ravitaillement. J'en profite pour me désaltérer, m'arroser copieusement, je crains énormément la chaleur...Je regarde en contre-bas, l'adversité est loin...Me voici tranquille, mais la course n'est pas finie ! Méfions-nous ! Une chute ? Peu probable ! Faudrait le faire exprès aujourd'hui sur un terrain aussi propre et facile pour tomber !

Une erreur de parcours ? Impossible, les signaleurs sont en quantité et bien à leur poste, donc peu de chance de jardiner...
Les kilomètres se suivent (sans se ressembler) et bientôt le retour sur Alba s'annonce. Le château nous tend les bras, on croit qu'on a course finie. Et bien non, à 3 kilomètres de l'arrivée, virage à 180 ° et hop, on y retourne ! Quoi, une deuxième fois la côte ? Non, heureusement. On retrouve le chemin emprunté à l'aller. Sur le sol : 8 km. Bon, reste 2 ! Je me retourne. Personne. Tant mieux ! Je n'ai pas l'intention d'accélérer. Ma séance prévoyait des accélérations en côte, en descente, et une récupération active sur le plat. Et j'ai bien envie d'en rester là ! Je n'ai pas prévu d'arriver décoiffée ou essoufflée plus que nécessaire...Hop, dernier kilomètre ! Retour au coeur du marché et basculement dans la descente. Virage à gauche devant la cave coopérative (je repasserai plus tard pour une dégustation !), virage à droite serré et je déroule sur la piste en terre qui me ramène à mon point de départ. 2e scratch et 1ère V1 ! Mission accomplie.

1ère Amandine Ferrato sénior, 2e Sylvie Faure-Brac 1ère V1, 3e Muriel Ciavatti 2e V1, 4e Magali Massaudet, et 5e Marie Hélène Arnaud.

Et, oui, c'est vrai que je ne voulais pas me faire "mal" aujourd'hui. Dans une semaine jour pour jour, je serai à Cauterets dans les Pyrénées pour disputer l'Open des Championnats d'EUROPE de course en montagne. Avec ma coéquipière Chantal Baillon (absente ce matin pour cause de séance à Suze la Rousse), nous n'avons pas pu nous rendre à la course de sélection (le 17 juin), et nous devrons donc nous contenter de l'Open. Néanmoins, nous n'avons pas l'intention d'y faire de la figuration (euh, elle surtout), d'autant que Chantal est la vainqueur du Challenge du Lys 2006 qui servira de support à la course, et de l'Open et des Europe ! Bref, aujourd'hui, il ne fallait pas laisser trop de force dans la bataille et se tromper d'objectif. 

LA SECTION LOISIRS PRESENTE !P1060834.JPG
On n'arrête plus les Loisirs cette année ! La semaine dernière une partie de l'équipe était au semi des Dentelles à Gigondas dans le Vaucluse, et aujourd'hui, la voici en terre ardèchoise. Sur le podium hors scratch on retrouve Véronique Fijalek (4e V1) qui prend place au côté de Christine Nicolas (5e). Quant à Colette Canac, elle n'a pas mouillé le maillot pour rien : elle est 4e V2 ! Des coupes et des bonnes bouteilles ont récompensé tout ce beau monde.

ELLE A TOUT D'UNE GRANDE !

Je ne voudrais pas terminer mon article sans tirer un coup de chapeau à toute l'équipe d'organisation qui nous a reçus dans une ambiance de fête, de kermesse, et qui a mis les petits plats dans les grands pour faire de cette course sans prétention une véritable réussite. Des animations comme celle-ci font vivre des villages qui pourraient s'endormir dans la torpeur de l'été ! 

Un parti politique organisateur d'une course ? Peu importe aux coureurs à Alba ! Le mot humanité était sur les dossards ? Croyez-moi, les bénévoles qui ont offert bien des heures de leur temps (aussi précieux que le nôtre) pour nous permettre de sacrifier à notre sport favori, n'ont pas manqués d'humanité...

La ronde d'Alba la Romaine ? Je vote pour ! 

Photos et résultats : ICI !



 

 

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 12:10

UN TREMPLIN POUR LES FRANCE ?


Il s'agit de la 4e édition d'une course de 13,9 km qui relie la ville de Seyssins (à 6 km de Grenoble), à Saint Nizier (1150 m), par l'ancienne voie du Tram. Saint Nizier est le plus haut village du Vercors, dominé par le Moucherotte à 1906 mètres.

seyssins-8.JPG

 

 

Depuis le belvédère du village, le point de vue est unique.  Peut-être certains se le rappellent, mais St Nizier a été une station olympique en 1968 avec son tremplin de 90 mètres construit pour les JO à Grenoble, désigné comme l’un des plus beaux du monde, au pied des 3 Pucelles, donnant l’impression aux sauteurs de voler sur Grenoble !
Du début des années 50 à la fin des années 70, le village était l’un des lieux privilégiés des grenoblois pour y passer leurs week end au grand air, mais aussi un haut lieu de la Jet Set de l’époque !

Les équipements alors présents sur la commune, donnant accès à un panorama somptueux, étaient l’une des causes de la grande popularité du village.
Il y eut jusqu’à la fin des années 40 le tramway, nommé GVL (Grenoble - Villard de Lans), qui permettait un accès direct depuis la capitale des Alpes. Celui-ci fut démonté en 1950.

Dans les années 80, c’est le tremplin qui va poser problème à la commune. De nombreuses et coûteuses mises aux normes doivent avoir lieu, et le tremplin accueillera sa dernière compétition en 1990...

Pourquoi relater l'histoire de Saint Nizier, de son tram et de son tremplin ? Parce que la course d'aujourd'hui qui mène les coureurs de Seyssins à Saint Nizier suit le parcours historique de la fameuse voie du tram et passe au pied de ce qu'il reste de son tremplin qui n'a plus vu sauter personne depuis longtemps ! 

Forte de 1000 m de dénivellation, c'est un gros morceau à avaler, même pour des bipèdes affamés ! A noter que cette épreuve est la 4e manche du Challenge National de Course en Montagne et donc, elle bénéficie du label national FFA.


seyssins-174.JPGOrganisée de main de maître par Alain Mathais et son équipe, elle a rassemblé plus de 300 coureurs sous le soleil, devant le parking du Prisme à Seyssins.

Je n'ai pas pris le départ de la course. Ayant déjà couru hier à La Gambade (cf : http://www.kikourou.net/recits/recit-3208-la_gambade-2007-par-titifb.html), je me suis accordé un dimanche à la montagne pour continuer ...à gambader. J'ai donc déposé mes deux poulains Défi Franck et Chantal-la-gazelle au départ de la course avec leurs petits camarades de jeu.

A noter l'absence des qualifiés aux Championnats d'Europe de course de Montagne. En effet, la FFA leur a interdit toute course avant les Championnats de Cauterets le 8 Juillet. L'organisateur Alain MATHAIS n'était guère content de cette décision...Donc, pas d'Isabelle Guillot, de Michelle Leservoisier, de Julien Rancon, etc...Alain fut donc fort heureux de nous voir débarquer sur ses terres !  Et à sa grande surprise, je refuse le dossard qu'il me tend ! Mais, Chantal, elle, est venue pour sa course, et est bien décidée à ne pas pleurer longtemps l'absence de certaines...Quand le chat n'est pas là !
Je laisse donc ma petite équipe en compagnie de notre copine Berrichonne Valérie Galland, une athlète assez atypique qui a fait des sentiers de montagne son terrain de jeu privilégié. Après 5 ans de raid-aventure, elle s'est lancée à fond sur les courses vallonnées. Première non qualifiée de la course de sélection pour les Europe 2007, Valérie a fait le déplacement de Châteauroux pour disputer cette course...
Le soleil brille, pas de vent, et pas de canicule cette année. Bref d'excellentes conditions pour faire de cette compétition une réussite !

Je quitte Seyssins par la route (ça me fait drôle, depuis 3 ans je montais par l'ancienne voie du tram). Non, je n'ai pas de regret, du moins pas encore à 9 h 30 ! En moins d'un quart d'heure, je suis sur le parking de l'office du Tourisme, la température est de 18°. parfait. Je m'équipe de mon Camelbak et de mon appareil photo (j'ai promis à l'organisateur d'assurer le reportage photos, je me prends pour Akunamatata !!!). Sous le regard étonné et amusé des signaleurs je remonte la pente d'arrivée ! Un sceptique me lance, "eh, mademoiselle, la course, c'est dans l'autre sens, c'est Seyssins-Saint Nizier, pas Saint Nizier-Seyssins !". Ah oui ? Eh, bien, je vais m'offrir un OFF original. Une course à l'envers, à contre sens, oui, ça, ça m'plaît bien...

Ah, quel plaisir de descendre à fond ce que j'ai si souvent couru à la vitesse d'un escargot (euh, Nono, je dis pas ça pour toi !!!). Libérée de toutes les contraintes liées à la course : pas de chrono, pas de concurrentes, pas de pièges d'orientation, pas de gamelles ! (oui...heureusement que ce n'est pas Béné qui a tracé la course, elle aurait encore été capable de nous faire monter et descendre le tremplin olympique, et alors, qui sait où j'aurais atterri si j'avais participé à ce massacre !). Diable, Lans en Vercors n'est pas loin...et si Béné traînait dans le coin ? Des fois que ça lui donne des idées pour la prochaine édition du Trail du Pic Saint Michel...Je jette des regards soupçonneux autour de moi...personne, ouf ! Je passe au pied du Tremplin sinistré...

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Triste image de ce qui fut jadis la fierté de tout un village et qui se meurt envahi par la rouille et l'herbe folle dans l'indifférence des coureurs qui passeront, certains sans le voir ! Je traverse un tunnel et poursuis ma descente. Les pluies et les orages de ces derniers jours ont bien abîmé le sentier et ma fuite en avant est bien technique par endroit. J'aurais dû mettre des chaussures de Trail. Monter ou dévaller une pente ne produit pas les mêmes sensations. De temps en temps, je m'accroche aux branches des sapins, bien plus solides que ma certitude de ne pas tomber sans cette aide bienvenue ! Ce parcours en forêt est magnifique...Ah, oui, ça aurait été un beau tracé pour une course de sélection pour des Europe, ou même pour un Championnat de France ! Peut-être l'an prochain ?

Euh, tout ce que je descends, il va falloir que je le remonte ? Aîe, je vais ralentir ! Ils vont bien finir par arriver. Oui ! Soudain j'entends un bruit de moteur qui vrombit et dont l'écho résonne dans la montagne ! Un homme casqué chevauchant une puissante moto passe sous les 3 Pucelles (qui a dit qu'il fallait y grimper pour voir Seyssins ?) Ts tss tss !

 Ca y est, le premier homme arrive ! Il s'agit d'un Ardéchois (au coeur fidèle ?) Emmanuel Meyssat ! Anciennement licencié au Club d'Annonay et qui court désormais sous les couleurs de l'ACO Firminy. Je l'encourage avec de grands cris ! "Allez Julien !" Mince, je réalise mon erreur ! C'est vrai qu'il ressemble à Julien Rancon, l'actuel leader de la Coupe de France de montagne...mais ça ne peut pas être lui ! On s'habitue à la couleur des maillots des coureurs ! Celui qu'Emmanuel portait de l'EVA était jaune, celui-là est VERT ! Bon, faut que je m'y fasse et que je mette des lunettes ! "Allez Julien", il a dû rigoler l'Manu, surtout qu'on se connaît !

Allez, hop, une photo d'Emmanuel Meyssat sous les 3 Pucelles ! Il a creusé l'écart, mazette...les frères Burrier suivent à distance et mon ami Bruno Brugnacchi, l'excellent vétéran 1, vice champion du monde master 2006 passe devant moi en 4e position. Le podium est fait...Clic ! Clic ! Dans la boîte ! J'aurai tiré le portrait à bon nombre d'athlètes aujourd'hui ! 280 photos en tout...


seyssins-49.JPG


La première femme arrive à son tour, c'est Valérie Galland qui va s'offrir une belle victoire. Lui fera-t-elle oublier la déception de sa non-sélection ? Ca l'adoucira, j'espère. Chantal passe peu après, mais trop loin quand même, elle devra se contenter de la 2e marche aujourd'hui. Elle me lance "Je suis perclue de crampes au pied gauche" (celui où elle a eu une fracture de fatigue à la suite des cross...). Je l'encourage comme je peux. "Euh, il reste 3 kilomètres, allez, tu tiens le bon bout !". Mais, je le sais, les 3 derniers kilo sont les plus durs de la course ! Les plus raides, et les plus techniques. Bon, mais, ça je ne lui dis pas...car elle le sait pour avoir déjà couru cette épreuve qui porte bien son nom à ce moment-là ! Heureusement la 3e Régine Bourgeois de l'AL Echirolles (à cours d'entraînement ou de forme) est à 6 minutes. Le podium est fait car derrière, chez les féminines, c'est encore plus loin ! 

Soudain, un petit diablotin passe devant moi en faisant l'avion. C'est Cyril-le-Kikoureur-ki-kourt-vite ! Un sourire fend son visage d'une oreille à l'autre ! Vite mon appareil photo ! Pour un peu, je le rate ! Il semble très à l'aise, et bien placé parmi les plus jeunes du peloton. Je m'époumone à l'encourager !

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Ah, enfin ! Mon Franck est là...Je le reconnais de loin grâce à son maillot rouge. Il a la foulée pesante...et ça doit lui peser ! "Ca va mon Franck ?". "J'suis mort" "Pour un mort, tu te portes plutôt bien !'' Allez, Franck ! Allez,t'as fait l'plus dur (euh...? faut bien l'encourager ?"). Je lui emboîte le pas. Nous formons désormais un petit groupe, une petite grappe de coureurs.

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Je dispense mes conseils à mon ami et les autres en profitent (à l'arrivée, un coureur est venu me remercier pour toutes les indications que j'avais données à Franck et qui lui ont servi !). Pendant une demi-heure (pour 3 kilomètres !), j'encouragerai tous ces coureurs de la voix et du geste...sans compter la prise de nombreuses photos... Les meilleures choses ont une fin, et Franck franchit la ligne d'arrivée. Il est épuisé, mais heureux...Nous nous précipitons dans les bras l'un de l'autre ! Un moment émouvant...Oui, Franck, tu l'as fait ! Après des semaines de soucis de santé, DéfiFranck est de retour à la compétition. C'est dur, mais il est là et il court ! Le chrono, la place, ça n'a pas d'importance. L'essentiel est ailleurs, dans un ailleurs invisible pour les yeux, comme dirait Saint Exupéry...

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 Le podium Féminin

Des regrets de ne pas avoir pris mon dossard ? Je ne sais pas...Je me suis sentie en forme aujourd'hui, mieux qu'à Gigondas. Je pense que j'aurais pu prendre la 3e place mais, non, je n'ai pas de regret. Pour la mériter, il aurait fallu courir et se faire mal...et j'avais envie de plaisir et pas de souffrance. Et courir comme ça sans pression un petit OFF, m'a fait le plus grand bien, au corps sans doute mais à l'âme aussi... 

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Le podium masculin


Plût à Dieu que cette superbe montée pédestre soit un jour Championnats de France de la spécialité ! L'organisateur devrait se porter candidat, moi, je voterais pour ! Enfin, tout le monde le sait il vaut mieux s'adresser à Dieu qu'à Seyssins !

 

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Le podium de Cyril 3e Junior

cyril.jpg
Mérité !
 

 TOUS LES RESULTATS : http://antonio.gallego1.free.fr/SaintNizier07/resultats2007.pdf


Commentaires

Le 24/06/07 à 22:11, commentaire de béné38
Hello Titi !
Eh oui j'ai fait la bringue hier soir, et me suis couchée très tard, ou plutôt tôt ce matin, et du coup pas pu venir à l'arrivée...
Mais heureusement ton récit me permet de vivre cette course. Merci pour tes encouragements aux coureurs.
A bientôt en Ardèche !
Bises
Béné

Le 24/06/07 à 22:12, commentaire de
calimero
Tu as cédé au dernier moment?Ce n'est pas de toi çà!
Bon je me consolerai avec ce magnifique CR comme d'habitude avec toi!

Bises


Le 24/06/07 à 22:23, commentaire de
gdraid
Encore bravo titifb, tu magnfies tout ce que tu écris.
Culture, humour et émotion, caractérisent une fois de plus ces quelques lignes imagées de la montée de Saint-Nizier.
JC

Le 25/06/07 à 13:50, commentaire de
jcdu38
J'ai beaucoup aimé ce superbe et très beau récit qui montre toute la sollicitude d'un coach envers ses poulains.

Tu te documentes sur les régions et les villes de chaque course que tu fais ? Chapeau alors !

JC



Le 25/06/07 à 15:33, commentaire de
chtigrincheux
Il est de retour mon "ch'ti franck " c'est trop good ,qu'il reprenne peu à peu confiance cela l'aidera beaucoups .Il vaut mieu un bon POULIDOR qu'un maillot jaune sur les champs Elysées qui ne nous laisse pas que de bons souvenirs..... Que du bonheur
PS: Notre "nono" crois moi quand elle est bien encadré et motivé par un zigoto de mon acabit elle te monte un mur vertical le sourire aux lèvres et fais du "droit devant, même pas peur" sans ralentir la ou d'autre on tatonné voir paniqué .....
J'aime ton coaching sur le terrain ,adjudant chef

"bande de petits salopards" ......

Le 25/06/07 à 20:20, commentaire de
cyril_d'orient'alp
merci pour ton Cr il est super !!!
j'aime bien tes petites touches d'humour !!

au plaisir de te revoir.T une championne aussi !!! tu veux pas m'entrainer?

Cyil


Le 25/06/07 à 20:27, commentaire de
zakkarri
C'est là où on voit la championne qui sait faire le choix de courir ou pas !
Un grand bravo à Chantal pour sa nouvelle perf. !
a + !
zak.
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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 16:09

DE L'ART DE BIEN GAMBADER

En ce Samedi 23 Juin, le soleil est au rendez-vous au-dessus de Gigongas,
petit village au grand nom situé dans le Haut Vaucluse au pied des dentelles de Montmirail. C'est une halte incontournable pour les amateurs de ce cru connu dans le monde entier. Habituellement les 700 habitants y vivent bien paisiblement à l'ombre des platanes. Les historiens nous apprennent qu'au temps des romains Gigondas s’appelait "Jocunditas" ce qui veut dire joie, allégresse... 

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CHRONIQUE D'UN PODIUM ANNONCE

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Non, je ne vais pas faire faire dans la dentelle (sic !) aujourd'hui. Il y a du vin à gagner sur cette course au nom évocateur de ballade bucolique : la Gambade ? J'y vais, j'y cours, j'y vole ! Je ne compte pas courir en vain aujourd'hui. A l'arrivée ma place sera sur le podium ou ne sera pas...J'ai promis à mes copains Kikous de ramener la dive bouteille (cf : Rabelais " la Dive Bouteille ", Cinquième Livre).  


Comment se présente cette course ? 11 km environ pour 470 m de dénivelée positive et négative à travers les vignes, par des pistes, des chemins, des monotraces, des petites routes qui serpentent et se jouent de la pente. Un vrai toboggan ! Ca descend, ça monte, ça redescend...ça remonte et ainsi de suite ! On n'a pas le temps de s'ennuyer.

Je me suis renseignée sur "la Gambade", car pour cette épreuve atypique, j'ai décidé, non pas de courir, mais de GAMBADER ! Et pour ceux qui en ignorent la technique, voici le fruit de mes recherches...Ne riez pas, c'est comme ça que j'ai fini 3e de cette course. On rit moins, hein ?

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UN PEU DE TECHNIQUE


Au fil du temps, de nombreuses méthodes de gambade ont été développées. Je vais vous montrer les principales, inventées par l'arrière-arrière-grand-père du Dernier Gambadeur lui-même, il y a de cela très longtemps. Ces méthodes consistent en une levée d'un genou pendant que l'autre jambe fait une traînée. A noter que la pratique de cette méthode ne présente aucun effet secondaire connu.

Définition scientifique de la gambade :

La gambade est un moyen de locomotion bipède constitué d'une phase de propulsion à une seule jambe 1, suivie d'une phase d'envol où les pieds n'ont plus de contact avec le sol 2, suivie d'une phase de réception assumée par la même jambe qui a propulsé 3, suivie d'une phase de transfert de poids où les deux pieds touchent le sol 4, suivie d'un nouveau cycle où l'autre jambe joue de façon symétrique les mêmes rôles que sa consoeur.

Source : Gambader ou étude d'un mode de locomotion bipède LAPOINTE F. et F. THERRIEN.

Mouvement de gambade (propulsion et envol) Mouvement de gambade (réception et transfert de poids)

Tout d'abord il est important de comprendre que plus le bond sera fait en hauteur, plus il demandera d'énergie et moins grande sera la distance parcourue. Ce sera donc la relation entre ces facteurs (hauteur/distance) qui servira principalement à définir la technique employée. Le potentiel euphorisant de la méthode est aussi un facteur d'importance. Ce dernier sera habituellement proportionnel à la hauteur du bond et à l'extravagance des mouvements exécutés.

Autre point d'importance, les méthodes présentées ici sont des méthodes de base. Chaque personne qui gambade le fait avec son style propre. Celles présentées peuvent être modifiées à la guise du gambadeur et au fil de son cheminement. Il n'y a  ici pas de «bonne» ou de «mauvaise» gambade. Il n'y a que de la gambade ou autre chose. Pour savoir si ce que vous faites est de la gambade, référez-vous à la définition ci-dessus. 

Quand à moi, j'ai expérimenté ce matin, dès 10 heures pétantes, la méthode dite du Papillon.

 Méthode papillonMéthode papillon

Cette méthode est parmi les plus euphorisantes connues ! Elle est semblable à la méthode décrite ci-dessus, mais s'en distingue par le mouvement vertical des bras. Lors de la phase d'envol, les bras atteignent leur pleine envergure et reviennent près du corps lors de l'atterrissage. Le mouvement vertical des bras ressemble à un battement d'ailes, de là le terme «méthode papillon».

Habituellement, le genou est élevé de la même façon qu'avec la méthode moderne, ce qui favorise une plus grande euphorie.


AU COEUR DE LA COURSE !

Plus courte que par le passé, le parcours de la Gambade a changé depuis ces dernières années. Légèrement raccourcie, elle n'en demeure pas moins une course difficile, avec un dénivelé qui en fait une réelle course de montagne. Entièrement sur la commune de Gigondas elle nous permet de découvrir une nouvelle vallée et de superbes paysages.

Sur le parking de Gigondas, pas de Kikous, mais quelques copains que je retrouve avec plaisir sur des épreuves régionales, et notamment André Debéthune.

Je ne m'étendrai pas de long en large et en travers sur cette course qui signait mon retour à la compétition depuis mon "aventure" au Pic Saint Michel. Il m'a fallu 3 semaines pour me remettre de mes émotions. J'ai toujours mal aux deux mains...
Dès le départ (en descente), j'ai pris le commandement de la course (chez les femmes !), dans l'espoir de gambader tranquille à l'avant du peloton, mais deux autres féminines avaient conçu le même projet ! Dès l'entame de la remontée assassine au-dessus du village, la Vauclusienne Anne Rosati n'a fait qu'une bouchée de mes ambitions dominatrices, suivie quelques sueurs plus tard par une autre contestataire, Sandrine Motto-Ros de l'Athlé Saint Julien, vainqueur récente de la Grimpée du Semnoz...Une explication au sommet s'est décidée malgré nous...A ce petit jeu-là, l'orangeoise a été la plus forte. Elle s'impose devant la savoyarde...et moi ! Tant pis, je me consolerai en noyant mon chagrin avec le carton de Gigondas qu'on m'a offert au podium !
 

Bon, il paraît, mais c'est peut-être une rumeur, qu'à force de courir à Gigondas, on finit par prendre de la bouteille ! Mais, ce qui m'a manqué aujourd'hui, c'est de rencontrer un Kikou d'chez Kikouroù? !  J'avais mis ma belle casquette rouge en espérant que ça allait en faire venir...mais rien...Pas l'ombre d'un Kikou ! Dommage, je lui aurais proposé un ravitaillement au Gigondas !


  P1060419.JPG



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Demain,dimanche 24 Juin je serai à Seyssins pour la course SEYSSINS SAINT NIZIER (38). Il s'agit de la 4e manche du Challenge National de course en montagne. Au menu 13,720 km avec + 950m de dénivellation positive. 
Je ne sais pas encore si je prendrai un dossard. Deux courses en un week end, ce n'est pas mon habitude...Je ne l'ai jamais fait d'ailleurs. Je ne suis pas sûre que ce soit raisonnable. Mon idée est d'encourager Franck (DéfiFranck). Peut-être vais-je monter en voiture jusqu'à Saint Nizier. Là je la laisse, et je remonte (et redescends !) le parcours jusqu'à sa rencontre...Je verrai bien, et vous saurez la réponse demain soir !

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 20:18

Cauter041.jpg 

UNE COURSE DE SELECTION...TRES SELECTIVE !



Dimanche dernier le 17 Juin a eu lieu à Cauterets dans les Pyrénées la sélection pour les prochains Championnats d'Europe de course  de montagne qui se déroulera le 8 juillet, sur le même parcours. Une vingtaine de candidats avaient fait le déplacement (l'équipe de France était, elle, déjà sur place, en stage toute la semaine (Michelle Leservoisier a même fait de Cauterets son camp de base, puisqu'elle y est restée 3 semaines).  Chez les garçons, Raymond Fontaine étant déjà pré-sélectionné pour cet exercice tout en montée, il ne restait plus que 3 places à prendre...

L'HOMME FORT 
L'homme en forme du moment, qu'on se le dise, c'est Julien Rancon !  Il s'impose pour la 4e fois consécutive sur une course de montagne cette saison. Après Satillieu/La Louvesc, Le montée du Grand Ballon, et les Crêtes du Val d'Azun il prouve, si besoin était, son potentiel sur ce type de parcours. Les 2 autres sélectionnés sont Jean-Christophe Dupont et Gilles Segris. Arnaud Fourdin dont on attendait beaucoup du côté de la Haute Savoie abandonne à mi-course. 4ème et premier remplaçant Guillaume FONTAINE


LA REINE DES PYRENEES

Chez les féminines, les 4 premières étaient qualifiées :1ère, l'inusable  Isabelle GUILLOT, championne de France en titre, 4 fois championne du monde ! 2ème : Michelle LESERVOISIER. 3ème : Aline CAMBOULIVES l'ancienne cycliste de haut niveau a quitté son statut semi professionnel pour rejoindre les rangs de l'Athlé Saint Julien. Elle devance sa co-équipière, Patricia Farget, 4e. La
5ème et première remplaçante : Valérie GALAND, sélectionnée l'an dernier avec Sylvie Claus qui a d'ailleurs brillé par son absence cette année, tout comme Chantal BAILLON.

LES JEUNES POUSSES AU SOMMET

DSCN2779.JPGEn Juniors masculins, la course fut également fort disputée et la relève vient de Benjamin Rouilon qui prend le meilleur sur ses camarades ! Cyril Da Mouta, est 2e, Maxime Grenot 3e et Pilot Allégret 4e.

Chez les  Juniors fillles, on assiste à une course à suspens...A ce petit jeu, c'est Laura Arnould (32’02’’) qui s'impose, mais de fort peu ! En effet les 3 premières se tiennent dans un mouchoir de poche : en 52 secondes, la sélection était faite ! La deuxième Manon Charabot (32’48’’) a dû serrer les dents pour garder sa place face à la talentueuse Marie Ligier (32’54’’), 3e à 6 secondes...Marie.jpg

Adeline LESERVOISIER, fille de Michèle finit 4ème et sera donc 1ère remplaçante. 
A l'issue de ces épreuves de sélection, tous ces athlètes sont redescendus en télécabine...sans aucun doute plus vite qu'ils ne sont montés !


Bravo à tous et rendez-vous à Cauterets le 8 Juillet. Là bas, il faudra être forts. Très forts !

En photo, la 3e junior qui portera avec ses coéquipières les espoirs tricolores : Marie Ligier...
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