Résultats des Hommes/
2 MAXIME RANCON 31:57.80
Résultats complets :
http://www.trailenbrianconnais.com/?url=semi_marathon_nevache_briancon/2_epreuve/6_resultats
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DIMANCHE 17 JUILLET 2011
2e victoire consécutive pour CHANTAL BAILLON sur la 2e édition de la course de 25 km de la Sky Race dit LE CHEMIN DE RONDE. Sa dauphine n'est autre que sa coéquipière du même TEAM, celui d'ALTECSPORT : LISEL DISSLER.
Sur la Sky Race "THABOR", c'est également un membre du TEAM qui s'impose : LUDOVIC POMMERET.
A noter que les conditions météo ont été particulièrement difficiles cette année, rendant l'accès au maître des lieux, le fameux Mont Thabor, inaccessible aux coureurs...
Rando au Col des Grangettes, 2685m (départ du parking de Chambon) et rencontre au sommet avec deux coureurs ayant participé à LA SKY RACE DE NEVACHE : Laurie et Philippe. Belle récupération...! Ci-dessus, le LAC DE l'EYCHAUDA.
K22 2010
UN LONG DIMANCHE DE DEFI TRAIL...
Il est 9h en ce premier dimanche d'Août; c'est le jour, c'est l'heure. Il y a un an, ici même, à Cesana Torinese, se donnait le départ de la K22 pour une foule de coureurs venus de tous les horizons, mais surtout d'Italie, car pour les Transalpins, l'ascension du Chaberton est aussi mythique que pour un cycliste inscrire son nom dans la montée du Ventoux ! Je scrute le ciel, mais contrairement à l'an dernier, aucun nuage ne menace de ses foudres les bipèdes en short et tee-shirt qui vont se lancer à l'assaut des pentes du Chaberton à plus de 3000 m d'altitude. Aucune tempête de neige ne semble prévue pour s'abattre comme en 2009 sur la tête des coureurs, obligeant les organisateurs à renoncer au parcours initial passant par le sommet. Quelle est donc cette compétition au nom étrange de K22 ?
En fait, les organisateurs, Gianni Mallen et Nicole Toscan ont crée deux courses de montagne sous l'appellation Chaberton Marathon, l'une nommée K22, 22 km et 1950m+ et 1511m-, et une baptisée : Trail des Forts, 44 km, 3256m+ et 2776m-.
Quant aux parcours, ils ont été tracés à travers des montagnes où les sentiers techniques côtoient d'anciennes routes militaires. Comme le dit le flyer : les coureurs vont fouler un sol riche d'histoire puisque les 600 courageux engagés doivent pointer à 3131m, sur l'esplanade du sommet du Chaberton…Ce sera une première pour les coureurs de la K22, car l'an dernier les intempéries n'avaient pas permis ce passage au-delà des 3000 m.
Petit flash back sur la 1ère édition qui s'était déroulée le 3 Août 2008 dans des conditions météorologiques idéales.
Le parcours de la K22 emmenait les coureurs motivés de Montgenèvre à Clavière après la visite des Forts du Janus (2565m), des Gondrans (2340m), la remontée vers le Chenaillet (2650m), la descente par le Collet Vert, le refuge et le lac Gimont, et l'arrivée à Clavière, en territoire italien. Chantal, Luc, Nathalie et moi, en pionniers avions participé à cette magnifique épopée. La course, néanmoins, m'avait parue difficile : 22 km (c'était mon record de distance, bien sûr !), mais surtout ce fut la dénivellation qui me resta dans les jambes : 1200m+… L'an dernier, j'aurais donné cher pour que le temps fut le même que pour la première édition...Mais, la météo a ses caprice et nous en avons fait les frais : la pluie, le vent et la neige, se sont ligués contre nous pour nous barrer la route du sommet. Si ce fut une frustration pour beaucoup, en ce qui me concerne, ce fut un soulagement. En effet, la perspective d'une montée de 1950m+ vers le Fort des Nuages, le bien-nommé en 2009, ne me réjouissait guère. Je ne me sentais pas à la hauteur !
K22 2009
Voici le récit de ma course de l'an dernier, que je n'avais pas eu l'envie d'écrire à l'époque, avant d'avoir pu l'exorciser en y revenant en 2010...
Cesana, dans le sas de départ, je n'en mène pas large mais essaye de faire "bonne figure" devant mon père, fier mais inquiet de voir partir sa fille en haut du Chaberton en short et tee-shirt dans les conditions annoncées. Peu de coureurs ont pris réellement la dimension des difficultés qui nous attendent…Surtout moi qui ai une bronchite depuis 3 semaines ! Ici, à 8 heures, à Cesana, il fait beau, le ciel est clair et seuls les sommets semblent un peu accrochés. Les coureurs du grand parcours s'élancent, confiants.
A 9h, c'est alors que nous sommes déjà dans le sas de départ que nous apprenons que la fenêtre météo s'est refermée, que les conditions se sont si dégradées que le passage au sommet est annulé… Alea jacta est, le départ est donné, sans que nous ayons eu le loisir (façon de parler !) de retourner à la voiture pour se munir d'un coupe-vent qui aurait été plus qu'utile. Les 5 premiers kilo nous conduisent à Fenils, toujours sous l'orage, qui a éclaté sa colère dès le 2e kilomètre ! Le ciel se déverse sur nous, zébrant d'éclairs bleus sa toile déchirée. Alors que je suis en 5e position, je double, à mon grand étonnement, Isabelle Guillot; celle-ci me dit : "J'abandonne, de toute façon la course sera arrêtée à Fenils". Elle met le clignotant et, me retournant, je la vois faire demi-tour. Je poursuis ma remontée vers le dernier village avant le col, pensant, également qu'il serait trop risqué pour les organisateurs de prendre la responsabilité de laisser les coureurs continuer au-delà. J'ai à l'esprit, et je ne suis pas la seule, le drame qui s'est joué la semaine précédente sur le Trail du Mercantour où 3 coureurs sont morts de froid à la suite d'une chute collective. Le mauvais temps en montagne peut être fatal, mais aucune course, fusse-t-elle la montée au légendaire Chaberton, ne vaut le prix de la vie d'un homme. C'est donc assez surprise, que, malgré les conditions atmosphériques, les bénévoles présents aux Fenils, nous laissent continuer notre ascension. Nous croisons de nombreux coureurs engagés sur le grand parcours qui redescendent : Karine Herry, Marco Olmo (vainqueur de la 1ère édition), Serge Moro. Ce dernier me dira en arrivant à ma hauteur : "Là-haut, c'est l'enfer !" Par dizaines, frigorifiés, les traits crispés, ils dévalent ces pentes que nous sommes en train de remonter péniblement, sous la pluie qui nous fouette sans répit. Ce qui est curieux, c'est que malgré ces avertissements, aucun des coureurs avec lesquels je tente l'aventure ne renonce. Personne ne parle, ne se retourne, ne s'arrête ? Tout le monde est sourd ? Oui, personne n'a envie d'entendre qu'il doit renoncer et retourner à Cesana, sans avoir fini la course. Je ne suis pas du genre à abandonner. Je passerai, c'est sûr ! Ce n'est pas quelques gouttes ou quelques flocons qui m'empêcheront de rallier Clavière… Pourtant, il fait de plus en plus froid. Je regarde mes mains, elles sont blanches et je n'arrive pas à les fermer. Le froid me saisit alors des pieds à la tête. Je suis trempée, grelottante, je claque des dents nerveusement, et pourtant, je monte. Comme l'expliquer aujourd'hui avec le recul ? Je cours à côté d'un italien qui, voyant mon état, n'hésite pas à se dévêtir de son gilet sans manche (trempé, évidemment…) pour m'en envelopper les mains. Je cours désormais les mains liées devant moi, comme un prisonnier évadé qui s'enfuit. Malgré tout, cela ne me réchauffe en rien, et je ne cesse de marmonner entre mes dents, comme un mantras : j'ai froid, j'ai froid, j'ai froid… Je sais qu'au 10e kilomètre, il y a un ravitaillement, et espère que les bénévoles pourront me fournir un sac poubelle pour que je puisse m'en revêtir. Je regarde ma montre GPS : nous y sommes bientôt, il faut tenir. Après, ça ira mieux. Et toujours ces coureurs qui redescendent… Parvenue frigorifiée au poste de ravitaillement, je demande à un bénévole un sac poubelle; il n'en a pas d'autres que ceux qui sont déjà remplis de gobelets et de bouteilles vides ! J'insiste tant que devant ma détresse, il se dit qu'il ne peut pas me laisser repartir comme cela, ce serait de la nonassistance à personne en danger ! Il vide par terre un des sacs, fait un trou pour le passage de la tête et me l'enfile. Le plastique me descend jusqu'aux genoux. Tant mieux, pensai-je alors, avant de réaliser que j'allais devoir me passer de mes mains pour m'équilibrer dans des pentes boueuses, glissantes à souhait et à 30% ...Remerciant mon sauveteur, je repars. Mais, très vite, je prends la mesure de l'enfer qui m'attend. Car, désormais, plus de chemin...juste un vague sentier raviné, trempé. Le coureur qui me suit doit me pousser dans le dos (ou plus bas !) pour que je ne retombe pas en arrière. Vous avez déjà vu un pingouin qui escalade une montagne ? Vous avez raté quelque chose. Je continue pourtant. Oui, je regarde mon altimètre : je ne suis qu'à 200m (de dénivelé) du col, et j'ai déjà couru 12 km, et du col à l'arrivée, il n'y a guère plus que 6 km. Le calcul est vite fait : j'ai tout intérêt à tenir le coup et à franchir ce maudit col, coûte que coûte. Autour de moi, c'est la bérézina, ça monte, ça descend, on ne comprend plus rien, ça part dans tous les sens !Je tremble de froid, mais suis obligée de relever mon sac poubelle jusqu'à pouvoir sortir mes bras : la pente raide et glissante ne me permet pas de continuer à avancer comme ça. Il arriva pourtant, ce moment fatal que j'ai tant redouté. Je l'ai repoussé de toutes mes forces, mais ça n'était pas encore assez. Mon mental était fort, mais il ne fait pas tout. Il m'a permis d'arriver jusque-là, mais ça n'est pas lui, qui seul, peut me permettre de basculer vers la France par ce col. Quand le corps ne suit plus, le cerveau peut trépigner dans la boîte crânienne, c'est comme une voiture privée d'essence, elle n'avance plus. Fusse une Ferrari…
Et je reste là, transie, au milieu de la pente, sans pouvoir monter, sans pouvoir descendre. Un sentiment de vide immense s'empare de moi, et je comprends soudain les alpinistes qui se sont laissés glisser vers la mort en se couchant dans la neige malgré la tempête. Un soulagement, une délivrance. Moi aussi, je voudrais me coucher là et ne plus bouger, fermer les yeux et m'endormir. Le brouillard est si dense qu'on ne voit pas à quelques mètres. On entend des cris, des appels étouffés. Il neige à gros flocons, le vent violent me gifle, menaçant de me jeter à terre; le névé, devant moi, je ne peux pas le traverser. C'est fini, je rends les armes, les larmes me montent aux yeux. Je dois renoncer et dans "renoncer", il y a "non". L'abandon, l'abdication, la retraite...Mais, maintenant, il y a plus grave : comment vaisje redescendre? Jamais je ne vais être capable de faire ces 12 km pour rentrer à Cesana. Quand je pense à Chantal encore plus haut que moi dans la montagne... Pourvu qu'elle ait pu arriver au col pour se mettre à l'abri auprès des bénévoles. Et mon père ? S'il ne me voit pas arriver à Clavière, il va être fou d'inquiétude. Je sais tout ça. Mais je n'ai pas le choix : mon corps me refuse tout service. Je reste là, au milieu du passage, je ne peux me déplacer d'un centimètre. Le coureur qui me suit me dit de redescendre, que je vais mourir de froid. Lui, couvert d'un coupe-vent, est déjà bien mal en point. Il m'aide à me mettre de côté et tandis qu'il reprend sa marche en avant (mais pour combien de temps ?), il me crie encore de faire demi-tour. Je regarde passer des randonneurs et envie leur pantalon, leur anorak, leur bonnet et leurs gants...Je donnerais cher pour être habillée pareillement. Ils passent devant moi avec un pauvre sourire qui ne peut rien pour moi. Je suis sur le point de m'écrouler à terre lorsque ma bonne étoile (qui n'était pourtant pas bleue !) me fit signe sous la forme d'une coureuse qui a eu, elle, la sagesse de redescendre avant que ses forces ne la lâchent. Elle redescendait lorsqu'elle m'a aperçue, du coup, venant vers moi, elle m'a littéralement poussée dans la pente. "Faut pas rester là, tu vas crever de froid, viens, on redescend ensemble !" Poussée vers le vide, l'instinct de survie a eu raison de mon inertie.
Nous voici, toutes les deux, l'une se tenant à l'autre, dévalant ces pentes que nous avons eu tant de mal à monter. On court, on marche, on glisse, on tombe, on se relève, on rit, on pleure, on s'entraide. On se sauve. Nous repassons devant le poste de ravitaillement du 10e kilomètre et apprenons que des navettes vont être mises à disposition des coureurs pour évacuer la montagne, les organisateurs ayant pris la sage, et seule décision qui s'imposait : fermer l'accès au col et leur faire faire demi-tour, les conditions à 2800m étant infernale, dantesque, comme on dit en Italie ! Là, les choses vont devenir plus faciles, car nous sommes maintenant sur une large piste et nous pouvons courir pour tenter de nous réchauffer. Enfin, un 4X4 nous dépasse et s'arrête pour nous embarquer. Le véhicule est déjà plein, c'est une sorte de pickup. Aucune importance, je suis hissée par les épaules et "balancée" sur les coureurs entassés sous des couvertures trempées. J'écrase tout le monde, personne ne se plaint. Je reçois à mon tour sur les bras, ma compagne d'infortune. J'essaye au maximum de m'alléger pour la couche de coureurs se trouvant au-dessous ! Le 4 X 4 se remet en route pour s'arrêter bientôt pour charger un coureur très mal en point, au bord du malaise. Je ne sais combien nous étions entre ce qui fut pour nous l'Arche de Noé et le Radeau de la Méduse. Mais, ni les chaos de la route défoncée, ni l'inconfort du transport, ni les jambes et les bras emmêlés des coureurs trempés n'ont gêné personne. Nous avions tous conscience que ce 4X4 allait nous arracher à la montagne en colère, et nous sauver. Oui, nous étions tous bouleversés et reconnaissants. Le 4 X 4 s'est arrêté devant la première maison rencontrée, et nous a laissés aux bons soins du berger et de sa femme (ceux-là même que je suis allée remercier cette année en faisant la randonnée de reconnaissance, c'est le cas de le dire). Lorsque nous pénétrons dans la pièce unique, nous découvrons des coureurs entassés dans tous les coins. La vapeur d'eau sature l'air d'humidité et le poêle Gaudin ouvert ronfle dans un coin pris d'assaut par les plus gelés qui restent tremblants, les mains dangereusement proches des flammes. Pendant ce temps, nos hôtes ne restent pas les bras croisés : ils nous apportent des serviettes, nous préparent du vin chaud, du café, sont aux petits soins pour nous. Certains ont un téléphone portable et tentent de joindre leurs proches pour les rassurer. Je pense à mon père qui doit s'inquiéter...Mais je ne connais pas son numéro. C'est mon téléphone qui a de la mémoire, plus que moi ! Attirée comme un aimant vers le poêle, c'est là que je resterai un temps que je ne saurais estimer. J'ai enlevé mon tee-shirt trempé et le tiens au-dessus du feu pour le faire sécher. Heureusement, la matière synthétique dont il est constitué lui permet d'évacuer l'eau très vite. De temps en temps, la porte s'ouvre, le 4x4 continuant à déverser des coureurs sérieusement en hypothermie. J'apprendrai à mon retour qu'une coureuse a été évacuée dans le coma en hélicoptère sur l'hôpital de Turin où elle restera 3 semaines...Elle a véritablement frôlé la mort, la température de son corps étant descendu à 26°... Ceux qui se sont suffisamment réchauffés quittent la maison, laissant la place aux nouveaux arrivants. C'est un va et vient permanent. Je commence à aller mieux, mon tee-shirt sec est sur mes épaules. Mes mains ont retrouvé leur couleur. Je suis prête à repartir à pied jusqu'aux Fenils en convoi avec d'autres coureurs, une navette nous y attend pour nous ramener à Cesana ou à Clavière. Nous guettons longuement l'accalmie par la fenêtre. Enfin, le ciel s'ouvre, la porte vers le retour également ! Je remercie mes hôtes et m'élance en courant sur les 3 kilomètres qui me séparent de Fenils où je ferai finalement du stop pour revenir récupérer la Titi toujours immobile sur le parking de Cesana depuis 7 heures ce matin. Il est près de 14h lorsque je retrouverai Chantal et mon père qui me serre dans ses bras à m'écraser, tant son soulagement de me voir fut violent...Une aventure assez traumatisante que je ne suis pas prête d'oublier. D'ailleurs, cet été- là, j'ai souffert du froid terriblement. Une Chabertonite aigüe, je crois ! Si c'était à refaire ? Honnêtement, je ne le referais pas. Si les conditions météo avaient été celles de 2009, je n'aurais pas pris le départ, c'est sûr. Quand on a connu l'enfer, il en reste toujours quelque chose. On apprend ses limites, on essaie de les repousser. Mais on sait aussi que parfois, ce sont elles qui nous repoussent. Les années se suivent et ne se ressemblent pas. C'est un bien, parfois. Le soleil brille dans un ciel sans nuages...Les coureurs et les organisateurs ont le sourire...euh, moi, mon sourire ressemblerait plutôt à une grimace. Le dénivelé annoncé me semble énorme...Plus de 1900m ! Même en randonnée, je ne les fais pas, alors, en course...et à plus de 3000m ! Mais, j'ai choisi d'être là, j'ai une revanche à prendre...J'ai abandonné l'an dernier...Le Chaberton a repoussé mon assaut ainsi que celui de bon nombre de ses courtisans. Si tu ne vas pas au Chaberton, le Chaberton... n'ira pas à toi, faut pas rêver !
DEPART :
Bon, je suis là, juste derrière la ligne de départ, le doigt sur le bouton de ma montre GPS altimètre (ce qui me permettra de gérer mon effort de montée, en sachant toujours ce que j'ai déjà grimpé et ce qu'il me reste à faire, en dénivelé, et en kilomètres). 9h01 : Le départ est donné par les édiles présents, de la Place de la Mairie de Cesana.
5,4,3,2,1, PARTEZ !
Personne ne se le fait dire deux fois ! Un peloton coloré et joyeux traverse les rues principales du village, passe en trombe devant la Caserne des Carabiniers, puis commence à s'étirer lorsque la route cède la place à un chemin de terre qui nous emmène à travers champs. Il me semble que notre parcours suit un GR, car les traces au sol sont rouges et blanches. D'un saut nous franchissons le Rio Malnet et désormais le sentier va devenir vallonné en longeant le torrent Dora Riparia que l’on suivra jusqu’à la remontée vers le hameau des Fenils. Je trouve que la course est partie sacrément vite. Quelle rythme pour une épreuve (oui, le mot est bien choisi), aussi difficile et aussi longue. Ceux qui seront partis en surrégime risquent de le payer cash ! J'ai ma ceinture cardio autour du torse et je contrôle mes pulsations : horreur ! Enfer et damnation ! Je parle des autres, mais moi aussi je suis dans le rouge…mon écran affiche 171 puls !!! C'est quasiment ma fréquence cardiaque maximale. Si je continue comme ça, je n'irai pas loin. Je ralentis, je ne veux pas me griller. Je suis en 4e position, et un panneau près de la fontaine annonce : 5km. Jamais je n'aurais cru possible de monter aussi haut dans les tours.
FENILS :
Touristes, supporters, villageois, il y a en a du monde pour nous encourager! Belle ambiance..Ca me donne du courage pour affronter mes démons (des monts ?!), et du courage, il va en falloir, car c'est là que commence véritablement l’ascension du Chaberton. La route bitumée devient chemin militaire. Je peux encore courir. Il fait très chaud et je ne suis pas la seule à chercher l'ombre. Soudain, le tracé de la course propose un raccourci. Sur ce sentier muletier qui coupe les lacets, je ne peux que marcher, les mains sur les cuisses pour faire piston. Ca grimpe dur sous le soleil. Heureusement, j'ai une poche à eau dans mon sac à dos et je tête mon Antésite à intervalles réguliers. Je lève la tête : on arrive bientôt ? Euh, non ! Encore au moins 3 heures...au mieux ! Jamais je n'ai couru si longtemps...Vais-je tenir ? J'ai découpé la course en étape. D'abord les Fenils. Ca, c'est fait. La maison de mes sauveteurs du hameau de Pra Claud, j'y passe devant à l'instant en saluant Catarina qui m'encourage à grands cris ! Je regarde l'altimètre : + 350m. Cool, il ne me reste que ...1600m+! Au secours, non, c'est trop, je suis déjà entamée...Sans doute partie trop vite, j'aurais dû consulter mon cardio avant. C'est pas la peine de le porter pour ne pas le consulter ! Allez, une erreur de débutante. Avec cette dernière maison, je dis adieu à la civilisation. Nous ne verrons plus de maisons avant Clavière. Nous nous élevons à travers des prés tous plus pentus les uns que les autres. Ah, enfin, un bout de route militaire pour récupérer ! En fait, rien ne m'oblige à suivre le tracé par les raccourcis. Oui, j'ai le droit de suivre la route, si je le désire. Mais, le problème...c'est que je ne désire pas faire des kilomètres supplémentaires...Alors, je cours, comme tous ceux qui sont devant moi. Qu'en est-il derrière, je ne sais pas. Si je me retourne, je risque de tomber en arrière, tant le sentier est raide ! Nous passons à côté d'une aire de pique-nique. Ah, je m'arrêterais bien pour casser la croûte; ah, comme ce serait bon de s'asseoir, là, tranquillement à l'ombre pour manger une bonne pizza italienne en regardant les coureurs courir ! Mais je n'ai que quelques sucres roux bio, ça tenait moins de place dans ma poche qu'une "4 fromages" ou une "Margherita" ! Bon, pour le pique-nique, faudra patienter. Je ne suis pas sûre que les bénévoles du ravitaillement aient monté le four à pizza.
RAVITAILLEMENT, 10e km :
En effet, lorsque j'arrive enfin aux tables après 10 km et 800m de gain d'altitude, je devrai me contenter d'eau… Je me présente à eux et leur rappelle que c'est à moi qu'ils avaient donné un sac poubelle pour me couvrir l'an dernier. J'ignore si c'était les mêmes bénévoles (je n'ai pas tout compris de leur réponse dans la langue de Dante, mon italien commence à être loin…), mais ils ont bien ri à ce souvenir. Moi aussi. Faut être polie… 800m+...La course se durcit de plus en plus. Je suis morte...et il reste 1100m+ pour arriver au sommet, sans parler de la descente. Tenir, tenir, tenir, tenir et courir. Euh, marcher plutôt, et le plus vite possible.
LE GRAND VALLON :
Je regarde autour de moi, le décor est grandiose, lunaire...minéral; à la fois fascinant et inquiétant. J'imagine ce vallon, pendant la guerre, où des hommes en armes montaient en char, à moto, en blindés légers, pour se rendre au Fort ... Plus un arbre, plus d'ombre…Seules quelques touffes d'herbes entêtées s'accrochent aux pierriers que nous devons remonter, et qui glissent sous nos semelles. Il me faut résister à la pente, à l'attraction terrestre, à l'envie de me reposer...Me reposer ? C'est pas le moment...Une fille vient de me passer dans cette pente infernale et je ne peux rien faire pour l'accrocher. J'aurais dû prendre une corde ! Tant pis, mais je ne perds pas espoir de la rattraper dans la descente…Aussi loin que porte mon regard, je ne vois personne courir, c'est rassurant ! Je m'encourage dans ma tête : reste 3km et guère plus de 1000m de dénivelé...Joli pourcentage.
LE COL :
Chaberton, attention, me voilà ! Je profite de croiser la route militaire pour souffler sur le plat avant d'attaquer le « Pian dei morti », qui se trouve être la frontière entre la France et l'Italie. Le Col se dessine nettement dans le ciel bleu à 2674m. De là, il reste 450m+ pour accéder au 2ème et dernier poste de ravitaillement (et de contrôle de passage des dossards)… D'ici, le tracé vers le sommet a été fait au fil à plomb ! C'est simple, ne cherchez pas, c'est tout droit. Bien sûr, il est possible d’emprunter un large sentier, qui, en 4km de lacets, grimpe pour nous conduire au sommet. Bon, du col, vous croyez que la course est pliée ? Mais, mon choix est fait : dré dans l'pentu, le nez au plus près des petits cailloux diaboliques qui jouent à repousse-semelles avec les chaussures des K22istes ! Ca y est, je suis dans le dur. Est-ce que c'est parce qu'à cette altitude l'oxygène se raréfie ? J'hyper ventile… Cette pente n'en finit pas. Je ne cesse de doubler des coureurs plus épuisés que moi, ceux du Trail des Forts, ceux qui m'ont passée avant le col. Ah, on fait moins les malins, maintenant ! Pourtant, je ne suis pas rancunière et je n'en passerai aucun sans l'avoir encouragé. Euh, parce que c'est des GARCONS, bien sûr ! Je ne vais pas me mettre en encourager mes adversaires directes ? J'rigole ! Aucune fille de la K22 à l'horizon à rattraper...Dommage. Celles que je vois, sont celles du Grand Parcours qui marchent en soufflant à la montée, ou celles qui dévalent à la descente. Je me revois marchant tranquillement, il y a deux ans lorsqu'avec Luc, Chantal et Nathalie, nous étions montés ici. Jamais à cette époque-là, je n'aurais cru qu'un jour je serais là, un dossard accroché au tee-shirt. Quand je pense que certains croient que je suis là pour mon plaisir ! Un plaisir masochiste ? Une forme de rédemption dans cette souffrance ? Dans le dépassement de soi ? Dans la fierté de l'avoir fait ? De pouvoir dire : j'y étais ? Est-ce qu'on sait toujours pourquoi nous faisons les choses ? Certainement pas, mais ce qui est sûr, c'est que l'on apprend beaucoup sur soi... Je monte, je monte, si ça continue comme ça, je vais bientôt me retrouver au ciel, surtout qu'en montant, j'angoisse déjà en pensant à la descente terrible qui m'attend, non, au sommet, la course ne sera pas finie, loin de là. Pour rajouter à notre difficulté de montée, de nombreux coureurs nous frôlent, voire nous bousculent dans notre sente étroite au possible. Ces coureurs sont des "contrevenants" , eh, oui, ils viennent à contre-courant ! Ils redescendent par le tracé rouge, au lieu du jaune. Pourtant, au briefing Gianni Mallen a été très clair et l'avait bien précisé : il est impératif de suivre les marques jaunes pour revenir au col, ceci afin de ne pas gêner les coureurs qui montent.
LE SOMMET :
Soudain, je crois être victime d'une illusion auditive : quelqu'un m'appelle du sommet : "Sylvie ! Sylvie !" Je réfléchis rapidement. Qui ? Qui peut être au sommet du Chaberton et me connaît ? Mon cousin Marcel Mathé ? J'en doute ! Je lève la tête et reconnais deux copains kikoureurs (du site Kikourou.net) : Jérôme Debize et Jean-Marie le Marseillais, pseudo : Akunamatata ! Je voudrais leur sourire et dire : "Coucou les gars, ça va ? Pas trop fatigués ? Moi, ça va bien ! Si je ne suis pas en tête de la course, c'est pas par choix personnel". Mais je ne peux pas cacher mon masque de souffrance :"j'suis morte" seront les seuls mots que je serai capable d'articuler. Je reverrai Akuna à Montgenèvre quelques heures plus tard; il me confiera son étonnement de me voir dévaler la pente à toute vitesse quelques secondes plus tard après mon aveu de décès; ai-je bu une potion magique au ravitaillement ?
Ce qu'il n'a pas compris, c'est que ma vitesse de descente n'était qu'une tentative d'enrayer une chute vers le col !!! Il y a beaucoup de monde pour nous applaudir sur l'esplanade devant les tourelles ruinées. Je demande un sucre aux bénévoles, j'ai fini ma réserve dans les ultimes minutes de mon ascension. Malheureusement, il n'y en a pas. Il y avait des raisins secs...mais, il n'y en a plus ! Tant pis. On me propose un Coca : le dernier qui m'a vue en boire, il est pas jeune…"Il y a du sucre dedans, et de la caféine, ça va vous faire du bien". Soit, je bois d'abord 2 gobelets d'eau et avale le soda, et hop, dopée à la coke euh, au coca, je plonge dans les éboulis du tracé jaune. Personne ne me passera avant Clavière !!!
LA DESCENTE :
J'avale littéralement la pente, mes chaussures se chargent de petits cailloux qui s'invitent insidieusement. De nombreux coureurs devant moi font une pause au col pour chasser les intrus ! J'ai pas l'temps, je veux rattraper la 4e qui m'a doublée après le 1er ravitaillement. Mais, ne l'ai-je pas déjà passée ? Tant de parcours étaient possibles pour rejoindre le col...Je ne me retourne pas et fonce dans ce sentier que je connais bien et qui mène en 1 kilomètre à ce qui reste de l'abri des 7 fontaines à 2250 m (il a été soufflé par une avalanche l'hiver dernier) Les randonneurs qui montent m'encouragent en s'écartant prestement. Tant mieux, je ne pourrais pas freiner ! Il reste 4,5 km interminables, mais dans un cadre splendide avant de rejoindre l'arrivée. Parvenant dans le vallon des Baisses, je reconnais le lieu d'un pique-nique fort agréable, un beau jour d'été 2008. Je guette les promeneurs sur ce large chemin, tentant d'apercevoir Marcel ou Claude Mathé...Personne ! Je n'en peux plus, mes jambes avancent mécaniquement, les pieds me brûlent, les petits cailloux jouent à cache-cache sous mes orteils. Je n'ai plus rien à boire. Il est temps que j'arrive. Toujours pas de fille dans mon champ de vision. C'est long ! Je passe en trombe deux garçons au ralenti. 20e kilo, j'y suis ! Plus que 500m. Je me rappelle les indications de Chantal : quand tu arriveras à un muret, il reste moins de 400m. Mince, de muret, y a pas ! Je regarde partout : plus de traces ! Pas de commissaire de course, de bénévole, rien ! Personne devant moi..Ca y est, je me suis encore perdue ! C'est pas vrai, je suis maudite ! Un coureur me suit, lui aussi a dû rater le bon embranchement ! C'est dingue, je ne peux pas faire un trail sans jardiner…
L'ARRIVEE :
Enfin, je parviens à la grand-route au-delà du poste de douane. Je regarde à gauche et vois au loin (trop loin !) l'arche d'arrivée ! Ah, ça me casse bien le moral, mais, je n'ai pas le choix : clignotant et direction l'arrivée. Je descends la route, enjambe la rubalise au grand étonnement d'un policier faisant la circulation. Il reste cent mètres...Je franchis la ligne, HEUREUSE ! Soulagée.
Oui, je l'ai fait, j'ai conjuré ma peur de ne pas être à la hauteur de cette compétition, j'ai chassé mes vieux démons de l'an dernier. Je termine 5e et 1ère V1; la 4e est à 1 minute, je n'ai pas discuté avec elle après la course car elle ne pouvait pas rester (elle n'était pas présente pour la remise des prix), et je ne saurai jamais si je l'ai doublée dans la descente vers le col ou si elle a toujours été devant moi. Dommage que j'aie effectué 21,150 km au lieu des 20,5 km...J'aurais peut-être pu la rattraper. Tant pis, je suis vraiment satisfaite...de ma descente surtout : d'après le pointage effectué au sommet, j'ai réussi le 3e meilleur temps entre le Chaberton et Clavière (et ce, malgré mon erreur d'orientation…). Oui, je suis fière d'avoir participé à cette magnifique aventure sportive, culturelle, et surtout humaine. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance entre les coureurs, la gentillesse et la disponibilité des bénévoles (euh, sauf celui qui aurait dû se trouver dans le dernier kilo !), le paysage féérique de la montée dans ce vallon lunaire, le panorama exceptionnel à 360°… Un grand merci aux organisateurs de ce Marathon Chaberton, qui ont oeuvré avec talent et opiniâtreté pour permettre à des athlètes de 10 nationalités différentes de courir ensemble par un beau jour d'été, à saute-frontières entre deux pays amis, aujourd'hui et pour toujours, je l'espère, la France et l'Italie. Bon, j'ai franchi la ligne d'arrivée...En 3h29 ! J'ai survécu...Je vais maintenant aller chercher mon sac, me changer et faire du stop pour me rendre à Cesana, récupérer la voiture. J'ai l'impression d'être partie...depuis des heures ! Euh? Mais, ça fait des heures ! Ce matin me semble si loin, comme une autre vie. Je me sens décalée.. Le stop marche très bien : à peine le temps de tendre le pouce qu'une voiture s'arrête ! Il faut dire que je suis une fille et que je porte le tee shirt de la course...Ca aide, si, si ! Les occupants du véhicule, des italiens, sont très sympathiques. Parmi eux, une femme a fait la course également. Elle me demandera mon temps et ne me demandera rien d'autre ! Lui est guide de haute montagne. Ah, la route est trop courte…Ils me déposent pile devant ma voiture. Je retourne à Clavière où un repas est offert aux participants de la K22.
PODIUM :
A 15h, la remise protocolaire des récompenses a lieu sur la place du village, et ce sont les maires des communes de Cesana Torinese, Montgenèvre, Clavière, et des Fenils ceints de leur écharpe tricolore, qui remettent les lots aux vainqueurs scratch et par catégorie, accompagnés des hymnes nationaux des récipiendaires. Ah, entendre la Marseillaise sur un podium, c'est quelque chose... Ma 5e place (et 1ère V1) me "vaudra" de monter sur le podium scratch.
L'an prochain, une 4e édition ? Bien sûr !
Le parcours reste le même qu'en 2009 avec départ à Cesana Torinese et arrivée à
Montgenèvre
Les grimpeurs apprécieront!
Le trail des Forts comme la K22 passent par le sommet du Chaberton (3131m) et partent de Cesana Torinese (7km de Montgenèvre par la nationale) pour arriver à Montgenèvre(05) et à Claviere 1,5km de Montgenèvre.
Comme les autres années le transport des concurrents et du vestiaire est assuré par navette.
Cette année le Trail des Forts, devient étape française du circuit mondial de skyrunning "2010 Skyrunner world
series Races", superbe plateau en perspective.
En savoir plus
42 Km 500 de course sur sentiers - 6032 m de dénivelé dont 3256 m positifs et 2776 m négatifs.
Un parcours technique à couper le souffle et les jambes:
20,5 km de course - 1911 m de dénivelé positif et 1511m de dénivelé négatif.
Les deux courses offrent des points de vues exceptionnels sur les Alpes: les Ecrins, le Viso , la Vanoise, le Mont Blanc ...
2 août 2009
Cesana To. - Claviere – Montgenèvre
Descriptif détaillé du parcours
1. Caractéristiques des courses
2. Balisage
3. Description du parcours
4. Profil de la course
1 . Les courses
La « K22 »
20km 500 sur sentiers de montagne
Dénivelé positf 1911m dénivelé négatif 1516m
Départ de Cesana Torinese arrivée à Clavière après avoir franchi le sommet du Chaberton à
3131m en suivant le même parcours que le « Trail des Forts ».
Barrière horaire au Col du Chaberton à atteindre en un maximum de 3h30 depuis le départ
pour pouvoir continuer vers le sommet. Passé ce délai les concurrents qui voudront rejoindre
le sommet du Chaberton ne pourront plus compter sur l'assistance de l'organisation.
Le temps pour couvrir le parcours est d’environ 2h30 pour les meilleurs avec une limite de
temps de 6h pour figurer au classement.
Le « Trail des Forts»
42km500, 3256m de dénivelé positif et 2776 m négatifs
La première partie du parcours est commun avec celui de la « K22 »
Départ de Cesana Torinese, passage au sommet du Chaberton à 3131m, passage à
Clavière point d’arrivée de la K22.
Le Trail des Forts continue ensuite pour passer les sommets du Chenaillet et du Janus avant
d’arriver à Montgenèvre après 22km supplémentaires.
Barrière horaire à Clavière à atteindre en un maximum de 5h depuis le départ. Passé ce
délai les concurrents devront restituer leur dossard ainsi que la puce électronique à Clavière.
www.chabertonmarathon.eu
1
Il est prévu un temps de parcours de 5 heures pour les meilleurs et le temps maximum pour
figurer au classement est de 10h.
2. Balisage
Le balisage de course sera renouvelé quelques jours avant la course en rouge, la descente
du sommet du Chaberton au col, sera balisée en jaune pour éviter la confusion avec le
parcours de montée. Les coureurs qui voudraient tester le parcours pourront s’en remettre
aux indications données dans la description sans chercher le marquage.
3 . Description du parcours
La première partie du parcours, jusqu’à Claviere est commun aux deux courses :le
« Trail des Forts » et la « K22 »
La course part de la Place de la Mairie de Cesana, traverse les rues principales du village,
passe devant la Caserne de Carabiniers, suit la Rue C. Ferrgut pour rejoindre un chemin de
terre qui s’enfonce dans champs, indiqué sous le nom de « Sentiero Balcone » et signalé par
un tracé rouge et blanc. Le premier km correspond à la traversée de Rio Malnet presque
toujours à sec. 1500m de terrain ondulé conduisent ensuite le long torrent Dora Riparia que
l’on suivra jusqu’à Fenils. A la sortie du hameau on aura parcouru 5km.
C’est là que commence l’ascension du Chaberton.
La route carrossable qui traverse le village pour se transformer ensuite en chemin militaire
de terre battue et rejoindre le sommet du Chaberton, grimpe rapidement. . Pour raccourcir
ultérieurement cette route sera délaissée pour d’un sentier muletier qui la coupe une
première fois et y revient ensuite.
Le parcours suit de nouveau la route jusqu’à une chapelle, où un sentier muletier permet
d’éviter un tournant et conduit directement aux maisons du hameau de Pra Claud. Le
dénivelé couvert depuis Fenils est de 350m.
Passé le hameau, au niveau du premier tournant en épingle à cheveu vers la droite, à
proximité d’une bergerie, une sente due aux précédentes éditions de la course, permet de
s’élever le long de prés pentus.
Un bref retour sur le chemin militaire conduit à nouveau au sentier muletier qui coupe deux
lacets.
Après une aire équipée pour le pique-nique, on retourne sur le chemin militaire que l’on
suivra jusqu’au premier lacet à droite.
www.chabertonmarathon.eu
2
A partir de cet endroit un pré pentu, marqué par le passage des précédentes éditions de la
course, permet de traverser 2 fois le chemin militaire puis d’y revenir une 3° fois et le suivre
sur 1km500 jusqu’au lieu dit « Grange Quagliet » .
On a atteint le km10 et le premier ravitaillement après avoir gagné 800m de dénivelé.
Jusque là l’itinéraire permet toujours de courir sauf sur les raccourcis.
Désormais les arbres vont disparaître, la végétations se réduire, au bout de la montée ne
subsisteront que quelques maigres lichens.Même les meilleurs seront contraints de marcher.
Il reste 3km et guère plus de 1000m de dénivelé pour atteindre le sommet.
Le sentier s’accroche à la ligne de plus grande pente à gauche du Gran Vallon.
Au lieu dit « Pian dei morti » (frontière entre France et Italie) le Col à 2674m ainsi que le
sommet sont parfaitement visibles. Le parcours de la course suit le tracé le plus direct. Il est
cependant possible d’emprunter la route militaire en terre battue qui en 4km de lacets grimpe
jusqu’au sommet.
Les concurrents de la « K22 », doivent atteindre la barrière horaire placée au Col du
Chaberton en 3h30 maximum depuis le départ pour pouvoir aller au sommet.
A partir du Col il reste 450m de dénivelé pour atteindre le sommet.
Cette partie du parcours sera effectuée à l’allée et au retour
En descente, afin de ne pas gêner les coureurs qui montent
col.
A partir de cet endroit où se trouve un poste de contrôle, il est
impératif de suivre le
parcours qui est à nouveau signalé en rouge. Le sentier, facile et visible, suit la voie de
descente la plus rapide et directe. Toute tentative de variante conduira les concurrents sur
un terrain accidenté
. Les infractions éventuelles seront sanctionnées.
Un peu plus d’1 km de descente raide conduit au plan des « 7 fontaines » à 2250m
d’altitude. Il reste 4km500 d’un parcours facile pour rejoindre
Clavière au Km20,500, et
l‘arrivée de la K22.
Pour figurer au classement
les concurrents de la K22 ont, depuis le départ, 6 heures de
temps maximum.
« Fin de la K22 »
Les concurrents du Trail des Forts doivent passer la barrière horaire de Claviere en un
maximum de 5 heures, depuis le départ, pour pouvoir continuer vers Montgenèvre.
Le « Trail des Forts » continue.
A Clavière, après le poste de chronométrage et le ravitaillement on continue 100m en
descente pour passer le pont sur la Dora et prendre sur 100m la route qui monte.
A la fontaine il faut emprunter un petit sentier sur la droite qui court parallèlement à la route
en terre battue afin d’éviter un lacet. Le sentier se termine au pont qui permet de revenir sur
la route pentue.
On suivra la route jusqu’au lieu dit la « Coche » où elle traverse un dernier pont.
Quelques mètres plus loin il faut prendre la partie gauche de la bifurcation. Au bout de
quelques mètres on abandonne la route pour suivre à droite une piste de ski pentue .
On va dépasser un imposant rocher rougeâtre, situé sur la gauche et, reconnaissable par
les marques très visibles des attaches des protections destinées au skieurs en hiver.
Au bout de 20m prendre vers la droite un sentier peu marqué et raide dans ses premiers
mètres. Le sentier devient ensuite évident et permet de courrir jusqu’à la « Capanna
Gimont ».
On a parcouru 23km700.
Le parcours laisse le refuge « Capanna Gimont » à droite, suit brièvement le chemin
d’exploitation, puis évite deux lacets en grimpant directement le long de la piste de ski. Il
traverse ensuite deux fois la route et lorsqu’il la rencontre pour la troisième fois, sur terrain
plat, à la bifurcation, il continue sur la branche droite.
Le terrain permet une courte pause brusquement interrompue par un raidillon d’une
cinquantaine de mètres au bout duquel on débouche sur un beau sentier qui traverse la zone
aménagée des « alberi secolari » (un ensemble de très vieux arbres identifiées par des
panneaux)( km 25). Ce sentier rejoint ensuite le chemin militaire
(Ravitaillement) que l’on
suivra en montée en ignorant les deux bifurcations en descente sur la gauche. Jusqu’au Col
Saurel, s’offre alors un très beau panorama sur les sommets et les vallées italiennes.
Le chemin devient plus plat, à la bifurcation il faut prendre à droite et redescendre une
vingtaine de mètres.
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Les 2/3 km suivants sont biens visibles ils empreuntent le sentier militaire qui parcourt un
vaste amphithéâtre en une montée modérée et régulière.
Au début on va laisser le chemin d’exploitation sur la gauche et prendre à droite le sentier
militaire. Après quelques mètres on va dépasser une caserne. Au bout du sentier, après un
autre abris militaire en ruine, un ressaut très raide de 300m conduit au Collet Vert et au
ravitaillement.
Après un passage plutôt plat le parcours va perdre quelques mètres de dénivelé pour
rejoindre le sentier géologique du Chenaillet
.
Km30.
A partir de cet endroit, et sur tout le sentier géologique, il n’y aura plus de marquage en
rouge . A la montée comme à la descente du Chenaillet le sentier est signalé par des
pancartes « Sentier géologique
». Dans cette partie du parcours il ne sera toléré aucun
raccourci ni en montée ni en descente.
Après le sommet du Chenaillet à 2650m, où se trouve un poste de contrôle, 350m de
dénivelé en descente conduisent à la « Cabane des douaniers ».
Le marquage rouge reprend.
On laisse la « Cabane des douaniers » un peu en hauteur à droite pour rejoindre le sentier
qui, en diagonale conduit sur le versant de Montgenèvre.
Le parcours suit un chemin plat qu’il abandonne au début d’une monté pour suivre un
raccourci qui évite un lacet .
Une sente rejoint la large crête qui conduit au Fort du Gondran à 2460m.
On contourne le Fort par la gauche pour prendre un sentier herbeux en descente qui aboutit
sur un chemin militaire ( km35) lequel court à plat le long de la ligne de partage des eaux
jusqu’à la base du Janus et conduit au dernier ravitaillement.
Le début de la dernière montée se fait sur le chemin militaire, 50m après le premier lacet le
parcours abandonne le chemin pour suivre le sentier sur la gauche qui conduit à la crête.
Au fond de la vallée, 1300m plus bas on peut voir Briançon, en face le Chaberton et une
grande partie du parcours effectué.
On va contourner le sommet impraticable du Janus par la droite et une longue montée en
diagonale mène aux fortifications et au dernier poste de contrôle.
Voilà la dernière descente, le premier kilomètre se déroule sur un chemin militaire, le
parcours suit ensuite un raccourci sur la gauche pour retourner à la base du Janus .
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A partir de cet endroit un sentier herbeux tendant vers la droite rejoint la piste de montée
d’un téléski que l’on va parcourir en descente jusqu’à un chemin que l’on prendra sur
quelques mètres avant de suivre une piste de ski peu pentue.
Lorsqu’il sera nécessaire de contourner les balises de protection d’un tracé de VTT la pente
s’accentue et conduit à une autre piste de téléski.
Les courts de tennis se trouvent à droite et l’on arrive sur une route en terre battue assez
plate à moins de 500m de l’arrivée. En tournant à droite sur cette route le parcours rejoint le
centre Montgenèvre.
Les derniers détails de cette fin de parcours ne pourront être fournis que plus tard ils
dépendent des travaux de voirie prévus pour l’été.
4. Profil de la course
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www.chabertonmarathon.eu
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, il faut suivre le marquagejaune
qui, jusqu’au Col suit la ligne de plus grande pente ou bien prendre le chemin militaire
moins pentu qui rejoint le Col en 2km500.
Si l’on considère le parcours le plus direct, le 15°km se trouve juste en dessous du
(tracé rouge en montée,
jaune en descente)
Dans la dernière partie, la raréfaction de l’air ainsi que l’augmentation de la pente vont se
faire sentir. Le sommet et le 2° ravitaillement sont atteints après 13km et1900m de dénivelé.
Pour tous les renseignements :
http://www.chabertonmarathon.eu/index.htm
ENTREZ DANS LA RONDE
A ROCHEFORT DU GARD !
23 Novembre 2008, en ce froid et venté dimanche d'automne, (annonciateur d'un hiver précoce ?) Crapahut26 et Titifb, Christophe et Pascale Reynaud et Roland Venoux, Lydie Favel, et bien d'autres coureurs de LA FOULEE LAGARDIENNE se sont rendus à ROCHEFORT DU GARD pour disputer la 9e édition de "La Ronde de Castelas". Il s'agit d'une course sur route de près de 11 km bien vallonnée, qui se dispute dans une ambiance de folie , animée par Jocelyn Giraud et rassemblant 1200 participants !
COURSE A PIED CONVIVIALITE PRIMEUR SOLIDARITE
Plus qu'une course d'une journée, La Ronde du Castelas s'intègre dans un Week End Primeur...
Cette course est devenue en quelques années une classique incontournable ! Grâce au dynamisme de son créateur Bernard Redon ainsi qu'à son équipe d'organisation, elle est L'EPREUVE qu'il ne faut pas rater ! Comme d'habitude, ils ont assuré et le succès, une fois de plus, ne doit rien au hasard : tout y est parfait. Accueil, paysage, tracé de la course à travers les ruelles de ce village typique, à travers les vignes en habits rouges, les récompenses. D'autre part, 1 € par dossard est reversé aux associations Centre Val d'Aurélie, Languedocoeur (don d'organes) et ELA (leucodystrophie)...
Une marée humaine bariolée a déferlé vers le départ donné devant la cave des vignerons de Rochefort. Comme d'habitude, les nombreux coureurs déguisés, ainsi qu'un
public chauffé à blanc, ont assuré ambiance et animation !
Musique, buffet à volonté, 150 bénévoles aux petits soins, des récompenses de qualité, et, pour vous remettre d'aplomb dès la ligne d'arrivée franchie, chaque
athlète se voit offrir tee-shirt, verre à dégustation, canette de Perrier, médaille commémorative, bouteille de Primeur, et rose pour les dames ! Puis la grande salle du Gymnase vous
attend avec un pantagruélique buffet pour les affamés de tous poils, qu'ils soient coureurs ou accompagnateurs...
Voilà la formule idéale pour réunir autant de coureurs satisfaits qui viennent et reviennent encore depuis toutes ces années !
C'est Lhoussine Jarri chez les garçons qui s'impose devant Mohamed Lantri, Eric Gelly, Vincent Aldebert et Thierry Sabatier.
PODIUM SCRATCH FEMMES
Anne Rosati chez les filles prend le meilleur sur Chantal Baillon, Josy Nouis, Sylvie Faure-Brac et Françoise Dumas.
Jocelyn Giraud (animateur). Au micro Bernard Redon
l'organisateur...
MA COURSE VUE DE L'INTERIEUR :
C'est en proie aux doutes les plus vifs que je prends le départ de cette Ronde de Castélas que j'affectionne particulièrement...
En effet, je ne me suis pas alignée sur une compétition depuis le 15 Août (le TROPHEE CACCIATORE, aux Arcs) : des blessures à répétition m'ont tenue éloignée de mes terrains d'entraînement habituels...Je déroule donc mes foulées sans autre pression que celle de franchir au plus vite la ligne d'arrivée ! Mais l'effet "dossard" me transcende certainement, car dès que ce précieux encart numéroté est accroché à mon maillot, j'ai le mors aux dents, et l'envie de me battre, de gagner, me taraude, comme à chaque départ de course.
Dès la première côte, en voyant me doubler 5 de mes adversaires (et néanmoins amies dans la vie !), je comprends vite qu'il n'y aura pas de miracle aujourd'hui : le manque d'entraînement se fait sentir ! Tant pis, je cours à mon rythme, évitant de me mettre -trop- dans le rouge (ce sera plus tard pour le PRIMEUR !)... Au fil des kilomètres, je remonte à la 3e place. Je commence à y croire. Oui, le podium scratch s'ouvre à moi.Malheureusement, au 8e kilomètre, dans le long faux-plat montant qui ramène le peloton vers le village, mes adducteurs me rappellent à l'ordre. Je serre les dents, essaye de résister au retour de Josy Nouis. La douleur est trop vive, mes foulées deviennent désordonnées et moins efficaces, forcément. Le mental en prend un coup... Je reste dans son pas, espérant pouvoir revenir dans le dernier kilomètre. La grande et sévère côte, ainsi qu'un vent violent de face sur les 800 derniers mètres, auront raison de ma volonté. Je franchis la ligne d'arrivée 20 secondes derrière Josy qui s'est battue comme un beau diable ! Bravo à elle...
Je suis néanmoins satisfaite de ma prestation du jour et aurais signé pour cette place les yeux fermés 44' plus tôt !!! Pour un retour à la compétition, c'est honorable...Je m'offre la plus haute marche du podium vétéran.
PODIUM VETERAN F
SYLVIE FAURE-BRAC (1e) FRANCOISE DUMAS (2e) SYLVIE DELATTRE (3e)
RESULTATS OFFICIELS :
http://www.larondeducastelas.com/resultats/Resultats-2008.pdf
Il n'y a pas que la course à pied dans la vie !
En ce samedi 11Octobre de l'an de grâce 2008, j'ai la joie de fêter mon anniversaire, entourée de ma famille. Banal ? Pas tant que ça. La vie nous entraîne souvent loin des êtres qui nous sont
chers, et lorsque, par hasard, un rendez-vous nous réunit, il faut sauter sur l'occasion et ne pas le manquer.
Je vais donc souffler mes xxx bougies !
Quant à ceux et celles que j'aurais aimé avoir auprès de moi, ils le seront de toute façon, et participeront à la fête...dans mon coeur. Leur place est réservée de toute éternité.
DEDICACE DE LIVRES
S'il n'y a pas que la course à pied dans la -ma- vie, il n'y a pas que mon anniversaire qui soit un événement à ne pas manquer !
Eh oui, aujourd'hui à
Pierrelatte, je vais avoir l'immense plaisir d'avoir auprès de moi des êtres d'exception...
Ma cousine BRIGITTE ALLEGRE qui vient dédicacer son livre "LES FANTÔMES DE SENOMAGUS", à la maison de la presse dans la Grand'Rue, ainsi
que mon frère Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde 1992, qui, de son côté, dédicacera son livre sur l'art de goûter les vins.
Rendez-vous à Pierrelatte, en Drôme Provençale, à la Maison de la presse entre 10 et 12h puis entre 15 et 17h, Brigitte Allègre (il paraît qu'elle aura son fameux Waterman, et j'espère
que son encre doucement sépia s'écoulera à flots continus pour une dédicace belle et précieuse de son livre que dès la première phrase, vous ne pourrez plus lâcher.
"Comme à des invités, je vais vous faire l'honneur des lieux..."), ainsi que Philippe Faure-Brac vous attendent.
Futurs lecteurs ou pas, n'hésitez pas à venir discuter, partager un temps de votre vie avec eux.
Vous en ressortirez plus riches. Et au contact de certains êtres, on se sent meilleurs.
Pour ceux qui attendent la dédicace de mon dernier livre "L'Heure d'été", va falloir qu'ils patientent encore un peu...!
PROGRAMME COMPLET DES ANIMATIONS
Samedi 11 :Salon des vins et de la Gastronomie
Salon de l'Artisanat
Salon du livre
animation sono + animation micro
Tombola Office du Commerce Tickets gratuits à récupérer chez nos adhérents.
3 week-end gourmands à gagner. Tirage à 18h. Avec la participation de la Confrérie des Côteaux du Tricastin et la Confrérie de Nougatiers de Montélimar.
Ventes flash chez les commerçants adhérents à l'Office du Commerce et des forains participants.
Intronisations, défilé de Confréries,...
Tombola de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Drôme. Lots à gagner : 1 voiture, des vélos.
Jeux d'enfants toute la journée place Xavier Taillade. Gratuit.
Clôture de la journée à 18h30 par un apéritif avec la présence des élus locaux.
Dimanche 12 : Salon des vins et de la Gastronomie
Salon de l'Artisanat
Salon du Livre
Concentration de Motos
Animation sono + animation micro
Tombola Office du Commerce Tickets gratuits à récupérer chez nos adhérents.
3 week-end gourmands à gagner. Tirage à 18h.
Ventes flash des commerçants adhérents à l'Office du Commerce et des forains participants
Tombola de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Drôme. Lots à gagner : 1 voiture, des vélos.
Jeux d'enfants toute la journée place Xavier Taillade.
Concentration de motos, Harley et de voitures américaines sur le Champ de Mars avec la participation du Club de Harley de Donzère.
Durant tout l'évènement, sonorisation dans la ville.
SUR LE PONT D’AVIGNON
ON Y COURT !
Sauf si on est blessé, bien sûr, ce qui est mon cas depuis une semaine…Une douleur à l’avant-pied m’a contrainte à l’arrêt de l’entraînement. J’ai donc participé à cette course Vauclusienne en
spectatrice, voire en spectatriste...
Donc, en ce dimanche 7 Septembre avait lieu la première course étalon de la forme :
« LES 10 KM DE LA CITE DES PAPES » dans l’historique et magnifique Avignon, dont une grande partie du tracé permet la découverte de la ville intra-muros.
J’ai le temps aujourd’hui de m’offrir une balade culturelle, tandis que les coureurs s’arrachent les dossards !
La ville s’étend sur la rive gauche du Rhône, et est surnommée « La Cité des
Papes » en raison de l’installation de ces derniers du 14e au 15e siècle. C’est la plus grande ville du Vaucluse dont elle est d’ailleurs, le chef-lieu.
Le nom d’Avignon pourrait signifier : Ville du vent violent ou bien Seigneur du Fleuve. Je pencherais pour la première hypothèse !
C’est avant tout les remparts du 14e que l’on remarque lorsqu’on s’approche du centre.
Longs d’environ 4 km, ils sont flanqués de 39 tours et percés de 7 portes principales. Ne ratez pas les églises, palais et couvents, qui composent un décor médiéval fantastique.
4 millions de visiteurs y séjournent tant pour voir la ville que pour son fameux festival de théâtre. Toute ma jeunesse ! Fondé en 1947 par Jean Vilar, il a lieu chaque année au mois de
Juillet.
L’arrivée de la course se situe le long de la rue de la République aux immeubles de style Second Empire avec des façades Haussmanniennes impressionnantes, jusqu’à la Place de l’Horloge, devant
l’actuel Hôtel de ville de style néo-classique, ainsi que du Théâtre ou les statues de Corneille et de Molière présideront les podiums des impétrants de cette nouvelle édition des 10 km.
Lorsqu’on ressort de la vieille ville, on ne peut s’empêcher de rechercher le fameux
Pont d’Avignon (le pont Saint Bénezet) où l’on y danse tous en rond ! Contrairement à ce qu’affirme la chanson, sa largeur ne permet pas de danser dessus (surtout les danses de l'époque !),
et, c’est dessous, où des berges avaient été aménagées que l’on allait danser. Une version plus ancienne de la chanson en atteste : « SOUS le pont d’Avignon, on y danse, on y
danse… ».
Bon, il est 10h30, le starter donne le départ !
LA COURSE
Parmi les 400 athlètes présents sous la banderole de départ, de nombreux coureurs de
haut-niveau de toutes origines vont se disputer la victoire (et les primes !). La densité des athlètes en moins de 34’ est impressionnante.
Chez les hommes, le premier à couper la ligne est Japhet Kipchirchir en 29’44 , son homologue féminine est la Kenyane Agnès Barsosio (10e
scratch) en 33’47, les connaisseurs apprécieront…arrivée le matin même de Lilles où, la veille, elle avait pris une deuxième place sur le célèbre semi-marathon en 1h12’03 ! Pas
émoussée la demoiselle !
Si je n’ai pas couru, Chantal Baillon, alias Crapahut 26 chez les
Kikous-de-Kikourou.net, elle, était bien dans la course. Pendant les 3 premiers kilomètres, elle luttera au coude à coude avec Florence Blanc de l’A.S. Cavaillon, mais, cette dernière cèdera du
terrain au fil des boucles qui s’enchaînent et la Drômoise finira par prendre le meilleur.
A l’arrivée, c’est une place de 4e qui récompensera ses efforts. Elle franchit la ligne en 38’50, qui, s’ils ne constituent pas son record, loin de là (36’48), n’est cependant pas une
contre-performance. Après deux mois de courses de montagne, il faut reprendre du rythme et de la vitesse. Idéal, donc, ce 10 km F.F.A. qui vient à point nommé, en préparation aux 10 km de Romans
(Nord Drôme), le 12 Octobre. J’espère que d’ici-là, je serai en forme et guérie…
RESULTATS
http://www.kms.fr/kms_www/detaile_resultat.php?id_d=303
TOUTES LES PHOTOS /
http://picasaweb.google.fr/titifb/Les10KmDeLaCitDesPapes2008#
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