Merci ! Ravie de l’apprendre ! J’aime pas la boue : ça ralentit, ça alourdit les chaussures, ça glisse, ça salit !!! Dire qu’il y en a qui paie pour prendre des bains de boue…Enfin, bon en même temps, c’est vrai, c’est bien pour la peau. Certains concurrents vont en faire l’expérience, vu leur tenue à l’arrivée !
10, 9, 8 …Partez !
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Les fous !!! Les premiers s’élancent à toute allure ! Mince, personne ne leur a dit que cette course faisait 13 km ??? Ils sprintent comme pour un 100 m ! Oups, je me refuse à embrayer sur ce rythme. Je ne suis pas suicidaire, moi et reste bien calée derrière Chantal Baillon. Bon, c’est vrai, pas longtemps…Nous passons au premier kilo en …3’34 ! Non ??? A mon avis, le panneau n’était pas à sa place…surtout qu’au deuxième, mon chrono affiche 8’. Euh, bizarre ! Pendant ce temps, bien cachée dans le peloton de tête, Chantal s’est éloignée de mon regard et en profite pour prendre la poudre d’escampette. Moi, toujours aussi peu véloce dès que mon horizon se fait vertical, je me fais doubler par Stéphanie Roux (2e l’an dernier et qui tient, légitimement, à sa revanche) dans une côte pourtant peu sévère. Ah ! Une descente, ma spécialité ! Tiens, à mon tour de revenir sur une fille ! J’l’avais pas vue celle-là ! Elle a dû partir comme une bille, alors ? Elle est équipée comme une trailleuse, ceinture porte-bidons autour des hanches. Il s’agit de la locale Sandra Martin, de la Foulée Balméenne. A mon avis, elle est partie un peu vite. Chantal me dira plus tard, que dans la première côte, elle lui a mis 50 mètres dans la vue…Ce départ ultra-rapide a dû lui coûter cher, car à l’arrivée, bien que détentrice de la 4e place, elle terminera 4’ derrière moi…et à 7’ de la vainqueur du jour, Chantal Baillon, bien sûr, sans rivale à sa hauteur !
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Oh ! La gadoue, la gadoue, la gadoue !
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La gadoue promise par mon coéquipier est bien au rendez-vous : entre le 3e et le 4e kilomètre, c’est un cross qui nous attend. Nous remontons des chemins argileux et mes chaussures (les DS TRAINER) font ventouse. Je suis en excédent de bagages à chaque pied ! C’est pas possible, je ne peux pas continuer comme ça. Nous arrivons sur une partie bitumée, je n’y tiens plus, et je dois m’arrêter pour décharger mes semelles devenues de plomb. Ce n’est pas sans regret que je vois s’éloigner le maillot immaculé de Stéphanie Roux, d’autant qu’elle n’avait, à ce moment-là de la course, que quelques mètres d’avance sur moi…Tant pis, je n’ai pas le choix : je gratte, je frotte, je fais glisser mes pieds sur le sol.
Un coureur me lance : « Les organisateurs auraient dû prévoir des paillassons ! »
T’as raison, mon gars ! Rigole, dans 5’ j’te repasse ! Allez, ça repart ! Maintenant le parcours devient vraiment vallonné, et il le restera longtemps. Je voudrais profiter du paysage somptueux des Dentelles de Montmirail, malheureusement, le brouillard les recouvre pudiquement…
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Ca monte, ça monte et ça descend !
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Ah…Le premier ravitaillement, nous sommes au 6e kilomètre à peu près. Les ennuis continuent et ralentissent ma course en avant : je tente avec mes gants de sortir le « Sporténine » que j’ai dans la poche arrière de mon cuissard. Impossible d’ouvrir cette maudite fermeture éclair. La réfractaire se refuse à toute coopération !
Je dois de nouveau m’arrêter…Dans l’ordre : enlever les gants, prendre ma clé de voiture, soulever mon mouchoir en papier, et trouver ce petit comprimé anti-crampes, bien caché tout au fond de ma poche ! Puis, dans l’ordre inverse : remettre le mouchoir, la clé sans la faire tomber, refermer, et réenfiler les gants. Ah, j’oubliais : boire un gobelet d’eau ! Car, même s’il ne fait pas chaud, il faut se méfier de la déshydratation due à une hyperventilation. Surtout chez moi, avec mon asthme…
Bon, ça repart ! Mon adversaire, elle, ne s’est pas arrêtée pour m’attendre. Il reste 7 kilomètres, je n’ai pas dit mon dernier mot. Dur ! Me voici au petit trot dans cette côte qui serpente dans les bois. J’entends un souffle rauque dans mon dos ? Une féminine ? Non, je me retourne…c’est un coureur de Barbantanne. Il a la pêche pour un V3 ! Nous allons finir quasiment ensemble, et je ne parviendrai à le passer définitivement, après plusieurs tentatives infructueuses, qu’à moins de 400 m de l’arrivée. 7 secondes seulement nous séparent…Renseignement pris, il s’agissait de Jean-Pierre Moncorgé. Ah, ces V3 ! Le premier de cette catégorie, Gilbert Giniez, termine devant Chantal Baillon : en fait, il la sprinte sur la ligne d’arrivée. Y a plus de respect !
Bon, deuxième et dernier ravitaillement, et …nouvel arrêt !
« Vous avez du sucre ? Oui, à droite ! J’y vais ! Où ??? Euh, non, en fait, c’est là-bas à gauche ! Bon, tant pis, je m’en passerai ! »
Je bois coup sur coup deux verres d’eau et hop, je repars…Mon maillot blanc a disparu de mon champ de vision…
L’arrivée !
Maintenant, la route se transforme en toboggan pour nous ramener à Beaumes de Venise. Ca descend raide-raide-raide ! Je fonce, penchée en avant, pour essayer de rattraper mon retard et je lâche les freins ! Mais vous connaissez tous la célèbre fable de la Fontaine : Le lièvre et la tortue ? J’aurai beau prendre tous les risques, serrer les dents sur un point de côté que j’ai traîné depuis le deuxième kilomètre, rien n’y fera : l’athlète de l’U.A.Carpentras franchira la ligne d’arrivée avec 20 secondes d’avance sur moi en 57’19. Chantal Baillon, évidemment est déjà arrivée ! Elle s’est emparée de la victoire dans le temps de 54’34. Un parcours bien vallonné, qui lui convient très bien. 57’39, et c’est à mon tour d’arriver, sous les bravos d’un public nombreux et chaleureux, installé devant la très belle bâtisse de la Mairie. Nous n’étions que 5 au départ de l’épreuve Vauclusienne, mais la victoire chez les filles tombe dans l’escarcelle du Club grâce à Chantal 24e scratch. Je termine sur la 3e marche du podium, 2e V1, 47e scratch et Véronique Fijalek (1h06’48), 11e féminine, qui prend une belle 7e place chez les V1, 139e scratch.
Chez les garçons Christophe Reynaud (59’04), assure, malgré une défaillance à mi-course, une 25e place en Senior, 56e au scratch. Le coach, Guy Masson, boucle son parcours en 1h03’33, 14e V2, 109e scratch.
Résultats de deux des Kikoureurs :
73 94 DESPRINGRE Xavier 01:01:02 31 Vétéran 1 H U.A. Bollene 12,98 km/
200 93 DESPRINGRE Françoise 01:13:06 13 Vétéran 1 F U.A. Bollene 10,83 km/h