Le blog de Titifb, passionnée de montagne. 6e des championnats du monde Master de course en montagne 2006. Trails, 10 km, plans d'entraînement, conseils, récits de courses...Coach d'une équipe de coureurs Drômois.
Mercredi 15 Août
Michèle Leservoisier, notre "vieille" connaissance est là, et d'après moi, elle a course gagnée. Patricia Serda, elle non plus n'est pas une inconnue, mais Chantal est capable de l'accrocher. Autre prétendante Magali Jacquemoud, la kiné-traileuse de Séez qui va courir sur ses terres. Voilà, le podium est là ; après, dans quel ordre...A vos baskets, mesdames et que les meilleures soient devant, comme il se doit. En ce qui me concerne, je ne me fais aucune illusion. Je suis venue pour en baver et..Je vais en baver...
10 h, coup d'envoi au pistolet. Le décompte retentit sur la place du Soleil. 10, 9, etc…PAN ! C'est parti ! Heureusement que nous ne sommes pas nombreux car le départ se fait à l'entrée d'un tunnel de 10 m fort étroit, et à l'issue de celui-ci, une borne métallique, bien qu'abaissée, est néanmoins un obstacle sur lequel il vaut mieux ne pas poser le pied ! L'itinéraire ne comporte que très peu de bitume. Le temps de quitter le parking des ARCS 1600 que le peloton s'étire déjà.
Et chez les femmes ? Qui remportera cette 23e édition ?
Pas moi en tout cas, qui respire comme un poisson hors de l'eau. Je cours, je marche, je cours, je marche. Je lève la tête et aperçois le col des Frêtes. Bientôt, bientôt j'y serai. De nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Je revois Cathy Bonnet et ses bâtons de rando qui avait "couru" avec nous en 2000, ainsi que Luc Way... Je suis à la trace Roland Gaconnet, un copain VH2 qui m'a encouragée dès le "Mur du Golet", une piste noire que nous avons remontée entre le 3e et le 4e kilomètre. Gentiment, il m'a proposé sa gourde d'eau sucrée en pleine pente à 45%. Je devais avoir une sale tête : l'eau sucrée pour un coureur, c'est limite l'extrême onction. J'avais décliné sa rédemptrice proposition, lui assurant que je survivrais jusqu'au prochain ravitaillement. Ce que j'ai fait : j'ai survécu ! En le suivant. Sauf qu'en prenant sa foulée élastique, nous étions toujours décalés : lui courait quand je marchais, et vice-versa ! A l'arrivée, je n'ai pas réussi à combler les 30 secondes qu'il m'a mis dans la descente...Oui, car cette course ne comporte pas que de la montée ! Les 3 derniers kilomètres se dégringolent sur une piste 4X4, boueuse et gravillonneuse, si je puis dire !